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		<title>Derniers messages dans: Féminisme et BDSM</title>
		<link>https://www.bdsm.fr/forum/rss/?thread=4360</link>
		<description>Derniers messages de forum sur: BDSM</description>
		<item>
			<title>Féminisme et BDSM</title>
			<link><![CDATA[https://www.bdsm.fr/group/forum/f-233minisme-et-bdsm-234/?id=601&post=82044]]></link>
			<description><![CDATA[Il serait assez vain de vouloir départager les tenantes du féminisme "sex positive" (dont je fais partie) et les féministes qui regardent le sexe comme un instrument de l'oppression machiste. Pour les unes , le féminisme mène à la liberté , pour les autres il ne s'entend qu'au pas de l'oie, ce qui n'exclue pas que certains arguments qu'elles avancent ne soient valables. 
Peut-être parce qu'elles sont beaucoup plus décomplexées et moins politiquement correctes que les européennes, les féministes américaines ont de plus en plus tendance à trancher dans le sens des premières. Y compris - controverse de toutes les controverses - en matière de BDSM. Hé oui, féminisme et BDSM, ça peut fort bien aller ensemble, tout étant dans le pourquoi et le comment. Qui a mis les pieds dans le plat en premier ? Samois ? La Lesbian Sex Mafia ? En tant que gay j'aimerais répondre que oui , mais il faut être honnêtes : c'est plutôt Jessica Wakeman et son fameux article explosif qui ouvrit le débat. 
Wakeman revient sur cet article, le développe , et le commente. A lire , absolument ! 
https://jezebel.com/bdsm-and-feminism-stop-telling-me-what-im-supposed-to-5666107]]></description>
			<guid><![CDATA[https://www.bdsm.fr/group/forum/f-233minisme-et-bdsm-234/?id=601&post=82044]]></guid>
			<pubDate>Sun, 23 Sep 2018 12:45:30 +0000</pubDate>
			<dc:creator>marina001</dc:creator>
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			<title>Féminisme et BDSM</title>
			<link><![CDATA[https://www.bdsm.fr/group/forum/f-233minisme-et-bdsm-234/?id=601&post=71826]]></link>
			<description><![CDATA[Après les révélations du NYT concernant les mises en ligne de vids underage, rape porn, ou revenge porn par le site Pornhub, Visacard et Mastercard ont mis fin aux contrats qui les liaient à la société qui possède le site. 

https://www.forbes.com/sites/carlieporterfield/2020/12/10/mastercard-cuts-off-pornhub-for-hosting-unlawful-content/?sh=1f53818513ea

Pour tenter d'éviter l'effondrement financier, et sans doute pour se dédouaner devant la future commission d'enquête du Congrès, Pornhub a nettoyé son catalogue en supprimant 75% de ses vids. Evidemment, le SM a été la cible la plus facile et la plus flashy de l'opération : 95% des tags y renvoyant ont été supprimés. Commentaire personnel: ne vous faites pas d'illusions, légal ou pas, consentement ou non, le SM demeure socialement inacceptable et sera toujours un bouc émissaire bien pratique. 

https://www.lepoint.fr/high-tech-internet/pornhub-apres-le-scandale-la-deroute-economique-17-01-2021-2409983_47.php]]></description>
			<guid><![CDATA[https://www.bdsm.fr/group/forum/f-233minisme-et-bdsm-234/?id=601&post=71826]]></guid>
			<pubDate>Sun, 23 Sep 2018 12:45:30 +0000</pubDate>
			<dc:creator>marina001</dc:creator>
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			<title>Féminisme et BDSM</title>
			<link><![CDATA[https://www.bdsm.fr/group/forum/f-233minisme-et-bdsm-234/?id=601&post=68831]]></link>
			<description>Maria Beatty, la féministe singulière du porno BDSM lesbien.

Réalisatrice culte, Maria Beatty déploie sa fantasmagorie dans une conséquente filmographie de pornos très personnels.

https://www.lesinrocks.com/2020/06/30/sexe/sexe/maria-beatty-la-feministe-singuliere-du-porno-bdsm-lesbien/</description>
			<guid><![CDATA[https://www.bdsm.fr/group/forum/f-233minisme-et-bdsm-234/?id=601&post=68831]]></guid>
			<pubDate>Sun, 23 Sep 2018 12:45:30 +0000</pubDate>
			<dc:creator>Elle.a</dc:creator>
		</item>
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			<title>Féminisme et BDSM</title>
			<link><![CDATA[https://www.bdsm.fr/group/forum/f-233minisme-et-bdsm-234/?id=601&post=64448]]></link>
			<description><![CDATA[Un petit dernier avant les vacances ! Féminisme pro-sex, BDSM, et n’en parlons surtout pas ! 
Nul besoin de présenter Tristan Taormino… égérie du féminisme « sex positive », activiste lesbienne, auteure de guides abordant les diverses pratiques sexuelles, réalisatrice de films X féminins, « lecturer » universitaire, animatrice d'un show télévisuel autour de la sexologie, et j'en passe… Jetez un coup d'oeil sur son site (lien plus bas), il vaut le détour ! 
Lundi dernier en allant au boulot j'écoutais un podcast féministe auquel elle participe régulièrement. Très convenu : bravo pour tes livres (ses guides sexuels), bisous, mamours, etc. Et il est vrai que ses sept premiers guides, publiés entre 1998 et 2011, furent vraiment très bien accueillis par la presse féministe, car ils étaient axés sur le plaisir féminin, en tant que « receveuse » ou « donneuse », et étaient dépourvus de toute fausse pudeur ou de tabous. Bien que se définissant elle-même comme une queer dyke, Taormino n'a jamais oublié ses années de bisexualité (terme qu'elle déteste d'ailleurs) et en tant que féministe elle a toujours considéré que lesbienne ou hétéro, une femme est pareillement équipée pour le plaisir charnel. 
Bref, les animatrices du podcast encensaient les guides en question, sauf, curieusement, le dernier, publié en 2012 : « An introduction to BDSM » (Cleis Press ; 2016). Peut-être de mauvaise humeur, Taormino leur a demandé pourquoi ! Mon Dieu que les réponses étaient gênées… « le BDSM c'est un sujet à part » (tandis que la sodomie c'est tellement peu à part qu'on en parle en famille le matin au breakfast). Autre version : « en tant que féministes, il faut reconnaître qu'il y a des femmes pour et des femmes contre » (qui l'eût cru?). Ou encore « le BDSM c'est une forme de sexualité très compliquée » (elle a pas dû lire le guide « l'éjaculation féminine », on croirait un ouvrage de physique théorique jusqu'à la page 200 environ).  
Sans se fâcher, Taormino a expliqué que les féministes, qu'elles soient pro-sex ou non, ne devaient jamais se refuser le moindre champ de réflexion. Un sujet est gênant ? Alors abordons le. Il est mal compris ? Expliquons le. Il est controversé ? Réfléchissons-y. C'est le propre des sociétés patriarcales de cacher des choses sous le boisseau, de refuser de réfléchir, de créer des tabous, des interdits moraux ou intellectuels. Les féministes ont ouvert, il y a bien des décennies, un débat général sur la sexualité, sur l'absence de prise en compte du plaisir féminin dans les pratiques sexuelles. Qualifier certaines pratiques comme le sadomasochisme de « sulfureuses », c'est mettre des bornes, voire un terme, à ce débat. C'est reprendre la vieille recette patriarcale des concepts manichéens édictés par une petite minorité aux commandes qui s'arroge le droit de penser, de décider, de dire le bien et le mal, à la place de la vaste majorité de tous les autres. 

