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		<title>julesverne</title>
		<link>https://www.bdsm.fr/profile-136793/</link>
		<description>Latest updates from julesverne</description>
		<item>
			<title><![CDATA[julesverne a répondu à la discussion "Le plein d&#039;essence" de Spirale.]]></title>
			<link><![CDATA[https://www.bdsm.fr/forum/thread/10006/Le-plein-d&#039;essence/?view=110372]]></link>
			<description />
			<guid><![CDATA[https://www.bdsm.fr/forum/thread/10006/Le-plein-d&#039;essence/?view=110372]]></guid>
			<pubDate>Mon, 30 Jun 2025 20:41:19 +0000</pubDate>
			<dc:creator>julesverne</dc:creator>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[julesverne a répondu à la discussion "Comment utiliser la Messagerie/Tchat" de Modération.]]></title>
			<link>https://www.bdsm.fr/forum/thread/5546/Comment-utiliser-la-Messagerie/Tchat/?view=101358</link>
			<description />
			<guid>https://www.bdsm.fr/forum/thread/5546/Comment-utiliser-la-Messagerie/Tchat/?view=101358</guid>
			<pubDate>Mon, 15 Jul 2024 12:22:11 +0000</pubDate>
			<dc:creator>julesverne</dc:creator>
		</item>
		<item>
			<title>julesverne a posté un article.</title>
			<link>https://www.bdsm.fr/blog/9802/Errance-aux-cotés-du-Diable/</link>
			<description><![CDATA[<p><strong>Errance aux c&ocirc;t&eacute;s du Diable.</strong></p>

<p>Amis lecteurs, cette histoire n&rsquo;est qu&rsquo;une chim&egrave;re le fruit de mon imaginaire.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p><strong>Chapitre 1</strong></p>

<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; B&eacute;rang&egrave;re progresse prudemment sur la modeste route d&eacute;partementale &agrave; travers la Haute Provence s&rsquo;&eacute;levant progressivement vers le plateau recul&eacute;. Elle serpente &agrave; travers la for&ecirc;t de ch&ecirc;nes verts dans la p&eacute;nombre de cette fin de journ&eacute;e. Soudain, la pluie, le ciel se couvre brusquement, annon&ccedil;ant l&rsquo;arriv&eacute;e d&rsquo;un violent orage. Les &eacute;clairs bleut&eacute;s z&egrave;brent le paysage, illuminant les arbres, ainsi que les feuilles mouill&eacute;es. Le vent, en rafales furieuses, fait danser les feuilles sur la chauss&eacute;e. &Agrave; travers le pare-brise embu&eacute;, les essuie-glaces peinent &agrave; suivre le rythme. B&eacute;rang&egrave;re tente de deviner le trac&eacute; de la route. Chaque virage est une &eacute;nigme, chaque bosquet une cachette o&ugrave; se cachent les secrets de la for&ecirc;t. Dans cette obscurit&eacute; mouvante, elle se sent &agrave; la fois perdue et fascin&eacute;e, comme si les arbres eux-m&ecirc;mes murmuraient des histoires anciennes. Tandis que la pluie mart&egrave;le le toit de la voiture, B&eacute;rang&egrave;re se demande si elle trouvera sa destination ou si elle continuera &agrave; errer dans cette for&ecirc;t myst&eacute;rieuse.</p>

<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; B&eacute;rang&egrave;re ressent un m&eacute;lange d&rsquo;&eacute;motions intenses alors qu&rsquo;elle continue sa route dans cette garrigue sombre. La peur s&rsquo;insinue en elle, amplifi&eacute;e par les &eacute;clairs qui illuminent brusquement les arbres. Chaque coup de vent sur sa voiture la fait frissonner. Elle se sent vuln&eacute;rable face &agrave; la puissance de la nature en col&egrave;re. Mais en m&ecirc;me temps, il y a une fascination inexplicable qui la retient. La beaut&eacute; sauvage de la for&ecirc;t, les secrets qu&rsquo;elle cache, tout cela la captive. B&eacute;rang&egrave;re est &agrave; la fois perdue et intrigu&eacute;e, elle p&eacute;n&egrave;tre dans un monde obscur o&ugrave; les &eacute;l&eacute;ments se d&eacute;cha&icirc;nent. Elle ne peut pas s&rsquo;emp&ecirc;cher de se demander ce qui l&rsquo;attend au prochain virage derri&egrave;re chaque bosquet. C&rsquo;est un m&eacute;lange d&rsquo;angoisse et d&rsquo;&eacute;merveillement, une danse entre la terreur et la curiosit&eacute; qui la pousse &agrave; continuer sa route. Rien ne va l&rsquo;arr&ecirc;ter, quelque chose de plus profond dans cette for&ecirc;t en furie l&rsquo;attire comme un aimant.</p>

<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; La route se termine par une sorte de parking, moiti&eacute; terrain vague.</p>

<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; &mdash;&nbsp;O&ugrave; je me trouve, o&ugrave; est ce foutu panneau&nbsp;?</p>

<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Avec sa voiture elle balaye avec le faisceau de ses phares &agrave; la recherche d&rsquo;une indication.</p>

<p>*******</p>

<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; B&eacute;rang&egrave;re &eacute;change avec cet homme sur ce forum catholique depuis un an, elle est captiv&eacute;e par le monde qu&rsquo;il lui d&eacute;voile quotidiennement &agrave; travers ses mots. Il a r&eacute;ussi &agrave; d&eacute;verrouiller la bo&icirc;te de Pandore de B&eacute;rang&egrave;re, &agrave; savoir l&rsquo;univers de ses fantasmes.</p>

<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Elle est devenue au fil du temps ange et d&eacute;mon. Il faut dire qu&rsquo;elle a &eacute;t&eacute; &eacute;lev&eacute;e dans une famille catholique est pratiquante. Son &eacute;ducation est rigoureuse, et stricte, elle a des principes, des tabous. Mais cet homme, au fur et &agrave; mesure de ses mails, a fait basculer ses convictions.</p>

<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; B&eacute;rang&egrave;re est face &agrave; un dilemme, elle ressent de la confusion, de l&rsquo;ambivalence et peut-&ecirc;tre m&ecirc;me de la peur quant &agrave; la direction que prennent ses croyances et sa vie. Le conflit entre sa formation rigoureuse et les nouvelles id&eacute;es qu&rsquo;elle d&eacute;couvre la plonge dans un tourbillon &eacute;motionnel intense.</p>

<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Comme chaque jour, pendant la journ&eacute;e, elle re&ccedil;oit sur son IPhone une notification d&rsquo;un e-mail arriv&eacute; sur le forum. Elle sait qui l&rsquo;a envoy&eacute;, cependant, elle ne peut le lire, il y a une r&egrave;gle. Le soir, apr&egrave;s le repas avec ses parents, dans l&rsquo;intimit&eacute; de sa chambre, elle s&rsquo;isole. Sa premi&egrave;re action, remplie d&rsquo;impatience, consiste &agrave; allumer son ordinateur. Mais avant d&rsquo;ouvrir ce mail elle doit appliquer cette fameuse r&egrave;gle, se mettre nue. Comme chaque soir, le message est l&agrave;. Dans sa nudit&eacute; elle prend le temps de savourer l&rsquo;&eacute;criture de cet homme. Il r&eacute;veille &agrave; chaque mail ses d&eacute;mons, elle ne peut r&eacute;sister, la honte est l&agrave;, sous le regard inquisiteur du Christ avec son laurier au-dessus de son lit.</p>

<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Elle se trouve confront&eacute;e &agrave; la tentation, rong&eacute;e par la culpabilit&eacute; et la honte. Apr&egrave;s chaque lecture de ses mails, un combat int&eacute;rieur s&rsquo;engage entre les d&eacute;sirs naissants dans le creux de son ventre et les principes de sa conscience et de sa foi. Bien que la bataille soit acharn&eacute;e, le r&eacute;sultat est invariable : elle c&egrave;de, le plaisir et le d&eacute;lice de la honte l&rsquo;emportent, rendant les normes sociales et religieuses qu&rsquo;elle a int&eacute;gr&eacute;es compl&egrave;tement d&eacute;nu&eacute;es de sens.</p>

<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Apr&egrave;s avoir parcouru le mail et r&eacute;dig&eacute; sa r&eacute;ponse concernant les &eacute;motions qui l&rsquo;ont accompagn&eacute;es tout au long de sa journ&eacute;e, ainsi que les conflits int&eacute;rieurs li&eacute;s &agrave; ses valeurs. Tard dans la soir&eacute;e, elle finit par se coucher. Son esprit est envelopp&eacute; d&rsquo;un brouillard, une douceur sourde au creux de son ventre qui ne fait que s&rsquo;intensifier, comme c&rsquo;est le cas chaque soir apr&egrave;s la lecture des &eacute;crits de cet homme.</p>

<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Dans sa nudit&eacute;, lov&eacute; au fond de ses draps dans la p&eacute;nombre de la nuit, sa main a explor&eacute; son intimit&eacute;. Ses doigts effleurent son mont de V&eacute;nus &agrave; travers sa toison, glissant lentement entre ses l&egrave;vres charnues pour trouver son bouton de plaisir. Une onde de jouissance s&#39;&eacute;veille d&eacute;licatement en elle, l&#39;orgasme imminent. Les mots de cet homme abolissent ses inhibitions morales, d&eacute;fiant ses tabous. Un orgasme fulgurant dont elle ne peut r&eacute;sister, tel une explosion nocturne, la submerge.</p>

<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Apr&egrave;s avoir succomb&eacute; &agrave; ce plaisir interdit, en contradiction avec ses principes de vie catholique, l&#39;homme lui a impos&eacute; une r&egrave;gle. Elle doit se mortifier. Dissimul&eacute;e sous son lit, elle extrait une petite bo&icirc;te en bois ferm&eacute;e par une serrure, elle l&#39;ouvre, &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur une cha&icirc;ne.</p>

