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		<title>Alexios</title>
		<link>https://www.bdsm.fr/profile-66854/</link>
		<description>Latest updates from Alexios</description>
		<item>
			<title>Alexios a posté un article.</title>
			<link>https://www.bdsm.fr/blog/12912/La-ferme-de-Madame-Vyc---Chapitre-4-—-La-Chasse/</link>
			<description><![CDATA[<p>Le soleil n&#39;&eacute;tait plus qu&#39;une ligne orange au-dessus des collines.</p>

<p>Alexios attendait. Il se tenait &agrave; l&#39;&eacute;cart du camp, les pieds nus dans l&#39;herbe, les mains le long du corps. Il ne parlait pas. Il ne regardait personne. Son souffle &eacute;tait lent, r&eacute;gulier, comme celui d&#39;un coureur avant la course. Il attendait le signal.</p>

<p>Madame Vyc &eacute;tait mont&eacute;e dans la cal&egrave;che pour se changer. La b&acirc;che avait &eacute;t&eacute; tir&eacute;e. On entendait des froissements, des cliquetis de cuir, le bruit d&#39;une fermeture qu&#39;on ajuste. Puis le silence.</p>

<p>Elle descendit.</p>

<p>Sa tenue n&#39;avait plus rien &agrave; voir avec la robe sombre du voyage. C&#39;&eacute;tait du cuir noir. Un bustier ajust&eacute; qui laissait ses &eacute;paules nues, des braies moulantes qui dessinaient ses hanches, des bottes hautes lac&eacute;es jusqu&#39;aux genoux. &Agrave; sa ceinture, une corde enroul&eacute;e, un fouet court &agrave; lani&egrave;res fines. En bandouli&egrave;re, un sac de cuir souple qui battait contre sa hanche. Ses cheveux bruns &eacute;taient relev&eacute;s en natte serr&eacute;e. Ses yeux noisette brillaient dans la lumi&egrave;re du couchant.</p>

<p>Elle traversa le camp sans un mot. Les candidats s&#39;&eacute;cart&egrave;rent sur son passage. Lilith baissa les yeux. Kadabra fit un pas en arri&egrave;re. M&ecirc;me &Eacute;pervier, qui montait le feu avec les autres, s&#39;immobilisa.</p>

<p>Madame Vyc s&#39;approcha de son cheval. Un bai robuste, sell&eacute; et pr&ecirc;t. Elle v&eacute;rifia les sangles d&#39;une main, puis se hissa en selle avec une aisance qui n&#39;avait rien de paysan. Elle &eacute;tait &agrave; sa place. Elle rassembla les r&ecirc;nes, fit pivoter le cheval, et regarda Alexios.</p>

<p>&mdash; Tu es pr&ecirc;t ?</p>

<p>&mdash; Oui, Madame.</p>

<p>&mdash; Alors vas-y.</p>

<p>Il ne se fit pas prier. Il partit.</p>

<p>Il courut d&#39;abord droit devant lui, vers les collines, vers la ligne sombre des arbres qui se d&eacute;coupait sur le ciel orange. Ses pieds frappaient l&#39;herbe haute, ses jambes puissantes se d&eacute;ployaient, son souffle trouvait son rythme. Il &eacute;tait fait pour &ccedil;a. Il le sentait. Il courait comme il respirait.</p>

<p>Derri&egrave;re lui, il entendit le galop. R&eacute;gulier. Patient. Madame Vyc ne se pressait pas. Elle le laissait prendre de l&#39;avance. Elle savait ce qu&#39;elle faisait.</p>

<p>Il acc&eacute;l&eacute;ra. La lisi&egrave;re des arbres se rapprochait. Encore quelques foul&eacute;es. Encore quelques m&egrave;tres. Il y &eacute;tait presque. Il allait atteindre les arbres. Il allait gagner.</p>

<p>Le lasso siffla.</p>

<p>La corde se referma autour de sa taille, le serra, et tira. Alexios fut stopp&eacute; net. Il tr&eacute;bucha, tomba &agrave; genoux dans l&#39;herbe, les mains agripp&eacute;es &agrave; la corde qui le ceinturait. Le cheval s&#39;arr&ecirc;ta. Madame Vyc rit.</p>

<p>&mdash; On dirait que tu as perdu, dit-elle.</p>

<p>Alexios leva la t&ecirc;te. Il haletait. La corde le maintenait au sol.</p>

<p>&mdash; Mais je veux m&#39;amuser, dit Madame Vyc. Cela ne me suffit pas.</p>

<p>Elle descendit de cheval. Elle attacha les r&ecirc;nes &agrave; une branche basse, puis revint vers lui. Elle d&eacute;noua le lasso, le lib&eacute;ra.</p>

<p>&mdash; Vas-y. Continue dans les bois. Je vais te chercher. Et si je te trouve, tu vas en prendre cher.</p>

<p>Alexios se releva. Il la regarda un instant. Elle souriait. Pas un sourire cruel. Un sourire de femme qui joue et qui sait qu&#39;elle va gagner.</p>

<p>Il s&#39;enfon&ccedil;a dans les bois.</p>

<p>Les arbres se referm&egrave;rent sur lui. La lumi&egrave;re du couchant filtrait &agrave; peine entre les branches. Le sol &eacute;tait mou, couvert de feuilles mortes. Il courait sans bruit, ou presque. Il cherchait un endroit o&ugrave; se cacher. Un endroit o&ugrave; reprendre son souffle.</p>

<p>Il trouva un bosquet. Des buissons &eacute;pais, des branches basses, un creux dans la terre. Il s&#39;y glissa, s&#39;accroupit, et attendit. Il scrutait les environs. Il &eacute;coutait. Rien. Le silence des bois. Le chant lointain d&#39;un oiseau. Le craquement d&#39;une branche.</p>

<p>Puis il sentit un souffle chaud sur son oreille.</p>

<p>&mdash; Bouh.</p>

<p>Il sursauta. Il se retourna. Elle &eacute;tait l&agrave;, derri&egrave;re lui, accroupie, &agrave; quelques centim&egrave;tres. Elle rit. Un rire bas, profond, qui r&eacute;sonna dans le bosquet.</p>

<p>Il courut.</p>

<p>Il courut de plus belle, s&#39;&eacute;loignant du rire, s&#39;&eacute;loignant d&#39;elle, s&#39;&eacute;loignant de cette voix qui le faisait frissonner. Les branches lui fouettaient le visage. Les racines le faisaient tr&eacute;bucher. Il ne s&#39;arr&ecirc;tait pas. Il courait vers le ruisseau, dont il entendait le murmure.</p>

<p>Il y arriva. Il s&#39;agenouilla au bord de l&#39;eau, plongea ses mains, but &agrave; grandes gorg&eacute;es. L&#39;eau &eacute;tait froide, claire, vivifiante. Il reprit son souffle. Il regarda autour de lui. Toujours rien. Toujours le silence.</p>

<p>Il vit un arbre. Un vieux ch&ecirc;ne, large, noueux. Il s&#39;approcha, se plaqua contre le tronc, et attendit.</p>

<p>Les minutes pass&egrave;rent. Le silence &eacute;tait total. Pas un bruit. Pas un souffle. Il commen&ccedil;ait &agrave; croire qu&#39;elle avait abandonn&eacute;. Qu&#39;elle avait renonc&eacute;. Qu&#39;elle &eacute;tait retourn&eacute;e au camp.</p>

<p>Puis il entendit un bruit. Un craquement, derri&egrave;re les buissons. Il se tendit. Il voulut d&eacute;guerpir. Mais un li&egrave;vre sortit des branches, d&eacute;tala, et disparut dans l&#39;herbe.</p>

<p>Alexios laissa &eacute;chapper un souffle. Il baissa la garde. Il regarda le li&egrave;vre s&#39;&eacute;loigner. Et il fit le parall&egrave;le. Lui aussi &eacute;tait une proie. Lui aussi &eacute;tait traqu&eacute;. Lui aussi serait peut-&ecirc;tre pris. Shepard, avec son fusil, n&#39;aurait s&ucirc;rement pas rat&eacute; ce li&egrave;vre. Elle ne ratait jamais rien. Mais lui, il n&#39;avait pas de fusil. Il n&#39;avait que ses jambes. Et ses jambes ne suffisaient pas.</p>

<p>L&#39;id&eacute;e d&#39;&ecirc;tre pris pour une proie, un animal, augmenta son excitation. Il sentit son corps r&eacute;agir, une chaleur soudaine monter le long de sa colonne vert&eacute;brale. Sa respiration s&#39;acc&eacute;l&eacute;ra, devenant courte, saccad&eacute;e. Sa peau se couvrit de frissons, non pas de froid, mais d&#39;une attente &eacute;lectrique.</p>

<p>Il s&#39;arr&ecirc;ta brusquement. Le silence des bois semblait maintenant presser contre ses tympans. Il baissa le regard sur son propre corps, vuln&eacute;rable, expos&eacute;. L&#39;id&eacute;e que Madame Vyc puisse l&#39;observer &agrave; cet instant, cach&eacute;e dans le feuillage, le fit frissonner davantage. Il ferma les yeux, s&#39;imaginant d&eacute;j&agrave; captur&eacute;, poss&eacute;d&eacute;.</p>

<p>Lentement, presque timidement, sa main descendit. Il se toucha, le souffle court, s&#39;abandonnant &agrave; l&#39;image mentale de la femme en cuir noir qui le traquait. Il ne s&#39;entendait plus penser, il n&#39;&eacute;tait plus qu&#39;une s&eacute;rie de pulsations cardiaques et de d&eacute;sirs bruts. Dans l&#39;ombre des arbres, il n&#39;&eacute;tait plus un homme, mais une cr&eacute;ature, un animal poss&eacute;d&eacute; par le plaisir de la peur. Il &eacute;tait seul dans les bois, avec son souffle et son d&eacute;sir, et cette solitude rendait l&#39;excitation insoutenable.</p>