A bientôt vous toutes et vous tous, passez un bon été ! 

http://tristantaormino.com/]]></description>
			<guid><![CDATA[https://www.bdsm.fr/group/forum/f-233minisme-et-bdsm-234/?id=601&post=64448]]></guid>
			<pubDate>Sun, 23 Sep 2018 12:45:30 +0000</pubDate>
			<dc:creator>marina001</dc:creator>
		</item>
		<item>
			<title>Féminisme et BDSM</title>
			<link><![CDATA[https://www.bdsm.fr/group/forum/f-233minisme-et-bdsm-234/?id=601&post=64320]]></link>
			<description>Dommage, pas encore en français...</description>
			<guid><![CDATA[https://www.bdsm.fr/group/forum/f-233minisme-et-bdsm-234/?id=601&post=64320]]></guid>
			<pubDate>Sun, 23 Sep 2018 12:45:30 +0000</pubDate>
			<dc:creator>Elle.a</dc:creator>
		</item>
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			<title>Féminisme et BDSM</title>
			<link><![CDATA[https://www.bdsm.fr/group/forum/f-233minisme-et-bdsm-234/?id=601&post=64319]]></link>
			<description><![CDATA[Féminisme, lez’, SM, et publiez moiiii ! 
Peta Fox est une auteure américaine de romans policiers, que vous ne connaissez sans doute pas, mais que je vous invite à découvrir. Pour plusieurs raisons. Déjà, parce qu’elle est talentueuse, lisez donc un peu « death takes a hike » (lien ci-dessous, à petit prix) pour vous en convaincre. Ensuite parce qu’à ses débuts elle a été victime d’un phénomène assez fréquent dans les milieux de l’édition, de la chanson, ou du cinéma : le « soyez pervers-e, mais pas n’importe comment ». 
Elle présenta à divers éditeurs le manuscrit de la première enquête de son héroine (imaginée) Jen Madden, en vain. Jusqu’à ce que l’un d’entre eux  finisse par lui dire pourquoi il refusait le manuscrit. Fox avait fait Madden à son image : lesbienne, plutôt amatrice de découchage en tous genres, pratiquant le BDSM (tendance domme) et féministe ne se laissant jamais marcher sur les pieds par des hommes. Elle a récemment mis en ligne sur The Lesbrary un résumé des « remarques » de cet éditeur. 
Urkkkkkk ! Lesbienne ? Non mais ho, faites en une bisexuelle, sinon le lecteur mâle se sent exclu ! BDSM ? Ouiiiii, c’est bon ça cocotte, mais enfin, soft le SM, soft soft soft, sinon ça fait grande malade de la tête. Salope ? Parfait, alors là parfait, rien à redire ! Féministe ? Sortez de mon bureau tout de suite, immonde créature, ce n'est pas vendeur le féminisme, pas vendeur du tout !!! 
Peta Fox, sur les conseils de sa compagne (toujours écouter sa femme, dit la mienne) eu l’habileté de manoeuvrer : elle ré-écrit son premier roman en faisant de Madden une bisex’ flashant sur du bondage tout gentil, et affichant vaguement des idées féministes sans se revendiquer comme telle. Elle trouva alors facilement un éditeur. Qui fut satisfait des ventes et lui signa un contrat pour trois autres livres. Contrat en poche, Fox, au fil de ses seconds et troisièmes romans, put enfin faire évoluer son héroine en faisant d’elle  une dyke pur sucre fouettant sans chichis ni bisous ses nombreuses petites amies tout en gueulant haut et fort « Women Powa ! ». 
Gageons que Ian Fleming a connu moins de difficultés quand il fit de Bond un psychopathe misogyne suivant sa queue comme un chien précède la sienne ! 

https://www.fnac.com/ia1658418/Peta-Fox]]></description>
			<guid><![CDATA[https://www.bdsm.fr/group/forum/f-233minisme-et-bdsm-234/?id=601&post=64319]]></guid>
			<pubDate>Sun, 23 Sep 2018 12:45:30 +0000</pubDate>
			<dc:creator>marina001</dc:creator>
		</item>
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			<title>Féminisme et BDSM</title>
			<link><![CDATA[https://www.bdsm.fr/group/forum/f-233minisme-et-bdsm-234/?id=601&post=64278]]></link>
			<description><![CDATA[Féminisme, sexualités, et éducation sexuelle

L’éducation sexuelle, et sans doute plus largement l’étude des sexualités, est quelque chose de relativement récent dans nos sociétés occidentales. Elle ne date guère que du début du 20° siècle. Les féministes radicales, dans les années 1970, eurent la dent dure vis-à-vis des précurseurs en la matière : pour elles, durant la première moitié du 20° siècle, tout ce qui se rattachait à la sexologie n’était qu’une façon, pour l'establishment scientifique masculin,  de lâcher du lest face aux revendications féministes « first wave ». En d’autres termes, les premiers sexologues – quasiment tous des hommes – tentaient de contrôler les revendications féministes/féminines en les détournant sous couvert de science. 
Des travaux issus des gender & sex studies replacent les choses dans un contexte beaucoup moins idéologique et beaucoup plus historique. Lucy Bland et Lesley Hall démontrent qu’en fait les premiers sexologues anglo-saxons étaient avant tout de fervents alliés des féministes, qui abordaient le thème de la sexualité sous l’angle de l’égalité nécessaire entre les deux sexes. En fait, et c’est assez ironique, par bien des côtés en ce qui concerne l'égalitarisme ils étaient en avance de cinquante ans sur les thèses féministes en vogue au tournant des années 1970. Quant aux erreurs de raisonnement en matière de sexualité féminine, elles s'expliquaient par le fait que justement ce champ scientifique n'avait jamais été exploré avant. Et elles n'étaient pas fondamentales : les premiers sexologues percevaient déjà le rôle moteur du clitoris dans le plaisir féminin. C'était novateur, le sugar almond était terra incognita dans la médecine ou l'anatomie de l'époque !   
De fait, ils ouvraient un champ d'études, et ils n'étaient pas neutres en le faisant : ils le faisaient au nom d'un égalitarisme qu'ils estimaient nécessaire.  C’est en fait peu surprenant : on remarque aisément que ces précurseurs en matière de sexologie travaillaient au sein de cénacles familiaux ou sociaux qui comptaient beaucoup de femmes engagées. Sans parler de tous ces « messieurs » qui en fait étaient des dames qui publiaient sous un pseudonyme masculin, condition sine qua non pour ne pas être blackboulées dans des milieux médicaux complètement misogynes. 
Mais qu’en est-il pour la France ? L’excellent article ci-dessous illustre de façon extrêmement claire et détaillée les grandes similitudes avec la situation dans les pays anglo-saxons, mais aussi les différences issues des spécificités culturelles françaises. A lire, vous apprendrez beaucoup de choses !  