<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; En prenant cette cha&icirc;ne, elle se rem&eacute;more le souvenir confus dans une grande surface de bricolage.&nbsp; A la caisse sur le tapis le caissier a pris la cha&icirc;ne dans ses mains et les diff&eacute;rents accessoires pour les scanner. Quand elle a crois&eacute; son regard, pouvait-il imaginer l&rsquo;utilit&eacute; de cette chaine entre les mains de cette jeune femme.</p>

<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; C&rsquo;est elle-m&ecirc;me qui a confectionn&eacute; sa cha&icirc;ne d&rsquo;apr&egrave;s les instructions de l&rsquo;homme afin de faire travailler son humiliation. Apr&egrave;s plusieurs tentatives dans l&rsquo;intimit&eacute; de sa chambre, elle est arriv&eacute;e au r&eacute;sultat attendu. Elle doit enrouler la cha&icirc;ne autour de sa taille, une autre cha&icirc;ne fix&eacute;e &agrave; celle de sa taille pends dans le creux de ses reins. De ses mains elle doit la r&eacute;cup&eacute;rer la faire passer dans son entrecuisse elle remonte &agrave; travers son intimit&eacute;, puis sur son ventre, mais comme pr&eacute;vu la chaine et courte elle lui cisaille douloureusement son entre-jambe, son sexe. Elle grimace de douleur mais finit par la relier &agrave; la cha&icirc;ne de sa taille et la condamne sur son ventre &agrave; l&rsquo;aide d&rsquo;un cadenas. La clef finie dans le tiroir de sa table de chevet.</p>

<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Elle s&rsquo;enfonce dans ses draps moelleux pour la nuit, m&ecirc;lant souffrance et repentance, son corps fr&eacute;missant sous les marques de la passion de ce plaisir interdit. Son intimit&eacute;, tourment&eacute;e par la cha&icirc;ne, elle fait l&rsquo;offrande de sa douleur &agrave; cet homme.</p>

<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Son sommeil comme chaque nuit s&rsquo;annonce comme une &eacute;preuve intense charg&eacute;e d&rsquo;&eacute;motions.</p>

<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Elle se laisse emporter par l&rsquo;emprise de ses d&eacute;sirs et de ses tourments. Dans ses songes les images de son intimit&eacute; tourment&eacute;e par cette cha&icirc;ne prennent forme, symbolisant le lien complexe et douloureux qu&rsquo;elle entretient avec cet homme. Au plus profond de ses nuits elle lui offre sa douleur, elle se livre &agrave; un rituel cathartique o&ugrave; la souffrance et le plaisir s&#39;entrem&ecirc;lent dans une danse troublante et passionn&eacute;e.</p>

<p>*******</p>

<p>&nbsp;B&eacute;rang&egrave;re est une jeune fille de 22 ans &eacute;tudiante, elle a &eacute;t&eacute; &eacute;lev&eacute;e dans les principes de la religion catholique avec des r&egrave;gles, des tabous.&nbsp; Elle est loyale envers sa foi, ses valeurs morales, sa discipline est issue de son &eacute;ducation stricte de par sa croyance religieuse. Elle a toujours gard&eacute; une certaine r&eacute;serve ou prudence envers les autres jeunes gens de son &acirc;ge &agrave; la fac. Dans sa famille on n&rsquo;est &eacute;duqu&eacute; consciencieusement, pour respecter les traditions, les autorit&eacute;s religieuses, et peut-&ecirc;tre m&ecirc;me un brin conservateur dans ses opinions et son choix de vie.</p>

<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Avec une &eacute;ducation aussi restrictive, sa vie sexuelle entrav&eacute;e par ses tabous profonds, la laisse dans une situation d&#39;une banalit&eacute; d&eacute;courageante. &Agrave; 22 ans, elle demeure vierge malgr&eacute; sa beaut&eacute; et ses atouts physiques. Bien qu&#39;elle soit s&eacute;duisante, d&egrave;s qu&#39;un pr&eacute;tendant se rapproche, ses valeurs strictes refont surface, elle se montre tr&egrave;s d&eacute;fensive.&quot;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p><strong>Chapitre 2</strong></p>

<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Comme d&rsquo;habitude je suis nue, quand j&rsquo;ouvre ma bo&icirc;te mail, le message que j&rsquo;attendais depuis longtemps est l&agrave;. A sa lecture il me demande d&rsquo;&ecirc;tre disponible semaine 43 du vendredi soir au lundi matin. Je continue la lecture il me donne des d&eacute;tails compl&eacute;mentaires notamment l&rsquo;horaire du rendez-vous : 18h30.&nbsp; L&rsquo;adresse du lieu me sera communiqu&eacute;e la veille de mon d&eacute;part.</p>

<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Cette fois j&rsquo;y suis, d&rsquo;un seul coup tout s&rsquo;emballent dans ma t&ecirc;te. Mon c&oelig;ur bat la chamade, il va devoir ne pas trembler plus de possibilit&eacute; de faire marche arri&egrave;re sinon je perds tout.&nbsp; C&rsquo;est ma voie, mon destin, je fonce maintenant &agrave; tombeau ouvert vers le n&eacute;ant.</p>

<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; J&rsquo;essaie de me raisonner, c&rsquo;est de la folie, que cache cet homme &agrave; travers ses &eacute;crits. A travers ses mots je me suis fait prendre au pi&egrave;ge.&nbsp; Ses &eacute;crits m&rsquo;hypnotisent je suis comme un animale face aux faisceaux de phares de voiture, je reste immobile je ne contr&ocirc;le plus rien. Je suis face &agrave; ma r&eacute;alit&eacute;, je prends conscience d&rsquo;un seul coup que je ne suis plus dans un jeu. Il va falloir sauter dans le vide.&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Il me faut expliquer cette absence &agrave; mes parents, m&ecirc;me si &agrave; mon &acirc;ge je suis libre de mes mouvements. Par principe, les informer est important, je vais inventer une adresse pour justifier mon absence. Lors du d&icirc;ner en famille, je leur annonce que je vais m&#39;engager dans une semaine de retraite pour r&eacute;fl&eacute;chir sur le sens de ma vie et approfondir ma foi. Ils reconnaissent l&#39;adresse que je leur ai donn&eacute;e, ayant eux-m&ecirc;mes d&eacute;j&agrave; particip&eacute; &agrave; des retraites dans ce m&ecirc;me lieu. Connaissant la discr&eacute;tion qu&rsquo;il r&egrave;gne dans ce monast&egrave;re et le caract&egrave;re temporaire des visiteurs cela ne servira &agrave; rien de me joindre ils n&rsquo;auront pas de r&eacute;ponse. Voil&agrave; la raison du choix de cette adresse. Ils acceptent avec bienveillance cette absence.</p>

<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La veille de mon d&eacute;part, le mail final &eacute;tait l&agrave;. J&rsquo;ai &eacute;t&eacute; surprise quand j&rsquo;ai re&ccedil;u l&rsquo;adresse, elle me rassure, mais elle a quand m&ecirc;me un c&ocirc;t&eacute; myst&eacute;rieux, elle n&rsquo;est pas dans ma logique. C&rsquo;est dans les d&eacute;tails que se cache le diable.</p>

<p>*******</p>

<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Dans l&#39;obscurit&eacute; oppressante de ce foutue parking d&eacute;sert, isol&eacute; de tout en pleine nature, aucun v&eacute;hicule en vue, je me retrouve seule prisonni&egrave;re de ma voiture, prise au pi&egrave;ge au c&oelig;ur de cet orage d&eacute;cha&icirc;n&eacute;. Le tonnerre gronde, r&eacute;sonnant comme un avertissement sinistre. Chaque &eacute;clair bleut&eacute; d&eacute;chire le ciel, r&eacute;v&eacute;lant des rideaux d&#39;eau qui semblent danser malicieusement autour de moi. La lueur fantomatique des phares projette des ombres inqui&eacute;tantes, accentuant mon sentiment d&#39;isolement et d&#39;incertitude. &Agrave; la recherche f&eacute;brile de ce panneau salvateur, chaque seconde qui s&#39;&eacute;coule dans cette nuit sinistre semble prolonger mon angoisse, comme si les &eacute;l&eacute;ments eux-m&ecirc;mes conspiraient contre moi.</p>

<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Dans ce cauchemar, je perds progressivement toute notion de direction, jusqu&#39;&agrave; ce qu&#39;un &eacute;clat surgisse soudainement dans la lumi&egrave;re des phares. Je guide ma voiture vers lui, entre deux balayages d&rsquo;essuie-glaces, ce maudit panneau appara&icirc;t, il est et l&agrave;, il m&#39;attend. Il confirme l&rsquo;adresse : Abbaye de Saint-Eutrope &agrave; 500 m&egrave;tres. Zut ! Deux imposants blocs de pierre bloquent l&#39;acc&egrave;s aux v&eacute;hicules. Je vais devoir terminer le trajet &agrave; pied sous cet orage en pleine nuit &agrave; travers cette for&ecirc;t lugubre. C&#39;est impensable. Atteindre cette adresse rel&egrave;ve d&#39;un v&eacute;ritable calvaire, peut-&ecirc;tre que je le m&eacute;rite. Heureusement, je suis l&eacute;g&egrave;rement en avance. Et cette pluie qui ne cesse de tomber.</p>

