22/08/2017 Par :
Auteur : Site : http://urbania.ca/ Maxine est la détenue et moi, le gardien. Pour varier les plaisirs, je joue trois personnages : deux gardiens aux caractères fort différents — l’un enclin à l’autorité, l’autre à la perversion — et un bourreau impitoyable. Nous disposons de 72 heures pour jouer, ce qui est énorme à comparer à nos séances habituelles. Maxine a droit à un carnet de détention, où il lui est permis de noter les faits saillants de son séjour. Certains extraits seront retranscrits ici afin de montrer les deux côtés des barreaux. Un jeu d’une telle intensité ne se prépare pas en criant «aoutch». Maxine et moi vivons une relation sadomasochiste depuis quelques années déjà. Au fil du temps, nous avons appris à connaître nos limites, et surtout, nos envies. Je possède d’ailleurs une liste explicite des goûts particuliers de ma p’tite bête. Malgré le fait que nous soyons follement amoureux l’un de l’autre, notre amour ne suffit pas pour s’adonner à ces jeux. À la base de toute relation BDSM (Bondage, Discipline, Sadisme et Masochisme), il y a le Respect et la Confiance, et il y a le sacro-saint mantra des kinksters : Safe, Sane & Consensual. Sans ces valeurs et ces préceptes essentiels, il n’existe pas de relation BDSM, et là, on peut parler d’abus et de violence conjugale. Ceci étant dit, place au jeu. C’est avec ces mots que s’ouvre le carnet de FC666, la prisonnière qui vient d’être admise au pénitencier pour femmes de Matha. Ces quelques syllabes écrites dans l’urgence établissent clairement la nature du personnage et son état d’esprit : désespéré et effrayé, mais muni d’un caractère effronté qu’il faudra casser. Il est vingt-deux heures, jeudi le premier janvier deux mille neuf. Je l’accueille, je suis un gardien colosse, bête comme ses pieds, du type avec qui il ne faut pas déconner au risque de le payer cher, très cher. De plus, la détenue est incarcérée pour prostitution et j’ai horreur des putes. Inscription au registre, attribution du numéro d’écrou, douche, remise de l’uniforme carcéral, lecture des règlements de l’établissement et finalement, la cellule. La minuscule pièce fait quatre pieds par cinq et son plafond est d’une hauteur de six pieds. Pour seul mobilier, un matelas qui fait à peine la largeur de la cellule est posé directement sur le ciment. Une couverture de laine, un coussin, un pot de chambre et un rouleau de papier-cul complète la liste de ses possessions. Maxine ne s’en rend pas encore tout à fait compte, mais ces biens, aussi commun soient-ils, lui deviendront précieux — au-delà de l’essentiel —, de vrais trésors. Je referme la porte. Je la cadenasse. Clic! Je m’ouvre une bière et je vais me brancher au site FetLife* pour aller bloguer l’admission de FC666. La prisonnière est laissée à elle-même pendant près d’une heure, puis je la visite brièvement. Autour de minuit, je soumets FC666 à un blowjob particulièrement visqueux, puis je la laisse dormir quelques heures. La journée du lendemain est marquée par la visite du bourreau : tortures diverses et viol sordide sont au programme. Les longues heures d’isolement commencent à affecter la prisonnière, elle se met à espérer les visites de ses tortionnaires, elle se rend de plus en plus compte de ce qu’implique la privation de liberté dûe à son incarcération. Douche. Repas. Confinement. Une routine pénible et ennuyante. Le soir venu, pour une raison quelconque, je saute ma coche. FC666 passe au cash. Privation des sens, ligotage, sévices. Je l’embarre dans une minuscule cage à chien et m’amuse à la terroriser en kickant dessus. Deux heures facile! À ce moment précis, lorsque je remets Maxine dans sa cellule, nous savons que nous avons atteint un plateau jamais égalé. Elle est dans un état lamentable, proche de la crise : elle pleure, elle shake, elle veut certainement me détester, mais le jeu lui interdit une haine sincère. Ici, je ne peux traduire ses pensées, je ne les connais pas et les notes de son carnet sont très confuses. Moi-même, je n’en dors pas de la nuit. Je suis bouleversé. Et pourtant, ça m’excite terriblement. Je me crosse même! Voilà la différence entre les adeptes du BDSM et ceux de la vanille. L’émotion face à la douleur brute, à la détresse. Le contrôle plus qu’extrême de la situation. Le laisser-aller à la déviance, à la monstruosité, à l’instinct bestial, démoniaque. J’en viens à me poser des questions fondamentales. Suis-je un dangereux prédateur sexuel qui a trouvé le moyen d’assouvir ses fantasmes les plus crades via une pratique sexuelle légale? Et si je n’avais plus Maxine dans ma vie, ou si je m’en tannais, han? Violerais-je? Safe, sane & consensual, c’est l’excuse béton pour un certain temps, mais reste que mon imaginaire débridé continue de se nourrir de ces pratiques extravagantes. T’sais, je dis ça juste de même. Depuis que je suis sur FetLife, je lis sur le rape play, le cannibalisme et le kidnapping. Entre autres. Jumelé à mes lectures sur les serial killers, ç’a de quoi inquiéter non ? Pourtant… Le lendemain se déroule tout à fait normalement. Pas d’abus et même sympathie envers la prisonnière, quasiment un crush. Mais j’y vais quand même d’un peu de mind fuck, et au milieu du dîner, je lui annonce que j’ai craché dans sa bouffe, pour insinuer le doute dans la tête de la prisonnière. Ça fonctionne, ça lui coupe l’appétit. Mais l’intensité du jeu et un extrait du carnet d’incarcération de FC666 (une sorte d’hors-jeu à peine voilé) auront raison de moi. Un peu passé minuit, après m’être amouraché d’FC666, je la laisserai finalement s’évader au bout de cinquante-trois heures de détention… 6 6 6 Après une séance BDSM, il y a l’after care, un rapprochement physique et psychologique entre les joueurs, où le Maître ramène doucement la soumise sur le plancher des vaches — moult caresses et affection décuplée sont au menu. À la suite de notre longue scène d’incarcération, l’after care a été particulièrement intense et sincère. Pour Maxine & moi, un événement d’une telle ampleur n’a pu que changer considérablement notre manière de «faire l’amour»… Ma belle, je t’aime. *FetLife est un Facebook pour kinksters, qui a été lancé par John Baku, un Montréalais. Logique puisque la scène fétichiste montréalaise est l’une des plus hot au monde (la célèbre pin-up internationale Bianca Beauchamp n’a-t-elle pas le 514 comme code régional?). On y retrouve pas mal tous les ingrédients qui ont fait le succès du célèbre site de réseautage : profils personnels, demandes d’amitié, wall, calendrier d’événements, groupes de discussion, &c. Il y a aussi des albums photos, mais sur FetLife, les chicks ne font pas semblant de se frencher pour avoir l’air cool, elles se frappent et se découpent la peau. Nous sommes loin des groupes du genre : «Si 50 000 personnes joignent ce groupe, je montre mes boules.» Mais FetLife, ce n’est pas seulement des photos cochonnes, c’est surtout, et avant tout un lieu virtuel de rencontre entre les membres de la communauté BDSM planétaire, où il est possible d’apprendre et d’échanger avec des gens intelligents et ouverts d’esprit, sans avoir peur de se faire juger.