https://www.cairn.info/revue-champ-psy-2010-2-page-67.htm#]]></description>
			<guid><![CDATA[https://www.bdsm.fr/group/forum/f-233minisme-et-bdsm-234/?id=601&post=64278]]></guid>
			<pubDate>Sun, 23 Sep 2018 12:45:30 +0000</pubDate>
			<dc:creator>marina001</dc:creator>
		</item>
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			<title>Féminisme et BDSM</title>
			<link><![CDATA[https://www.bdsm.fr/group/forum/f-233minisme-et-bdsm-234/?id=601&post=64101]]></link>
			<description><![CDATA[Féminisme, BDSM, études… 

Les études récentes sur le BDSM et ses pratiquant-e-s ne manquent pas, essor des gender studies ou sex studies dans les universités américaines oblige. Tant mieux. Ce qui est dommageable, c’est souvent l’utilisation qui en est faite dans des médias généralistes qui les utilisent pour encenser ou démolir cet univers étrange et souvent dérangeant du sadomasochisme. Dans la rubrique « société » de l’édition dominicale d’un grand journal j’ai en effet lu une parfaite illustration du phénomène : comment une étude très pertinente (lien plus bas) est réduite à un seul de ses aspects, cet aspect étant ensuite amplifié et déformé pour finalement aboutir à une caricature du BDSM et de la place des femmes dans ce milieu. 
Alors que le chercheur ne retenait le recensement quantitatif des pratiques des bdsm’ers que pour expliquer comment il avait constitué la cohorte pour procéder à l’étude qualitative , la journaliste - dont l'engagement féministe est connu - n’a retenu que ce simple recensement statistique, et l’a accommodé à sa façon. 
Attention, il est très intéressant de savoir ce que font exactement les bdsm’ers entre elles-eux (lisez bien le tableau, vous serez sans doute surpris-e-s) mais partir de ce seul tableau pour dire qu’une sadomasochiste est une femme qui passe ses week-ends à se faire – dans l’ordre et sans omission - mordre-ligoter-clamper-découper en lanières-électrocuter-gifler-etc- c’est soit être très idiote, soit être une escroc. L'étude fait 100 pages, pas vingt lignes ! 
Le fait que les femmes soient parfois des soumises, parfois des dominatrices, parfois les deux ? Omis. Le fait que les hommes soient plus fréquemment des soumis que des dominateurs ? Oublié. Le fait que les jeux soient bien plus axés sur le SSC que sur le RACK, statistiquement parlant ? M’en fiche. L’évidence – bien démontrée par l’étude – que le BDSM est fait de fantasmes et de motivations purement individuels qui s’adaptent plus ou moins bien à un corpus de jeux issus d’une "tradition" SM très formatée ? Nié. 
En fait, le but de la journaliste n’est que de faire pleurer sur le sort des femmes soumises à des hommes dans le cadre de jeux sexuels. Peu importe si c’est vrai ou non. Le féminisme n’est jamais servi par l’affabulation. C’est le contraire. Oui le sexisme existe dans le BDSM. Il est même extraordinairement présent. Mais vouloir réduire les soumises à Cosette en vacances chez les Thénardiers, c’est soit se tromper, soit tromper.  

https://www.lehmiller.com/blog/2014/5/18/what-do-sadists-and-masochists-actually-do-in-bed]]></description>
			<guid><![CDATA[https://www.bdsm.fr/group/forum/f-233minisme-et-bdsm-234/?id=601&post=64101]]></guid>
			<pubDate>Sun, 23 Sep 2018 12:45:30 +0000</pubDate>
			<dc:creator>marina001</dc:creator>
		</item>
		<item>
			<title>Féminisme et BDSM</title>
			<link><![CDATA[https://www.bdsm.fr/group/forum/f-233minisme-et-bdsm-234/?id=601&post=64024]]></link>
			<description><![CDATA[Je te rejoins totalement marina. Ça me rappelle l'utilisation du terme masochisme dans king kong theorie qui m'avait fait tiquer de prime d'abord. Et qui est d'ailleurs utilisé dans un sens sexuel mais plus dans le sens de comment les femmes apprennent à être soumise aux hommes par nature, à être dominé et à souffrir par leurs mains sans savoir/pouvoir réagir en cas de violence. Car elles ont intégrer dans leur éducation cette soumission de classe comme étant la norme.

