Bonjour à tous,
D'abord, par traumatisme j'entends traumatisme avec une implication sexuelle ou corporelle, comme une agression, du harcèlement ou tout autre acte qui ait des conséquences tangibles sur le mental ou la psyché, comme (par exemple) des troubles de stress post-traumatiques.
Ensuite, j'en viens à ma question : pensez-vous que l'on puisse arriver à concilier des traumatismes et une sexualité borderline, jouant sur les zones troubles du consentement, sur l'humiliation, ou l'image qu'on a de soi ?
Si oui, comment faites-vous pour gérer les deux ?
Et si c'est possible, si vous y êtes arrivé, est-ce que vous croyez à certaines théories qui définissent le BDSM comme une sorte de catharsis chez une personne qui se "guérirait" de ses maux par ces pratiques-là ?
Si vous avez des témoignages à ce sujet, de personnes concernées ou de partenaires de personnes concernées, je suis preneuse :)
Merci !
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Pour un traumatisme quel qu'il soit on ne "guérit" pas, il y'a souvent un avant, un après et il faut apprendre à vivre avec.
Je ne suis pas d'accord avec cela, la question est, que veut dire guérir ?
D'un point de vue physique, des accidentés peuvent finir handicapés, physiquement à vie, d'autres non et donc physiquement guérir totalement, cela n'empêche pas certains de rebondir, d'autres non, psychologiquement.
Les viols dont vous parlez, sont sans conséquences physiques à long terme, mais apparemment avec des conséquences psychiques qui resteraient à vie.
Je pense que l'on peut guérir de traumatismes ou d'éducation traumatisante et certains le font, cela ne signifie pas, ne pas avoir de cicatrices, de sensibilités.
Je pense aussi que l'on ne peut être dans le BDSM sans une histoire, pas forcement des traumatismes, mais des souffrances pour la plupart des souffrances morales.
Les viols dont vous parlez, sont sans conséquences physiques à long terme, mais apparemment avec des conséquences psychiques qui resteraient à vie.
Marquis de Jade, merci pour votre contribution qui apporte un éclairage intéressant à mes questions.
Mais de grâce, pourriez-vous svp éviter de vous exprimer à la place des personnes concernées ?
Merci
Dernière modification le 21/05/2018 07:53:24 par Heartbeat.
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J’ai été agressée sexuellement il y a plus de 30 ans, j’etais Alors adolescente, et ce fut ce qu’aujourd’hui on appelle une tournante.
S’en est suivi une très longue descente aux enfers, des thérapies régressives qui ont duré de très longues années.
Il en résulte qu’aujourd’hui je vais beaucoup mieux, même si certains « actes » ne peuvent être réalisés ou certaines choses ne peuvent être faites.
J’ai aussi fait de mauvaises rencontres qui par la suite ne m’ont pas aidée à aller mieux, mais à m’enfoncer davantage.
Non, ce qui m’a aider à avancer, à aller mieux, ce fut dans un premier temps d’ecrire Mon histoire, de la partager, (j’en avais parlé ici il y a quelques mois) mais aussi d’ouvrir Un site (aux alentours de 2006 et fermé depuis) et surtout de ne pas taire ou cacher cette agression.
Même si quelque part je reste persuadée d’en être responsable (un peu quand même), j’ai appris que je n’etais Plus la salope que beaucoup ont dit que j étais. Le corps agressé réagissant parfois bizarrement....
Le bdsm fut pour moi et reste toujours d’ailleurs un moyen de se re approprié mon corps, ce corps que je déteste tant ceci dit...
il me permet de ressentir des émotions que je pensais ne plus jamais avoir, de me sentir exister et vivante.
Car je vis et je vibre aux mains de mon Sensei, je ressens...
Pour peu que l’on soit à tendance masochiste, le bdsm peut donc devenir, quelque part « un cataplasme » pour vivre avec ce traumatisme...
Cependant certains actes ne peuvent être effectués, pas de jeux de couteau qui pourraient déclencher une panique, pas d’enfermenent dans le noir (je suis à tendance claustrophobe...) sont des limites que je ne peux dépasser.
Mais je repousse parfois aussi des limites que je mentais auparavant fixées.
Cette « lutte » que personne ne comprend ou ne cherche à comprendre dans N/notre relation avec Sensei, est aussi un moyen quelque part pour moi de reprendre le dessus et de ne plus être la victime.
Lutter donc, lutter oui, jusqu au moment où je baisse les armes et accepte.
Pour terminer et répondre au marquis de jade il me semble, beaucoup de femmes gardent des séquelles physiques après un viol qui peuvent être encore plus traumatisantes qu’une séquelle psychologique, car plus ou moins visibles. Je prends l’exemple d’une grossesse non désirée qui se sera ou non’ transformée en ivg ou adoption, ou garder l’enfant et le haïr profondément, des blessures, des cicatrices, un blocage ou le contraire, une frigidite, etc...