18/08/2017 Par :
Il lui avait demandé, il y a quelques jours, de poser une journée de congé, le vendredi de la semaine suivante. Elle avait souhaité savoir pourquoi il aurait besoin d’elle ce jour-là, « J’ai besoin que tu poses ta journée mon ange, c’est tout ce que toi tu as besoin de savoir ! Le reste je m’en occupe. » Le lendemain dès son arrivée au bureau elle demanda sa journée. « Journée posée et acceptée mon Homme. Je serais toute à toi ce jour-là, à ton entière disposition, quoi que tu décides je t’obéirais » Durant les quelques jours qui la séparait de ce vendredi son esprit était en évolution. À cette date ils seraient sans enfant, vive les vacances scolaires, et elle se doutait que cette journée serait probablement un peu spéciale. Elle aimait cette idée. Même si leur vie quotidienne leur permettait de vivre cette relation D/s et passionnée dont ils avaient tous deux longtemps rêvé, les journées de totale intimité n’étaient pas si fréquentes. Cela ne pesait pas sur leur lien, mais le manque était là pour chacun d’eux. Jeudi soir arriva, après un bon dîner, elle rejoignit leur chambre et se prépara pour lui. Elle vint le retrouver dans le salon où comme à son habitude elle le trouva plongé dans sa lecture. Et comme à son habitude, elle prit quelques instants pour le regarder et se dire qu’elle a avait beaucoup de chance d’appartenir à un homme tel que lui. Puis, ce soir là, comme tous les autres soirs, elle vint se mettre à genoux à ses pieds. Seulement habillée d’un très léger voile rouge qui laissait tout deviner de sa nudité, cuisses légèrement écartées, mains jointes derrière la tête, elle se tenait à sa disposition, attendant de savoir ce qu’il déciderait. Il ne leva pas les yeux de son roman, mais il lui tendit son collier. Celui de séance, large, lui enserrant tout le cou, avec une goutte du cuir descendant entre ses seins sur laquelle était fixé un large anneau d’acier. Docilement elle prit le collier qu’elle referma sur son cou. Elle frémissait déjà, elle savait que la soirée allait être belle. Ainsi vêtue de son habit d’esclave de plaisir, elle écarta un peu plus les cuisses, posa ses mains paumes ouverte sur ses cuisses et prononça la phrase rituelle. « Je suis enchaînée à tes pieds » Un sourire illumina son visage, il posa son livre, se tourna vers elle et la regarda. Il détailla chaque centimètre de son corps, vérifiant au passage qu’elle avait respecté le nadu imposé lorsqu’elle récitait cette formule rituelle au travers de laquelle elle retrouvait sa place d’esclave consentante. Satisfait de son inspection, il glissa deux doigts entre les lèvres de son sexe, il y perçu à cet instant toute l’attention et l’intérêt qu’elle lui portait. Sa main se perdit un tout petit peu plus loin, entre ses fesses, et y senti ce bijou qu’il lui avait offert au début de leur relation et qui chaque soir devait venir trouver sa place en elle. Elle se préparait ainsi à le recevoir entre ses reins s’il devait en éprouver l’envie. « Parfait ma douce, Lesha ! » Automatiquement, à l’énoncé de cet ordre, elle joignit ses mains dans son dos et baissa légèrement son visage vers le sol. Il se releva, pris les liens de cuir dans la boite posée sur l’étagère et il lui lia les mains. Un bandeau de soie rouge lui recouvrit les yeux, lui ôtant le plaisir de regarder celui qu’elle aimait. Elle senti son souffle chaud au creux de son cou, les mots d’amour qu’il lui murmurait l’apaisaient et renforçaient une fois de plus la confiance absolue qu’elle éprouvait pour lui. Elle se savait aimée et respectée, elle savait qu’elle n’aurait jamais rien à craindre de cet homme. Quoi qu’il décide, quoi qu’il face, quoi qu’il lui impose, elle n’avait rien à craindre. Il serait toujours là pour veiller sur elle. Elle ne bougeait pas, attendant de ressentir sur son corps, les caresses qu’il lui destinait. Il commença par lier ses cheveux d’une corde, dégageant ainsi sa nuque que le collier de cuir enserrait. Puis, délicatement, il ôta le bijou qu’elle portait au creux des reins. Ses doigts vinrent s’humidifier au contact de son autre intimité, puis revinrent sur cet orifice plus intime encore. Il joua avec quelques instants, vérifiant et travaillant son élasticité, et sans un mot, y enfonça fermement ce crochet qu’elle aimait tant. Elle ne put retenir un gémissement. « Oh, merci mon Amour » « Chut ! Ne prononce pas un mot ce soir » Il attacha le lien qui maintenait ses longs cheveux à l’anneau du crochet, lui forçant ainsi à pencher la tête en arrière. Instinctivement elle ouvrit la bouche, pour pouvoir le recevoir en elle comme il aimait le faire. Mais ce soir il ne lui offrit pas ce plaisir qu’elle appréciait tant. Elle le senti la frôler quand il repassa devant elle. Privée de la vue par le bandeau de soie, ses autres sens étaient en alerte. Quand il se saisi de ses seins à pleines mains et qu’il y planta ses crocs elle ne pu retenir un profond gémissement. Qu’elle aimait sentir ses dents sur sa poitrine qu’il étreignait avec force. Elle se sentait couler, son désir de lui était puissant et son odeur emplissait l’espace. Il joua quelques temps avec ses seins, la faisant gémir et se tendre vers lui pour que la cruelle caresse ne prenne pas fin. Puis elle le senti glisser en elle un objet large et froid qui la fit se raidir un instant. « Ouvre ma belle, écarte tes cuisses, tu es à moi » Et comme toujours elle lui obéit dans l’instant. L’olisbos d’acier commença à aller et venir, se réchauffant entre ses cuisses et lui provoquant en même temps des sensations de plus en plus douces. Il pénétrait son sexe accueillant, il la faisait gémir, la remplissait de son désir de l’amener au bord de la jouissance. Elle sentait au travers de la fine membrane qui les séparait le métal du phallus artificiel se frotter au métal du crochet qui emplissait toujours ses reins. Ses gémissements se firent plus roques, plus suppliant. « Attends ! Pas maintenant, nous avons toute la soirée pour te faire jouir. » Il lui était toujours terriblement difficile de repousser son plaisir, de le maîtriser. Elle n’avait plus aucune capacité de résister quand il jouait ainsi avec elle, quand il l’utilisait avec autant de maîtrise. La verge d’acier quitta son antre et rejoignit sa bouche. Elle s’appliqua à la nettoyer comme il le lui avait appris, goûtant au passage les effluves de son propre désir. Elle était excitée, la femme en elle avait laissé entièrement la place à l’esclave passionnée. Elle avait perdu le sens de la dignité et de la réserve, elle brûlait du désir de sentir son Mâle la posséder. Elle était animale, chienne en rut, femelle en chaleur, en proie à une extraordinaire excitation sexuelle. Il aimait la voir se transformer ainsi, il aimait être l’instigateur, le spectateur et le possesseur de son plaisir. Il décida alors de lui emprisonner les seins dans ses cordes, les faisant ainsi saillir et se dresser. Il joua quelques instant de la langue sur ses tétons durcis et si sensibles, puis il les orna d’une pince qui lui arrachèrent des cris au moment où leurs mâchoires vinrent se refermer sur eux. Elle était haletante, suppliante. Mais elle respectait l’ordre reçu tout à l’heure et ne prononçait aucun mot. Alors il lui détacha les mains et elle reprit instinctivement son nadu, la tête simplement un peu plus redressée qu’à son habitude, position que le crochet relié à ses cheveux lui imposait toujours. « Usage ! » Immédiatement elle se retourna, s’agenouilla et posa son visage sur le sol. Elle joignit les mains derrière sa nuque et redressa sa croupe, offerte, coulant de désir pour son Maître. La première claque retenti avec force sur ses fesses ainsi exposées. Puis une deuxième. Il imprimait la marque de sa main sur ce pinacle offert. Il continua ainsi selon son bon plaisir, caressant parfois, entre deux claquement ses fesses rougies. Elle gémissait mais ne se dérobait pas, dans l’excitation cette douleur exacerbait son désir, elle prenait un véritable plaisir à être ainsi malmenée et elle aurait voulu pouvoir le remercier, mais elle savait qu’elle n’avait pas le droit de parler. Deux lourds et puissants martinets remplacèrent sa main. Les coups s’abattaient à intervalles réguliers, ses râles suivaient le même rythme. La chaleur de ses fesses avait gagné tout son corps, elle s’abandonnait à ce plaisir douloureux. Elle ne cherchait pas à se dérober, elle offrait sa croupe et recevait avec délectation chaque cadeau qu’il lui offrait ainsi. Les endorphines s’écoulaient dans ses veines, la transportant dans cet espace merveilleux et indescriptible. Elle était bien, heureuse, perdue dans sa lasciveté enivrante. Elle ne perçu pas immédiatement l’arrêt de ce merveilleux supplice. Mais elle ne pu retenir un cri quand il pénétra enfin en elle. Elle avait attendu ce moment depuis l’instant où elle l’avait rejoint. Il la possédait et elle savait à cet instant qu’elle lui appartenait totalement. « Caresse toi ! » Avec difficulté elle fit glisser sa main entre ses cuisses, ses gestes rendus lourds par les hormones dans lesquelles baignait son corps. Mais à mesure qu’il prenait de plus en plus possession d’elle, ses gestes se firent plus assurés et ses doigts dansaient de plus en plus vigoureusement sur sa vulve. Elle ne lui demanda pas l’autorisation de jouir, ses sens de femelle à nouveau en éveil, elle s’accorda sa libération à l’instant précis où il déchargea en elle. Ses cris de plaisir couvrir les râles de son Mâle. Elle hurlait, se tordait et se pâmait, et lui se vidait en son esclave en de longs spasmes de plaisir libérateur. Ils s’écroulèrent sur le tapis épais et accueillant. Il défit les liens qui enserraient ses seins, enleva avec maintes précautions les pinces qui ornaient toujours ses tétons, provoquant une douleur si intense qu’elle ne put pas retenir ses larmes. Il la prit dans ses bras, lui murmurant des mots d’amour et de félicitation, la remerciant d’avoir ainsi enduré ses plaisirs, lui disant qu’il était fier de son esclave, qu’il était comblé par son don et qu’il l’aimait comme jamais. Elle se blottissait dans ses bras, bercée par la douceur de ses mots et la chaleur de sa voix. « Ma douce, tu as été merveilleuse ce soir et tu vas aller te reposer. Demain comme tu le sais je t’ai réservé une surprise et tu devras être en forme pour ce qui t’attend. Cela fait longtemps que je t’ai dit que je souhaitais te présenter à certains de mes amis. Tu devras me faire honneur devant eux et tu devras me rendre fier de ta capacité à t’évader sous mon fouet. Mais avant cela tu nous auras servi comme il se doit. » Il la mena jusqu’à leur chambre, la doucha, la sécha et la coucha. « Dors maintenant ma belle esclave, je t’expliquerai demain ce que j’attends de toi » « Je t’appartiens et je t’obéirais. Je t’aime » Et elle s’endormit sans même pouvoir penser à ce qui l’attendait le lendemain.