Dans ce sens,quelque part part peut être qu'assumer une soumission au grand jour,ne pas la subir en secret, choisir les moments où cela se produit, en choisir la forme et les éléments qui la structure est révolutionnaire.]]></description>
			<guid><![CDATA[https://www.bdsm.fr/group/forum/f-233minisme-et-bdsm-234/?id=601&post=64024]]></guid>
			<pubDate>Sun, 23 Sep 2018 12:45:30 +0000</pubDate>
			<dc:creator>Lilas</dc:creator>
		</item>
		<item>
			<title>Féminisme et BDSM</title>
			<link><![CDATA[https://www.bdsm.fr/group/forum/f-233minisme-et-bdsm-234/?id=601&post=64022]]></link>
			<description><![CDATA[BDSM, Beauvoir, et gros malentendu
Lorsque l’on lit les textes fondateurs de la position farouchement anti-BDSM des féministes radicales, textes s’égrenant au fil des années 1970 pour ce qui concerne les USA, on remarque immédiatement un point commun entre eux : ils ne se fondent jamais sur le vécu de femmes pratiquant le BDSM, mais se contentent de plaquer des idées théoriques sur un réel entièrement supposé. D’où viennent ces idées théoriques ? Presque entièrement d’un unique ouvrage et d’une unique auteure : « Le Deuxième Sexe », de Simone de Beauvoir. 
Et à ce sujet il est plus qu’intéressant de se reporter à la biographie de Beauvoir écrite par Deirdre Bair. Celle-ci replace d’abord l’essai de Beauvoir dans son contexte : 1949, et l’essor d’une intelligentsia française qui, souvent transparente durant la guerre, tentait de revenir au premier plan en débattant sur les dogmes accompagnant les mots en « isme » : existentialisme, marxisme, féminisme, etc. Or, comme Bair le dit, si Beauvoir utilise souvent le terme « sado-masochisme » dans son ouvrage, elle ne le fait jamais avec une connotation sexuelle. Elle emploie systématiquement cette expression dans le sens freudien du terme, elle ne vise aucunement la sexualité sado-masochiste, d’ailleurs quasiment invisible en France (et ailleurs) à cette époque. 
Que certaines féministes américaines aient trouvé que « Le Deuxième Sexe » soit un texte important dans l’accouchement du féminisme 2nd wave, ça se comprend. Ce qui est moins compréhensible, c’est le détournement du sens des termes employés par Beauvoir et leur transposition dans un contexte très différent : le sadomasochisme en tant que sexualité. Pire encore, et Bair le remarque avec pertinence, un essai très tardif de Beauvoir, « Faut-il brûler Sade ? » fut considéré par les radicales américaines comme l’affirmation par Beauvoir que justement, c’était le sadomasochisme en tant que sexualité qui était « à brûler ». Il y avait « Sade » dans le titre vous voyez ? Et d’argumenter, et de gloser, et d’en arriver à la conclusion que le sadomasochisme sexuel est la quintessence de l’écrasement des femmes par les hommes. Là on tombe dans l’escroquerie absolue : ces personnes n’ont tout simplement pas lu cet essai de Beauvoir, dans lequel elle réfutait simplement la thèse de Sade (dont les écrits sur les théories sociales étant d'ailleurs bien plus intéressants que ses fantasmes très personnels) qui pensait pouvoir réconcilier, au 18° siècle, nobles éclairés et philosophes bourgeois.
Cette biographie de Beauvoir est vraiment à lire, elle démythifie l’auteure, replace son œuvre dans son contexte, et en définitive remet à leur place celles et ceux qui en font un gourou ou une sorcière haissant les hommes. 

https://www.amazon.fr/Simone-Beauvoir-Deirdre-Bair/dp/2213025363/ref=sr_1_2?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&keywords=deirdre+bair&qid=1556723690&s=books&sr=1-2]]></description>
			<guid><![CDATA[https://www.bdsm.fr/group/forum/f-233minisme-et-bdsm-234/?id=601&post=64022]]></guid>
			<pubDate>Sun, 23 Sep 2018 12:45:30 +0000</pubDate>
			<dc:creator>marina001</dc:creator>
		</item>
		<item>
			<title>Féminisme et BDSM</title>
			<link><![CDATA[https://www.bdsm.fr/group/forum/f-233minisme-et-bdsm-234/?id=601&post=63971]]></link>
			<description>J’avais ici même écrit à quel point j’étais une afficionada de Reba, une copine féministe et bdsm’er de la « scene » East Coast. Reba a collaboré pendant plusieurs années au magazine online sangbleu.com, très couru par la hype new-yorkaise, et dans lequel le Bondage et le Sadomasochisme ont plein droit de cité. Parfois, Reba part en croisade, et notamment contre le sexisme qui prévaut dans ce merveilleux milieu du BDSM, lieu de Liberté (ouvrez le ban), d’Egalité (tambours et trompettes), et de Fraternité (fermez le ban). 
Il y a quelques années, elle a mis sur la table un sujet très dérangeant. Le kinbaku est devenu un business profitable en ce qui concerne les shows et les démos. J’avais aussi déjà eu l’occasion d’en parler. Mais chuuut, il ne faut pas le dire ! Non, non, non, les riggers les plus réputés ne pratiquent que pour l’amour de l’art. Et pas du tout pour celui des dollars. 
Là où ça devient presque comique, c’est quand les gens d’Enisem, un pool de riggers britanniques très réputés (voir le lien ci-dessous vers la partie gratuite de leur site) viennent en tournée aux US. C’est très égalitaire. Riggers ? Que des mecs. Modèles ? Que des nanas. Notez que pour faire plus vrai dans le genre exotico-érotico-authentique, ils ne bookent que des femmes d’ethnie asiatique. 
Reba, en bonne emmerdeuse féministe, s’en était ouverte auprès des organisateurs (là encore que des hommes) de ce cercle. La réponse, dans le genre amphigouri hypocrite est à citer dans le best-off des âneries fameuses-infâmes : « c’est parce que seuls les hommes peuvent saisir la nature profonde de l’encordage à la japonaise, issu d’une société profondément sexiste »
Inutile de leur faire remarquer – ce que Reba a fait – que le kinbaku est de nos jours à peu près aussi japonais que les souvenirs pour touristes que vous achetez dans les boutiques de Tokyo-Haneda. Pure perte de temps, la vraie motivation c’est de ne pas partager le gâteau. 
Ce que Reba n’avait pas prévu, c’est que sur sangbleu tout ce que le BDSM compte de Mâles Virils et Puissants lui tomba dessus, en appelant aux mânes de Sade (qu’en bons américains ils n’ont pas lu), ou de Akachi Denki (écrivain ayant popularisé le kinbaku hors du Japon, qu’ils n’ont pas lu non plus), tout en l’accusant de faire de l’entrisme féministe dans le milieu BDSM. 
L’entrisme féministe dans le milieu BDSM, c’est grave docteur ? On fera de l’entrisme parce qu’on est des bdsm’ers et des féministes, et que la première facette n’a jamais oblitéré la seconde. C’est comme ça. Et cet entrisme, on le pratiquera jusqu’à ce que les machos, les abuseurs sexuels, et les misogynes, fassent du sortisme !
https://esinem.com/news</description>
			<guid><![CDATA[https://www.bdsm.fr/group/forum/f-233minisme-et-bdsm-234/?id=601&post=63971]]></guid>
			<pubDate>Sun, 23 Sep 2018 12:45:30 +0000</pubDate>
			<dc:creator>marina001</dc:creator>
		</item>
		<item>
			<title>Féminisme et BDSM</title>
			<link><![CDATA[https://www.bdsm.fr/group/forum/f-233minisme-et-bdsm-234/?id=601&post=63924]]></link>
			<description><![CDATA[Féminisme, BDSM, et jeune thésarde
Les thèses de doctorat (Ph.D) portant sur tel ou tel aspect du BDSM ne sont plus une rareté. En voici une qui dresse un parallèle entre la façon dont les couples américains et européens conçoivent ce genre de "détente". L'idée est intéressante, mais là où ça déraille, c'est qu'à partir d'un sujet A, on assiste à une superbe coq à l'âne et on en vient au sujet B, qui n'a rien à voir avec le premier : féminisme et BDSM ! Ma tendre épouse pense qu'il s'agit d'une figure imposée, comme dans le patinage artistique. Et je ne suis pas loin de penser comme elle... En effet, il est dommage de constater à quel point une jeune universitaire, qui ne connaît rien par elle-même au BDSM, et sans doute pas grand chose au féminisme non plus,  peut se sentir obligée de pondre un couplet sur un thème devenu incontournable dans toute étude sur le BDSM : le féminisme ! A croire qu'il est devenu impossible de parler de BDSM sans parler de féminisme. Ni de disserter sur le féminisme sans parler de BDSM !  
Mais admettons. Seulement, prétendre vouloir être pertinent-e à partir d'une étude basée sur dix couples, c'est se mettre le doigt dans l'œil. Le sadomasochisme n'est qu'une étiquette compilant une myriade d'histoires personnelles. Seules les surveys portant sur une cohorte se comptant en centaines voire en milliers de pratiquant-e-s réel-le-s donneront un résultat qui ne sera pas soit trivial, soit erroné. 
Cette thèse en est la parfaite illustration. L’auteure sort complètement du cadre limité de son étude. Elle fait d’abord un tour de valse avec de très anciens textes (1982) émanant de féministes radicales qui d’ailleurs ne pratiquaient pas le sadomasochisme. Puis – miracle – elle danse le quadrille avec les propos de féministes contemporaines qui elles pratiquent le sadomasochisme et ont un avis tout différent sur la question. Résultat final : l’auteure conclut en disant que les féministes sex positivist contemporaines sont des emmerdeuses et qu’elle devraient dire comme les Grandes Anciennes que le BDSM c’est mal, et arrêter de faire suer ! On se heurte là à une des limites des gender studies, feminist studies, ou sex studies : comprendre une paraphilie de l'extérieur est difficile, long, souvent décevant, parce qu'au fond il n'y a RIEN à comprendre. Allez expliquer pourquoi vous aimez les frites et pas les brocolis ! Il en va de même avec le féminisme au fond : pour une féministe, les raisons de son engagement sont évidentes. Elles le sont beaucoup moins pour une femme qui n'est pas féministe... 
Tant le féminisme que le BDSM sont désormais des sujets porteurs pour les doctorant-e-s ou les post-doctorant-e-s. Trop peut être. Les vraies surveys bien documentées, "réfléchies" et même "pensées", existent. Mais elles sont rares. Question d'expérience, question de moyens. 