<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Dans un &eacute;tat d&#39;angoisse croissant et emplie de questions, je coupe brusquement le moteur, j&rsquo;&eacute;teins les phares. Plong&eacute; dans l&#39;obscurit&eacute; de l&#39;habitacle, le fracas du d&eacute;luge r&eacute;sonne sur la carrosserie ne fait qu&#39;exacerber ma terreur, tandis que les rafales secouent violemment la voiture. Heureusement, j&#39;ai ma grosse parka qui me procurera un semblant de protection contre la pluie battante. Le sol d&eacute;tremp&eacute; annonce la fin prochaine de mes Converses. Sur ce chemin transform&eacute; en torrent, les &eacute;clairs se refl&egrave;tent par instants dans les flaques d&#39;eau, cr&eacute;ant une vision apocalyptique de ce monde en col&egrave;re. Mon angoisse grandit, la peur de me perdre m&#39;envahit, aucun point lumineux ne perce cette obscurit&eacute; oppressante pour me diriger sur ce sentier. Je regarde mon portable, zut !!!! aucune barrette, je suis en zone blanche. Tel un marin d&eacute;sorient&eacute; au c&oelig;ur des r&eacute;cifs, priv&eacute; de tout phare pour le guider, je me trouve perdu, tiraill&eacute; par l&#39;incertitude quant &agrave; la d&eacute;cision &agrave; prendre. Mon instinct de survie me crie d&#39;attendre, mais une r&egrave;gle implacable m&#39;oblige &agrave; &ecirc;tre ponctuel, &agrave; l&rsquo;heure dite devant cette porte.</p>

<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les minutes s&rsquo;&eacute;gr&egrave;nent, l&rsquo;orage ne faiblit pas, il va falloir prendre une d&eacute;cision, je me jette dans l&rsquo;inconnue il faut y aller. Je sors de la voiture, c&rsquo;est une furie je suis surprise par le bruit des bourrasques de vent dans le feuillage, les &eacute;clairs, le tonnerre, la pluie, c&rsquo;est l&rsquo;apocalypse une impression de fin du monde. La led de mon portable m&rsquo;aide &agrave; me diriger sur ce sentier entre les feuillus. J&rsquo;avance dans le n&eacute;ant toujours pas une lumi&egrave;re en vue, je suis terroris&eacute;. D&rsquo;un seul coup, un &eacute;clair puissant illumine la for&ecirc;t d&rsquo;un bleu m&eacute;tallique, en quelques secondes les arbres deviennent des ombres mouvantes brillantes, une fraction de seconde apr&egrave;s le tonnerre, la puissance et la rapidit&eacute; de l&rsquo;onde de choc fait vibrer tout mon corps. Pour me prot&eacute;ger par r&eacute;flexe je me suis accroupie est recroquevill&eacute; sur moi-m&ecirc;me. Mon c&oelig;ur bat la chamade. Je me mets &agrave; prier, je suis l&agrave;, seule, c&rsquo;est la main de dieu qui me fait payer mes d&eacute;rives. Descendre en enfer semble &ecirc;tre une sentence in&eacute;vitable dans cette tourmente terrifiante.</p>

<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Doucement je reprends mes esprits, il faut continuer &agrave; avancer, je reprends ma marche sur ce sentier boueux, mes Converse ne sont plus que des &eacute;ponges, je commence &agrave; avoir froid, dans quel &eacute;tat je vais arriver devant cette porte. Au d&eacute;tour du chemin, au loin une lumi&egrave;re, un signe de salut. C&rsquo;est le paradis, c&rsquo;est l&rsquo;enfer, mes soucis et mes tourments s&rsquo;&eacute;vanouissent, plus rien ne compte. Cette lumi&egrave;re repr&eacute;sente l&rsquo;accomplissement de ma destination. Un rayon d&rsquo;espoir dans l&rsquo;obscurit&eacute; qui m&rsquo;entoure.</p>

<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Je continue &agrave; avancer vers cette lueur qui m&rsquo;attire irr&eacute;sistiblement c&rsquo;est mon seul but. Je presse le pas malgr&eacute; la pluie et les bourrasques de vent.&nbsp; Quelle apparence je vais avoir quand je vais arriver devant cette porte&nbsp;? Il faut que je m&rsquo;&eacute;chappe de cet enfer, cette lumi&egrave;re est ma protection. Parvenue sur l&rsquo;esplanade de l&rsquo;abbaye dans l&rsquo;obscurit&eacute;, la fa&ccedil;ade peine &agrave; se d&eacute;voiler. Je devine un style d&rsquo;art roman. Une imposante porte &agrave; double battant en ch&ecirc;ne massif barre l&rsquo;acc&egrave;s, tandis qu&rsquo;un judas muni d&rsquo;une grille me d&eacute;fie.&nbsp; Sous le porche, je tente de me prot&eacute;ger de la pluie. Un heurtoir devient mon unique lien avec le monde protecteur qui se cache derri&egrave;re cette porte.</p>

<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Je saisis le heurtoir et frappe fr&eacute;n&eacute;tiquement pour signaler ma pr&eacute;sence, le bruit r&eacute;sonne sinistrement &agrave; travers la porte. Dans l&#39;attente, les secondes s&#39;&eacute;tirent, un silence oppressant r&egrave;gne, seulement perturb&eacute; par le grondement mena&ccedil;ant de l&#39;orage et les bourrasques de vent qui s&#39;engouffrent &agrave; travers les feuillages. Soudain, un doute lancinant m&#39;&eacute;treint : est-ce qu&#39;il y a r&eacute;ellement quelqu&#39;un derri&egrave;re cette porte&nbsp;? Est-ce qu&#39;elle va s&#39;ouvrir&nbsp;? En tentant de forcer l&#39;ouverture, la r&eacute;sistance de la porte confirme qu&#39;elle est ferm&eacute;e &agrave; double tour. L&#39;id&eacute;e de passer la nuit-l&agrave;, au pied de cette porte, ou de rebrousser chemin vers ma voiture, me glace d&#39;effroi. M&ecirc;me si l&#39;enfer semble se tapir derri&egrave;re cette porte, il me faut imp&eacute;rativement la franchir.</p>

<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Je ressaisis fermement ce heurtoir et je frappe comme une damn&eacute;e sur cette porte avec toute l&rsquo;&eacute;nergie du d&eacute;sespoir. Apr&egrave;s quelques instants le portillon s&rsquo;ouvre &agrave; travers la grille du judas Une voix divine s&rsquo;adresse &agrave; moi.</p>

<p>&mdash; Bonsoir !!! c&rsquo;est pourquoi ?</p>

<p>&mdash; Je suis B&eacute;rang&egrave;re !!!!</p>

<p>&mdash; Ah parfait nous vous attendions !!!!</p>

<p>Soulagement, j&rsquo;ai la sensation de me jeter dans les bras du diable, mais avec un d&eacute;licieux bonheur.</p>

<p>Apr&egrave;s de multiples cliquetis de serrures et grincement de barre de m&eacute;tal, la porte finit par s&rsquo;entrouvrir. Je me pr&eacute;cipite dans l&rsquo;entreb&acirc;illement de ce s&eacute;same comme si j&rsquo;&eacute;tais poursuivie par une meute de loups.</p>

<p>Quelle n&#39;est pas ma surprise lorsque je me retrouve face &agrave; un moine ! Son visage et son regard sont empreints d&#39;une douceur apaisante, comme un rayon de soleil per&ccedil;ant les nuages de l&rsquo;apocalypse que je viens de traverser. Ses petites lunettes rondes lui conf&egrave;rent un air bienveillant, tandis que sa t&ecirc;te est orn&eacute;e d&#39;une tonsure, tel un halo sacr&eacute;. Sa chasuble brune l&#39;enveloppe comme un cocon protecteur, autour de sa taille, une corde blanche fait office de ceinture, trois n&oelig;uds pendants sur le c&ocirc;t&eacute; &eacute;voquant une symbolique mystique. Il semble presque &eacute;tonn&eacute; comme moi, de me trouver l&agrave;, son expression refl&eacute;tant une s&eacute;r&eacute;nit&eacute; presque surnaturelle.</p>

<p>&mdash;&nbsp;Vous &ecirc;tes compl&egrave;tement mouill&eacute;e, venez-vous r&eacute;chauffer, je vais vous donner une soupe chaude pour vous r&eacute;conforter.</p>

<p>&mdash;&nbsp;Merci, c&#39;est tr&egrave;s gentil, r&eacute;pondis-je avec gratitude.</p>

<p>Avec un grincement sourd, la massive porte de ch&ecirc;ne se referme derri&egrave;re moi. Je l&#39;observe actionner une &agrave; une les lourdes serrures, chacune claque dans un bruit m&eacute;tallique est r&eacute;sonne dans la nef. Puis, il saisit la barre de fer massive et la fait coulisser dans les anneaux, condamnant d&eacute;finitivement l&#39;entr&eacute;e. Je ne peux m&#39;emp&ecirc;cher d&#39;&ecirc;tre impressionn&eacute; par la solidit&eacute; de cette porte de ch&ecirc;ne, v&eacute;ritable rempart contre le monde ext&eacute;rieur.</p>

<p>Cette t&acirc;che termin&eacute;e, il m&#39;invite &agrave; le suivre &agrave; travers un d&eacute;dale de couloirs. Sa voix douce me r&eacute;conforte. Je lui confie mes peurs sur le chemin menant &agrave; l&#39;abbaye. Avec un sourire bienveillant, il me comprend et compatit. Il m&#39;invite dans une petite salle sobrement meubl&eacute;e de quatre chaises et d&#39;une table en formica. Il me propose de m&#39;asseoir et de patienter pendant qu&#39;il me pr&eacute;pare un bouillon chaud pour me revigorer.</p>

<p>Apr&egrave;s m&#39;avoir laiss&eacute;e seule, je patiente dans un silence total, observant la pi&egrave;ce. La seule source de r&eacute;confort est le Christ en hauteur sur le mur, avec sa branche d&#39;olivier. J&#39;essaie de clarifier mes pens&eacute;es et de comprendre la pr&eacute;sence de ce moine et le lieu &eacute;nigmatique o&ugrave; je me trouve. Mon &eacute;ducation me pousse &agrave; remettre en question la logique de cet endroit et la raison de ma pr&eacute;sence.</p>