<p>Puis il sentit le souffle chaud. Encore. Au creux de son oreille. Sensuel. Tout proche.</p>

<p>&mdash; Qui t&#39;y a autoris&eacute; ?</p>

<p>Il voulut d&eacute;guerpir. Mais le lasso siffla. La corde se referma autour de sa taille, le serra, le tira en arri&egrave;re. Il tomba. Elle &eacute;tait sur lui.</p>

<p>&mdash; Ho. Tu es pris. Et tu m&#39;appartiens.Elle le retourna. Elle le maintint au sol, un genou sur sa poitrine, la corde dans une main.</p>

<p>&mdash; Je vais bien m&#39;occuper de toi. Ici.</p>

<p>Elle le releva. Elle le poussa contre l&#39;arbre. Elle lui attacha les mains derri&egrave;re le tronc, serra la corde. Puis elle tira. Alexios se retrouva suspendu. Seule la pointe de ses pieds touchait le sol. Ses bras tiraient, ses &eacute;paules br&ucirc;laient, mais il ne pouvait pas se lib&eacute;rer.</p>

<p>Madame Vyc recula. Elle sortit le fouet de sa ceinture. Les lani&egrave;res fines siffl&egrave;rent dans l&#39;air.</p>

<p>&mdash; Tu vas compter, dit-elle. Jusqu&#39;&agrave; vingt.</p>

<p>Le premier coup tomba.</p>

<p>Alexios cria. Pas de douleur &mdash; de surprise. Le cuir mordit sa peau, laissa une ligne rouge sur son dos. Il cria. Puis il soupira. Le second coup tomba. Puis le troisi&egrave;me. Il cria encore. Il soupira encore. Il compta.</p>

<p>&mdash; Un. Deux. Trois.</p>

<p>Madame Vyc frappait r&eacute;guli&egrave;rement. Pas trop fort. Juste ce qu&#39;il fallait. Ses lani&egrave;res trouvaient les muscles de son dos, ses &eacute;paules, ses flancs. Alexios criait, soupirait, comptait. Sa voix se brisait parfois. Mais il comptait.</p>

<p>&mdash; Dix-huit. Dix-neuf. Vingt.</p>

<p>Elle s&#39;arr&ecirc;ta. Elle rangea le fouet. Alexios haletait, suspendu &agrave; l&#39;arbre, le dos marqu&eacute; de lignes rouges. Il ne saignait pas. Il br&ucirc;lait.</p>

<p>Madame Vyc s&#39;approcha. Elle d&eacute;noua la corde. Il tomba &agrave; genoux dans les feuilles mortes.</p>

<p>&mdash; &Agrave; quatre pattes, dit-elle.</p>

<p>Il ob&eacute;it. Il se mit &agrave; quatre pattes, les mains dans la terre, les genoux dans les feuilles. Il attendit.</p>

<p>Madame Vyc ouvrit son sac de cuir. Elle en sortit des anneaux de fer. Quatre. Elle les posa au sol. Puis elle sortit un marteau. Petit, lourd, &agrave; manche de bois.</p>

<p>Elle s&#39;approcha de sa main droite. Elle posa l&#39;anneau au sol, autour de son poignet, et enfon&ccedil;a le marteau. Le fer s&#39;enfon&ccedil;a dans la terre. Alexios tira. L&#39;anneau tint.</p>

<p>Elle fit de m&ecirc;me avec sa main gauche. Puis ses chevilles. Quatre anneaux. Quatre coups de marteau. Alexios &eacute;tait fix&eacute; au sol, &agrave; quatre pattes, les membres &eacute;cart&eacute;s, le dos offert.</p>

<p>Il tira. Les anneaux ne boug&egrave;rent pas. M&ecirc;me s&#39;il le voulait, il ne pouvait pas se lib&eacute;rer.</p>

<p>Madame Vyc se releva. Elle rangea le marteau dans son sac. Elle s&#39;approcha de lui, s&#39;accroupit &agrave; sa hauteur, et passa la main dans ses cheveux.</p>

<p>&mdash; Bien, dit-elle. Maintenant, on va vraiment s&#39;amuser.</p>

<p>Le ruisseau chantait. Le vent soufflait dans les branches. La nuit tombait.</p>

<p>Alexios attendait. Madame Vyc le regardait.</p>

<p>La chasse &eacute;tait termin&eacute;e. Le jeu commen&ccedil;ait.</p>

<p>Madame Vyc se releva, dominant Alexios qui tremblait encore sous l&#39;effet du fouet et de la capture. Elle le regardait avec un m&eacute;lange de d&eacute;dain et de curiosit&eacute; clinique, comme on observe un animal dont on teste la r&eacute;sistance.</p>

<p>Elle plongea la main dans son sac de cuir et en sortit un gode ceinture. D&#39;un geste assur&eacute;, elle fixa l&#39;harnais autour de ses hanches, ajustant le cuir contre son bustier noir. L&#39;objet &eacute;tait massif, froid, et d&eacute;sormais une extension de son propre corps. Elle se tenait l&agrave;, dominant le sujet, l&#39;instrument de son plaisir et de son pouvoir solidement ancr&eacute; &agrave; sa taille.</p>

<p>Sans quitter Alexios des yeux, elle se pencha l&eacute;g&egrave;rement et cracha sur le silicone, laissant la salive glisser lentement le long de la tige. Un geste simple, possessif, qui marquait le d&eacute;but de l&#39;appropriation.</p>

<p>&mdash; Allez, salope. Go&ucirc;te &ccedil;a, ordonna-t-elle d&#39;une voix glaciale.</p>

<p>Elle s&#39;avan&ccedil;a et pressa l&#39;objet contre les l&egrave;vres d&#39;Alexios. Pris d&#39;un r&eacute;flexe de dignit&eacute; ou de panique, il tenta de d&eacute;tourner la t&ecirc;te, de se soustraire &agrave; l&#39;humiliation. La r&eacute;ponse fut imm&eacute;diate : une gifle cinglante claqua sur sa joue, un bruit sec qui r&eacute;sonna dans le silence des bois.</p>

<p>&mdash; Je ne t&#39;ai pas demand&eacute; ton avis, chienne. Ouvre.</p>

<p>Saisi de terreur et d&#39;excitation, Alexios ob&eacute;it. Il entrouvrit la bouche et accueillit le silicone. &Agrave; sa surprise, le go&ucirc;t de la bave de Madame Vyc, m&ecirc;l&eacute; &agrave; l&#39;odeur du cuir et de la for&ecirc;t, d&eacute;clencha chez lui un plaisir visc&eacute;ral. Il s&#39;y d&eacute;lecta un instant, aspirant avec avidit&eacute; l&#39;humidit&eacute; de sa ma&icirc;tresse, comme s&#39;il voulait absorber une partie de son pouvoir.</p>

<p>C&#39;est alors que Madame Vyc, sans aucune transition, poussa le gode avec force.</p>

<p>Le silicone s&#39;enfon&ccedil;a brutalement, franchissant les l&egrave;vres, la langue, pour venir frapper le fond de sa gorge. Alexios eut un r&eacute;flexe de suffocation, ses yeux s&#39;&eacute;carquill&egrave;rent, ses muscles se tendirent contre les anneaux de fer qui le fixaient au sol.</p>

<p>&mdash; Voil&agrave;, prends-le tout entier, esp&egrave;ce de salope, murmura-t-elle en accentuant la pression.</p>

<p>Elle commen&ccedil;a un mouvement rythmique, violent et pr&eacute;cis, lui imposant des gorges profondes. &Agrave; chaque pouss&eacute;e, Alexios &eacute;tait submerg&eacute;, son souffle coup&eacute;, son esprit satur&eacute; par l&#39;intrusion massive de l&#39;objet. Il ne pouvait ni fuir, ni protester ; il n&#39;&eacute;tait plus qu&#39;une bouche ouverte pour elle, un r&eacute;ceptacle docilement soumis.</p>

<p>Madame Vyc regardait le visage convuls&eacute; du sujet, savourant l&#39;expression de d&eacute;tresse et de plaisir m&ecirc;l&eacute;s. Elle accentua le rythme, le traitant de chienne &agrave; chaque pouss&eacute;e, transformant cet acte en un rituel de marquage o&ugrave; chaque spasme d&#39;Alexios confirmait son appartenance totale &agrave; Madame Vyc.</p>

<p>Le rythme s&#39;intensifia, chaque pouss&eacute;e enfon&ccedil;ant le silicone plus profond&eacute;ment, jusqu&#39;&agrave; ce que le monde d&#39;Alexios se r&eacute;sume &agrave; ce point de saturation totale. C&#39;est alors qu&#39;il le vit.</p>

<p>&Agrave; la p&eacute;riph&eacute;rie de sa vision, alors qu&#39;il luttait pour reprendre un souffle minuscule, il aper&ccedil;ut une goutte brill&eacute; au claire de lune glisser le long de la cuisse tendue de Madame Vyc, juste au-dessus de son botte en cuir. Une perle translucide qui tra&ccedil;ait un chemin humide sur sa peau. &Eacute;tait-ce simplement de la sueur, n&eacute;e de l&#39;effort de sa domination ? Ou &eacute;tait-ce de la cyprine, ce fluide pr&eacute;cieux et tra&icirc;tre qui signalait l&#39;excitation d&#39;une femme ?</p>

<p>Il pr&eacute;f&eacute;ra croire &agrave; la seconde option. L&#39;id&eacute;e qu&#39;il puisse, m&ecirc;me dans cet &eacute;tat de soumission absolue, provoquer un d&eacute;sir physique chez sa ma&icirc;tresse lui donna un regain d&#39;&eacute;nergie presque d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;. Il pressa son visage contre l&#39;objet, cherchant &agrave; absorber tout ce qu&#39;elle lui offrait, s&#39;imaginant &ecirc;tre la cause de ce l&eacute;ger &eacute;coulement.</p>