https://cupola.gettysburg.edu/cgi/viewcontent.cgi?referer=&httpsredir=1&article=1395&context=student_scholarship]]></description>
			<guid><![CDATA[https://www.bdsm.fr/group/forum/f-233minisme-et-bdsm-234/?id=601&post=63924]]></guid>
			<pubDate>Sun, 23 Sep 2018 12:45:30 +0000</pubDate>
			<dc:creator>marina001</dc:creator>
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			<title>Féminisme et BDSM</title>
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			<description><![CDATA[BDSM, féminisme, et copine de jeunesse ! 
Reba, vous ne la connaissez pas, mais la "scene" (vous diriez le "milieu") des lesbiennes bdsm'ers entre NYC et Boston la connaît bien. Egérie du sex positivism dans les happenings féministes, elle est également connue pour avoir décoré une bonne moitié des clubs SM de Beantown (Boston) avec ses fresques érotiques, déjantées, et très tongue-in-the-cheek. 
En tant qu’adepte du sex positivism, elle est assez iconoclaste. Elle ne confond pas liberté totale du choix et encouragement au suicide social ou physique. Pour elle, il y  a un « savoir choisir » qui doit toujours accompagner le « pouvoir choisir ». Elles insiste toujours sur le fait que le pendant de l'autorité sur soi-même est la responsabilité envers soi-même. Bref, elle ne cherche pas à plaire à la fraction libertaire des sex positivists qui se contentent de formules creuses et oublient que le "mal choisir" peut vous envoyer à la soupe populaire, quand ce n'est pas en prison ou à la morgue.    
Et c’est la même chose quand elle blogue sur les sites BDSM. Elle adopte toujours un ton juste. Ce que j’adore chez cette femme, c’est sa capacité à expliquer en peu de mots non pas pourquoi on aime le bondage ou le SM, mais pourquoi on peut éventuellement les aimer. Parce que c’est la seule approche valable vis-à-vis des paraphilies. Dire « les gens aiment çà parce que », c’est mentir ou succomber à l’hubris. Dire « peut-être que les gens aiment çà parce que », c’est avouer assez d’ignorance pour déjà détenir une part de vérité. C’est très rafraîchissant dans ce drôle d’univers BDSM peuplé de gens qui étalent leurs à-peu-près, leurs exagérations, leurs mensonges, d’autant plus volontiers qu’ils sont persuadés de détenir La Grande Vérité Universelle. 
Reba, je la connais depuis 10 ans, et je suis une afficionada ! Un petit aperçu de ses talents de blogueuse bdsm’er, ici : 
https://magazine.sangbleu.com/2012/10/15/psychology-of-bondage-why-do-people-do-it/]]></description>
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			<pubDate>Sun, 23 Sep 2018 12:45:30 +0000</pubDate>
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			<title>Féminisme et BDSM</title>
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			<description><![CDATA[Féminisme, soft kink, et comment dire n’importe quoi… 

 Nao Bustamente est une danseuse américaine, ou plutôt une body performer dans le sens où la danse n’est pour elle que le début de quelque chose, et pas une fin. Elle a été récemment, et très involontairement, au centre d’une polémique suite à un show (voir une brève présentation en bas) qui a déclenché des réactions assez incroyables. Pas de quoi fouetter une chatte pourtant ! Semi-nudité, et encore, à peine. Recours à du film plastique cellophane pour comprimer certaines parties de son corps. 
Et c’est parti mon kiki ! Avec ce wrapping, Bustamente veut présenter un corps féminin qui ne répond pas aux canons de beauté dictés par la mode contemporaine, ou plutôt son droit à exhiber un corps transformé selon ses propres idées. Il n’en faut pas plus pour qu’elle soit taxée dans les pages « culture » des sites ultra-conservateurs comme Gab d’être une extrémiste féministe prête à arracher le zizi des mâles à grands coups de dents. C’est facilement traumatisé un disciple de Trump… 
Mais les bdsm’ers ne sont pas en reste ! Le wrapping, la cellophane transparente sur un corps semi-nu, perversion, satanisme, figurez vous que les démoniaques bdsm’ers sont partout, ils pullulent, ils rôdent la nuit dans les rues, fouet caché sous le manteau, prêt-e-s à dérouiller votre tendre n’enfant ! 
Vous croyez que c’est tellement gros que personne n’y croit ? Lourde erreur. 
Il y a une conjonction de plus en plus évidente dans la presse alt-right entre ce que ces individus pensent de la sexualité non normative, et ce qu’ils pensent des féministes. En gros, un-e bdsm’er est forcément un-e féministe. Et, mais ça "on" le savait déjà, les bdsm'ers sont des disciples du Diaaaaable. Conjonction des astres :  les féministes sont de vilain-e-s perver-e-s qui prônent le stupre, la luxure, et sans doute la zoo-pédo-scato-sexualité sous couvert de prêcher pour la liberté de choisir leurs partenaires, et ce qu’elles-ils font avec elle-eux. 
Ne riez pas trop… ces gens-là sont aussi dangereux que les nazis en leur temps. Et ils utilisent les mêmes recettes. Diaboliser tout ce qui n’est pas « normal ». Désigner des impurs, pour mieux les transformer en carburant pour leurs futurs bûchers. En tant que féministe, je les combats de toutes mes (faibles) forces. Et à votre place, en tant que bdsm’ers, je me lancerais dans la bagarre aussi. Sinon, un jour, votre fétichisme de l’uniforme vous vaudra uu pyjama blanc rayé de bandes bleues. 

