Pour répondre à ta question cité plus haut marina. Je pense que l’exercice c'est aussi, avoir les moyens de faire la différence entre quelque chose qui nous semble malsain parce que des codes moraux/sociaux nous font penser comme tel et ce qui est juste la souffrance manifeste d'individus/de personnes.

En France par exemple, il y a un certain nombre de dispositifs législatif pour accroître la souffrance de certaines personnes. Je pense au devoir conjugal (même s'il commence à être remis en question), à l'interdiction pour les couples homo sexuels d'être parents, l'impossibilité pour les couples de plus de deux personnes d'exister administrativement,etc...

En ce qui concerne la pédophilie, je ne connais aucun systéme dans aucune société de personnes où ce n'est pas une situation d'abus et d'exploitation. Puisque de facto un enfant sera toujours en situation de faiblesse face à un adulte. Parce que de facto un enfant est toujours un individu en construction qui n'a pas les moyens de se défendre, de comprendre des situations d'agression.

Je pense que chaque fois que l'on pense une situation, qui plus est en matière de sexe, on devrait pouvoir la penser à l'aune de ce qu'on connais et aussi (toujours) pouvoir la remettre en question à l'aune de ce que l'on ne connais pas encore.Parce qu'on est tous la victime de systèmes arbitraire que l'on ne comprend pas toujours, dont on ignore parfois l'existence et qui ont tendance à nous faire souffrir. Par exemple, je ne fais plus de BDSM avec des personnes de moins de vingt et un an et je m'abstiens d'avoir des rapports sexuels tout court avec des femmes hétérosexuels et cisgenres. Tout simplement parce que j'ai fini par comprendre que ces personnes sont dans des fonctionnements qui sont en contradiction avec ce que je suis. Et que je gagne vraiment beaucoup de temps à m'éloigner de personnes qui sont encore en construction selon moi ou dans des conditionnements trop fort.
Dernière modification le 27/12/2016 12:26:00 par David Arcas.
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Ce que je posais David ce sont les limites de la subjectivité. Dès que l'on franchit certaines limites on ne réfléchit plus plus par rapport à l'autre (le diffuseur de pédopornographie par exemple) mais par rapport à l'acte. On passe en mode réactif/objectif. La réflexion subjective a ses limites, heureusement!
De plus je vous invite à vous reporter au jugement de la SC of the USA vs Williams (2008, vous trouverez les attendus du jugement sur le site de la SC). Et vous verrez qu'une constitution qui garantit le "on peut presque tout poster", ce qui n'est pas le cas ailleurs, débouche inévitablement sur une contradiction: que se passe-t-il lorsque des gens revendiquent le droit de vraiment tout poster?
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