11/08/2017 Par :
Vous êtes allongé nu, sur cette couche devenue notre, en votre main repose la laisse qui me relie à vous Je lèche, baise et suce, chacun de vos vénérés pieds. Ma langue s’attarde sur vos orteils, s’y enlace, se prélasse et mes lèvres y déposent de très chastes baisers. Doucement ma bouche remonte tout au long de vos jambes, déposant parfois le délicat présent d’une attention aimante. Mes mains caressent et chatouillent votre peau, vous laissant frémissant. Je sens, à la pression sur mon collier, votre impatience de me voir progresser. Docilement j’avance vers l’objet de mon désir qui trône, déjà dressé, à l’antre de vos cuisses. Mes douces griffes câlinent la forêt de votre pubis, mes baisers les rejoignent. J’hume l’odeur chaude et musquée de mon Mâle possesseur, je m’y enivre des ses plaisirs prometteurs. Votre bassin se tend, besoin impérieux auquel je m’empresse de répondre. Ma langue dessine de voluptueuses arabesques sur chacune de vos glandes. Une à une s’enfoncent en ma bouche accueillante vos bourses excitées. Après les avoir ainsi honorées, ma langue serpente sur votre mât tendu. Elle s’y glisse, tantôt enveloppante, parfois insistante. Puis mes lèvres, y déposant un baiser, découvrent la douceur de votre gland turgescent. Ma langue à nouveau, en dessine le contour et s’attarde en votre déchirure cardinale, doucement elle pénètre, légèrement elle s’enfonce, pour le doux plaisir de vous entendre gémir de délice. Vos cuisses se sont écartées pour m’y laisser la place. Ma main délicatement empoigne votre mât de cocagne et doucement le branle. Ma langue a quitté votre dard et se glisse maintenant au plus profond de vos fesses. Vous m’en facilitez l’accès poussé par ce plaisir à nul autre pareil. Là aussi elle pénètre, lèche, s’enfonce, en ressort et y revient encore. Vos gémissements de plaisir aiguillent mon désir et je m’attarde longuement dans ce puits des délices. Puis à nouveau ma bouche, remonte sur votre queue et rejoignant ma main, elle accompagne mes caresses. Je suce, je lèche, j’avale et m’enfonce ce dur et fier phallus tout au fond de ma gorge accueillante. Vos gémissements ont laissé place à des râles qui ne laissent aucun doute sur les plaisirs que je vous procure. Mais une simple tension sur ma laisse m’indique que vous exigez de moi de nouvelles caresses. Obéissante j’abandonne, ce fruit de mon désir que pourtant j’affectionne. Ma bouche à nouveau embrasse votre peau, et doucement se pose sur vos tétons dressés. De mes dents doucement, je titille ces merveilleux boutons, que le désir à rendu si sensibles. Votre impatience se fait plus forte et vous m’attirez brutalement à votre bouche. Et à l’instant précis où mes lèvres aux vôtres se scellent, mon con accueillant s’empale sur votre vit palpitant. Gémissant de concert, je vous reçois en moi et de ma cyprine je vous noie. Amoureuse empalée, je vais et je viens sur votre pieu dressé et déjà le plaisir m’envahit. Vous détachez mes lèvres de votre bouche gourmande et de vos bras tendus vous me faites Andromaque. Vos mains brutalement empoignent ma poitrine découverte. En y plantant vos doigts et en enserrant mes seins, vous contrôler l’allure de mon chevauchement. Très vite suppliante, si merveilleusement baisée, je vous implore cette jouissance que vous tardez à m’accorder. Frémissante et hurlante sur votre queue bandante, je jouis de me sentir possédée. Puis brutalement vous m’arrachez de vous, et me retournant à genoux, d’une voix rauque vous exigez que je vous présente mon cul. Remontant sur votre ordre, je vous l’offre reconnaissante et vous vous y enfoncez tel un animal puissant. Mon cri de plaisir douloureux vous rend encore plus vigoureux. Vos doigts s’enfoncent dans mes chairs, s’accrochant à mes hanches. Je suis entre vos mains puissantes, une simple poupée accueillante que vous fourrez et baisez selon votre bon gré. À nouveau je supplie, l’autorisation de jouir que vous me refusez. Je me dois d’apprendre à attendre votre propre plaisir et ce n’est que lorsque votre jouissance approche que vous m’autorisez à libérer mes cris. Au plus profond de mes reins, vous répandez votre divine semence, en moi vous vous videz de cet amour violent qui nous laisse chancelants et amoureusement enlacés.