Ne parlez-vous pas svp de ce que vous ne connaissez pas, les victimes vous en remercieront.
Au plaisir heartbeat
Dernière modification le 21/05/2018 08:51:24 par Eowyn de Deadman.
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Bonjour,
Il ne me semble pas m'être exprimé à la place des personnes concernées.
J'ai juste du mal avec cette idée que "on ne guérit jamais d'un viol ou d'un traumatisme sexuel... On peut le surmonter, mais il faut d'abord l'accepter et le digérer..." qui de plus n'est pas le sujet du fil.
Ca laisse un message comme quoi, on ne se sort jamais d'un traumatisme sexuel, ce qui, de mon constat est faut, ensuite pourquoi devoir, l'accepter, le digérer ? Au contraire, il me semble, que c'est en déterminant en quoi ce n'est pas un rapport normal que l'on peut trouver des moyens pour ré-avoir des rapports normaux. Le but n'étant justement pas de rester ad-vitam dans dans l'impossibilité d'une relation "heureuse".
Vous disiez "il évolue dans cette sorte d'insouciance heureuse que lui offre la vie", je comprend tout à fait votre réaction de colère, de haine même, mais je ne pense pas si ce n'était pas le cas, s'il vivait le martyre chaque instant de sa vie, que cela vous aiderait plus. Pour ne pas être mal interprété, j'ajoute que l'individu en question devrait, à minima être puni.
J'ai 2 exemples en tête, sans rapport avec le fil, traumatisme et BDSM, une compagne qui a été violé de 12 à 16 régulièrement par son père décédé depuis, à fait son "acting-out" à sa mère à 45ans, et une femme avec qui j'ai longuement discuté qui enfant a aussi été violé avec ses soeurs par son père, qui en avait la garde après le décès de leur mère.
Ce sont des exemples difficiles, douloureux, complexes en fait, car pour mon ex-compagne, son père l'a aidé par la suite à s'en sortir, presque comme pour tenter de se racheter, alors que la relation avec sa mère était dans la haine, mon ex-compagne m'a utilisé, demandant ma présence pour en parler à sa mère qui ne l'aimait pas et à fait beaucoup pour qu'elle ne fasse pas d'études. Dans le deuxième exemple, un vrai traumatisme, du décès de leurs mère doublé du viol du père, cela sans suivi des organismes sociaux, de quoi perdre tout repère en ce qu'est l'humain.
Oui Lorelle c'est exactement ça....le traumatisme reste comme une cicatrice qui ne se referme jamais, je confirme que notre cher ami Marquisdejade raconte des conneries mais bon il n'y a pas qu'un ane qui s'appelle Martin, malheureusement, les clones se reproduisent avec vigueur....Puisqu'il sait tout, je préfère le laisser avec son savoir et rester avec le mien...surtout que ceux qui se croient capables de donner des leçons de psy feraient mieux de se faire psychanalyser.....Ahahahahahahahahahahaha
Pour vous "le traumatisme reste comme une cicatrice qui ne se referme jamais"'
Donc toujours à saigner toute sa vie, vous parliez de travail sur soi ? mais s'il vous plaît n'imposez aux autres vos faiblesses.
@Lorelle, pour une femme on parle d'ovaire et il serait bien que vous en ayez!
Putain, ça devient pénible, ces haines, oeil pour oeil, dent pour dent, on se croirait retourné dans un passé de x millénaires.
"Vous avez débarqué avec une phrase qui a fait bondir plusieurs d'entre nous, vous n'émettez pas un avis mais vous balancez un : "Les viols dont vous parlez, sont sans conséquences physiques à long terme, mais apparemment avec des conséquences psychiques qui resteraient à vie." Sans déconner vous vous êtes renseigné avant de balancer une telle ânerie ?"
Qu'ai je dis de faux, c'est certain, ça vous fait bondir, c'est inacceptable, inconcevable pour vous, mais dans ce que vous dites c'est la stricte réalité, avec en effet, des conséquences psychiques, qui restent à vie, et que clairement vous souhaitez, vous affirmer rester à vie, car impossible de s'en sortir.
Je dis Non, l'on peut s'en sortir, certes, ce n'est pas facile, ce n'est pas certain, et il va falloir parfois, hurler seule dans le noir, être déchirée, réapprendre, apprendre à s'aimer, son corps, son sexe, mais je dis que c'est possible.
Que cela vous plaise ou non.
Dernière modification le 21/05/2018 18:00:45 par MarquisDeJade.
Si oui, comment faites-vous pour gérer les deux ?
Et si c'est possible, si vous y êtes arrivé, est-ce que vous croyez à certaines théories qui définissent le BDSM comme une sorte de catharsis chez une personne qui se "guérirait" de ses maux par ces pratiques-là ?
Je tente de répondre un peu, même si certains on déjà parlé de belles façons, dont je ne saurais faire.