<p>Soudain, Madame Vyc se retira brusquement.</p>

<p>L&#39;air s&#39;engouffra dans la gorge d&#39;Alexios qui eut un spasme, un hoquet violent alors qu&#39;il cherchait d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;ment son oxyg&egrave;ne. Il s&#39;effondra sur le sol, haletant, la salive coulant de ses l&egrave;vres. Madame Vyc ne lui accorda pas un regard ; elle contourna son corps avec une gr&acirc;ce pr&eacute;datrice pour se placer derri&egrave;re lui.</p>

<p>Elle observa son anatomie offerte, ces cuisses &eacute;cart&eacute;es par les anneaux de fer. Elle nota que le silicone de son gode &eacute;tait devenue humide de la bave d&#39;Alexios.</p>

<p>&mdash; Tu es gourmand, chienne, murmura-t-elle. Mais tu n&#39;as pas assez travaill&eacute; pour lubrifier ma queue. Mais je suis cl&eacute;mente et je vais te m&eacute;nager un peu.</p>

<p>D&#39;un mouvement lent et cruel, elle se pencha. Alexios sentit le souffle chaud de Madame Vyc contre son bas du dos, puis, un filet de salive tomba avec pr&eacute;cision, s&#39;&eacute;coulant dans sa raie. Ce marquage, cette souillure re&ccedil;u, fit frissonner Alexios d&#39;un plaisir presque douloureux. &Ecirc;tre ainsi pr&eacute;par&eacute;e, comme on huile une machine ou on marque un b&eacute;tail, acheva de briser ses derni&egrave;res r&eacute;sistances.</p>

<p>Sans pr&eacute;venir, elle s&#39;enfon&ccedil;a.</p>

<p>Le gode ceinture p&eacute;n&eacute;tra brutalement son orifice, d&eacute;chirant le silence des bois par un bruit de succion humide. Alexios poussa un cri &eacute;touff&eacute;, son dos s&#39;arqua, et ses doigts s&#39;agripp&egrave;rent d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;ment &agrave; la terre.</p>

<p>&mdash; Regarde-toi, balbutia-t-elle, sa voix vibrant de plaisir alors qu&#39;elle commen&ccedil;ait un mouvement de va-et-vient violent. Une petite salope fix&eacute;e au sol, qui supplie pour &ecirc;tre prise.</p>

<p>Madame Vyc ne faisait pas preuve de douceur. Elle utilisait son corps comme un piston, frappant les parois internes d&#39;Alexios avec une force brute. Le plaisir pour elle r&eacute;sidait dans la sensation de r&eacute;sistance du sujet, dans le bruit rythmique du cuir contre la peau et dans les g&eacute;missements bris&eacute;s de sa proie.</p>

<p>Pour Alexios, c&#39;&eacute;tait un chaos sensoriel. La douleur de l&#39;intrusion se transformait, sous l&#39;effet de l&#39;humiliation, en une extase insupportable. Chaque coup le rappelait &agrave; sa condition : il n&#39;&eacute;tait plus un homme, il &eacute;tait l&#39;objet de Madame Vyc. Et dans cette perte totale d&#39;identit&eacute;, il trouvait une pl&eacute;nitude terrifiante.</p>

<p>Madame Vyc acc&eacute;l&eacute;ra la cadence, ses hanches claquant contre celles d&#39;Alexios, transformant la for&ecirc;t en un sanctuaire de luxure et de domination. Elle le traitait de tout ce qu&#39;elle voulait, et chaque insulte agissait comme un nouveau stimulant, poussant Alexios vers un orgasme qui ne demandait qu&#39;&agrave; &eacute;clater, tandis que Madame Vyc savourait le pouvoir absolu d&#39;avoir transform&eacute; un homme en un simple instrument de plaisir.</p>

<p>Madame Vyc maintint la pression encore quelques instants, laissant Alexios s&#39;enfoncer dans un plaisir convulsif. Priv&eacute; de tout contr&ocirc;le, le sujet finit par jouir violemment, son corps secou&eacute; de spasmes tandis que son orifice &eacute;tait satur&eacute; par le silicone.</p>

<p>Elle se retira d&#39;un geste sec, laissant l&#39;orifice d&#39;Alexios b&eacute;ant, vuln&eacute;rable et palpitant. Dans un dernier geste de marquage, elle cracha une derni&egrave;re fois &agrave; l&#39;int&eacute;rieur de lui, une ultime souillure pour sceller sa soumission.</p>

<p>&mdash; Merci... Madame... haleta Alexios, le visage contre la terre, le souffle court et le c&oelig;ur battant.</p>

<p>Vyc esquissa un sourire glacial. Elle ne lui accorda pas la tendresse qu&#39;il esp&eacute;rait.</p>

<p>&mdash; Tu crois que c&#39;est fini ? murmura-t-elle. Le jeu ne fait que commencer.</p>

<p>Elle lib&eacute;ra les anneaux de fer. Alexios crut un instant &agrave; une forme de repos, mais ce n&#39;&eacute;tait qu&#39;une transition vers une nouvelle torture. D&#39;un mouvement brusque, elle le renversa, le fixant sur le dos dans l&#39;herbe humide, pr&egrave;s du clapotis de l&#39;eau. Elle fit passer une corde solide autour de ses poignets pour les arrimer &agrave; un anneau fix&eacute; au-dessus de sa t&ecirc;te, et immobilisa ses pieds dans deux autres anneaux, l&eacute;g&egrave;rement &eacute;cart&eacute;s, le laissant totalement expos&eacute; et impuissant.</p>

<p>Alors qu&#39;Alexios luttait pour reprendre ses esprits, il entendit le cuir du harnais de Madame Vyc de desserrer. Madame Vyc d&eacute;fit son gode ceinture et ouvra sa tenue de cuivre avec une lenteur calcul&eacute;e. Puis, sans un mot, elle s&#39;assit sur son visage.</p>

<p>Le contact fut imm&eacute;diat et &eacute;lectrisant. Alexios sentit la chaleur de sa peau et l&#39;humidit&eacute; profonde de son intimit&eacute; presser contre ses l&egrave;vres. Sa chatte &eacute;tait tremp&eacute;e, satur&eacute;e de cyprine.</p>

<p>&mdash; Nettoie tout, salope. Ne laisse pas une seule goutte, ordonna-t-elle, sa voix vibrant d&#39;une autorit&eacute; absolue.</p>

<p>Pour Alexios, ce fut une r&eacute;v&eacute;lation. Le go&ucirc;t sal&eacute; et musqu&eacute; de la mouille de sa ma&icirc;tresse, m&ecirc;l&eacute; &agrave; la cyprine, &eacute;tait un nectar dont il ne pouvait se rassasier. Il s&#39;appliqua avec une ferveur presque religieuse, utilisant sa langue pour explorer chaque repli, aspirant avec avidit&eacute; les fluides de Madame Vyc.</p>

<p>En sentant la langue d&#39;Alexios travailler avec une pr&eacute;cision d&eacute;vou&eacute;e, Vyc laissa &eacute;chapper des r&acirc;les de plaisir. Son corps se tendit, ses muscles se contract&egrave;rent contre lui. Elle s&rsquo;agrippa &agrave; ses &eacute;paules, savourant la sensation de ce visage soumis qui s&#39;occupait de son plaisir avec une efficacit&eacute; totale.</p>

<p>Aush&eacute;rit&eacute;e par un &eacute;lan de luxure, elle s&#39;abaissa l&eacute;g&egrave;rement pour prendre son sexe en retour, le succer un peu, m&ecirc;lant leurs fluides dans un chaos sensuel o&ugrave; la domination et le plaisir s&#39;entrem&ecirc;laient, transformant l&#39;herbe humide en un sanctuaire de soumission.</p>

<p>Madame Vyc sentit la tension d&#39;Alexios atteindre son paroxysme sous elle. Son sexe, tendu comme un arc et vibrant d&#39;une excitation presque douloureuse, ne demandait qu&#39;&agrave; &eacute;clater. Dans un mouvement fluide et autoritaire, elle se souleva un instant avant de s&#39;abaisser brusquement, s&#39;empalant sur lui avec une force qui fit g&eacute;mir le sujet.</p>

<p>Le choc de l&#39;intrusion fut total. Madame Vyc ferma les yeux, laissant &eacute;chapper un soupir rauque alors qu&#39;elle s&#39;ajustait parfaitement &agrave; lui. Pour accentuer sa domination, elle s&#39;attaqua &agrave; ses t&eacute;tons, les pin&ccedil;ant et les torturant avec ses ongles, alternant entre des caresses cruelles et des pressions brutales qui envoyaient des d&eacute;charges &eacute;lectriques dans tout le corps d&#39;Alexios.</p>

<p>&mdash; Regarde-toi, petite salope, murmura-t-elle, sa voix charg&eacute;e de luxure et de m&eacute;pris. Tu trembles comme une feuille juste parce que je daigne te poss&eacute;der.</p>

<p>Dans un &eacute;lan de passion sauvage, elle se d&eacute;barrassa du reste de ses v&ecirc;tements, jetant sa tenue de cuivre sur l&#39;herbe humide. Elle se retrouva ainsi, totalement nue, sa peau contrastant avec la vuln&eacute;rabilit&eacute; d&#39;Alexios. Le contact peau contre peau amplifia chaque sensation, rendant l&#39;acte encore plus visc&eacute;ral.</p>

<p>Madame Vyc commen&ccedil;a &agrave; bouger, imposant un rythme effr&eacute;n&eacute;. Elle ne cherchait pas la tendresse, mais une appropriation totale. &Agrave; chaque descente, elle accentuait la torture de sa poitrine, le for&ccedil;ant &agrave; se concentrer sur la douleur et le plaisir simultan&eacute;ment. Le plaisir pour elle &eacute;tait immense ; elle sentit l&#39;orgasme la frapper comme une vague, puis une deuxi&egrave;me, et une troisi&egrave;me, ses muscles se contractant violemment autour de lui, tandis qu&#39;elle continuait de le traiter de &ldquo;chienne&rdquo; et de &ldquo;jouet&rdquo;, ancrant sa sup&eacute;riorit&eacute; dans chaque spasme.</p>