<p>Mon esprit s&rsquo;&eacute;vade, je suis d&rsquo;un seul coup submerg&eacute; par une profonde angoisse. Pourquoi suis-je ici, loin de mes proches&nbsp;? Que fais-je dans cet endroit inconnu&nbsp;? L&#39;absence de rep&egrave;res familiaux pour me rassurer me laisse avec un sentiment de confusion et de d&eacute;tresse, ma gorge se noue, je me retiens de sangloter.</p>

<p>Apr&egrave;s quelques minutes, il revient avec un grand bol fumant, m&#39;invitant &agrave; savourer lentement cette soupe pour me r&eacute;chauffer avant ma rencontre avec le fr&egrave;re Thomas.&nbsp;</p>

<p>M&rsquo;annonce-t-il !!!</p>

<p>L&#39;appellation &quot;Fr&egrave;re Thomas&quot; attire mon attention, car lors de nos &eacute;changes, il signait simplement &quot;Thomas&quot;. De cela, j&rsquo;en conclus que je vais &eacute;galement avoir affaire avec un moine, ce qui me laisse dubitative.</p>

<p>Ma soupe termin&eacute;e, son apparition inattendue me fait sursauter. Je le d&eacute;tail du regard, captiv&eacute;e par sa silhouette imposante qui se d&eacute;coupe dans l&#39;encadrement. Son entr&eacute;e solennelle et son regard per&ccedil;ant me laissent interdite, comme happ&eacute;e par sa seule pr&eacute;sence.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Le Fr&egrave;re Thomas se pr&eacute;sente, je suis surprise par son attitude. C&#39;est un grand homme, qui porte une chasuble brune. Son visage est anguleux, avec des yeux marrons dissimul&eacute;s derri&egrave;re de petites lunettes rondes. Sa tonsure lui conf&egrave;re un air aust&egrave;re. Son regard impose l&#39;autorit&eacute;. Il d&eacute;gage une aura de s&eacute;v&eacute;rit&eacute; et de commandement. Lorsqu&#39;il s&#39;adresse &agrave; moi, sa voix est ferme et grave, ne laissant aucune place &agrave; la familiarit&eacute;. Tout en lui inspire le respect et la soumission. Sa posture droite et son maintien rigide refl&egrave;tent une discipline de fer. Je sens que cet homme n&#39;acceptera aucune remise en question de son autorit&eacute;. Son attitude m&#39;intimide et me fait sentir que je suis une simple soumise face &agrave; lui.</p>

<p>Je ne suis plus rien, ma jeunesse ne vaut pas grand-chose devant cet homme.</p>

<p>Cette rencontre inattendue me plonge dans une terreur profonde. Je suis prise au d&eacute;pourvu, sans &eacute;chappatoire. Un frisson d&#39;effroi parcourt mon &ecirc;tre, m&#39;envahissant d&#39;une angoisse glaciale.&nbsp; Il va me falloir affronter l&#39;inconnu, m&ecirc;me si cela signifie aller jusqu&#39;au bout de mes d&eacute;cisions, dans un &eacute;tat de crainte et d&#39;incertitude palpable.</p>

<p>Il m&#39;invite &agrave; le suivre, avec ses grandes enjamb&eacute;es, il se met &agrave; marcher d&#39;un pas rapide dans ses sandales bibliques. Je dois presque courir pour parvenir &agrave; le suivre, peinant &agrave; garder son rythme effr&eacute;n&eacute;. Il trace sa route sans se soucier de moi, m&rsquo;obligeant &agrave; le rattraper tant bien que mal. Je me demande avec inqui&eacute;tude o&ugrave; il m&rsquo;emm&egrave;ne ainsi.</p>

<p>Arriv&eacute; devant une porte, il l&#39;ouvre avec une cl&eacute;. Il m&#39;invite &agrave; entrer, je p&eacute;n&egrave;tre dans ce qui semble &ecirc;tre son bureau. Au centre tr&ocirc;ne un imposant bureau en ch&ecirc;ne, donnant &agrave; la pi&egrave;ce une atmosph&egrave;re aust&egrave;re. Seul &eacute;l&eacute;ment de modernit&eacute;, un &eacute;cran d&#39;ordinateur brise la sobri&eacute;t&eacute; ambiante. J&rsquo;en conclus rapidement que c&#39;est de cet &eacute;cran que tout a commenc&eacute; il y un an. La pi&egrave;ce est plong&eacute;e dans la p&eacute;nombre, &eacute;clair&eacute;e seulement par la lampe de bureau. Des vitraux en hauteur filtrent les &eacute;clairs de l&#39;orage. Contre le mur, toujours pr&eacute;sent, ce maudit Christ clou&eacute; avec sa feuille d&rsquo;olivier semble me d&eacute;fier. Je me surprends en mon int&eacute;rieur &agrave; blasph&eacute;mer. Il s&#39;installe dans son large fauteuil derri&egrave;re son bureau, ne me proposant pas m&ecirc;me la politesse de m&#39;asseoir. Je reste debout, immobile face &agrave; lui, dans un silence pesant et oppressant.</p>

<p>Il ne s&#39;est m&ecirc;me pas souci&eacute; de savoir si j&#39;avais fait bon voyage pour venir, ni des difficult&eacute;s que j&#39;ai eues &agrave; rejoindre l&#39;Abbaye &agrave; pied.</p>

<p>Ma conscience me dit de prendre mes jambes &agrave; coup d&rsquo;&eacute;chapper &agrave; cet homme, de fuir ce lieu.</p>

<p>Mais je reste l&agrave;, immobile comme une pr&eacute;venue face &agrave; son juge attendant la sentence.</p>

<p>J&rsquo;ai toujours ma parka mouill&eacute;e sur moi, mes Converses tremp&eacute;es, je ne sais &agrave; quoi je ressemble et quelle attitude prendre.</p>

<p>Je suis r&eacute;sign&eacute;e &agrave; subir, incapable de me soustraire &agrave; son pouvoir.</p>

<p>Je per&ccedil;ois un profond sentiment de culpabilit&eacute;, je me sens fautive de me retrouver face &agrave; cet homme. Je n&rsquo;ai pas r&eacute;sist&eacute; &agrave; ses &eacute;changes, mes pulsions avec le temps, elles ont pris le dessus.</p>

<p>Il ne correspond pas du tout &agrave; l&rsquo;image que je m&rsquo;&eacute;tais faite de lui, mais il y a quelque chose en lui qui m&rsquo;hypnotise. Je perds tout sentiment de r&eacute;volte, je subis.</p>

<p>Sa prestance et son charisme m&#39;impressionnent. Assis derri&egrave;re son bureau il m&rsquo;observe, je n&rsquo;ose croiser son regard, je ne sais que faire de mes mains. J&rsquo;ai un sentiment de culpabilit&eacute; et de fascination. Je ressens un profond malaise, doucement je perds le contr&ocirc;le de la situation.</p>

<p>Je ne veux pas l&rsquo;admettre, mais lui sait pourquoi je suis l&agrave; !!</p>

<p>Je me perds dans les m&eacute;andres de mon esprit, je m&rsquo;abandonne doucement &agrave; lui alors que je perds totalement le sens des r&eacute;alit&eacute;s, de mes convictions.</p>

<p>Telle une souris entre les pattes d&rsquo;un chat, je suis l&rsquo;objet de son jeu pervers, dont lui seul conna&icirc;t l&rsquo;issue fatale.</p>

<p>Il me demande d&rsquo;un ton autoritaire et sans appel : &lsquo;&rsquo;D&eacute;shabille-toi&rsquo;&rsquo; !!!!! Ne laissant aucune place &agrave; la contradiction.</p>

<p>Je reste immobile, r&eacute;alisant soudain que je ne suis plus dans le cocon familier de ma chambre devant mon &eacute;cran d&rsquo;ordinateur. Je suis face &agrave; la dure r&eacute;alit&eacute;, ce n&rsquo;est plus un jeu. Je suis face &agrave; mon pr&eacute;dateur. Je l&rsquo;observe m&eacute;dus&eacute;e. Je ne sais quelle d&eacute;cision prendre, m&rsquo;enfuir vue la prestance &agrave; laquelle il se d&eacute;place mes chances seraient d&eacute;risoires.</p>

<p>Il revient &agrave; la charge de fa&ccedil;on plus autoritaire.</p>

<p>&mdash; Je t&rsquo;ai demand&eacute; de te d&eacute;shabiller !!!!!!!</p>

<p>Surprise et terroris&eacute;e, je n&rsquo;ai d&rsquo;autre choix que de baisser les armes, de me r&eacute;signer, incapable de lui r&eacute;sister.</p>

<p>Je commence &agrave; enlever la parka et la pose sur la chaise qui se trouve &agrave; c&ocirc;t&eacute; de moi.</p>

<p>C&rsquo;est la premi&egrave;re fois que je me d&eacute;shabille devant un homme. Avec un sentiment de r&eacute;signation, les mains tremblantes, je commence &agrave; me d&eacute;v&ecirc;tir lentement. Mes gestes sont h&eacute;sitants, empreints d&rsquo;une certaine pudeur face &agrave; cet homme qui m&rsquo;observe.</p>

<p>Je retire mon pull, puis je d&eacute;boutonne avec pr&eacute;caution ma chemise, laissant peu &agrave; peu appara&icirc;tre la peau de mon torse. Une sensation de vuln&eacute;rabilit&eacute; m&rsquo;envahit &agrave; mesure que je me d&eacute;voile. Je pose le chemisier &eacute;galement sur dossier de la chaise.</p>

<p>Les doigts tremblants je d&eacute;fais les lacets de mes Converses, je ressens le contact froid du carrelage sous mes pieds. Je d&eacute;fais ma ceinture, je fais glisser mon jean le long de mes jambes, me retrouvant bient&ocirc;t en sous-v&ecirc;tements devant lui. Je ne peux m&rsquo;emp&ecirc;cher de croiser les bras sur ma poitrine, dans un geste instinctif de protection.</p>