23/06/2017 Par :
Voilà l’été, enfin l’été, toujours l’été, encore l’été. La poésie des Négresses Vertes berce nos journées écrasées par la chaleur de cette fin d’été. Obéir à la moindre demande de mon Maître était difficile, le moindre geste, le moindre mouvement nécessitait un tel effort que nous avions tous deux fini par passer nos journées à l’ombre des saules pleureurs, allongés dans nos transats, accompagnés par le doux bruit du dernier filet d’eau coulant encore dans la petite rivière qui longeait le jardin de notre maison de vacances. Perdue au fin fond d’un petit chemin, dans une campagne boisée, nous l’avions choisi pour son environnement et surtout sa solitude. Nos seuls voisins étaient les oiseaux, silencieux sous ce soleil de plomb. Les enfants ne nous accompagnaient pas, nous voulions nous retrouver ensemble, libre de nos gestes, de nos paroles, de nos actes. La journée avait été particulièrement lourde, Météo France avait annoncé des orages, mais ils ne semblaient pas vouloir venir rafraîchir cette atmosphère étouffante. Vers 22h, après un léger dîner, je demandais l’autorisation d’aller m’allonger dans notre chambre. Une brise légère avait enfin fait son apparition et j’espérais pouvoir en profiter pour m’endormir plus posément que les nuits précédentes. Il me dit vouloir finir son livre, qu’il viendrait me rejoindre plus tard. Après une douche rafraîchissante, je m’allongeais nue sur notre lit et je ne tardais pas à trouver le sommeil. Ce fut le bandeau que mon Maître posa sur mes yeux qui me réveilla un peu plus tard. Au-dehors j’entendis les premiers coups de tonnerre et l’air été chargé d’électricité. J’appartenais à cet homme sans restriction, je lui vouais une entière confiance et je ne lui posais donc aucune question, acceptant à l’avance toutes ses décisions. Après m’avoir bandé les yeux, je sentis ses mains parcourir ma peau, ses lèvres et sa langue venant les rejoindre. Je poussais un cri de surprise et de plaisir lorsqu’il mordit un de mes tétons. Il savait à quel point j’aimais qu’il torture mes seins. Douce morsure synonyme de divins tourments à venir. Déjà mon intimité s’humidifiait, et le “Ne bouge pas” qu’il prononça au creux de mon oreille n’arrangea rien à la chose, bien au contraire. Je le laissais donc faire, m’abandonnant à ses caresses et ses morsures. Refuser m’était interdit mais même si j’en avais eu la possibilité je n’en avais absolument aucune envie. Ses doigts vinrent vérifier la totale acceptation de ma condition, et manifestement satisfait de ce qu’il y perçu, il me fit goûter à mon propre désir, enfonçant ses doigts, humides de mon envie, dans ma bouche. Je les léchais avidement. Puis je le sentis prendre à nouveau un de mes tétons entre ses doigts et après l’avoir pincé, tiré, griffé, il l’orna d’une de ces cruelles pinces japonaises. Il fit subir le même tourment à mon autre sein, et la seconde pince, reliée à la première par une légère chaîne vint trouver sa place sur la pointe avide de ma poitrine. Que j’aimais cette sensation de douleur qui irradiait ma gorge. Mais, et alors que j’imaginais qu’il allait ensuite revenir entre mes cuisses, il me surprit en prenant mes mains en m’obligeant à me relever. Il appuya ensuite mon visage sur le lit et d’une voix n’autorisant aucune question il m’imposa d’écarter mes fesses à deux mains. Frisson d’humiliation, frémissement d’excitation… Je lui obéis en silence, offrant à sa vue l’intimité de mes reins. Son pouce vient en masser la corolle quelques secondes et fut brusquement remplacé par un objet lourd et froid. Un de nos rosbud venait de trouver sa place. La douleur de l’intromission fut adoucie par le lubrifiant dont il avait recouvert la surface d’acier mais même ainsi, la taille imposante de ce bijou pénétrant sans préparation en moi me tira un cri de douleur. Les plus de 400g de l’objet et ses 4 cm de diamètre m’envahissaient. Satisfaction et plaisir d’être remplie. Mon Maître glissa 3 doigts dans mon intimité, venant ainsi renforcer la sensation d’étroitesse de mon vagin que lui offrait ce bijou anal. Je gémissais et tendais mon bassin vers lui, tentant de me pénétrer encore plus profondément sur ses doigts. Une claque retentissante sur mes fesses accompagna un “STOP !!” qui m’immobilisa. Bouger m’était donc interdit, je subis sa fouille avec délice, mordant mes lèvres et m’agrippant aux draps du lit pour me forcer à ne pas bouger. Il m’était en revanche totalement impossible d’arrêter mes gémissements qui emplissaient maintenant l’espace. Déjà au bord de la jouissance, je lui quémandais ma libération. La réponse ne me surprit pas, m’excitant plus encore. “Tu rêves ma petite chose, il est bien trop tôt pour cela, tu sais que tu dois apprendre à te retenir” “Oui Maître, mais …” Une seconde claque accompagna son “Aucun mais ma chienne, c’est la règle” “Bien Maître, mmmmmmmm, merci de me tourmenter ainsi” La fouille n’avait pas cessé, je coulais de plus en plus, et un simple effleurement de mon bouton aurait provoqué une jouissance que je n’aurais pas pu retenir. Heureusement il m’épargna cette désobéissance. Au-dehors un coup de tonnerre plus fort que les précédents, presque immédiatement suivi du déchirement d’un éclair accompagna les premières gouttes de cette pluie tant désirée. Les doigts de mon Maître me désertèrent et sa main saisissant mes cheveux m’imposa de me relever. “On va aller faire un petit tour…” Le collier d’acier vint ceindre mon cou, la laisse glissa entre mes seins s’accrochant au passage dans les maillons de celle qui reliait les pinces japonaises. Je tressautais de surprise et de douleur mêlées. Il attrapa alors ma laisse et me guida au-dehors. Seulement vêtue de ce collier et des pinces sur mes seins, je ressentis avec délectation le picotement des chaudes gouttes de pluie qui me caressaient. J’ai la passion des orages d’été et je remerciais mon Maître de m’offrir ainsi à la force de la nature. Notre balade fut de courte durée, à côté des saules pleureurs qui abritaient nos après-midis lascives se trouvait le large tronc d’un vieil arbre mort. Mon Maître appuya mon dos sur cette écorce rugueuse et, prenant mes poignets, il les lia d’une autre chaîne à l’arrière de l’arbre. D’un pied il força mes cuisses à s’écarter et fit subir la même immobilisation à mes chevilles. J’étais enchaînée à ce tronc, l’eau de l’orage baignait ma tête et mes épaules et s’écoulait sur mon corps offert au regard de celui que je sers. Je relevais mon visage vers le ciel, tentant de communier avec le ciel bienfaiteur. La surprise que provoqua l’entrée d’un olisbos d’acier dans mon ventre me tira un nouveau cri, immédiatement suivi de mes gémissements qui reprenaient de plus belle. Nous l’avions acheté juste avant le début de nos vacances, mais mon Maître avait jusqu’ici refusé de me faire goûter à cette sensation nouvelle. Il le conservait pour cette nuit particulière. Il entreprit alors de le faire aller et venir en moi. L’acier s’était presque immédiatement réchauffé au contact de mes chairs, et je tentais, dans cette position très contraignante de faire aller et venir mon bassin sur ce pieu d’acier. Une nouvelle claque, sur la cuisse cette fois, stoppa immédiatement mon déhanché. “NE BOUGE PAS !!” Il ne cessait pas son va-et-vient, et je sentais les deux aciers qui m’habitaient, uniquement séparés par une fine membrane, s’entrechoquer. Remplie et fouillée ainsi mes gémissements se transformèrent en râles de plus en plus puissants. Très vite et malgré l’interdiction de bouger que j’avais reçu je ne pus empêcher mon corps entier de réagir. Mes tremblements se faisaient de plus en plus fort, je mordais ma lèvre inférieure de toute mes forces pour bloquer ma jouissance. Mes efforts semblaient de plus en plus vaincs et je suppliais une nouvelle fois mon Maître d’autoriser ma délivrance. “VIENS ! Maintenant !” Instantanément mes cris de jouissance se mêlèrent au son étourdissant du tonnerre. Je jouissais à l’unisson de la nature, et tout comme l’eau qui ruisselait maintenant