Dans ma vie perso, je tente de gérer les deux, les désirs BDSM et les désirs simples, comme l'affection, l'amour, me réveiller en sentant contre mon corps la chaleur du corps de l'autre.
Le mot catharsis, provient, même si son origine est bien avant, donc provient de Freud, à l'époque ou il travaillait avec Charcot entre autre sur l'hystérie, ce mot hystérie, n'est pas du tout le mot populaire, existe tant chez les femmes que chez les hommes et montre des handicaps physiques non expliqué par neurologie.
C'est avec l'hypnose que certains cas on été dévoilés, cependant Freud ne savaient pas hypnotiser, il a donc tenter de passer par des mots, par l'écoute, plutôt que par l'hypnose et nommé cela catharsis puis psychanalyse.
Peut-on guérir par des pratiques BDSM, pas évident, car le ou la partenaire n'est pas un tier qui a pour but le soin, si l'on tombe sur une personne aimante, qui veut aider, cela peut aider, sinon ce peut être l'inverse, détruire plus encore.
Toujours est-il que les pratiques BDSM sont clairement des rejoues, de rejouer, de nos difficultés passés, pas forcemment de traumatismes, mais de souffrances au moins, et ce n'est pas grave si s'est assumé, partagé. Je ne sais comment dire cela pour que ça ne soit pas mal pris, mais toute pratique, vanille, en couple, gentil est aussi rejouer son histoire.
Alors si l'on lève les jugements, il n'y a pas de problème et si l'on a besoin de se justifier par x ou y raison, ce n'est pas un souci.
La question que vous posez est en sous-jacent, une autre; Peut-on sortir de ses souffrances par le BDSM ?
Vu qu'il y a des gens intelligents dans le BDSM, il arrive en effet que cela aide.
Bien à vous
Marquis de tes couilles,
Tu es une tapette.
J'ai une envie de te crucifier sur la croix la tête en bas.
Tu t'exprimes bien et c'est là le plus dramatique.
Laisse les Grandes Personnes s'exprimer!
Marquis, sir, maître, la même merde dans les yeux et du vent dans la tête.
Je suis navré Hearbeat, et ce trou du c est insupportable ( même pour moi!!!)
'
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Je n'ai jamais prétendu que toutes les victimes ne s'en sortaient jamais et souffriraient toute leur vie.... ou qu'il n'y avait aucun espoir, jamais....
J'ai cru lire exactement l'inverse.
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Quand à mes ovaires, c'est amusant que vous en parliez car comme pour ce sujet vous êtes à côté de la plaque et pour votre information j'ai subit une ablation ovaires et utérus il y'a quelques mois pour divers kystes et métastases, donc même en voulant les retrouver j'ai bien peur que ce soit une cause perdue (une vraie hein ^^), cela fait quelques semaines qu'ils sont partis en déchets hospitaliers.
J'ai comme l'impression que vous me prenez pour un idiot.
Comme si je ne savais interpréter!
Bien à vous
Ah, je précise, pour les insupportables,donc, mon ex-compagne, celle qui a été violée, par son père de 12 à 16 ans, a été aussi opérée, les ovaires enlevés avec l'utérus, pour les mêmes raisons, ce qui n’empêchait en rien la sexualité.
Quand je dis, savais interpréter, comprenez, que évidement je sais interpréter ce que veut dire pas de couilles, bien avant votre propos là.
Bien à vous
Dernière modification le 21/05/2018 20:36:33 par MarquisDeJade.
Marquis de tes couilles,
Tu es une tapette.
J'ai une envie de te crucifier sur la croix la tête en bas.
Tu t'exprimes bien et c'est là le plus dramatique.
Laisse les Grandes Personnes s'exprimer!
Marquis, sir, maître, la même merde dans les yeux et du vent dans la tête.
Je suis navré Hearbeat, et ce trou du c est insupportable ( même pour moi!!!)
Merci
Bien à vous
@Lorelle
Il vous faut arrêter les moteurs de recherche et parler avec les personnes.
Vous restez humaine, une femme, désirable et les hommes, comme moi-même peuvent vous désirer.
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C'est fou.... on dit qu'on a subit une ablation et rien de plus et vous parlez de vie sexuelle... A quel moment j'ai dit ou insinué ou sous entendu que cette intervention avait une quelconque incidence sur mes pratiques ?
C'est à dire que si vous coupez les couilles à un homme, il y aura une incidence inévitable sur ses pratiques !
Mais bon.
Dernière modification le 21/05/2018 20:51:30 par MarquisDeJade.
"Certains sont la preuve que la réincarnation existe : on ne peut pas devenir aussi con en une seule vie", comme dit l'adage ! Ceci étant dit, les invectives ne font jamais avancer le débat ! sourire...
Pour en revenir au fond, hasard ou destinée, il y a un article dans le Monde de ce jour en relation avec le sujet :
http://www.lemonde.fr/sciences/article/2018/05/21/...
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