<p>Il me d&eacute;tail de son regard froid assis confortablement derri&egrave;re son bureau. Malgr&eacute; mon malaise, il ne montre aucune compassion ou compr&eacute;hension. Au contraire, &agrave; son attitude, il doit se d&eacute;lecter d&rsquo;une jouissance perverse face &agrave; ma soumission.</p>

<p>Je suis l&agrave; immobile en soutien-gorge et petite culote de jeune fille, impudique devant ce moine, au milieu de ce bureau et toujours ce Christ avec son laurier qui m&rsquo;observe d&rsquo;un regard inquisiteur. Ma honte est &agrave; son comble. Doucement au fond de mon bas ventre, une douceur est en train de na&icirc;tre.</p>

<p>Je suis l&agrave;, j&rsquo;attends.&nbsp; Quoi ? je ne sais pas.</p>

<p>Voyant que je tarde &agrave; m&#39;ex&eacute;cuter, il me rappelle &agrave; l&#39;ordre d&#39;un ton sec et autoritaire.</p>

<p>&mdash; Je t&#39;ai demand&eacute; de te d&eacute;shabiller, c&rsquo;est enti&egrave;rement nue que je te veux !!!!!!! lance-t-il avec un ton qui ne souffre d&rsquo;aucune contradiction.</p>

<p>Avec toute l&rsquo;&eacute;nergie du d&eacute;sespoir je tante ma derni&egrave;re chance.</p>

<p>&mdash; Mais !!!!! Il ne me laisse pas le temps de terminer ma phrase.</p>

<p>Il se l&egrave;ve en furie de derri&egrave;re son bureau, de peur, j&rsquo;ai un mouvement de recul.</p>

<p>De sa taille imposante aur&eacute;ol&eacute;e de sa chasuble, son regard per&ccedil;ant me transperce, me glace d&#39;effroi. Son attitude dominatrice ne laisse aucune place &agrave; la n&eacute;gociation ou &agrave; la r&eacute;sistance de ma part.</p>

<p>Face &agrave; son insistance autoritaire, je comprends que je n&#39;ai d&#39;autre choix que de capituler.</p>

<p>En quelques mots, il me porte l&rsquo;estocade.</p>

<p>&mdash; TU LE SAIS POUQUOI TU ES ICI !!!!!!!!!</p>

<p>En une fraction de seconde, j&rsquo;ai compris la le&ccedil;on, c&rsquo;est le &quot;coup de gr&acirc;ce&quot;, brisant d&eacute;finitivement toute volont&eacute; de m&#39;opposer.</p>

<p>Terroris&eacute;e, je baisse les armes, n&#39;ayant d&#39;autre issue que de me soumettre &agrave; ses exigences.</p>

<p>Son ton et son regard ne me laissent aucune &eacute;chappatoire.</p>

<p>Ma gorge se noue, des sanglots commencent &agrave; remonter.</p>

<p>Avec des gestes tremblants, je porte les mains &agrave; l&#39;attache de mon soutien-gorge. Mes doigts h&eacute;sitent un instant, avant de le d&eacute;tacher lentement. Le v&ecirc;tement glisse le long de mes &eacute;paules, d&eacute;voilant progressivement la rondeur de mes seins nus face &agrave; son regard insistant. Une vague de pudeur et de vuln&eacute;rabilit&eacute; m&#39;envahit alors que je me retrouve ainsi expos&eacute;e devant lui. Malgr&eacute; mon malaise, je poursuis mon d&eacute;shabillage, faisant d&eacute;licatement glisser ma culotte le long de mes jambes. Je me tiens maintenant compl&egrave;tement nue, mon intimit&eacute; d&eacute;voil&eacute;e &agrave; ses yeux avides. Mon corps frissonne sous le regard de ce moine, tandis que je me sens de plus en plus soumise &agrave; son emprise. Je ne peux m&#39;emp&ecirc;cher de poser un bras sur ma poitrine, dans un geste instinctif de pudeur, une main sur mon pubis, mais cela ne fait que renforcer mon sentiment de vuln&eacute;rabilit&eacute; face &agrave; lui. J&#39;ai l&#39;impression d&#39;&ecirc;tre une proie face &agrave; son regard de pr&eacute;dateur, incapable de me soustraire &agrave; son emprise. Mon c&oelig;ur bat la chamade, tandis que je me r&eacute;signe &agrave; subir cette situation, n&#39;ayant d&#39;autre choix que de me soumettre &agrave; sa volont&eacute;.</p>

<p>Fr&egrave;re Thomas, m&rsquo;observe.</p>

<p>***</p>

<p>Le visage de B&eacute;rang&egrave;re est encadr&eacute; par une chevelure blonde, qui contraste avec ses yeux d&#39;un bleu limpide. Cette combinaison de couleurs lui conf&egrave;re une beaut&eacute; douce et ang&eacute;lique. Ses traits fins et d&eacute;licats lui donnent un c&ocirc;t&eacute; femme-enfant qui accentue sa fragilit&eacute; et son innocence. Ses grands yeux bleus refl&egrave;tent une certaine na&iuml;vet&eacute;. Sa bouche aux l&egrave;vres pleines semble h&eacute;siter entre l&#39;expression de la peur et celle du d&eacute;sir naissant. Fr&egrave;re Thomas d&eacute;c&egrave;le une certaine vuln&eacute;rabilit&eacute; dont il se d&eacute;lecte, mais aussi une sensualit&eacute; encore contenue. Son front lisse et son nez fin ach&egrave;vent de dessiner les lignes harmonieuses de son visage, lui conf&eacute;rant une beaut&eacute; pure et presque &eacute;th&eacute;r&eacute;e. Cette apparence juv&eacute;nile et d&eacute;licate tranche avec la situation dans laquelle elle est plong&eacute;e face &agrave; Fr&egrave;re Thomas, renfor&ccedil;ant son sentiment de fragilit&eacute;. Son visage refl&egrave;te ainsi un m&eacute;lange de candeur et de sensualit&eacute; naissante, accentuant son aura de vuln&eacute;rabilit&eacute; et de soumission.</p>

<p>Fr&egrave;re Thomas croise les yeux bleus limpides de B&eacute;rang&egrave;re, ils refl&egrave;tent une profonde appr&eacute;hension tandis qu&rsquo;elle se trouve nue devant lui.</p>

<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Sa silhouette &eacute;lanc&eacute;e, d&rsquo;environ un m&egrave;tre soixante-dix, se d&eacute;voile dans toute sa fragilit&eacute;. Ses seins ronds et fermes se soul&egrave;vent au rythme de sa respiration saccad&eacute;e, ses t&eacute;tons ros&eacute;s pointant l&eacute;g&egrave;rement. Sa peau laiteuse frissonne sous le regard insistant de Fr&egrave;re Thomas, r&eacute;v&eacute;lant la d&eacute;licatesse de ses courbes. Sa taille fine se courbe gracieusement avant de s&#39;&eacute;largir sur des hanches g&eacute;n&eacute;reuses. Ses longues jambes fusel&eacute;es se terminent par des pieds d&eacute;licats, achevant de dessiner les lignes harmonieuses de son corps de jeune femme. Une l&eacute;g&egrave;re toison blonde dissimule &agrave; peine son intimit&eacute;, ajoutant &agrave; sa vuln&eacute;rabilit&eacute; face &agrave; lui.</p>

<p>Malgr&eacute; sa pudeur &eacute;vidente B&eacute;rang&egrave;re se tient l&agrave;, offerte incapable de dissimuler davantage sa nudit&eacute;.</p>

<p>***</p>

<p>Il prend son temps, m&#39;observe avec attention. Puis, il revient &agrave; la charge, d&#39;un ton autoritaire.</p>

<p>&mdash; Tes bagues et bracelets, tu les retires, tu les poses sur le bureau !!!!</p>

<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Je suis surprise par cette exigence, mais j&#39;ob&eacute;is docilement, retirant mes bijoux pour les d&eacute;poser sur le meuble comme il me l&#39;a ordonn&eacute;.</p>

<p>&mdash; Ta cha&icirc;ne aussi !!!! ajoute-t-il en la d&eacute;signant d&#39;un doigt autoritaire.</p>

<p>Un moment de stupeur me saisit alors. Cette cha&icirc;ne avec la m&eacute;daille de la Vierge m&#39;a &eacute;t&eacute; offerte le jour de ma premi&egrave;re communion par mes parents, je ne la quitte jamais. Elle a une grande valeur sentimentale &agrave; mes yeux. Malgr&eacute; mon h&eacute;sitation, je porte les mains derri&egrave;re ma nuque pour la d&eacute;tacher. Poitrine offerte, je la retire avec lenteur, avant de la poser sur le bureau, rejoignant mes autres bijoux. Un sentiment profond d&#39;abandon m&#39;envahit alors. Retirer cette cha&icirc;ne, c&#39;est comme perdre une part de mes valeurs, de mon identit&eacute;, de ma foi. Je me sens d&eacute;poss&eacute;d&eacute;e, vuln&eacute;rable face &agrave; son exigence.</p>

<p>Je ressens de sa part aucune compassion. Il maintient son attitude autoritaire et inflexible. Il semble tirer une forme de satisfaction de me voir me soumettre &agrave; ses ordres, malgr&eacute; mon trouble &eacute;vident.</p>

<p>Son regard pos&eacute; sur moi, face &agrave; lui, je suis perdue. Si un malheur m&#39;arrivait, personne ne saurait o&ugrave; je me trouve.</p>

<p>Il revient &agrave; la charge</p>

<p>&mdash; Tes mains sur la t&ecirc;te !!!!!!</p>

<p>&mdash;&nbsp;Comme un pantin, je lui ob&eacute;is docilement. C&#39;est lui d&eacute;sormais qui tire les ficelles.</p>