largement sur mon corps, ma jouissance gorgea la terre de cette eau particulière qui jaillissait de mon con. Ma tête retomba, mes muscles se relâchèrent. Mais les mouvements du jouet entre mes cuisses n’avaient pas cessé, et à nouveau, sans même qu’il me soit offert la possibilité de reprendre mon souffle mon Maître recommençait ses allées et venues en moi. Et à nouveau mes gémissements recouvrir le bruit de la pluie. Mes suppliques n’ébranlaient en rien son envie de me faire jouir à nouveau. Tout en me remplissant ainsi il commença à tirer sur la chaîne qui reliait mes seins. La douleur venait maintenant magnifier mon plaisir. Mes mouvements désordonnés m’offraient un autre champ de souffrances, celui de cette écorce qui s’imprimait dans les chairs de mon dos et de mes fesses. Le plaisir à nouveau montait en moi en vague successive, je criais sans discontinuer, suppliant à mon Maître le droit de jouir. À nouveau autorisée à me libérer, seules les chaînes reliant mes poignets et mes chevilles autour de cet arbre me permirent de ne pas tomber. La brusquerie de mes mouvements, la tension qu’il imposait à mon corps, et probablement aussi son envie de m’entendre hurler encore plus fort avaient fini par arracher les pinces qui tyrannisaient mes tétons à l’instant même où la jouissance envahissait tout mon être. Je ne pouvais plus parler, plus bouger, plus réfléchir. Sa main abandonna le phallus d’acier et sa bouche vient embrasser mes seins si douloureux. J’abandonnais ma tête sur le haut de son dos, ayant perdu toutes mes forces. Il me laissa le temps de retrouver un peu mes esprits. Il porta un verre d’eau à mes lèvres pour adoucir ma gorge devenue brûlante d’avoir tant crié. Puis, après s’être assuré que je pouvais tenir debout il détacha mes chaînes. Je le remerciais infiniment pour les plaisirs dont il venait de me gratifier, imaginant que cette soirée touchait à sa fin. Mais ce ne fut pas le cas… Nous prenions souvent nos repas dans le jardin, sur une vieille table en bois, matinée par le temps et les intempéries au cours de plusieurs longues années. Les yeux toujours bandés il me guida vers elle et m’aida à m’y allonger. La pluie baignait maintenant mon dos, ruisselant de mes épaules à mes mains le long de mes bras que j’avais laissé reposer de chaque côté de la table. À nouveau il relia mes poignets dans une chaîne qu’il avait passait sous la table. Mes chevilles furent à leurs tours emprisonnées ainsi, forçant mes cuisses à s’écarter. Mon visage reposait sur le bois mouillé de la table d’où s’échappait une odeur douce. La pluie ne cessait pas. Il vient alors jouer avec le rosebud, le faisant tourner dans mes reins devenus aussi glissants que l’était mon ventre. Ma jouissance avait fait couler un plaisir qui s’était répandu en moi. Je gémis doucement, j’étais heureuse. Une première paire de claques vint réchauffer mes fesses. Puis une deuxième, une troisième… Je n’essayais pas de compter, je m’abandonnais à cette sensation de chaleur sur ma peau qui contrastait avec la fraîcheur de l’air brutalement refroidi par cet orage d’été. Chaque coup porté faisait bouger doucement le bud qui me remplissait toujours. Chaque coup porté me faisait gémir de plaisir. Bientôt la sensation se modifia, ce n’était plus la main de mon Maître qui me réchauffait mais les lanières de 2 longs martinets maniés avec dextérité. Les sensations se firent plus intenses, mon abandon aussi. Les endorphines avaient envahi mon sang, me plongeant dans une bulle de plus en plus douce, chaque coup reçu délivrait sa dose de plaisir, se diffusant de façon concentrique, mes fesses en étant l’épicentre. Plus tard, j’eus la sensation qu’une badine cette fois avait remplacé les martinets, propageant encore plus de cette drogue naturelle dans mon organisme. Je suis partie loin, très loin, m’abandonnant à mes sensations, emportée par ces vagues successives de plaisir. Je suis incapable de me souvenir dans les détails de ce qu’il se passa ensuite, j’eus simplement la sensation de changer de position. Mon Maître m’avait mise sur le dos. Mes cuisses avaient été écartées pour permettre à mes jambes de pendre de chaque côté de la table. Il n’avait pas posé de nouvelles chaînes, cela était devenu inutile, mon corps s’était soumis à lui dès les premières fessées, il ne se rebellait plus, il ne tentait plus de fuir. Mon esprit acceptait ma condition de vecteur de plaisir pour mon Maître. Il me possédait totalement, et chacun de ses gestes se trouvait accueilli avec délice. Je frissonnais, la pluie avait cessé durant la précédente séance, mais mon corps épuisé n’arrivait pas à se réchauffer. Ce fut sans même un mouvement que j’acceptais la chaleur de la cire d’une bougie qui venait subitement de déposer quelques gouttes de bonheur sur mes seins. Seuls mes gémissements de plaisir indiquaient à mon Maître mon souhait de le voir continuer ainsi. Progressivement mes seins se réchauffèrent. Chaque nouvelle goutte de cire me donnait la sensation d’une fine épine de chaleur qui m’envahissait progressivement. Ce fut au tour de mon sexe totalement offert entre mes cuisses écartées de goûter aux plaisirs de ces pics de chaleur. Une à une, goutte à goutte, mon Maître recouvrait mon sexe. Une de ses mains avait écarté un peu plus mes lèvres et la cire vint recouvrir mon clitoris. Mon corps réagi, propulsant mon bassin à l’assaut de la goutte suivante. Je crois que le mot encore avait remplacé mes gémissements. Mes suppliques se firent plus fortes. Mon Maître pourtant ne sembla pas écouter mes prières et fit couler la cire sur l’intérieur de mes cuisses. Je le suppliais sans plus aucune retenue de revenir sur mon sexe. “Encore Maître, encore par pitié” Et c’est alors que je sentis s’arracher la gangue de cire qui emprisonnait mon sexe après l’avoir réchauffé. Et immédiatement les gouttes de cire se mirent à couler à nouveau. Et à nouveau je me mis à gémir et à tendre mon sexe vers cette divine torture. Là aussi je n’ai pas le souvenir du nombre de fois que cela recommença. Juste le temps de laisser la cire se solidifier légèrement et mon Maître l’arrachait pour couvrir à nouveau la totalité de mon sexe de cette cire de plus en plus brûlante. Rendue chienne par tout ce que je venais de subir, perdant toute pudeur ou sens de la décence, j’avais basculé mon bassin vers le haut et mes bras reposaient au creux de mes genoux, offrant mon sexe gonflé de désir au sadisme brûlant de l’homme que j’aimais. La cire qui tombait sur mon clitoris, coulait ensuite à l’intérieur de mes lèvres et finissait sa course sur la corolle située entre mes fesses et dont le rosbud n’interdisait plus l’entrée. Depuis quand ? Je n’en ai aucun souvenir. Cela continua ainsi encore et encore au-delà du plaisir, au-delà de ma propre conscience. J’étais à nouveau repartie loin en moi, je n’étais plus qu’une zone érogène et jouissante. Offerte sans aucune retenue, suppliant que cela ne s’arrête jamais. Et soudainement, alors que mes râles n’en finissaient plus, que mes suppliques s’écoulaient comme s’écoulait mon désir de lui, mon Maître vint plonger son dard puissant dans mes reins. Je hurlais de plaisir à l’instant même. Prenant appuis sur mes chevilles qu’il maintenait au-dessus de mon visage il me possédait enfin. Sa patience était arrivée à sa dernière extrémité, mes jouissances ne se comptaient plus, mon plaisir était infini et le moment de prendre possession absolue de son esclave était venu. À nouveau je jouis, à nouveau je hurlais de plaisir, à nouveau je gémis, à nouveau je criais, et c’est dans un dernier cri de plaisir que mon Maître me marqua de son divin fluide. Lorsque je réussis à reprendre mes esprits j’étais entre ses bras, une de ses mains caressait mes cheveux, l’autre me serrant contre lui. Il baisait mon front me disant son amour et son admiration. Nous étions dans notre lit et je le remerciais à mon tour avant de plonger dans le sommeil. Ce fut ainsi que s’acheva cet été caniculaire. La route du retour nous attendait dès le surlendemain.