<p>Alexios, submerg&eacute;, &eacute;tait au bord de la rupture. Il ne pouvait plus respirer, son esprit n&#39;&eacute;tait plus qu&#39;un cri silencieux de besoin. Il &eacute;tait proche de l&#39;explosion, son corps s&#39;arcant instinctivement pour chercher plus de friction.</p>

<p>C&#39;est pr&eacute;cis&eacute;ment &agrave; cet instant, alors qu&#39;il &eacute;tait au sommet de son agonie voluptueuse, que Madame Vyc se retira brusquement.</p>

<p>L&#39;absence soudaine le fit basculer dans un vide terrifiant. Alexios haleta, le regard perdu, d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;. Vyc le regarda avec un sourire carnassier, dominant son corps haletant. Elle s&#39;agenouilla au-dessus de lui, saisissant son sexe avec une poigne ferme.</p>

<p>&mdash; Tu ne jouiras pas sans mon ordre, d&eacute;clara-t-elle.</p>

<p>Elle commen&ccedil;a &agrave; le branler avec une rapidit&eacute; technique, un mouvement implacable qui ne lui laissa aucune chance. Alexios explosa dans un cri &eacute;touff&eacute;, son plaisir &eacute;tant proportionnel &agrave; la frustration qu&#39;elle venait de lui infliger. Vyc guida le jet de sperme avec pr&eacute;cision, s&#39;assurant que le liquide blanc inonde son torse nu, marquant ainsi son corps de sa soumission.</p>

<p>Madame Vyc resta immobile un instant, contemplant le spectacle d&#39;Alexios, le corps vibrant encore des derniers spasmes de son orgasme, tandis que le sperme du sujet coulait lentement le long de sa peau. Elle passa un doigt sur son torse, ramassa une gouttelette et la porta &agrave; ses l&egrave;vres avec un sourire pr&eacute;dateur.</p>

<p>&mdash; Belle marque, murmura-t-elle d&#39;une voix tra&icirc;nante, presque affectueuse, mais charg&eacute;e d&#39;une menace latente. Mais il serait injuste que tu portes seulement les stigmates de cet &eacute;change. Tu dois aussi porter ma &nbsp;marque.</p>

<p>Alexios, encore &eacute;tourdi par le plaisir et l&#39;&eacute;puisement, leva les yeux vers elle, ne comprenant pas encore la nature de l&#39;hommage qu&#39;elle s&#39;appr&ecirc;tait &agrave; lui rendre. Avant qu&#39;il ne puisse formuler une question, Madame Vyc se redressa et s&#39;installa &agrave; califourchon sur son torse, ses cuisses serrant ses &eacute;paules pour l&#39;immobiliser totalement contre l&#39;herbe humide.</p>

<p>Elle se positionna avec une pr&eacute;cision cruelle, son intimit&eacute; suspendue juste au-dessus du visage d&#39;Alexios. Le sujet sentit la chaleur &eacute;maner de l&#39;entrejambe de sa ma&icirc;tresse, un signal qui fit battre son c&oelig;ur plus rapidement.</p>

<p>Soudain, sans pr&eacute;venir, un jet d&#39;urine chaud et puissant s&#39;abattit sur lui.</p>

<p>L&#39;impact fut imm&eacute;diat. Le liquide dor&eacute; inonda ses joues, ses l&egrave;vres, et s&#39;engouffra dans sa bouche ouverte alors qu&#39;il haletait. C&#39;&eacute;tait un acte d&#39;une brutalit&eacute; sensuelle absolue, une appropriation totale de son &ecirc;tre. Alexios ferma les yeux, subjugu&eacute; par l&#39;odeur forte et l&#39;aspect sauvage de la sc&egrave;ne. Il ne chercha pas &agrave; se d&eacute;tourner ; au contraire, il accueillit le flot avec une d&eacute;votion presque religieuse, savourant l&#39;humiliation supr&ecirc;me d&#39;&ecirc;tre ainsi marqu&eacute;e par les celle qu&#39;il v&eacute;n&eacute;rait.</p>

<p>Le liquide chaud s&#39;&eacute;coulait maintenant dans son cou, impr&eacute;gnant sa peau et l&#39;herbe sous lui, cr&eacute;ant une mare ti&egrave;de qui scellait son appartenance. Vyc, elle, poussait des petits soupirs de soulagement, savourant la sensation de domination totale que lui procurait le fait de souiller son sujet.</p>

<p>Une fois termin&eacute;e, elle resta un instant encore perch&eacute;e sur lui, observant le visage d&#39;Alexios, d&eacute;goulinant et soumis. Elle &eacute;clata d&#39;un rire cristallin, un son pur qui contrastait violemment avec la crudit&eacute; de l&#39;acte.</p>

<p>&mdash; Voil&agrave;, dit-elle en se relevant et en ajustant ses v&ecirc;tements avec une indiff&eacute;rence royale. Tu portes d&eacute;sormais une partie de ma marque. Quant au collier... je vais y r&eacute;fl&eacute;chir.</p>

<p>&mdash; Ha, qui voil&agrave; l&agrave; !</p>

<p>Ils se retourn&egrave;rent.</p>

<p>Shepard se tenait &agrave; la lisi&egrave;re du bosquet, un li&egrave;vre encore ti&egrave;de pendant &agrave; sa main gauche. De la droite, elle tenait une corde. Au bout de la corde, un jeune couple. Un homme et une femme, la vingtaine, nus tous les deux, les poignets li&eacute;s ensemble, les chevilles entrav&eacute;es par une longe courte qui les for&ccedil;ait &agrave; avancer &agrave; petits pas. Ils avaient les joues rouges, les yeux brillants, et ils ne cherchaient pas &agrave; fuir. Ils regardaient Alexios, encore &eacute;tendu dans l&#39;herbe, le torse luisant, les marques du fouet sur le dos. Ils regardaient Madame Vyc, debout dans son cuir noir, le gode ceinture &agrave; la main. Et ce qu&#39;ils voyaient semblait les exciter au plus haut point.</p>

<p>Shepard s&#39;avan&ccedil;a.</p>

<p>&mdash; Ils &eacute;taient cach&eacute;s derri&egrave;re les foug&egrave;res, dit-elle. Ils ont tout vu. Ils n&#39;ont pas boug&eacute;. Ils n&#39;ont pas cri&eacute;. Ils ont regard&eacute;. Alors j&#39;ai r&eacute;cup&eacute;r&eacute; leurs habits et je vous les am&egrave;ne, Madame, pour que vous jugiez ce que vous voulez en faire.</p>

<p>Madame Vyc sourit.</p>

<p>Elle ne dit rien. Elle posa le gode ceinture sur une souche, d&eacute;fit les derni&egrave;res attaches de son bustier, et se retrouva nue dans la lumi&egrave;re bleue du cr&eacute;puscule. Sa peau brillait de sueur. Ses cheveux d&eacute;faits tombaient sur ses &eacute;paules. Elle s&#39;&eacute;loigna sans un mot, traversa la petite clairi&egrave;re, et entra dans le ruisseau. L&#39;eau &eacute;tait froide. Elle s&#39;y plongea jusqu&#39;aux cuisses, puis jusqu&#39;&agrave; la taille, et se lava lentement, les mains sur son ventre, sur ses seins, sur sa nuque.</p>

<p>Le couple la regardait. Alexios la regardait. Shepard, elle, ne regardait que le couple.</p>

<p>&mdash; Je vais r&eacute;fl&eacute;chir, dit Madame Vyc depuis l&#39;eau. &Agrave; ce que je vais faire de ces voyeurs.</p>

<p>Elle se retourna. Son regard passa sur le jeune homme, puis sur la jeune femme. Un long regard, tranquille, qui pesait.</p>

<p>&mdash;On les jugera au camp. Attache les mais ne les touche pas avant d&rsquo;aariver au camp.</p>

<p>Elle sortit du ruisseau, ruisselante, et ramassa son bustier.</p>

<p>&mdash; Shepard, occupe-toi d&#39;eux. Alexios, debout. On rentre au camp.</p>

<p>La corde se tendit. Le couple suivit.</p>

<p>Et dans la nuit qui tombait, sous les arbres, la chasse &eacute;tait termin&eacute;e. Mais le jugement, lui, n&#39;avait pas encore commenc&eacute;.</p>

<p>&nbsp;</p>]]></description>
			<guid>https://www.bdsm.fr/blog/12912/La-ferme-de-Madame-Vyc---Chapitre-4-—-La-Chasse/</guid>
			<pubDate>Sun, 18 Oct 2026 12:53:56 +0000</pubDate>
			<dc:creator>Alexios</dc:creator>
		</item>
		<item>
			<title>Alexios a posté un article.</title>
			<link>https://www.bdsm.fr/blog/12892/La-ferme-de-Madame-Vyc---Chapitre-3-—-La-Route-12-Premier-jour/</link>
			<description><![CDATA[<p>Ils roul&egrave;rent d&#39;abord en silence.</p>

<p>La route 12 s&#39;&eacute;tirait vers l&#39;ouest, entre des champs p&acirc;les et des haies mal taill&eacute;es. Le soleil &eacute;tait haut. La poussi&egrave;re montait derri&egrave;re la charrette et retombait lentement sur les cages. Sous la b&acirc;che, cinq corps nus, masqu&eacute;s, b&acirc;illonn&eacute;s, tressautaient au rythme des cahots. Ils ne voyaient rien. Ils entendaient tout : le claquement des sabots, le grincement des essieux, le vent dans la toile.</p>

<p>Devant, la cal&egrave;che ouvrait la route.</p>

<p>Shepard tenait les r&ecirc;nes. Elle avait le dos droit, les &eacute;paules larges, le chapeau baiss&eacute; sur les yeux. Le cuir de son pantalon ouvert craquait &agrave; chaque mouvement du si&egrave;ge. Elle ne parlait pas. Elle conduisait.</p>