<p>Il s&#39;approche de moi, ma poitrine lui est offerte, palpitante d&#39;appr&eacute;hension. Je n&#39;ose croiser son regard, car jamais un homme auparavant ne m&#39;a touch&eacute;e de fa&ccedil;on aussi intime. Je sens ses mains se rapprocher, jusqu&#39;&agrave; saisir fermement mes seins. &Agrave; ce contact &agrave; la fois ferme et doux, tout semble exploser dans ma t&ecirc;te en un instant. Mes valeurs, mes tabous, tout vole en &eacute;clats. C&#39;est mon corps qui d&eacute;cide &agrave; ma place, je perds le contr&ocirc;le. Je n&#39;ai plus de volont&eacute; propre, c&#39;est mon corps &agrave; pr&eacute;sent qui m&egrave;ne la danse.</p>

<p>Cette d&eacute;couverte de ma sensualit&eacute; et de l&#39;&eacute;veil de mon d&eacute;sir me d&eacute;stabilise. Je me sens envahie par des &eacute;motions contradictoires, &agrave; la fois g&ecirc;n&eacute;e et curieuse, effray&eacute;e et fascin&eacute;e par ces nouvelles sensations.</p>

<p>Lorsqu&#39;il caresse d&eacute;licatement mes t&eacute;tons, je les sens s&#39;&eacute;veiller, se durcir sous ses doigts.</p>

<p>Je ressens une mont&eacute;e progressive du d&eacute;sir, comme si mon corps tout entier &eacute;tait en train de fondre sous ses caresses expertes. A chaque effleurement de ses doigts cela &eacute;veille en moi une excitation de plus en plus grandissante.</p>

<p>Doucement, avec volupt&eacute;, je m&#39;abandonne &agrave; ses caresses.</p>

<p>Mais d&egrave;s que je me laisse aller, il me le fait payer cher. D&#39;un geste brusque, il saisit le bout de mes t&eacute;tons entre ses doigts, les pince violemment, les tire vers le haut. Une vive douleur me traverse, par r&eacute;flexe, je cherche &agrave; prot&eacute;ger mes seins de mes mains.</p>

<p>&mdash; Tes mains sur la t&ecirc;te !!!! Me rappelle-t-il avec violence, tout en serrant mes t&eacute;tons plus fort et en accentuant la traction vers le haut. Soumise, j&#39;ob&eacute;is, remettant mes mains sur la t&ecirc;te. Je grimace de douleur, essayant en vain de soulager cette traction en me hissant sur la pointe des pieds. Il joue avec mes seins, alternant les tractions douloureuses et les caresses de plaisir.</p>

<p>Je suis compl&egrave;tement perdue, ballott&eacute;e entre ma souffrance et ma sensualit&eacute;, ne sachant plus o&ugrave; donner de la t&ecirc;te.</p>

<p>Je me retrouve prise dans un jeu de domination ou la douleur et le plaisir se m&eacute;langent me laissant dans un &eacute;tat de confusion et de soumission.</p>

<p>Abandonnant mes seins, sa main glisse lentement sur mon ventre, poursuivant sa descente vers mon pubis. Bien que je sois apeur&eacute;e, redoute ce contact, mon corps semble le r&eacute;clamer avec ardeur. Sa main s&#39;enfouit dans ma toison pubienne, elle enveloppe d&eacute;licatement ma vulve. Ses doigts s&#39;insinuent entre mes grandes et petites l&egrave;vres, cherche &agrave; d&eacute;busquer mon clitoris. Bien que cette main autoritaire me terrorise, je ne peux le nier elle d&eacute;cuple mon plaisir au centuple. Lorsque je me caresse moi-m&ecirc;me, j&#39;&eacute;prouve du plaisir, mais cette caresse experte semble le d&eacute;multiplier, me laisse dans l&#39;incertitude de ma r&eacute;action. Je suis partag&eacute;e entre la peur et l&#39;excitation, mon corps r&eacute;agit avec une sensualit&eacute; que je ne me connaissais pas. Je me sens submerg&eacute;e par ces sensations nouvelles, ne sachant comment y faire face.</p>

<p>Ses doigts caressent d&eacute;licatement mon clitoris, envoyant une d&eacute;charge de pur plaisir &agrave; travers tout mon corps. Mains sur la t&ecirc;te comme il me l&#39;a ordonn&eacute;, j&#39;ai du mal &agrave; garder l&#39;&eacute;quilibre, tant les sensations m&#39;enveloppent.</p>

<p>&mdash; Tiens-toi droite !!!!&quot; me rappelle-t-il d&#39;un ton autoritaire.</p>

<p>Je reprends la position, compl&egrave;tement submerg&eacute;e par les m&eacute;andres du plaisir qui m&#39;emportent dans un flot tumultueux. Il joue avec mon clitoris, le faisant rouler entre ses doigts experts. Je plonge mon regard bleu dans ses yeux sombres, je suis &eacute;gar&eacute;e, ne pouvant que lui implorer d&#39;accepter mon pardon, de ne pas m&#39;abandonner ainsi. Mais il n&#39;en a que faire, il continue de jongler avec mon plaisir. D&egrave;s que je m&#39;affaisse sous l&#39;effet du plaisir, il rel&acirc;che son &eacute;treinte, me for&ccedil;e &agrave; reprendre pied tant bien que mal. Je suis compl&egrave;tement submerg&eacute;e, incapable de r&eacute;sister &agrave; cette vague de jouissance qui me submerge. Son contr&ocirc;le absolu sur mon corps et mes r&eacute;actions me laisse dans un &eacute;tat de confusion et de vuln&eacute;rabilit&eacute; totale.</p>

<p>Hors du temps, je suis emport&eacute;e dans un tourbillon de plaisir, comme un ressac qui ne cesse de me submerger. Doucement je me noie, je perds pied, happ&eacute;e par un flot continue de sensations agr&eacute;ables.</p>

<p>Il me rappel &agrave; l&rsquo;ordre d&rsquo;une voix dure</p>

<p>&mdash; Tiens toi droite !!!!!</p>

<p>J&rsquo;ob&eacute;is, compl&egrave;tement sonn&eacute;e, je suis dans un nuage de coton mais jambes chancellent</p>

<p>Ses doigts caressent mon clitoris, mon corps est travers&eacute; par une d&eacute;charge de plaisir. Les mains sur la t&ecirc;te, j&rsquo;ai du mal &agrave; maintenir sur mes jambes, elles fl&eacute;chissent, il me rappelle &agrave; l&rsquo;ordre de son ton autoritaire.</p>

<p>&mdash; Tien toi droite !!!!!</p>

<p>Je reprends la position, je suis perdu dans les m&eacute;andres du plaisir, celui-ci m&rsquo;emporte dans un flot tumultueux. Il joue avec mon clitoris, il le fait rouler entre ses doigts. De mes yeux bleus, je croise encore son regard noir, j&rsquo;ai perdu mon &acirc;me, je lui implore &agrave; nouveau d&rsquo;accepter son pardon de m&rsquo;abandonner ainsi.</p>

<p>Mais il en n&rsquo;a cure, il continue de jongler avec mon plaisir, d&egrave;s que je m&rsquo;affaisse, il rel&acirc;che son &eacute;treinte. Et moi comme un pantin j&rsquo;en redemande. Je n&rsquo;ai plus de morale.</p>

<p>Il recommence &agrave; jouer avec mon plaisir, intensifiant ses caresses. Je me sens prise au pi&egrave;ge, incapable de r&eacute;sister &agrave; l&#39;orgasme qui approche.</p>

<p>Depuis le plus profond de mon &ecirc;tre, une vague de sensations d&eacute;vastatrices d&eacute;ferle &agrave; travers mon corps, tel un tsunami.</p>

<p>Je ne tiens plus sur mes jambes. Je m&rsquo;effondre au sol, il ne me l&acirc;che pas. Il tient ma vulve &agrave; pleine main. Il fait rouler mon clitoris entre mes l&egrave;vres. L&rsquo;orgasme ne s&rsquo;arr&ecirc;te pas.</p>

<p>Il l&rsquo;entretien, je serre les cuisses pour garder sa main en moi.</p>

<p>&mdash; Je suis ton ma&icirc;tre !!!!</p>

<p>&mdash; Oui, vous &ecirc;tes mon ma&icirc;tre !!!!</p>

<p>&mdash; Tu es ma soumise, mon esclave !!!!</p>

<p>&mdash; Oui je suis votre soumise, votre esclave !!!</p>

<p>&mdash; Tu es ma chienne !!!!</p>

<p>&mdash; Oui je suis votre chienne !!!!!!</p>

<p>J&rsquo;accepte tout, m&ecirc;me le plus abjecte, ces paroles ne font qu&rsquo;amplifier mon orgasme, il me lamine je ne suis plus rien, j&rsquo;explose comme un big-bang int&eacute;rieur, je me volatilise, je n&rsquo;existe plus !!!!</p>

<p>Il me l&acirc;che, doucement l&rsquo;orgasme me quitte en douceur, couch&eacute;e sur le sol en chien de fusil, je reprends doucement mes esprits. Il me tend la main, avec d&eacute;votion, je me mets &agrave; l&eacute;cher ses doigts recouverts de mon essence intime. Un sentiment de pl&eacute;nitude m&#39;envahit.</p>

<p>J&#39;ai compris, au plus profond de mon &ecirc;tre, que mon seul but d&eacute;sormais sera de retrouver la force et l&#39;intensit&eacute; de cet orgasme, quoi qu&#39;il m&#39;en co&ucirc;te.</p>

<p>Un rempart vient de s&rsquo;effondrer, je suis pr&ecirc;te &agrave; trahir toutes mes valeurs, mes tabous pour ce plaisir.</p>

<p>Je suis allong&eacute;e au sol, dans l&#39;attente, n&#39;osant sortir de mon univers de jouissance et de bonheur. Apr&egrave;s quelques minutes, un ordre fuse soudain :</p>

<p>&mdash; Remets-toi debout, mains sur la t&ecirc;te !!!! dompt&eacute;e, je m&#39;ex&eacute;cute docilement, me positionnant face au bureau.</p>