19/06/2017 Par :
Récit fantasmé d'un fantasme dévoilé J’ai la tête qui tourne, il fait chaud et humide, mon corps me semble lourd même dans mon sommeil. Il me paraît impossible d’ouvrir les yeux, et ce demi-sommeil qui me déstabilise. Je ne sais plus quel jour nous sommes, je tente de me souvenir de la soirée de la veille, mais tout se trouble. Il y avait ce bar, un peu à l’écart, dans une petite ruelle. Le nom me revient en mémoire, l’alambic. Je m’y étais arrêtée avant d’aller retrouver Marion pour la dernière séance de cinéma de la journée. La semaine venait de se terminer. Peu de monde présent, en tout cas dans mon souvenir. Le barman et un homme d’une quarantaine d’années accoudé au bar qui discutaient, un couple, les deux le nez collé à leur smartphone, saleté de technologie qui nous désocialise, et un gars seul au fond du bar en train de lire son journal. Je crois que c’est tout, en tout cas c’est tout ce dont je me souviens. J’ai commandé un coca zéro au comptoir avant d’aller m’asseoir moi aussi et j'avais plongé mon nez dans mon bouquin pour faire passer le temps. Étrangement c’est le client que j’avais vu accoudé au bar qui m’a apporté ma boisson. Après tout, pourquoi pas… Je ne me souviens pas avoir fini mon verre … je ne sais plus. Tout se fait de plus en plus flou dans mon esprit, serais-je en train de perdre la tête ? J’ai froid soudainement, je cherche à tâtons mon drap pour m’en recouvrir mais ne le trouve pas. À la place je ne sens que la dureté de la pierre … Que c’est-il passé hier soir pour que je me retrouve endormie là-dessus ? Cette question tourne en boucle dans ma tête et je finis par me réveiller réellement avec la sensation de sortir d’un étrange cauchemar. J’ouvre les yeux mais rien ne ressemble à ma chambre dans mon appartement sous les toits. Il fait sombre mais pas totalement noir et je me rends compte que je dors à même le sol de ce qui semble être une cave, totalement dénudée, les chevilles entravées dans d’épaisses attaches d’acier reliées au mur de pierre par une courte chaîne aux épais maillons de fer … Me voilà brutalement et totalement réveillée. Que se passe-t-il ? Pourquoi suis-je ici dans cette tenue et attachée ? Qu’est-ce que c’est que ce foutoir ? Je tente, consciemment cette fois, de me souvenir de ma dernière soirée, mais rien de plus que tout à l’heure. Le bar avant d’aller au cinéma, les rares clients, l’homme accoudé au bar qui m’amène mon coca, quelques mots échangés, le livre que je lis, puis plus rien, le trou noir. Et ce mal de tête qui ne me quitte pas. Je tente d’analyser la situation mais tout est tellement dingue, qu’hormis la peur et l’incompréhension je ne ressens rien d’autre. Je n’arrive pas à réfléchir. Je passe mes bras autour de mes genoux pour essayer de me réchauffer, de me protéger aussi, mais de quoi, de qui ? Je ne le sais même pas… Soudain j’entends du bruit derrière moi. Cela vient du fond de la pièce et avec l’obscurité ambiante je n’ai rien pu distinguer dans ce coin. Bruits de clés, de serrure, une porte qui s’ouvre. J’ai envie de regarder, de savoir qui m’impose tout cela et en même temps j’ai peur de lever les yeux. Je préfère garder la tête repliée sur mes genoux, les bras toujours serrés autour de mes jambes. Peut-être que si je ne le regarde pas tout ça va disparaître, peut-être que je suis encore en train de rêver … enfin de cauchemarder surtout … Garder les yeux fermés ne semble avoir aucune influence sur les événements. Des pas se rapprochent, je suis toujours assise repliée sur ce sol froid en pierre et je suis toujours attachée au mur par cette lourde chaîne. Quelque chose s’est manifestement passé hier soir … mais je suis incapable de m’en souvenir. Les pas se rapprochent, l’homme ne dit pas un mot. Enfin j’imagine que c’est un homme, mais je ne veux surtout pas regarder. Sa respiration, calme, semble avoir envahi tout l’espace. Je sens qu’il repose une couverture ou un plaid sur mes épaules et qu’il dépose quelque chose au sol près de moi. Une voix masculine, grave et chaude à la fois, une voix de mâle sûr de sa puissance m’enveloppe. Il me semble la connaître, mais je n’en suis pas certaine. J’ai toujours la tête appuyée sur mes genoux, les yeux fermés, mais j’ai envie de bondir, envie de savoir … cette voix, mais surtout cette phrase “tu m’avais dit” … c’est donc bien quelqu’un que je connais… Mais la peur me paralyse toujours et je suis incapable de relever la tête. J’entends ses pas s’éloigner, j’attends avec impatience d’entendre la porte se refermer pour pouvoir relâcher mes muscles et recommencer à respirer. À la place je l’entends revenir vers moi … mon sang se glace à nouveau. Je l’entends poser un objet métallique proche de moi, probablement une chaise, et il recommence à me parler. QUOI ??? Hamadryade ?!!! Pour lui seul ?? Mes photos ?!!! Mon cerveau tourne à toute vitesse. Saleté d’internet, saleté de sites de rencontres ! Mes photos ? Mais quelles photos ? Et pourquoi d’ailleurs est-ce que j’envoyais des photos à des inconnus ? Mes fantasmes m’ont amené à fréquenter des sites prônant une sexualité alternative, faite de violence acceptée, de coups espérés, de possession, de soumission, de pulsions si souvent inavouables. On y croise toute sorte de personnages. Des romantiques espérant pouvoir y rencontrer l’homme ou la femme de leur vie avec qui tout partager et qui multiplient à l’infini des histoires dont la fin est connue avant même d’avoir commencée. Des masochistes à la recherche de leurs doses vitales de souffrance transfusées dans un corps qui n’exulte que dans la douleur et les cris. Des sadiques leurs dealant cette souffrance jouissive avec la délectation de ceux qui peuvent enfin laisser s’exprimer la bête sauvage qui attend tapie au fond d’eux-mêmes. Des freak-controls, des libertins, des fétichistes, des aventuriers, des solitaires en manque de contact humain, et tant d’autres encore. Des âmes souvent blessées, parfois blessantes. Ni lie de l’humanité, ni dieux vivants, juste des humains exposants avec plus ou moins de discernement et de discrétion leur refus de la solitude et leur besoin d’échanger avec leurs semblables. Des humains fait de défauts et qualités, tout simplement. Milieu interlope, communauté, où la reconnaissance ne se base pas sur le milieu social ou le fait d’être supporteur d’un club de sport, mais où la position se reconnaît au choix d’une sexualité non conventionnelle. Chacun se définissant en tant que Top, bottom, versatile… parfois même tout à la fois, parfois encore rien de tout cela. Et donc oui, j’ai moi aussi, évolué discrètement dans ce milieu presque sous-terrain, tout du moins peu connu encore du grand public. Et donc oui, j’ai moi aussi, parfois, lorsque une discussion semblait plus profonde, plus franche, plus … excitante, envoyé une ou deux photos de moi. Oh pas souvent, non par pudibonderie, mais parce que je n’en avais que rarement éprouvé l’envie, tout simplement. Et subitement, dans la froideur humide de cette cave, attachée au mur telle une esclave, je me suis souvenue de l’un d’entre eux. Nos échanges épistolaires avaient été assez loin, séduction virtuelle, où l’écran et le clavier font une bien meilleure protection que tous les préservatifs possibles. Ordres donnés, ordres reçus, obéissance immédiate, excitation à son paroxysme, encore décuplée par la frustration et la protection qu’offrait ce champ de bataille virtuel dans chacune des situations mises en scène. Vît qui se gonfle de désir, con qui mouille d’excitation, mots crus échangés au téléphone, positions imposées, douleurs déléguées, sa voix si chaude, si envoûtante. L’envie d’obéir, d’être chienne docile. Et toujours ce sentiment de sécurité que procure ce clavier et cet écran toujours présent entre nous. Nous avions eu l’envie de nous rencontrer, mais la distance, la vie professionnelle, sa femme aussi … puisqu’il était en couple, enfin la vie tout simplement avait fait que notre rencontre n’avait jamais eu lieu. Nos échanges s’étaient espacés, je ne sais plus si c’est lui ou moi, mais l’un de nous deux avait fini