<p>&Agrave; c&ocirc;t&eacute; d&#39;elle, Madame Vyc &eacute;tait assise dans le velours. Sa robe tombait sur ses bottes. Sa fourrure reposait sur ses &eacute;paules malgr&eacute; la chaleur. Elle regardait l&#39;horizon, tranquille, comme une femme qui a tout son temps.</p>

<p>Sous ses pieds, &Eacute;louan. Le dos arqu&eacute;, les yeux ferm&eacute;s, le souffle court. Le talon de Madame Vyc reposait sur ses reins, l&eacute;ger, presque n&eacute;gligent. Il ne bougeait pas. Il savait ce qu&#39;elle avait dit : si tu me d&eacute;ranges, je te mets dans une cage.</p>

<p>Derri&egrave;re, &Eacute;pervier conduisait la charrette. M&ecirc;me si&egrave;ge, m&ecirc;me dispositif. Il avait le visage ferm&eacute;, les m&acirc;choires serr&eacute;es. Chaque cahot lui rappelait sa place. Il ne s&#39;en plaignait pas. Il n&#39;avait jamais &eacute;t&eacute; du genre &agrave; se plaindre.</p>

<p>La route &eacute;tait mauvaise. Des orni&egrave;res, des pierres, des racines. Chaque cahot soulevait la cal&egrave;che et la charrette, et &agrave; chaque cahot, les si&egrave;ges &agrave; godes s&#39;enfon&ccedil;aient un peu plus profond&eacute;ment dans les corps des conducteurs. Shepard serrait les dents. &Eacute;pervier serrait les r&ecirc;nes. Ni l&#39;un ni l&#39;autre ne disait un mot.</p>

<p>Ils roul&egrave;rent ainsi pendant une heure.</p>

<p>Puis Madame Vyc eut chaud.</p>

<p>Elle d&eacute;fit la fourrure de ses &eacute;paules et la posa sur le velours, &agrave; c&ocirc;t&eacute; d&#39;elle. La robe restait, mais l&#39;air pouvait circuler. Elle soupira, soulag&eacute;e.</p>

<p>&Eacute;louan, sous la banquette, leva les yeux. Il vit la fourrure pos&eacute;e, la robe, la peau de Madame Vyc qui apparaissait &agrave; la naissance du cou. Il ne dit rien.</p>

<p>&mdash; Tu as chaud aussi ? demanda-t-elle.</p>

<p>&mdash; Oui, Madame.</p>

<p>&mdash; Alors aide-moi.</p>

<p>Il comprit. Il se glissa hors de sous la banquette, se releva avec peine, et s&#39;approcha d&#39;elle. Ses doigts tremblaient un peu. Il d&eacute;fit les attaches de la robe, lentement, une par une. La robe s&#39;ouvrit. Madame Vyc la laissa glisser sur ses &eacute;paules, puis sur ses bras. Elle ne portait rien dessous.</p>

<p>&Eacute;louan s&#39;ex&eacute;cuta avec une d&eacute;votion presque religieuse. Ses doigts, rugueux et tremblants, contrastaient violemment avec la soie et le velours de la robe. &Agrave; chaque bouton qu&#39;il d&eacute;fit, un nouveau fragment de peau p&acirc;le &eacute;tait d&eacute;voil&eacute;, comme une promesse interdite. Le tissu glissa lentement, un murmure de tissu contre la peau, avant de s&#39;effondrer autour des chevilles de Madame Vyc dans un froissement sourd.</p>

<p>Elle se tint l&agrave;, immobile, offerte &agrave; son regard mais inaccessible. Elle ne portait rien sous la robe, laissant la brise l&eacute;g&egrave;re de la route caresser la courbe de ses hanches et la cambrure de son dos. L&#39;air semblait s&#39;&eacute;paissir, charg&eacute; d&#39;une tension presque palpable. &Eacute;louan, le souffle court, ramassa le v&ecirc;tement avec un soin infini, pliant le velours sombre comme s&#39;il s&#39;agissait d&#39;une relique sacr&eacute;e, avant de le d&eacute;poser d&eacute;licatement sur le si&egrave;ge.</p>

<p>&mdash; La fourrure aussi, dit-elle d&#39;une voix basse, un l&eacute;ger frisson parcourant ses &eacute;paules. Pose-la derri&egrave;re.</p>

<p>Il s&#39;approcha pour saisir la pi&egrave;ce de fourrure. En le faisant, il dut passer si pr&egrave;s d&#39;elle qu&#39;il put sentir la chaleur irradiant de son corps et le parfum ent&ecirc;tant de sa peau. Il ne la toucha pas &mdash; il n&#39;osait m&ecirc;me pas respirer &mdash; mais la proximit&eacute; &eacute;tait telle qu&#39;il pouvait percevoir le battement rapide de son propre c&oelig;ur r&eacute;sonner dans le silence de la cal&egrave;che.</p>

<p>&nbsp;Il d&eacute;posa la fourrure derri&egrave;re lui, restant alors immobile, les yeux baiss&eacute;s, dans une posture d&#39;attente absolue, conscient que le moindre geste non autoris&eacute; serait un crime</p>

<p>Il ne se remit pas sous la banquette. Il s&#39;agenouilla &agrave; c&ocirc;t&eacute; d&#39;elle, sur le velours, les mains pos&eacute;es sur ses cuisses. Elle ne dit rien. Elle le laissa faire.</p>

<p>Devant elle, sur le tableau de bord de la cal&egrave;che, il y avait un panneau de bois poli, incrust&eacute; de cuivre. Des molettes, des boutons, de petits leviers. Un tableau de commande artisanal, fait main, reli&eacute; par des fils discrets aux si&egrave;ges des conducteurs et aux cages de la charrette. Madame Vyc posa la main dessus.</p>

<p>Elle tourna une molette.</p>

<p>Puis Shepard sentit.</p>

<p>Une vibration. Discr&egrave;te au d&eacute;but, comme un fr&eacute;missement. Puis plus nette, plus profonde. Le silicone log&eacute; en elle se mit &agrave; vibrer, &agrave; l&#39;int&eacute;rieur, contre ses parois. Une onde lente, r&eacute;guli&egrave;re, qui montait et descendait au rythme de la molette.</p>

<p>Shepard serra les r&ecirc;nes. Ses doigts blanchirent. Elle ne dit rien. Elle garda les yeux sur la route. Mais son dos se raidit, et un souffle lent s&#39;&eacute;chappa de ses l&egrave;vres.</p>

<p>La route &eacute;tait mauvaise. Chaque cahot soulevait la cal&egrave;che, et &agrave; chaque cahot, le gode du si&egrave;ge s&#39;enfon&ccedil;ait plus profond&eacute;ment en elle. La vibration amplifiait tout. La p&eacute;n&eacute;tration &eacute;tait constante, r&eacute;p&eacute;t&eacute;e, accentu&eacute;e par les orni&egrave;res. Son intimit&eacute;, ouverte par le cuir du pantalon, frottait contre le velours du si&egrave;ge. Elle &eacute;tait mouill&eacute;e. Le velours absorbait, mais le contact restait. Chaque mouvement de la cal&egrave;che la faisait glisser, la faisait g&eacute;mir.</p>

<p>Madame Vyc regardait la route. Elle ne regardait pas Shepard. C&#39;&eacute;tait pire.</p>

<p>&mdash; Continue de conduire, dit-elle simplement.</p>

<p>&mdash; Oui, Madame.</p>

<p>La vibration changea. Plus rapide. Plus insistante. Shepard sentit ses hanches se contracter malgr&eacute; elle. Le cuir de son pantalon ouvert frottait contre sa peau. Le si&egrave;ge la maintenait en place, empal&eacute;e, incapable de fuir. Chaque cahot amplifiait la sensation. Chaque pierre, chaque orni&egrave;re, chaque virage.</p>

<p>Un g&eacute;missement lui &eacute;chappa.</p>

<p>Il fut court, &agrave; peine audible. Mais Madame Vyc l&#39;entendit. Elle tourna la t&ecirc;te, regarda Shepard, et sourit.</p>

<p>&mdash; C&#39;est mieux, dit-elle.</p>

<p>Derri&egrave;re, dans la charrette, &Eacute;pervier sentit &agrave; son tour.</p>

<p>La vibration monta dans son si&egrave;ge, dans son corps, contre ses parois internes. Il eut un hoquet, serra les r&ecirc;nes, et faillit faire d&eacute;vier les chevaux. Il se reprit. Il redressa la t&ecirc;te. Il fixa l&#39;horizon.</p>

<p>Mais son souffle &eacute;tait plus court. Et ses mains tremblaient.</p>

<p>La route &eacute;tait mauvaise pour lui aussi. Chaque cahot enfon&ccedil;ait le gode plus profond&eacute;ment. Chaque vibration le faisait tressaillir. Il ne g&eacute;missait pas. Pas encore. Mais ses m&acirc;choires &eacute;taient serr&eacute;es, et son dos se raidissait &agrave; chaque secousse.</p>

<p>Sous la b&acirc;che, les cinq cages vibr&egrave;rent aussi.</p>

<p>Les plugs log&eacute;s dans les cinq corps se mirent &agrave; vibrer en m&ecirc;me temps. Un bourdonnement doux, r&eacute;gulier, qui monta dans la p&eacute;nombre de la charrette. Les cinq candidats, nus, masqu&eacute;s, b&acirc;illonn&eacute;s, tressaillirent ensemble.</p>

<p>Kadabra se cambra. Alexios serra les m&acirc;choires. Lilith g&eacute;mit dans son b&acirc;illon. Naya ferma les yeux. Sabine trembla.</p>

<p>Les g&eacute;missements &eacute;taient &eacute;touff&eacute;s, mais ils &eacute;taient l&agrave;. Un ch&oelig;ur sourd, continu, qui se m&ecirc;lait au bruit des sabots et des essieux.</p>