<p>Je le vois alors sortir du tiroir une poche en toile de jute. Il la pose sur le meuble, le bruit &eacute;voque celui de pi&egrave;ces m&eacute;talliques &agrave; l&#39;int&eacute;rieur.</p>

<p>Il plonge sa main dans le sac en toile, il sort &agrave; ma grande surprise un collier de m&eacute;tal, tel un symbole d&#39;esclavage.</p>

<p>&mdash; Rel&egrave;ve ta chevelure et d&eacute;gage ta nuque.&nbsp; M&#39;ordonne-t-il.</p>

<p>J&#39;ob&eacute;is docilement, offrant ma nuque d&eacute;couverte. A ma grande surprise je ressens un d&eacute;licieux sentiment de soumission m&#39;envahir, je m&#39;abandonne compl&egrave;tement &agrave; cet homme, &agrave; sa volont&eacute;.</p>

<p>Il ouvre le collier et le passe autour de mon cou. Je sens le contact froid du m&eacute;tal, le poids de cette servitude qui s&#39;abat sur moi.</p>

<p>Il referme le collier sur mon cou avec une sorte de clef, j&rsquo;entends le clic de la serrure qui confirme mon asservissement.</p>

<p>Pendant quelque seconde j&rsquo;ai un sursaut de r&eacute;alisme cela provoque en moi un profond malaise spirituel et psychologique le contraire de mes valeurs chr&eacute;tienne, mais mon choix est fait le d&eacute;sire de me soumettre et le plus fort, j&rsquo;accepte avec d&eacute;lice le port de ce collier.</p>

<p>Je fais le grand saut de l&rsquo;ange, je plonge avec bonheur dans les t&eacute;n&egrave;bres de l&rsquo;enfer.</p>

<p>Il me pose &eacute;galement des bracelets aux poignets et aux chevilles.</p>

<p>A mon grand &eacute;tonnement, j&rsquo;ai comme un ressentiment de fiert&eacute;, un sentiment de libert&eacute;, mon corps est libre de vivre ses propres d&eacute;sirs comme il le souhaite. Je me sens lib&eacute;r&eacute;e du carcan religieux.</p>

<p>&mdash; Mets-toi genoux !!!!</p>

<p>Je m&rsquo;ex&eacute;cute et je m&rsquo;agenouille &agrave; ses pieds.</p>

<p>Il me tend son pied chauss&eacute; de sa sandale biblique.</p>

<p>Je me prosterne humblement, je prends d&eacute;licatement son pied entre mes mains. Je me mets &agrave; le l&eacute;cher avec d&eacute;votion, je r&eacute;alise que plus rien ne m&#39;appartient d&eacute;sormais. Je suis enti&egrave;rement vou&eacute;e &agrave; cet homme, je suis pr&ecirc;te &agrave; me dissoudre dans le sol.</p>

<p>Soudain, je sens la pression d&rsquo;une pique sur ma nuque. Il me force alors &agrave; rester prostr&eacute;e &agrave; ses pieds, une sensation de soumission totale m&#39;enveloppe.</p>

<p>Je reste l&agrave; immobile dans toute ma nudit&eacute;, une joue pos&eacute;e sur ses pieds, je suis heureuse et sereine de lui offrir ma soumission.</p>

<p>&mdash; Debout, mains sur la t&ecirc;te !!!! Ordonne-t-il soudain.</p>

<p>J&#39;ob&eacute;is aussit&ocirc;t, prenant la position exig&eacute;e. C&#39;est alors que je d&eacute;couvre qu&#39;il tient dans sa main une sorte de baguette fine et souple, dont je sentais la pointe sur ma nuque.</p>

<p>&mdash; T&ecirc;te droite ! m&#39;intime-t-il. Je sens la baguette glisser sous mon menton pour redresser ma posture.</p>

<p>Soudain, la baguette s&#39;abat avec force sur ma poitrine, provoquant une vive douleur, comme une lame de rasoir. &quot;</p>

<p>&mdash; AAA&Iuml;&Iuml;&Iuml;E !!!! je m&#39;exclame,</p>

<p>Je reculant par r&eacute;flexe pour &eacute;viter un nouveau coup.</p>

<p>&mdash; Reviens ici, &agrave; mes pieds !!!! me menace-t-il, brandissant sa baguette.</p>

<p>Apeur&eacute;e, je m&#39;ex&eacute;cute.</p>

<p>Je r&eacute;alise alors avec effroi une compagne de ma soumission, que j&rsquo;avais oubli&eacute;, celle de la douleur&nbsp;!!!!</p>

<p>Je d&eacute;c&egrave;le dans son regard et sur ses l&egrave;vres une expression empreinte de sadisme, trahissant son plaisir &agrave; me voir souffrir.</p>

<p>Je vois arriver un second coup de baguette, cette fois sur mon ventre. Je contracte instinctivement mes abdominaux pour tenter d&#39;encaisser le choc. Mais la douleur est vive, telle une lame de rasoir qui me cisaille l&#39;estomac.</p>

<p>&mdash; AAAAARGH !!!!! Je hurle submerg&eacute;e par la souffrance.</p>

<p>&mdash; Rentre le ventre !!!!! m&rsquo;ordonne-t-il.</p>

<p>Malgr&eacute; la douleur lancinante, je m&#39;efforce d&#39;ob&eacute;ir, sentant les sanglots monter dans ma gorge.</p>

<p>Je suis perdu dans mes contradictions, m&rsquo;infliger de la douleur, je l&rsquo;acceptais, mais la subir me fait peur.</p>

<p>Celle-l&agrave;, je ne l&rsquo;ai pas vu venir, un coup de baguette plus fort et bien plaqu&eacute;e sur mes cuisses me rappelle &agrave; l&rsquo;ordre. La douleur est cuisante.</p>

<p>&mdash; Tes cuisses &eacute;cart&eacute;e !!!!! Me demande-t-il d&rsquo;un ton dur.</p>

<p>J&rsquo;ob&eacute;is, de mes yeux bleus je lui implore un peu de cl&eacute;mence.</p>

<p>&mdash; Parfait c&rsquo;est la position que tu devras avoir chaque fois que l&rsquo;on te demande d&rsquo;avoir les mains sur la t&ecirc;te.</p>

<p>&mdash; Oui ma&icirc;tre !!!! apeur&eacute; je lui r&eacute;ponds.</p>

<p>Dans ma t&ecirc;te dans un m&eacute;lange d&rsquo;&eacute;motion contradictoire tout s&rsquo;entrechoque, le plaisir de ma soumission et cette douleur, dans quel enfer veut-il m&rsquo;amener&nbsp;?</p>

<p>Je le vois prendre un morceau de papier sur le bureau, il d&eacute;gage mon front, il le plaque sur mon front, et appuis fermement je sens plusieurs fois la pression de ses doigts sur mon cr&acirc;ne et il retire le papier.</p>

<p>Je me demande ce qu&rsquo;il peut bien y avoir sur ce papier.</p>

<p>&mdash; Voil&agrave;, maintenant tu n&rsquo;es plus B&eacute;rang&egrave;re, tu es le num&eacute;ro 27 !!!!!! Retiens bien ce num&eacute;ro !!!!</p>

<p>Quand il m&rsquo;annonce ce nombre &eacute;crit sur mon front, j&rsquo;ai comme un sentiment d&rsquo;&ecirc;tre d&eacute;pouill&eacute;e de mon individualit&eacute; d&rsquo;&ecirc;tre r&eacute;duite &agrave; un simple num&eacute;ro qui me d&eacute;shumanise.</p>

<p>Cela suscite chez moi un sentiment d&rsquo;isolement, de s&eacute;questration, d&rsquo;inqui&eacute;tude et d&rsquo;incertitude sur ce qui m&rsquo;attend pour la semaine avenir.</p>

<p>&mdash; Tourne toi, tu poses tes mes mains sur tes chevilles !!!!!!</p>

<p>Je le regarde, les mains toujours sur la t&ecirc;te, &eacute;bahie et je ne comprends pas ce qu&rsquo;il veut.</p>

<p>Je me prends un violent coup de baguette sur les cuisses</p>

<p>&mdash; AAAAARGH !!!!!</p>

<p>&mdash; Je t&rsquo;ai dit de tourner et de poser tes mains sur les chevilles !!!!</p>

<p>Je r&eacute;alise l&#39;&eacute;tendue de ma d&eacute;gradation, je m&#39;incline, le visage br&ucirc;lant de honte, exposant &agrave; son regard les zones les plus intimes de mon intimit&eacute;.</p>

<p>Comment ai-je pu me r&eacute;soudre &agrave; une telle soumission, moi qui ai suivi avec assiduit&eacute; l&#39;enseignement du cat&eacute;chisme&nbsp;? Jamais je n&#39;aurais cru me retrouver un jour dans une position si crue et offerte, face &agrave; un homme d&#39;&Eacute;glise.</p>

<p>Je suis au plus profond de mon humiliation, je lutte mais mon corps aime &ccedil;a, pour moi la partie est perdue d&rsquo;avance. Mon corps attend cette main qui viendra fouiller mon intimit&eacute;.</p>

<p>J&rsquo;attends, il ne se passe rien, il doit se repa&icirc;tre du spectacle que je lui offre.</p>

<p>Une douleur violente et cuisante vient me cisailler mon entre jambe, je ne l&rsquo;attendais vraiment pas celle-l&agrave;. De douleur, les larmes aux yeux je me rel&egrave;ve, prot&egrave;ge mon sexe de mes mains.</p>

<p>Je le regarde surprise des larmes coule long de mes joues.</p>

<p>&mdash; Tes mains sur la t&ecirc;te, num&eacute;ro 27, tu as pris du plaisir. Ici rien n&rsquo;est gratuit ici en retour il va falloir en payer le prix fort.</p>

<p>Une peur m&#39;envahit.</p>

<p>Je croise son regard, qui laisse transpara&icirc;tre de la m&eacute;chancet&eacute;, de la cruaut&eacute;, un plaisir malsain &agrave; me faire souffrir.</p>