par envoyé le dernier message resté sans réponse de l’autre. Et là, au fond de cette cave où je suis maintenue prisonnière, tous les souvenirs de ces échanges envoûtants et excitants se bousculent dans mon cerveau. Je l’entends alors me dire : Toujours prostrée, n’osant pas relever la tête, un mot s’échappe alors de ma gorge nouée. Aucune réponse … Je l’entends se lever de sa chaise, il attrape brutalement mes poignets toujours resserrés autour de mes jambes, et me ramène les bras dans le dos. Des liens viennent remplacer ses mains chaudes qui me maintenaient fermement, emprisonnant mes poignets. Il attrape alors mes cheveux, me forçant à relever la tête en les tirant violemment en arrière, et profite de mon cri pour envahir ma bouche d’un bâillon de cuir qu’il referme prestement sur ma nuque. Il est derrière moi et je ne peux le voir, je ne peux être certaine que c’est bien lui. Et au moment où je me décide enfin à essayer de le regarder, il glisse un bandeau sur mes yeux … Je ne peux plus ni voir, ni parler et mes gestes sont fortement limités par les entraves de mes chevilles et mes poignets maintenus dans mon dos. Je suis prisonnière d’un homme que je ne suis pas certaine de connaître et qui me “veut pour lui seul” … Des sentiments de terreur mais aussi d’excitation se déchaînent en moi. Je le sens se positionner devant moi, ses mains courent sur ma peau, depuis qu’il a attrapé mes poignets, il a maintenu ce contact si étrange. Alors que je devrais être de plus en plus paniquée, la force tintée de douceur qu’il met dans ses gestes provoquent de toutes autres sensations en moi. Il glisse alors ses mains sous mes aisselles et me met à genoux face à lui. Je n’arrive pas à résister à ses gestes, je ne sais déjà plus si j’en ai envie. Que m’arrive-t-il ? Je ne me reconnais plus … Il est à nouveau derrière moi, il relâche le nœud qui maintenait mes poignets liés, croise mes bras dans mon dos, et resserre à nouveau le lien. La corde court sur ma peau, toujours accompagnée par la chaleur de ses mains. En un instant je me retrouve le buste immobilisé dans un takate kote, la poitrine exposée entre ces cordes qui l’emprisonne, le buste redressé, les bras bloqués dans le dos. Tout comme son calme, son souffle mais aussi la chaleur de sa peau, la douceur de ses gestes, ces cordes dont il emprisonne mon corps finissent par m’apaiser au lieu de faire monter mon angoisse. Je me sens à mon tour étrangement calme, comme si je voyais enfin se réaliser un de mes fantasmes les plus fous et les plus dangereux. Prisonnière Kidnappée Attachée Sans défense À la merci d’un inconnu Je devrais vouloir hurler et tenter de m’enfuir mais bien au contraire, j’ai envie de plus, j’ai envie de souffrir et de jouir, j’ai envie de n’être plus que sa chose. Je suis toujours à genoux devant lui, je sens la chaleur de son corps si proche du mien. Soudain une douleur me transperce, il vient de saisir mes seins à pleine main et il y plante ses doigts sans ménagement. Il les y enfonce et les torture. Il attrape mes tétons les pince, les tire, les tord, puis à nouveau ses doigts reviennent se planter dans la chair de mes seins. Je crie dans mon bâillon mais cela ne change rien, il continue, jouant de ma souffrance, de mon corps qui se tord de douleur mais qui aussi se tend, venant au plus près de lui, espérant que cette sensation ne s’arrête pas. Tirant à nouveau mes cheveux vers l’arrière, il plante ses crocs dans mon cou, me mord, descend jusqu’à mes seins, et mord à nouveau à pleines dents. Je hurle maintenant sans discontinuer, ayant du mal à reprendre mon souffle, mais mes cris de douleurs ont laissé la place aux cris de plaisir. J’aimerais pouvoir l’implorer de mordre encore, de mordre plus fort. Et soudain il s’arrête, je suis pantelante, mon souffle est saccadé, je bascule ma tête en arrière, lui offrant ma gorge, voulant lui redonner l’envie de torturer mes seins, je gémis dans mon bâillon, mes genoux s’écartent d’eux même l’un de l’autre, mon bassin bascule vers l’avant le plus possible. J’ai déjà perdu toute dignité, toute trace d’éducation, je ne suis plus qu’une femelle en chaleur, excitée, frustrée, dégoulinante. Et alors je l’entends rire avec bienveillance. Et c’est ainsi que commença pour moi les 48 heures les plus extra-ordinaires de toute mon existence. Je subis ses envies, ses désirs, ses fantasmes, sa violence, sa douceur, sa puissance tout au long de ces moments d’éternité. Mon corps est resté prisonnier de cette cave et de cet homme aussi longtemps qu’il le désira et mon esprit se libéra, mes limites s’effondrèrent, le plaisir ravagea mon corps et mon âme. Et lorsqu'arriva le dimanche soir, après m’avoir baignée, après m’avoir nourrie, après m’avoir bercée, après m’avoir transformée, il me ramena chez moi, veilla à ce que tout soit en ordre et me laissa m’endormir dans ses bras.

15/06/2017 Par :
Nous avions échangé durant quelque temps, le temps d’en apprendre un peu l’un sur l’autre, le temps d’avoir envie d’en savoir plus, le temps de confirmer ce qui, très tôt, s’était mit à ressembler à une évidence. Des kilomètres, bien trop nombreux, nous séparaient, mais nous avions pris le parti de faire avec, et même de transformer cette situation en opportunité. Cela allait nous éviter toute précipitation, toute tentative, même involontaire, de consommation. Nous rêvions tous les deux d’une vie D/s complète, intense, exclusive, librement consentie, longtemps réfléchie. Et nous avions donc fait le choix de ne pas nous précipiter, peu importait la frustration qui en ressortirait. Nous ne voulions surtout pas être l’un pour l’autre, le choix du facilement accessible, le choix du peu satisfaisant au bout du compte, le lamentable choix du “faute de mieux”. Pour autant, nous ne souhaitions ni l’un ni l’autre vivre une relation strictement virtuelle. Si la toile nous avait permis cette rencontre, ce que la vie ne nous aurait jamais offert, elle ne pouvait en rester le seul support. Nous nous sommes donc rencontrés plusieurs fois. La toute première fois, libérée de mes contraintes maternelles, je suis venue le rejoindre. Pour que je ne me sente forcée à quoi que ce soit, il m’avait réservé une chambre d’hôtel dont il m’avait donné la clé dès mon arrivée. J’étais donc libre de choisir de passer la nuit chez lui ou seule à l’hôtel. Cette délicatesse de sa part m’avait touchée. Elle lui offrait aussi la possibilité de ne pas me voir m’imposer chez lui s’il n’en ressentait pas l’envie. Nous avons passé la nuit à discuter, à laisser nos doigts s’entremêler, nos peaux s’apprivoiser, nos chimies devenir alchimie. La deuxième fois, il est venu chez moi, mon enfant était présent et ce week-end fut très sage, tout juste vanille comme diraient ceux qui estiment que leur sexualité alternative les classes au-dessus du reste de l’humanité. Je n’aime pas ce mot et cela l'avait fait sourire la première fois qu'il l'avait appris. Notre troisième rencontre eu lieu en ses murs, cette fois fut véritablement notre découverte mutuelle, magnifiée de cette magie que peut procurer un lien D/s naissant. Mais ce n’était encore qu’un prélude à la suite. Une sorte de menu dégustation ;) Goûter à de nombreux plats mais sans aucun excès, simplement pour découvrir ceux qui nous offraient le plus de plaisirs partagés. Découvrir les envies que nous avions en commun. Quelques jours après ce troisième séjour en sa compagnie, je lui ai confirmé dans une lettre manuscrite, pour une fois j’avais relégué mon ordinateur et mon smartphone aux oubliettes, mon désir de lui appartenir à la condition qu’il ait lui aussi l’envie de voire ce lien balbutiant se confirmer. Sa réponse est arrivée par coursier et non par courrier. Un bouquet de pivoines, fleurs que j’aime tant, accompagné d’une boite joliment emballée. Elle renfermait un simple collier de cuir auquel il avait joint un message. [i] Mon cœur a fait un bond et mes yeux se sont embués de larmes de joie. Il acceptait l’offrande de ma soumission, il m’acceptait à ses pieds… Après ces nombreux mois à échanger ensemble, après ces trois rencontres