<p>Madame Vyc, dans la cal&egrave;che, entendait tout.</p>

<p>Elle tourna une autre molette.</p>

<p>Les vibrations s&#39;intensifi&egrave;rent. Shepard poussa un g&eacute;missement plus long, plus profond, qu&#39;elle ne put retenir. Ses hanches bougeaient malgr&eacute; elle. Le cuir du si&egrave;ge craquait. Les chevaux, habitu&eacute;s, ne bronch&egrave;rent pas. Ils connaissaient la route. Ils connaissaient leur conductrice.</p>

<p>Derri&egrave;re, &Eacute;pervier laissa &eacute;chapper un souffle rauque. Il ne g&eacute;mit pas. Pas encore. Mais ses doigts serraient les r&ecirc;nes comme s&#39;il se retenait &agrave; quelque chose.</p>

<p>Sous la b&acirc;che, le ch&oelig;ur des cages montait.</p>

<p>Madame Vyc &eacute;coutait. Elle ne regardait pas. Elle &eacute;coutait. Les g&eacute;missements visibles des conducteurs. Les g&eacute;missements &eacute;touff&eacute;s des cages. Les deux ensemble. Une symphonie.</p>

<p>Elle tourna la molette encore.</p>

<p>Shepard g&eacute;mit. Plus fort. Plus long. Sa t&ecirc;te bascula en arri&egrave;re, un instant, avant qu&#39;elle ne se reprenne. Elle fixa la route. Elle conduisait. Mais son corps n&#39;&eacute;tait plus &agrave; elle. Le velours sous elle &eacute;tait tremp&eacute;. Sa nudit&eacute; frottait, glissait, s&#39;ouvrait &agrave; chaque cahot. La vibration ne s&#39;arr&ecirc;tait pas. La p&eacute;n&eacute;tration ne s&#39;arr&ecirc;tait pas. Elle conduisait, empal&eacute;e, vibrante, mouill&eacute;e.</p>

<p>&Eacute;pervier, derri&egrave;re, laissa enfin &eacute;chapper un g&eacute;missement. Court. Rauque. Il ne le r&eacute;p&eacute;ta pas.</p>

<p>Madame Vyc ferma les yeux.</p>

<p>Elle prenait son plaisir l&agrave;. Pas dans son corps. Dans le leur. Dans les g&eacute;missements. Dans les corps qui se tendaient, qui se contractaient, qui tressautaient sous l&#39;effet des vibrations et des cahots. Dans les conducteurs qui tenaient leur r&ocirc;le malgr&eacute; tout. Dans les cages qui chantaient.</p>

<p>Puis elle s&#39;adressa &agrave; &Eacute;louan.</p>

<p>&mdash; Toi, dit-elle. Tu vas me servir autrement.</p>

<p>Il releva la t&ecirc;te. Il &eacute;tait toujours agenouill&eacute; pr&egrave;s d&#39;elle, les mains sur ses cuisses.</p>

<p>&mdash; Oui, Madame.</p>

<p>&mdash; Tu vas me caresser. Et parfois, tu me feras mal. Aux seins. Doucement. Puis plus fort. Comme je te le dirai.</p>

<p>&mdash; Oui, Madame.</p>

<p>Il tendit les mains. Il caressa d&#39;abord sa taille, ses hanches, son ventre. Puis ses seins. Ses doigts trouv&egrave;rent les t&eacute;tons, les firent rouler, les pinc&egrave;rent. Madame Vyc ferma les yeux.</p>

<p>&mdash; Plus fort, dit-elle.</p>

<p>Il ob&eacute;it. Elle g&eacute;mit. Pas &agrave; cause de lui. &Agrave; cause d&#39;eux tous. Shepard devant. &Eacute;pervier derri&egrave;re. Les cages. Et lui, sous ses mains, qui la faisait mal juste ce qu&#39;il fallait.</p>

<p>Il s&#39;ex&eacute;cuta, ses doigts devenant les instruments d&#39;une partition dict&eacute;e par Madame Vyc. Il commen&ccedil;a par des effleurements presque timides, remontant lentement le long de son ventre pour atteindre la courbe de ses seins. Sous ses caresses, la peau de Vyc frissonna. Puis, suivant ses ordres, il resserra sa prise. Ses doigts s&#39;enroul&egrave;rent autour des t&eacute;tons, les pin&ccedil;ant, les malmenant avec une pr&eacute;cision cruelle et d&eacute;licieuse.</p>

<p>Madame Vyc bascula la t&ecirc;te en arri&egrave;re et ferma les yeux. Elle ne ressentait pas seulement la pression des doigts d&#39;&Eacute;louan sur sa chair ; elle absorbait l&#39;air satur&eacute; d&#39;&eacute;lectricit&eacute; qui vibrait dans la cal&egrave;che.</p>

<p>Elle &eacute;coutait. Elle s&#39;abreuvait du ch&oelig;ur invisible : le g&eacute;missement &eacute;touff&eacute; de Shepard &agrave; l&#39;avant, la respiration saccad&eacute;e d&#39;&Eacute;pervier derri&egrave;re elle, et le fracas rythmique des cages o&ugrave; les corps s&#39;entrechoquaient. Chaque secousse du v&eacute;hicule, chaque plainte provenant des masques de cuir, agissait comme un stimulant d&eacute;cuplant la sensation sur ses propres seins.</p>

<p>L&#39;extase de Madame Vyc n&#39;&eacute;tait pas un acte solitaire, c&#39;&eacute;tait une capture. Elle puisait son plaisir dans la tension des muscles contract&eacute;s, dans le souffle court des soumis et dans cette douleur pr&eacute;cise, presque chirurgicale, qu&rsquo;&Eacute;louan lui infligeait. Elle n&#39;&eacute;tait plus seulement une femme abandonn&eacute;e &agrave; un plaisir physique, elle &eacute;tait le centre d&#39;un vortex de soumission, savourant l&#39;orchestration parfaite de leur d&eacute;tresse et de son pouvoir.</p>

<p>Shepard g&eacute;mit encore. Plus fort. Le velours &eacute;tait tremp&eacute;. Ses cuisses glissaient. Le gode la remplissait, la faisait vibrer de l&#39;int&eacute;rieur. Elle conduisait. Elle ne pouvait pas s&#39;arr&ecirc;ter. La route &eacute;tait droite, heureusement. Les chevaux connaissaient le chemin.</p>

<p>Derri&egrave;re, &Eacute;pervier serrait les r&ecirc;nes. Il ne g&eacute;missait plus. Il tenait. Mais son dos &eacute;tait raide, et son souffle court.</p>

<p>Sous la b&acirc;che, les cinq corps se tordaient. Les plugs vibraient sans rel&acirc;che. Les g&eacute;missements &eacute;touff&eacute;s montaient, redescendaient, remontaient. Un ch&oelig;ur continu.</p>

<p>Madame Vyc tourna une derni&egrave;re molette.</p>

<p>Un long g&eacute;missement collectif monta de la cal&egrave;che et de la charrette. Shepard. &Eacute;pervier. Les cages. Et sous ce concert, un autre g&eacute;missement, plus discret, plus profond. Celui de Madame Vyc elle-m&ecirc;me.</p>

<p>Puis elle appuya sur un bouton.</p>

<p>Les vibrations s&#39;arr&ecirc;t&egrave;rent.</p>

<p>Shepard respirait vite. Ses mains tremblaient sur les r&ecirc;nes. Elle n&#39;avait pas l&acirc;ch&eacute; la route. Le velours sous elle &eacute;tait tremp&eacute;. Ses cuisses glissaient. Mais elle tenait.</p>

<p>Derri&egrave;re, &Eacute;pervier avait les yeux ferm&eacute;s. Il respirait lentement. Il tenait aussi.</p>

<p>Sous la b&acirc;che, les cinq corps retomb&egrave;rent. Les g&eacute;missements s&#39;&eacute;teignirent. Le silence revint.</p>

<p>Madame Vyc rouvrit les yeux. Elle baissa le regard vers &Eacute;louan, toujours agenouill&eacute; pr&egrave;s d&#39;elle, les mains encore pos&eacute;es sur sa poitrine.</p>

<p>&mdash; C&#39;&eacute;tait bien, dit-elle. Tu peux te retirer.</p>

<p>Il ob&eacute;it. Il recula, s&#39;assit sur ses talons, et baissa la t&ecirc;te.</p>

<p>&mdash; Reste pr&egrave;s de moi.</p>

<p>&mdash; Oui, Madame.</p>

<p>Il resta &agrave; c&ocirc;t&eacute; d&#39;elle, sur le velours. Il ne retourna pas sous la banquette.</p>

<p>Madame Vyc se cala contre le velours. Elle regarda l&#39;horizon.</p>

<p>&mdash; Bien, dit-elle. Tr&egrave;s bien.</p>

<p>Ils roul&egrave;rent encore quatre heures.</p>

<p>Le soleil descendait. La route 12 s&#39;ouvrait sur une prairie. De l&#39;herbe haute, grasse, verte, qui ondulait sous la brise. Un ruisseau la traversait, clair, bord&eacute; de saules. Au loin, une ligne de collines rousses. Le ciel &eacute;tait vaste, sans nuages.</p>

<p>Madame Vyc posa la main sur le bras de Shepard.</p>

<p>&mdash; Arr&ecirc;te-toi, dit-elle.</p>

<p>Shepard tira doucement les r&ecirc;nes. La cal&egrave;che ralentit, puis s&#39;arr&ecirc;ta. Derri&egrave;re, &Eacute;pervier fit de m&ecirc;me. Les chevaux baiss&egrave;rent la t&ecirc;te, flairant l&#39;herbe.</p>

<p>Madame Vyc regarda la prairie. Longuement. Elle respira. L&#39;air sentait l&#39;herbe chaude et l&#39;eau claire.</p>

<p>&mdash; C&#39;est beau, dit-elle.</p>

<p>Shepard se tourna &agrave; demi. Elle regarda la prairie, le ruisseau, les saules, les collines.</p>