https://hemi.nyu.edu/hemi/fr/enc02-performances/item/1855-enc02-nao-bustamente/1855-enc02-nao-bustamente]]></description>
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			<pubDate>Sun, 23 Sep 2018 12:45:30 +0000</pubDate>
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			<title>Féminisme et BDSM</title>
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			<description>Féminisme, BDSM, et regard extérieur. 

Mary-Jo Rapini est une auteure assez connue aux US, pour ses interventions lors de talkshows sur les grands networks, dans des thématiques liées à la sexualité du couple. Elle se définit elle-même comme une « sympathisante » (« follower ») féministe de base, venue sur le tard aux idées féministes.  Et en tant qu’auteure d’ouvrages sur la sexualité féminine, elle a des idées que je juge rafraichissantes sur le BDSM, pour une non-pratiquante. 
Tout d’abord elle ne le diabolise pas. Madame veut être attachée ? Monsieur veut être fessé ? Pourquoi pas ! Là où elle fait preuve d’intelligence, c’est dans la façon de décoder ce « pourquoi pas ? » qui est souvent une réponse un peu trop automatique chez la personne à qui est proposée un jeu bondage ou soft SM. Surtout chez les femmes. 
Il est trop souvent un acquiescement induit par une crainte de perdre au moins un peu de l’amour de l’autre. Il est de plus en plus fréquemment lié à une crainte de paraître coincé-e, dans une société US où se laisser porter par le vent des modes médiatiques – et le BDSM soft est à la mode – devient vital. Il est également un des effets du mal de vivre contemporain, surtout chez les hétéros : on renonce à vouloir comprendre l’autre, c’est trop compliqué, dans une vie déjà très compliquée, alors on dit « oui », pour se débarrasser du problème.  
La position de Rapini est claire. Dire « oui » sans vraiment le vouloir, c’est se frocer soi même à pratiquer un cate sexuel non désiré. Pour elle, peu importe ce que vous faites, ce qui compte c’est pourquoi vous le faites, et comment. Pourquoi est-ce que mon-ma partenaire désire ceci ? Pourquoi est-ce que moi je ne désire pas cela ? Vouloir répondre sincèrement à ces deux questions, c’est résoudre le problème la plupart du temps. C’est le ramener à l’humain, à ses désirs et à ses craintes, au lieu de réifier le jeu sexuel. Le problème n’est plus le « çà », mais le « il » ou le « elle ». 
Second point, Rapini insiste sur le « comment ». Ou plutôt sur la différence entre l’idéalisation du jeu, et sa réalité concrète. Très intelligemment, elle conseille, en matière de BDSM, de suivre l’avis des « pros » (certain-e-s actrices ou acteurs X SM indépendants) pour la sécurité, ou encore d’aller voir dans les démos et les conventions « comment on fait », et surtout « comment on ne fait pas ». Parce qu’après s’être extrait du « çà » (le jeu) idéalisé, et l’avoir ramené au « il » ou « elle », il faut toujours en venir à un « çà » réel. 
En définitive, Rapini est une réaliste : le « oui » n’est jamais qu’incidemment, et rarement, la bonne réponse. Le « oui, mais explique moi » l’est toujours : il n’impose pas une vision, il crée une vision commune. 
Les livres de Rapini peuvent être trouvés directement sur son site, ici : 
http://www.maryjorapini.com/</description>
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			<pubDate>Sun, 23 Sep 2018 12:45:30 +0000</pubDate>
			<dc:creator>marina001</dc:creator>
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			<title>Féminisme et BDSM</title>
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			<description>BDSM, féminisme, et anti-féminisme
J’avais ici même exposé à quel point les anti-féministes ont le chic pour guetter tout ce qui peut servir leur cause nauséabonde, et à l’aide d’une énorme couche de mauvaise foi, retourner contre les féministes leurs propres arguments. De plus en plus souvent, elles-ils utilisent le réel intérêt que suscitent les romans BDSM à grand succès parmi le lectorat féminin pour dénaturer une des revendications féministes les plus basiques – faire ce que nous voulons de nos propres corps – et la transformer, après un petit passage à travers le prisme déformant de la soumission/domination BDSM, en un ébouriffant « faire ce que les hommes veulent que nous fassions ». Il fallait oser. Il est vrai qu’elles-ils osent tout. 
L’énorme difficulté pour la majorité des féministes face à ces « arguments » basés sur une déformation de ce qu’est le BDSM réel, c’est que pour elles ce BDSM réel est une terre aussi inconnue que pour leurs détracteurs. Le BDSM elles ne le pratiquent pas. Peut-être que certaines d’entre elles en rêvent en lisant un bouquin à succès, mais c’est vague, diffus. Seule une faible proportion d’entre elles feront un jour une incursion dans le monde réel du BDSM, généralement sous son aspect bondage seulement.  
L’absence de connaissance réelle, pratique, de ce qu’est réellement le bondage, le sadomasochisme, ou la soumission/domination, empêche de pouvoir répondre avec des arguments pertinents aux faussetés énoncées par les anti-féministes. Faute de munitions, beaucoup de féministes répliquent aux mensonges sur le BDSM par des contre-vérités sur le même sujet. 
Heureusement, il y a des féministes qui sont aussi des bdsm’ers pur sucre. Elles n’ont pas leur langue dans leur poche généralement. Voici un petit article publié sur Yourtango.com, dans lequel une consoeur en féminisme et en BDSM flingue Roiphe, une anti-féministe US encore plus intellectuellement malhonnête que la navrante moyenne de l’espèce. A savourer pour le ton Calamity Jane ! 
https://www.yourtango.com/2012150953/im-feminist-and-i-love-sm</description>
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			<pubDate>Sun, 23 Sep 2018 12:45:30 +0000</pubDate>
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			<title>Féminisme et BDSM</title>
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			<description>BDSM, féministes, et consentement