où le désir l’un de l’autre s’était fait de plus en plus fort, mon rêve de lui appartenir se concrétisait enfin. Tout cela devenait réalité. J’étais Sienne. Vint alors le jour où je dus le rejoindre, non plus en tant qu’amie, mais bien en tant que soumise, Sa soumise. Il n’avait qu’une seule exigence, me voir faire le trajet en train le cou encerclé de son collier de cuir. Mais lors de nos très nombreux échanges j’avais appris à connaître certains de ses désirs et je voulais tant le satisfaire, au-delà même de ses exigences. J’ai donc pris le temps de me préparer au mieux. Tout d’abord un rendez-vous chez l’esthéticienne, deux jours avant mon départ. Il m’était inconcevable de me présenter à lui en étant négligée, je me voulais totalement lisse, totalement accessible, totalement offerte. Quelques heures avant le départ de mon train j’avais pris rendez-vous chez le coiffeur, là aussi, le fouillis habituel de ma chevelure bien trop sauvage ne me convenait pas. De retour chez moi, après une seconde douche, je me suis préparée. Veillant à ma tenue avec le plus grand soin. Classe bien plus que sexy, il n’aimait pas plus que moi le côté par trop “cagole” de bien des tenues dites sexy. La vulgarité ne fait pas partie de notre fantasmagorie. Et le look poupée bariolée des années 80 nous fait tous les deux sourire. J’avais choisi pour ce jour un simple tailleur noir. La jupe crayon arrivait sous les genoux, la veste était suffisamment cintrée et le chemisier blanc qui l’accompagnait était très légèrement transparent. J’étrennais aussi un tout nouvel ensemble de lingerie en dentelle. Je fermais le serre-taille, gainais mes jambes de bas coutures, emprisonnais mes seins dans un soutien-gorge assorti et pour lui offrir le plaisir de me la faire enlever ou de me l’enlever lui-même, je me glissais dans un joli shorty fait de la même dentelle. Enfin j’enfilais une paire d’escarpins. Ainsi parée j’espérais lui plaire. Juste avant de partir, je posais à mon cou ce collier de cuir qui m’attendait sagement depuis la veille sur le haut de ma petite valise. Et je me rendis ainsi à la gare. Ce trajet fut à la fois terriblement long, tellement il me tardait de le retrouver, qu’abominablement rapide, tellement j’avais peur de ne pas pouvoir répondre à ses attentes. Je ne sais si quelqu’un remarqua mon collier, perdue dans la projection de mes pensées pour ces quelques jours qui nous attendaient, je n’ai vu ni remarqué personne. Seul lui comptait pour moi, le reste avait disparu. Une demi-heure avant mon arrivée je reçus un étrange message. [i] Mon dieu … c’était le cas de le dire … si rentrer dans une église pour en admirer l’architecture ne m’était d’aucune difficulté, devoir un jour me confesser ne m’avait encore jamais traversé l’esprit … Immédiatement après ce premier message je reçus le second. [i] Mon dieu … encore une fois … j’ai alors eu la sensation que ce collier que j’avais presque oublié jusque-là venait de se resserrer fermement sur mon cou. Comme si sa main y avait posé une laisse et qu’il venait de subitement tirer dessus. Immédiatement je sentis mon intimité s’humidifier, j’étais encore dans le train, l’arrivée en gare n’aurait lieu que dans 15 minutes. Déjà je me levais et récupérais ma valise dans le support au-dessus de moi. Je me dirigeais ensuite vers la porte, je voulais être la première à sortir, non pour me cacher mais pour lui obéir au plus vite. Le temps que la porte de séparation se referme j’ai pu entendre les rires étouffés qu’échangèrent les deux jeunes femmes assises près de la porte, et je crus même percevoir le mot “collier”. Manifestement des personnes le remarquaient déjà, qu’en serait-il tout à l’heure lorsque je l’exposerais ostensiblement ? Je n’ai déjà presque plus de souvenir de la sortie de la gare, du premier taxi que j’arrive à prendre et du trajet jusqu’à l’église. Me voilà devant son imposante porte, je rentre, frissonnante. Je ne suis pourtant pas impressionnée habituellement par ce type de lieu, mais aujourd’hui tout est différent … je suis ici sur ses ordres, je suis ici pour lui obéir, et je vais devoir me confesser … Il n’y a que très peu de monde à cette heure-ci et après avoir cherché le confessionnal des yeux, je me rends compte par bonheur qu’il ne semble être occupé qu’au “milieu”. Non baptisée, je tente de me souvenir de ce que j’ai pu voir dans des films et séries et je me décide à entrer. Souvenir de répliques entendues … – Bénissez-moi mon père parce que j’ai pêché" (j’espère que c’est encore ainsi aujourd’hui… mais je n’en suis pas certaines) – Je vous écoute (j'entends à peine sa voix) – (silence, puis je me décide enfin) je lui parle du collier que je porte, de cet homme que je suis venue rejoindre, de ce que je suis devenue pour lui après l’avoir rêvé, je lui parle d’appartenance, de mon corps dont il prendra possession à sa guise, de la vénération que j’éprouve déjà pour lui (comme d’autres vénèrent un dieu…) Je parle longtemps, et plus mon récit avance et plus je sens le désir s’écouler de mon con. Je me contorsionne quelque peu pour pouvoir enlever ma culotte tout en continuant à parler. Elle est tâchée de mon excitation, gorgée de mes envies de lui appartenir enfin et j’ai la sensation que l’odeur de mon intimité va envahir tout le confessionnal … J’ai honte, je suis excitée, j’ai chaud, je tremble et je mouille de plus en plus. Jamais un curé n’aura su provoquer une telle excitation en moi … mais ce n’est pas vraiment lui. Lui n’est qu’un instrument dans les mains de celui à qui je suis déjà totalement soumise. Je me tais enfin, sans savoir combien de temps a pu durer ma première confession, j’entends l’homme d'église prononcer des mots, mais je ne les comprends pas, ou je les ai déjà oubliés. Je ne sais plus. Mon excitation me fait perdre la tête et le sens des convenances. Je me lève après un simple merci, tenant ma culotte bien serrée dans mon poing gauche, et je me précipite au-dehors. La chaleur extérieure me cloue un instant aux portes de cette église où mes pensées les plus osées se sont exprimées, mais très vite je regarde autour de moi à la recherche du café du commerce. Il est juste en face de moi, je n’ai que la place à traverser. Arrivée au café, et comme l’a exigé mon Maître, je choisis une place en terrasse, la plus exposée possible. Je glisse ma valise sous la table, ôte ma veste, m’assoie en croisant les jambes, et à l’aide d’une de ces baguettes toujours présentes dans mon sac je remonte mes cheveux sur ma nuque. Je m’expose tel que j’en ai reçu l’ordre. Mon collier est visible de tous, cuir noir et brut d’un accessoire animalier sur le blanc de ma peau, soleil qui s’accroche à l’inox de l’anneau dont il est orné. Je suis sa chienne et j’en suis fière. Le garçon vient prendre ma commande et m’apporte mon café. Mon attente commence, je n’ai même pas l’idée de porter la tasse à mes lèvres. Une seule idée m’obsède, être le plus visible possible pour lui montrer que seuls ses désirs comptent et que le regard des autres, maintenant que je suis sienne, n’a plus d’importance à mes yeux. Mon attente n’a pas duré longtemps, mon Maître ne devait pas être bien loin. Il est si beau dans son costume d’été en lin. Lui aussi a pris soin de lui pour moi, je trouve ce geste terriblement touchant et respectueux. Il s’assied en face de moi, hèle le garçon, et au moment où ce dernier approche de notre table, je l’entends exiger que je lui remette ma culotte. Le rouge a dû tinter mes joues … mais j’ai obéi. Lorsque le serveur ramena un second café, mon Maître avait passé son index dans la boucle de mon collier, approchant ma bouche de la sienne, et de son autre main il imposait à mes cuisses de s’écarter. Café avalé, addition réglée, il se lève glisse ma culotte dans la poche de sa veste, attrape ma valise d’une main, ma main de l’autre et m’entraîne avec lui. Sur le chemin nous menant à sa voiture il me glissera à l’oreille 6 mots qui y résonnent encore : [i] … Et nos premiers instants de Maître et soumise commencèrent ainsi …
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