<p>&mdash; C&#39;est un bon endroit pour monter le camp, dit-elle. De l&#39;eau. De l&#39;herbe. De la place. Les chevaux seront bien.</p>

<p>&mdash; Tu connais la r&eacute;gion ?</p>

<p>&mdash; Non. Mais je connais les chevaux. Et je connais les campements. Celui-ci est bon.</p>

<p>Madame Vyc acquies&ccedil;a lentement. Elle regarda Shepard. Puis la prairie. Puis le ciel.</p>

<p>&mdash; Alors on campe ici, dit-elle. Pour la nuit.</p>

<p>Elle se leva. Elle avait toujours sa robe ouverte. Elle la referma, sans se presser. &Eacute;louan se leva &agrave; son tour.</p>

<p>&mdash; Tout le monde descend. On s&#39;installe.</p>

<p>Shepard rangea la cal&egrave;che le long du ruisseau. &Eacute;pervier rangea la charrette derri&egrave;re, &agrave; l&#39;ombre des saules. Les chevaux furent dessell&eacute;s, men&eacute;s &agrave; l&#39;eau, puis attach&eacute;s &agrave; des piquets dans l&#39;herbe haute.</p>

<p>Avant de descendre, Shepard et &Eacute;pervier retir&egrave;rent les godes de leurs si&egrave;ges. Ils les sortirent de leur corps, lentement, et les nettoy&egrave;rent. Avec leurs doigts d&#39;abord. Puis avec leur bouche.</p>

<p>Le silence retomba dans la cal&egrave;che, seulement troubl&eacute; par le bruit m&eacute;tallique des godes que l&#39;on retire lentement, un glissement humide et lib&eacute;rateur. Sans un mot, sans m&ecirc;me un regard l&#39;un vers l&#39;autre, Shepard et &Eacute;pervier s&#39;attel&egrave;rent &agrave; la t&acirc;che avec une rigueur machinale.</p>

<p>Leurs gestes &eacute;taient pr&eacute;cis, d&eacute;nu&eacute;s de toute pudeur, car la pudeur n&#39;a pas sa place dans le service. Ils utilis&egrave;rent d&#39;abord leurs doigts pour essuyer le silicone, effa&ccedil;ant les traces de leur propre corps. Puis, dans un mouvement synchronis&eacute;, ils port&egrave;rent les objets &agrave; leurs l&egrave;vres. Le nettoyage devint un acte de d&eacute;votion, une succion m&eacute;thodique et profonde, o&ugrave; chaque mouvement de langue visait la perfection de la propret&eacute;. Ce n&#39;&eacute;tait pas un acte de plaisir, mais une extension de leur devoir : rendre l&#39;outil aussi immacul&eacute; qu&#39;au premier jour.</p>

<p>Une fois le rituel achev&eacute;, ils repos&egrave;rent les godes dans le coffret de cuir &agrave; l&#39;arri&egrave;re de la cal&egrave;che, refermant le loquet avec un clic sec. Ils descendirent chacun de leur v&eacute;hicule, redevenant les gardiens silencieux et impassibles de Madame Vyc.</p>

<p>&Eacute;louan sortit de la cal&egrave;che. Il se releva avec peine, s&#39;&eacute;tira, et alla aider &Eacute;pervier &agrave; monter le camp. Il ne parlait pas. Il faisait ce qu&#39;on lui disait.</p>

<p>Madame Vyc s&#39;approcha de la charrette. Elle souleva la b&acirc;che. Les cinq candidats &eacute;taient l&agrave;, nus, masqu&eacute;s, b&acirc;illonn&eacute;s, les plugs en place. Ils &eacute;taient calmes. &Eacute;puis&eacute;s. Mais calmes.</p>

<p>&mdash; Lib&eacute;rez-les, dit-elle. Ils vont se d&eacute;gourdir les jambes.</p>

<p>Shepard et &Eacute;pervier s&#39;ex&eacute;cut&egrave;rent. Ils ouvrirent les cages, retir&egrave;rent les b&acirc;illons et les masques, mais laiss&egrave;rent les plugs en place. Les cinq candidats sortirent un par un, les jambes raides, les corps marqu&eacute;s par les barreaux. Ils clign&egrave;rent des yeux dans la lumi&egrave;re du soir. Ils ne parlaient pas. Ils attendaient.</p>

<p>Madame Vyc les regarda. Elle ne dit rien. Puis elle donna les ordres.</p>

<p>&mdash; Certains iront chercher du bois. D&#39;autres iront p&ecirc;cher avec &Eacute;pervier. Shepard ira chasser.</p>

<p>Elle se tourna vers Alexios. Le m&eacute;tis massif se tenait pr&egrave;s de la charrette, les &eacute;paules basses, le regard au sol. Elle le d&eacute;tailla. Les jambes longues. Les muscles noueux. Le torse large.</p>

<p>&mdash; Alexios.</p>

<p>Il releva la t&ecirc;te.</p>

<p>&mdash; Oui, Madame.</p>

<p>&mdash; Tu cours vite ?</p>

<p>Un silence. Il ne s&#39;attendait pas &agrave; cette question.</p>

<p>&mdash; Assez vite, Madame.</p>

<p>&mdash; Assez vite pour quoi ?</p>

<p>&mdash; Pour courir.</p>

<p>Madame Vyc sourit. Un sourire lent, qui n&#39;&eacute;tait pas rassurant.</p>

<p>&mdash; Alors on va bien s&#39;amuser, dit-elle.</p>

<p>Alexios la regarda. Il ne comprit pas tout de suite. Puis il comprit. Son visage ne changea pas. Mais quelque chose dans son dos se raidit.</p>

<p>&mdash; Oui, Madame.</p>

<p>&mdash; Shepard partira chasser le gibier. &Agrave; pied. Toi, tu seras ma proie. Je chasserai &agrave; cheval. Avec un lasso. Et on verra qui est le plus rapide.</p>

<p>Elle fit un pas vers lui, s&#39;arr&ecirc;ta tout pr&egrave;s, et parla &agrave; voix basse, pour lui seul.</p>

<p>&mdash; Si tu m&#39;&eacute;chappes, tu d&icirc;nes avec moi. Si je t&#39;attrape, tu retournes dans ta cage. C&#39;est clair ?</p>

<p>&mdash; Oui, Madame.</p>

<p>&mdash; Bien.</p>

<p>Elle se tourna vers les autres.</p>

<p>&mdash; Les autres, au travail. Du bois. De l&#39;eau. De la p&ecirc;che. On mange ce soir.</p>

<p>Le camp s&#39;organisa.</p>

<p>&Eacute;pervier prit trois candidats &mdash; Kadabra, Naya, Sabine &mdash; et les emmena vers le ruisseau avec des lignes et un filet. Ils marchaient lentement, les jambes raides, les plugs toujours en place. Personne ne se plaignait.</p>

<p>Lilith et &Eacute;louan rest&egrave;rent au camp pour monter le feu et pr&eacute;parer l&#39;emplacement des couvertures. Lilith avait retrouv&eacute; un peu de sa sensualit&eacute; naturelle : elle se d&eacute;pla&ccedil;ait sans g&ecirc;ne, nue, les hanches balanc&eacute;es, comme si la poussi&egrave;re et l&#39;herbe &eacute;taient son domaine.</p>

<p>Shepard, elle, alla chercher son fusil dans la cal&egrave;che. Une carabine &agrave; levier, courte, pr&eacute;cise. Elle v&eacute;rifia la culasse, compta les cartouches, et revint pr&egrave;s de Madame Vyc.</p>

<p>&mdash; Je suis pr&ecirc;te.</p>

<p>&mdash; Bien. Prends la direction des collines. Je te rejoindrai plus tard.</p>

<p>Shepard hocha la t&ecirc;te. Elle partit &agrave; pied, le fusil sur l&#39;&eacute;paule, vers les hauteurs. Elle ne se retourna pas.</p>

<p>Alexios se tenait &agrave; l&#39;&eacute;cart, pr&egrave;s de la charrette. Il regardait les collines rousses, au loin. Il savait ce qui l&#39;attendait. Il n&#39;avait pas peur. Il &eacute;tait curieux.</p>

<p>Madame Vyc s&#39;approcha de lui une derni&egrave;re fois.</p>

<p>&mdash; Tu partiras quand je te le dirai. Tu courras vers les collines. Tu ne t&#39;arr&ecirc;tes pas. Tu ne te retournes pas. Si je t&#39;attrape, tu perds. Si tu atteins la ligne des arbres avant moi, tu gagnes.</p>

<p>&mdash; Et si je gagne ?</p>

<p>&mdash; Alors tu d&icirc;nes avec moi. Ce soir. Dans la cal&egrave;che.</p>

<p>Alexios la regarda. Il ne sourit pas. Mais quelque chose dans ses yeux s&#39;alluma.</p>

<p>&mdash; Et si je perds ?</p>

<p>&mdash; Alors tu retournes dans ta cage. Et tu regardes les autres manger.</p>

<p>Un silence. Puis :</p>

<p>&mdash; J&#39;ai compris.</p>

<p>Madame Vyc recula de quelques pas. Elle regarda la prairie, les collines, le ciel. Le cr&eacute;puscule approchait.</p>

<p>&mdash; On va bien s&#39;amuser, dit-elle.</p>

<p>Le vent se leva. L&#39;herbe ondula. Le soleil descendit.</p>

<p>La chasse n&#39;avait pas encore commenc&eacute;</p>]]></description>
			<guid>https://www.bdsm.fr/blog/12892/La-ferme-de-Madame-Vyc---Chapitre-3-—-La-Route-12-Premier-jour/</guid>
			<pubDate>Thu, 15 Oct 2026 22:17:49 +0000</pubDate>
			<dc:creator>Alexios</dc:creator>
		</item>
		<item>
			<title>Alexios a mis a jour son propre profil.</title>
			<link>https://www.bdsm.fr/profile-66854/</link>
			<description />
			<guid>https://www.bdsm.fr/profile-66854/</guid>
			<pubDate>Thu, 15 Oct 2026 14:26:03 +0000</pubDate>
			<dc:creator>Alexios</dc:creator>
		</item>
		<item>
			<title>Alexios a posté un article.</title>
			<link>https://www.bdsm.fr/blog/12886/La-ferme-de-Madame-Vyc---Chapitre-2-—-L’Auberge-du-Bout-du-Monde/</link>
			<description><![CDATA[<p>L&rsquo;Auberge du Bout-du-Monde portait bien son nom.</p>