Le site US Yourtango.com peut être qualifié de site féministe pour les adolescent-e-s et les femmes à l’orée de leur vie adulte. Il aborde tous les domaines, des plus triviaux aux plus sérieux, dans une optique résolument féminine et féministe, sans langue de bois. Parmi les sujets couramment abordés, il y à celui du viol, et également du sexe sans vrai consentement. 
Une chose très appréciable : la capacité des intervenantes à parler de façon à la fois compréhensible et intelligente de la zone grise, mais aussi à remettre en question les fausses évidences. En particulier, elles s’opposent fermement à la mauvaise foi de certain-e-s anti-féministes, qui font feu de tout bois pour « couler » Metoo, et qui sèment le doute sur la nature même de ce qu’est le sexe forcé. 
Un des thèmes les plus populaires parmi les anti-féministes US, c’est de dire que la zone grise n’existe pas, qu’elle n’est qu’un conflit créé par les idées féministes qui s’opposent à une évidence « naturelle » : dès lors qu’une femme a accepté un partenaire sexuel, cela signifierait qu’elle accepte un corollaire qui serait la domination « naturelle » de l’homme sur la femme. En résumé : dire oui signifie dire oui à tout, toujours, tout le temps. 
Depuis quelques années un argument fait florès pour appuyer ce « raisonnement » : dans le cadre des relations BDSM la femme se soumettrait totalement à un homme parce que c’est un état de nature, parce qu’instinctivement elle sait que c’est une normalité que ses instincts primitifs la pousse à retrouver. 
Et si des femmes vivent très bien cette domination, avec son cortège d’humiliations, de sévices,  pourquoi diable leurs consoeurs engagées dans des relations bien moins « dures » devraient elles chougner ? Un pénis dans un vagin n’a jamais tué personne voyons ! 
Le « raisonnement » est amusant quand on sait que ces anti-féministes n’ont jamais pratiqué le BDSM de leur (triste) vie. 
Une des auteur-e-s de Yourtango, bdsm’er elle-même, démonte férocement cet « argument », et décortique le consentement éclairé tel qu’il doit se pratiquer au sein d’un couple de bdsm’ers, et elle rappelle une évidence : le consentement éclairé y est un passage incontournable, une préalable d’une importance extrême, encore bien plus que dans une relation « vanille ». En fait, et même si cela peut choquer, les gens qui ne pratiquent pas le BDSM pourraient et devraient suivre les règles de ceux qui le pratiquent en matière de consentement éclairé.  

https://www.yourtango.com/experts/loribethbisbey/what-is-informed-affirmative-consent-why-bdsm-contracts-rules-relationships-answer-metoo-movement</description>
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			<pubDate>Sun, 23 Sep 2018 12:45:30 +0000</pubDate>
			<dc:creator>marina001</dc:creator>
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			<title>Féminisme et BDSM</title>
			<link><![CDATA[https://www.bdsm.fr/group/forum/f-233minisme-et-bdsm-234/?id=601&post=63036]]></link>
			<description><![CDATA[Statistiques appliquées au sadomasochisme, et féminisme… 
Une approche quantitative et statistique du sadomasochisme est-elle possible ? Est-elle-même pertinente ? A des questions aussi basiques que « le sadisme (ou le masochisme) est-il plus masculin que féminin ?», ou bien « pourquoi le sadisme ? pourquoi le masochisme ? » on se heurte la plupart du temps à un biais universel quand par facilité on fait une étude en ligne : votre interlocuteur-interlocutrice pratique t'il-elle réellement le SM, ou est-ce juste quelqu'un qui fantasme sur le SM?  
Lammers et Imhof, deux chercheurs allemands, ont procédé à un recensement statistique à partir d’une cohorte de 13,000 bdsm’ers européens et nord-américains. Précisons qu’ils (et leurs élèves) n’ont pas perdu leur temps à papoter avec les wanna-be qui fantasment sur le net, mais qu’ils sont allés directement dans les clubs pour y déposer et présenter leurs questionnaires auprès de pratiquant-e-s.
Leur étude, est intéressante. Très solide du point de vue des maths (je n’ai pas relevé de bavures…), elle est nettement plus hésitante quand ils en viennent à la discussion. Point faible, pour étayer leur conclusion (le sadisme est surtout masculin, le masochisme surtout féminin) ils invoquent les mânes du féminisme radical : le sadomasochisme ne fait que traduire une domination purement patriarcale, sous des dehors modernisés et au goût du jour. Adopter un comportement sadique envers une femme serait une chose naturelle chez un homme. Tolérer ces pratiques sadiques serait naturel chez une femme. Du point de vue méthodologique c’est limite. Dans une étude scientifique, on ne cite pas des idées générales en les réduisant à deux clichés réducteurs et datés. Surtout, on ne se dédouane pas en "accusant" une mouvance féministe de s'être trompée afin d'annoncer que finalement, les statistiques nécessitent un retraitement.  
Car en effet, ils reconnaissent en toute honnêteté que les entretiens plus approfondis avec un échantillon réduit au sein de la cohorte vont à l’encontre de la thèse issue du dénombrement statistique et concluent en disant que in fine les choses sont plus compliquées qu’il n’y paraît. Et que l’aspect désinhibiteur du sadomasochisme joue un rôle bien plus important que le schéma mâle dominateur issu du patriarcat/femme soumise et abusée, ce schéma étant PARFOIS un habit de carnaval endossé dans le cadre du jeu. Ce qui est d’ailleurs corroboré par bon nombre d’autres études, basées elles sur le récolement de données strictement qualitatives. 
La doxa radicale féministe n’a jamais été soutenue par des recherches sérieuses, et d’ailleurs, où est le paradoxe ??? Si les féministes radicales se sont trompées, c’est parce que de leur temps les études scientifiques portant sur le sadomasochisme étaient inenvisageables, à part dans le champ purement psychiatrique. Et celles qui firent sortir le sadomasochisme de la DSM-5, celles qui en firent un sujet d’études sociologiques, ce sont des féministes justement. Et cela souvent en réaction aux discours dogmatiques d’autres féministes sur le sadomasochisme. Quant on parle de féminisme et de SM, et contrairement à la pensée politiquement correcte véhiculée par le gros des bdsm’ers, on est non seulement au cœur du sujet, mais on est à ses racines.  

