Bonsoir à tous,
bon, je reconnais que le titre est peut être un peu trop racoleur et j'espère que vous me pardonnerez ce petit excès.
Cependant je pense que la question mérite d'être posée. En effet, j'ai pu lire ici ou la que la personne soumise définit des limites et que la personne Dominantes les respectent. Mais que comme on parle de relations humaines il y a toujours des flous.
Alors qu'attend la personne soumise du Dominant ? Un respect scrupuleux de chaque limite et une autorisation écrite pour une nouvelle pratique ? oui c'est vrai je grossi le trait mais je pense que vous voyez où je veux en venir. La personne Dominante écoute, mais elle attend aussi une obéissance de l'autre. Mais jusqu'à quel point ?
Je n'irais pas parler des abus flagrants dont sont victimes certaines soumises ici , mais en restant dans le raisonnable, on peut se dire que finalement pour bien dominer il faut accepter que la personne soumise puisse ,partir à n'importe quel moment non ?
Qu'en pensez vous ?
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Bonsoir tendre cœur,
Jolie question en effet.
Je sais pas si je vais y répondre mais, à mon sens, il faut prendre en compte plusieurs éléments.
Déjà la base de la relation, dans quel cadre elle évolue. "BDSM strict" ou "BDSM + couple". La vision de l'un et de l'autre selon le point de vue peut être différent.
En suite, la confiance. En effet, la personne Dom va respecter les limites de la personne soumise mais aussi l'amener à les dépasser. Donc forcément, les limites vont bougées. Et la clé, c'est la confiance car elle symbolise aussi la connaissance que peut avoir la personne Dominante envers son/sa soum.
Puis le timing dans la relation, si elle débute, passe un cap, si tout va bien …
Ca c'est pour les limites. En ce qui concerne les relations humaines c'est autre chose. Les attentes et les besoins peuvent être différents…
En somme, dans n'importe quelles relations, il est souhaitable d'accepter de perdre l'autre et faire son possible pour que notre autre reste, et inversement, afin d'aimer librement.
Mais moi … je dis ca … comme je dis rien :-)
Bonjour tendre_coeur.
Il me parait en effet évident que la personne soumise (comme la personne dominante) doit pouvoir cesser la relation si elle le souhaite. Nous ne sommes pas au temps de l'inquisition. Un couple bdsm peut divorcer comme le fait un couple vanille.
En tant que domi, je n'ai jamais vécu en permanence avec une soumise mais j'ai vécu plusieurs liaisons durables avec des rencontres régulières. Mais avant que chaque relation bdsm ait commencé, j'ai échangé pour vérifier que la recherche de ma partenaire était complémentaire avec la mienne (dialogues, cheklist, tél, rencontre...). Durant cette phase, les limites sont bien sûr en partie abordées, le feeling passe (ou pas), la confiance apparait (ou pas), on vérifie qu'on parle bien de la même chose. Notons que certaines personnes ne savent pas ce qu'elles cherchent ou refusent d'échanger en profondeur... Et ça élimine pas mal de débuts de relations...
Bien entendu, si la soumise a des limites trop figées, des "commandes" trop précises, ça ne me convient pas... Il faut que le domi ait un espace d'intervention suffisant qui lui convienne, pour pouvoir gérer pleinement, surprendre, plaire, étonner... Mais une soumise qui m'indiquerait n'avoir aucune limite m'inquiéterait... Les limites vont devoir s'approfondir au fur et à mesure et comme vous le dites si bien Emeraude, "ces limites vont bouger avec cette clé qu'est la confiance qui s'établit", avec le fait que les 2 partenaires apprennent à se connaître, s'apprivoisent...
Donc, bien sûr, comme toute relation cordiale, amicale, amoureuse... la relation bdsm peut prendre fin (douloureusement ou pas) suite au choix des deux partenaires ou d'un seul... Aux deux de la faire vivre et de l'entretenir s'ils le souhaitent...
Merci à vous qui avez pris le temps de faire une réponse complète et réfléchie. Je rejoins votre avis sur l'évolution des limite en fonction du temps et de la confiance.
Toutefois, la notion d'acceptation de la fin de la relation comme une éventualité est elle vraiment compatible avec le sentiment amoureux ?
Tenir trop à l'autre se transforme rapidement en jalousie. Ne pas y tenir assez se transforme en indifférence. La réponse est certainement entre ces 2 extrêmes.
Pour ma part j'ai l’impression qu'il est utopique de penser qu'on peut s'engager pleinement dans une relation tout en se préservant. Qu'en pensez vous ?
Pourquoi se demander si le dominé peut partir alors qu'il y a tant de choses à vivre avant de songer au départ comme, par exemple :
la connaissance du partenaire, son aspect vanille.
le dialogue.
la confiance.
la complicité.
Il est, à mon avis, temps de songer à rompre la relation quand il y a un problème insolvable dans un ou plusieurs de ces paramètres.
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Dans n'importe quelle relation (entre adultes en France en 2018), si on est un minimum lucide, on sait que l'autre peut partir à n'importe quel moment !!!!!
l'amour, le désamour, l'apparition, la disparition du désir, ne se contrôlent pas, ne se gèrent pas, etc...
on peut jouer, jouer à maîtriser, à manipuler, on peut également choisir d'agir contre ses élans profonds (que ce soit partir ou rester), m'enfin...faut vraiment être con pour croire qu'on peut (en 2018 en France entre adultes) empêcher qqn de se faire la malle ; et vouloir que l'autre reste si son désir et/ou son amour ont fui ailleurs, n'est-ce pas un putain de manque de respect de soi ?!
ceci n'est que mon avis..
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Un avis intéressant Lupa.
Du coup (oui je fais l'avocat du diable) est il vraiment possible de s'engager dans une relation longue en se demandant chaque jour si ca va pas se terminer ?
et question bonus la personne soumise est elle plus susceptible d'être celle à l'origine de la rupture ?
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