<p>Je me demande o&ugrave; je me suis fourvoy&eacute;, que vais-je subir.</p>

<p>Il me passe une cha&icirc;ne &agrave; mon collier et avec mes bracelets, me lie les mains dans le dos.</p>

<p>Il donne un coup de t&eacute;l&eacute;phone.</p>

<p>&mdash; Nous arrivons !</p>

<p>J&rsquo;en conclus que des personnes m&rsquo;attendent. Que va-t-il m&rsquo;arriver ?</p>

<p>Il tire sur ma chaine, nous sortons de son bureau, il m&rsquo;entraine dans un d&eacute;dale de couloir.</p>

<p>J&rsquo;ai toujours du mal &agrave; le suivre. La cha&icirc;ne se tend, le collier me cisaille la nuque. Il en n&rsquo;a cure, de l&rsquo;autre main il tient cette baguette qui me fait peur.</p>

<p>Je sens la fra&icirc;cheur du sol sous mes pieds nus, le vent frais caresse ma nudit&eacute;, tandis que mes seins tressautent au rythme de mes pas.</p>

<p>Il ouvre une porte, et me force &agrave; le suivre.</p>

<p>L&rsquo;endroit ressemble &agrave; une vaste chapelle, mais la faible luminosit&eacute; rend difficile d&eacute;finir la limite entre la nef et le ch&oelig;ur.</p>

<p>Deux moines nous attendent et me placent au centre du c&oelig;ur qui domine la nef. J&rsquo;ai le sentiment, l&agrave; nue, avec mon num&eacute;ro sur le front devant ces deux moines d&rsquo;&ecirc;tre fautive.</p>

<p>Ils m&rsquo;observent de leurs yeux suspicieux.</p>

<p>Les mains attach&eacute;es dans le dos, je ne peux cacher ma nudit&eacute;.</p>

<p>Un des moines s&rsquo;adresse &agrave; fr&egrave;re Thomas, m&rsquo;ignorant totalement.</p>

<p>&mdash; On lui attache les mains devant ?</p>

<p>&mdash; Oui parfait.</p>

<p>Je me laisse faire pr&ecirc;te &agrave; subir mon calvaire.</p>

<p>Ils font descendre une corde du plafond. Je les observe incr&eacute;dule.</p>

<p>Ils attachent cette corde &agrave; mes bracelets et commencent tous les deux &agrave; tirer sur la corde avec &eacute;nergie. Je ne peux emp&ecirc;cher cette traction, mes bras remontent au-dessus ma t&ecirc;te.</p>

<p>Que vont-ils me faire subir ?</p>

<p>De par leurs gestes et leur regard, ils n&#39;ont aucune compassion pour moi.</p>

<p>Je commence &agrave; sentir la traction sur mes articulations.</p>

<p>&mdash; Piti&eacute; ne fait pas de mal !!!!!</p>

<p>Ils ne se soucient gu&egrave;re de mes plaintes. Je sens les secousses des tractions &agrave; travers mon corps, les menottes &agrave; mes poignets me font souffrir. Mes pieds ne touchent plus le sol. Leurs robes de bure brune se balancent comme s&#39;ils sonnaient les cloches de l&#39;ang&eacute;lus.</p>

<p>J&#39;ai le sentiment de me comporter comme une martyre dans ma plus simple nudit&eacute;, je pends au bout de cette corde, je me laisse aller, j&rsquo;ai la sensation sournoise de leur offrir ma souffrance.</p>

<p>R&eacute;sign&eacute;e, je m&rsquo;abandonne &agrave; mes bourreaux.</p>

<p>Quelque chose roule dans mon dos, les deux moines &eacute;cartent mes jambes. Cette chose se positionne sous mon entrecuisse. Je baisse la t&ecirc;te, ma surprise est grande quand je vois un cheval d&rsquo;ar&ccedil;on cubique mais positionn&eacute; sur l&rsquo;angle.</p>

<p>Le moine rel&acirc;che la corde et mon intimit&eacute; vient se fendre sur cette ar&ecirc;te.</p>

<p>La douleur se r&eacute;pand dans mon bas ventre, je grimace de douleur.</p>

<p>Chaque moine remonte mes chevilles en arri&egrave;re et les fixent, je peux plus d&eacute;plier mes jambes.</p>

<p>Ma douleur et plus grande c&rsquo;est une torture. Tout le poids de mon corps est sur cette ar&ecirc;te.&nbsp; J&rsquo;ai l&rsquo;impression que mon corps va se fendre en deux. Des larmes coulent le long de mes joues.</p>

<p>&mdash; AAAAARGH !!!!!</p>

<p>Il me laisse l&agrave; seul, sans s&#39;int&eacute;resser &agrave; mes plaintes, supplici&eacute;e au c&oelig;ur de cette chapelle.</p>

<p>La chapelle s&rsquo;&eacute;claire en totalit&eacute;, et je d&eacute;couvre devant moi de longues tables des bancs, et sur les tables des couverts. En d&eacute;finitive c&rsquo;est le r&eacute;fectoire.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>J&rsquo;essaie de prendre appui sur mes chevilles pour soulager mon entre-jambe. Mais les crampes dans mes cuisses arrivent vite. De l&rsquo;autre c&ocirc;t&eacute;, je tire avec mes mains sur la corde pour me soulever, mais c&rsquo;est mes bras qui finissent par me l&acirc;cher ? Je souffre le martyre, mes poignets sont douloureux par le m&eacute;tal qui les cisaille. Je suis en enfer, je subis ma torture avec abn&eacute;gation.</p>

<p>Je puise dans mes forces int&eacute;rieures pour continuer &agrave; supporter cette douleur lancinante.</p>

<p>Personne de ma famille, de mes amis, n&rsquo;a connaissance du lieu o&ugrave; je me trouve, ni les &eacute;preuves que je traverse. Je suis seule face &agrave; ma souffrance.</p>

<p>Dans un &eacute;lan de lucidit&eacute;, je m&#39;imagine la r&eacute;action de ma m&egrave;re si elle me d&eacute;couvrait dans cette posture, nue et soumise &agrave; cette torture. Loin de la honte, j&#39;en serais fi&egrave;re. Je la d&eacute;fierais du regard, car je suis vivante et d&eacute;termin&eacute;e &agrave; vivre jusqu&#39;au bout mes d&eacute;sirs, mes pulsions.</p>

<p>Dans les m&eacute;andres de ma solitude, ma r&eacute;silience ne fait que s&rsquo;amplifier face &agrave; cette adversit&eacute; qui m&rsquo;accable.</p>

<p>Il y encore trois heures, jamais je n&rsquo;aurais imagin&eacute; subir un tel supplice et en n&rsquo;&ecirc;tre le sujet de ce spectacle.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Les moines entrent dans la pi&egrave;ce en discutant entre eux, plaisantent, ils s&#39;installent &agrave; leur table, indiff&eacute;rents &agrave; mon supplice, &agrave; ma souffrance. &Agrave; travers mes larmes et la douleur de plus en plus vive dans le bas de mon ventre. Je remarque avec surprise la pr&eacute;sence de plusieurs femmes nues, avec un num&eacute;ro inscrit sur le front, un collier et des bracelets. Je comprends leurs r&ocirc;les, elles servent le repas aux moines.</p>

<p>Je remarque &agrave; table la pr&eacute;sence du fr&egrave;re Thomas, de ses deux assistants, et &eacute;galement du fr&egrave;re qui m&rsquo;a accueilli.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Une femme nue devant un pupitre lit &agrave; voix haute plusieurs chapitre de la bible pendant qu&rsquo;ils prennent leur repas.</p>

<p>Je me demande dans quelle bacchanale je me suis fourvoy&eacute;e.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>A suivre peut-&ecirc;tre. 😉</p>]]></description>
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			<pubDate>Sun, 14 Jul 2024 13:19:06 +0000</pubDate>
			<dc:creator>julesverne</dc:creator>
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			<title><![CDATA[julesverne a répondu à la discussion "Comment utiliser la Messagerie/Tchat" de Modération.]]></title>
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			<pubDate>Wed, 26 Jun 2024 13:39:38 +0000</pubDate>
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			<title><![CDATA[julesverne a répondu à la discussion "Comment utiliser la Messagerie/Tchat" de Modération.]]></title>
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			<pubDate>Tue, 25 Jun 2024 15:29:57 +0000</pubDate>
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			<title><![CDATA[julesverne a répondu à la discussion "Comment utiliser la Messagerie/Tchat" de Modération.]]></title>
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			<pubDate>Mon, 24 Jun 2024 21:26:06 +0000</pubDate>
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			<title>lea est maintenant ami(e)  avec julesverne</title>
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			<pubDate>Sun, 23 Jul 2023 16:43:29 +0000</pubDate>
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			<title>TrashyGirlSlave est maintenant ami(e)  avec julesverne</title>
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			<pubDate>Mon, 19 Jun 2023 06:50:39 +0000</pubDate>
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			<title>julesverne a mis a jour son propre profil.</title>
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			<pubDate>Wed, 14 Jun 2023 07:41:41 +0000</pubDate>
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			<title>Lexa est maintenant ami(e)  avec julesverne</title>
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			<pubDate>Wed, 14 Jun 2023 07:40:52 +0000</pubDate>
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			<pubDate>Thu, 11 May 2023 06:54:40 +0000</pubDate>
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			<title>julesverne a mis a jour sa propre photo de profil.</title>
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			<pubDate>Sun, 19 Mar 2023 13:10:09 +0000</pubDate>
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			<title>julesverne a mis à jour sa photo de couverture.</title>
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			<pubDate>Sun, 19 Mar 2023 13:02:19 +0000</pubDate>
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			<title>mia michael est maintenant ami(e)  avec julesverne</title>
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			<pubDate>Mon, 13 Mar 2023 20:17:24 +0000</pubDate>
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