https://www.researchgate.net/publication/282402034_Power_and_Sadomasochism_Understanding_the_Antecedents_of_a_Knotty_Relationship]]></description>
			<guid><![CDATA[https://www.bdsm.fr/group/forum/f-233minisme-et-bdsm-234/?id=601&post=63036]]></guid>
			<pubDate>Sun, 23 Sep 2018 12:45:30 +0000</pubDate>
			<dc:creator>marina001</dc:creator>
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			<title>Féminisme et BDSM</title>
			<link><![CDATA[https://www.bdsm.fr/group/forum/f-233minisme-et-bdsm-234/?id=601&post=62863]]></link>
			<description><![CDATA[Féminisme, BDSM, et grande ancienne
Dorothy Allison est une des co-fondatrices de la Lesbian Sex Mafia (LSM), l'organisation de lesbiennes bdsm'ers féministes qui prit le relais pour la Côte Est de Samois, groupe californien similaire, qui vers la fin des années 70s fit sortir du placard le BDSM US dans son entier.  Allison est également très connue dans le milieu féministe pour avoir été – parmi d'autres – à l'origine des sex wars : lors de la fameuse Conférence de  Barnard en 1982, elle mit les pieds dans le plat, affirmant que la position officielle des féministes radicales sur le sadomasochisme en particulier et même la sexualité en général était digne d'une doxa stalinienne, et en tout cas complètement déconnectée du vécu des femmes en la matière.
Inutile de dire que Dorothy Allison et ses copines eurent les oreilles qui sifflèrent très fort par la suite. Elles pratiquaient le BDSM, sans remords. C'est pas bien le BDSM, pour les radicales. Elles étaient lesbiennes, et fières de l'être. C'est pas bien non plus d'être lesbienne, pour les radicales, même si là elles le chuchotent au lieu de gueuler. On entendit ici et  là des choses cocasses : une lesbienne ne pouvait pas parler au nom du féminisme. La LSM, « simple » organisation de lesbiennes sadomasochistes, ne pouvait avoir d'écho en dehors de ce cercle de femmes « spéciales ». Comprendre : détraquées. Gouine et sadomasochiste, c'est double peine n'est-ce pas ?
Les radicales, elles ont presque disparu. La LSM prospère. Pourquoi ? Parce que sur la Côte Est, lorsque le BDSM devient florissant dans les années 1980, les bdsm'ers – femmes ou hommes, hétéros ou non - se tournèrent vers la LSM pour les représenter, un peu comme sur la Côte Ouest ils se tournèrent vers la SOMA (association de mâles gay bdsm'ers). Et Allison n'y fut pas pour rien. Sa plume ne parlait pas pour ne rien dire ! Son talent d'auteure, tant dans la poésie que dans les romans ou récits autobiographiques, en librairie ou en magazine comme Village Voice la rendit très célèbre parmi  la hype intellectuelle new-yorkaise.
Alors que – disons le – les autres « têtes » de la LSM ne voyaient pas de raison « d'exporter » leur féminisme, et préféraient se cantonner à l'aspect lesbien et sadomasochiste du groupe, Allison entreprit au contraire d'exprimer publiquement sa position de féministe en matière de sexualité, et surtout en matière de sexualité globale. Genres, orientations, pratiques, peu lui importait ! Elle mettait en avant un principe : le patriarcat pourrit la sexualité non seulement des femmes, mais aussi de tout le monde. Et la vraie violence, ce n'est pas une dérouillée consentie à coups de fouet, c'est la sexualité dite classique, bien propre sur elle, et la culture du sexe forcé qu'elle intègre de façon quasiment inévitable.
Un de ses récits autobiographiques – présenté d'abord comme un roman - fit date : Bastard out of Carolina. La pauvreté, l'enfance violée, le sexe forcé. Acclamé par les critiques du National Book Awards. Un livre dur, qui justifie les durs propos d'Allison sur le patriarcat et la culture du viol qu'il traîne comme une odeur puante dont il ne pourra jamais se débarrasser. Dans cette version, le texte est accompagné d'une postface sublime de lucidité, écrite 20 ans après.

https://www.amazon.fr/Bastard-Out-Carolina-Dorothy-Allison/dp/0141391545/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1548238746&sr=8-1&keywords=bastard+out+of+carolina]]></description>
			<guid><![CDATA[https://www.bdsm.fr/group/forum/f-233minisme-et-bdsm-234/?id=601&post=62863]]></guid>
			<pubDate>Sun, 23 Sep 2018 12:45:30 +0000</pubDate>
			<dc:creator>marina001</dc:creator>
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			<title>Féminisme et BDSM</title>
			<link><![CDATA[https://www.bdsm.fr/group/forum/f-233minisme-et-bdsm-234/?id=601&post=62714]]></link>
			<description><![CDATA[Féminisme, BDSM, et BitchMedia

Catherine Scott, assez connue au Royaume-Uni, et un peu aux USA, pour sa publication online BitchMedia, tient épisodiquement un blog thématique sur le féminisme vis-à-vis du BDSM. Et elle le fait avec une double optique intéressante. 
La percolation des thématiques BDSM à travers les médias mainstream, ou la culture contemporaine , peut elle être considérée comme une avancée pour le féminisme ? Après tout, my body, my rules, loi d’airain du féminisme contemporain, on pourrait donc en déduire qu’une femme qui hurle à tous vents sa soumission au mâle lambda ne fait qu’exercer ce droit revendiqué par les féministes… Scott affiche volontiers son scepticisme quant à la nature de ce consentement éclairé. Pas tombée de la dernière pluie, elle estime que ce consentement est souvent né d'un conditionnement, ou carrément extorqué. Bref, elle demande à voir au cas par cas. 
Autre approche, la sortie du placard du BDSM, qui est devenu quasiment un meme culturel dans certains médias, est-elle vraiment positive pour ledit BDSM, et en particulier le sadomasochisme ? 
Pas certain… vu le monceau d’âneries diffusées, et surtout étant donné que le BDSM y est  cantonné à la simple D/S, elle même  enfermée dans un schéma dominant mâle/ dominée femelle, qui exclue le schéma inverse sauf si la dominatrice s’auto-réduit à une espèce de créature carnavalesque. Un BDSM qui  fait l’impasse sur les rapports homosexuels, ou réduit le sadomasochisme à une poignée de pratiques qui seraient cool tandis que le reste sortirait de la tête de freaks intégraux. Bref, un BDSM très propre sur lui car issu tout droit de la pensée patriarcale.  
Scott est lucide, et ça fait du bien. Elle pose les bonnes questions. Et ses réponses, sans doute très focalisées sur la scene (vous diriez « le milieu ») BDSM britannique, sont intelligentes. Et ça aussi ça fait du bien, un peu d’intelligence dans le BDSM, en lieu et place des mantras creux et cul, ou des poncifs gnangnans qui tiennent lieu de correction politique dans ce « milieu »

https://www.bitchmedia.org/post/bdsm-kink-introduction-glossary-pop-culture-feminism]]></description>
			<guid><![CDATA[https://www.bdsm.fr/group/forum/f-233minisme-et-bdsm-234/?id=601&post=62714]]></guid>
			<pubDate>Sun, 23 Sep 2018 12:45:30 +0000</pubDate>
			<dc:creator>marina001</dc:creator>
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