<p>Elle se dressait au croisement de la route 12 et d&rsquo;un chemin de terre que personne n&rsquo;empruntait, &agrave; mi-distance entre deux villes qu&rsquo;on ne voyait ni l&rsquo;une ni l&rsquo;autre. Trois b&acirc;timents bas, un toit de t&ocirc;le, une enseigne de bois o&ugrave; &eacute;tait peint un cheval sans t&ecirc;te. Derri&egrave;re, une cour de gravier, une &eacute;curie ouverte, un puits. Devant, rien. La plaine. Le vent.</p>

<p>Madame Vyc y avait pris une chambre. Un vrai lit, des draps propres, une fen&ecirc;tre sur la cour. Elle avait dormi huit heures, sans r&ecirc;ve, et s&rsquo;&eacute;tait r&eacute;veill&eacute;e avant l&rsquo;aube. Cela faisait longtemps. Elle s&rsquo;&eacute;tait lev&eacute;e, avait fait sa toilette, et s&rsquo;&eacute;tait habill&eacute;e avec soin.</p>

<p>Ce matin-l&agrave;, Madame Vyc portait une robe longue, sombre, coup&eacute;e dans une &eacute;toffe lourde qui tombait jusqu&rsquo;&agrave; ses bottes. Sur les &eacute;paules, une fourrure &eacute;paisse, grise et brune, qui sentait la for&ecirc;t et le froid. Ses cheveux bruns &eacute;taient libres, bross&eacute;s, tombant sur la fourrure. Ses yeux noisette avaient cette couleur tranquille qu&rsquo;ils prenaient quand elle savait exactement ce qui allait se passer.</p>

<p>Elle avait fait atteler les deux &eacute;quipages avant le lever du soleil. Le premier &eacute;tait une cal&egrave;che somptueuse. Bois noir, cuir rouge sombre, roues fines cercl&eacute;es de fer, capote repli&eacute;e. Un cheval bai, grand, nerveux, qui piaffait d&eacute;j&agrave;. Sur la selle pos&eacute;e &agrave; l&rsquo;arri&egrave;re, deux pi&egrave;ces gain&eacute;es de cuir noir, droites et fi&egrave;res, mont&eacute;es sur des ressorts discrets. Elles brillaient &agrave; peine au soleil levant. C&rsquo;&eacute;taient les m&ecirc;mes que celles qui &eacute;quipaient les si&egrave;ges des conducteurs.</p>

<p>Le second &eacute;tait une charrette fourgonnette couverte d&rsquo;une b&acirc;che. Deux chevaux de trait, larges, patients, attel&eacute;s bas. Sous la b&acirc;che &eacute;taient entrepos&eacute;s quelques vivres, des bidons d&rsquo;eau et quelques caisses ferm&eacute;es. Et derri&egrave;re, align&eacute;es contre la ridelle, des cages. Des cages basses, &eacute;troites, juste assez hautes pour qu&rsquo;un adulte puisse s&rsquo;y tenir &agrave; quatre pattes, le dos fr&ocirc;lant le grillage. Pas de coussin, pas de couverture, des barreaux de fer peints en noir. Huit, en tout.</p>

<p>Elle avait &eacute;galement lou&eacute; une camionnette o&ugrave; elle avait entrepos&eacute; les affaires personnelles et tout ce qui pouvais servir &agrave; la ferme mais pas n&eacute;cessaire au voyage. Tout &eacute;tait pr&ecirc;t et elle attendait ses futurs sujets.</p>

<p>Le premier moteur qu&rsquo;on entendit fut celui d&rsquo;une moto. Elle surgit de la route 12 dans un nuage de poussi&egrave;re, ralentit, s&rsquo;arr&ecirc;ta net. La conductrice coupa le contact, retira son casque. Cheveux courts, visage anguleux, cicatrice fine au poignet. Blouson de cuir us&eacute;, gants noirs. Derri&egrave;re elle, Shepard descendit. Elle avait les jambes un peu raides. Chemise de toile, pantalon de cuir, bottes us&eacute;es. Blonde, large d&rsquo;&eacute;paules, les avant-bras noueux. Le regard de quelqu&rsquo;un qui a pass&eacute; sa vie &agrave; regarder l&rsquo;horizon.</p>

<p>La femme &agrave; la moto resta un instant sur sa selle. Elle regarda Madame Vyc. Puis elle descendit &agrave; son tour, posa son casque sur le guidon, et s&rsquo;avan&ccedil;a.</p>

<p>&mdash; Madame Vyc ?</p>

<p>&mdash; Oui.</p>

<p>&mdash; Je m&rsquo;appelle Hellion. C&rsquo;est moi qui ai conduit Shepard jusqu&rsquo;ici.</p>

<p>&mdash; Je vous remercie.</p>

<p>Hellion hocha la t&ecirc;te. Elle jeta un &oelig;il &agrave; Shepard, puis revint &agrave; Madame Vyc. Son regard &eacute;tait calme, ouvert, sans m&eacute;fiance.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>&mdash; On m&rsquo;a parl&eacute; de vous. Shepard m&rsquo;a parl&eacute; de vous. Pendant des ann&eacute;es. Elle dit que vous &ecirc;tes bienveillante. Juste. Qu&rsquo;on peut vous faire confiance.</p>

<p>&mdash; C&rsquo;est &agrave; elle de le dire.</p>

<p>&mdash; C&rsquo;est pour &ccedil;a que je vous la confie. Pas parce que je m&rsquo;en s&eacute;pare. Parce qu&rsquo;elle a besoin d&rsquo;aller au bout de quelque chose. Et ce quelque chose, c&rsquo;est vous.</p>

<p>Madame Vyc soutint son regard. Elle n&rsquo;y lut ni jalousie, ni regret, ni calcul. Juste une forme de paix.</p>

<p>&mdash; Vous l&rsquo;aimez.</p>

<p>&mdash; Oui.</p>

<p>&mdash; Et vous la confiez quand m&ecirc;me.</p>

<p>&mdash; Pour un temps. Elle a besoin de &ccedil;a. Elle a besoin de vous. Mais elle est mienne. Elle le restera. Vous la prenez en charge, vous en prenez soin, vous en faites ce que vous avez &agrave; en faire. Et quand elle aura fini, elle reviendra. Ou elle restera, si c&rsquo;est son choix. Mais elle est mienne.</p>

<p>Madame Vyc acquies&ccedil;a lentement.</p>

<p>&mdash; Je comprends.</p>

<p>&mdash; Je savais que vous comprendriez. C&rsquo;est pour &ccedil;a que je vous la confie sans crainte.</p>

<p>Hellion se tourna vers Shepard. Elle prit son visage entre ses mains, l&rsquo;attira, et l&rsquo;embrassa. Un baiser long, profond, passionn&eacute;. Shepard le lui rendit sans h&eacute;siter.</p>

<p>Quand elles se s&eacute;par&egrave;rent, Hellion passa le pouce sur la l&egrave;vre de Shepard.</p>

<p>&mdash; Va, dit-elle. &Eacute;cris-moi quand tu pourras.</p>

<p>&mdash; Je t&rsquo;aime.</p>

<p>&mdash; Je sais.</p>

<p>Hellion remonta sur sa moto. Elle ajusta son casque, jeta un dernier regard &agrave; Madame Vyc.</p>

<p>&mdash; Prenez soin d&rsquo;elle. Et peut-&ecirc;tre que je viendrai rendre visite &agrave; la ferme, un jour. Si vous m&rsquo;acceptez.</p>

<p>&mdash; Vous serez la bienvenue, dit Madame Vyc.</p>

<p>Hellion sourit, un sourire l&eacute;ger, sinc&egrave;re. Puis elle d&eacute;marra et repartit sans un mot de plus.</p>

<p>Le moteur s&rsquo;&eacute;loigna. La poussi&egrave;re retomba.</p>

<p>Shepard resta seule au milieu de la cour. Elle regarda Madame Vyc. Puis elle s&rsquo;inclina. Dos courb&eacute;, t&ecirc;te basse, trois secondes pleines.</p>

<p>&mdash; Madame.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>&mdash; Shepard.</p>

<p>Elle se redressa. Son regard croisa celui de Madame Vyc. Ni peur ni soumission aveugle : de la reconnaissance, mais aussi la conscience de ce qui lui restait &agrave; accomplir.</p>

<p>Shepard avait d&eacute;j&agrave; re&ccedil;u ses premi&egrave;res consignes. Elle connaissait la route, les v&eacute;hicules et une partie des r&egrave;gles de la ferme. Cela ne faisait pas d&rsquo;elle une servante confirm&eacute;e, encore moins une &eacute;lue. Elle aussi &eacute;tait en p&eacute;riode d&rsquo;&eacute;valuation. La confiance que Madame Vyc lui accordait &eacute;tait r&eacute;elle, mais provisoire. Son r&ocirc;le dans le voyage serait une &eacute;preuve &agrave; part enti&egrave;re, et elle devrait faire ses preuves comme les autres.</p>

<p>&mdash; D&eacute;pose tes affaires dans la fourgonnette, dit Madame Vyc. Puis va te changer. Chambre au fond, &agrave; droite. Tout est pr&ecirc;t.</p>

<p>Shepard hocha la t&ecirc;te. Elle jeta son sac sous la b&acirc;che et entra.</p>

<p>Elle ressortit dix minutes plus tard. Tenue de cow-boy. Chemise &agrave; carreaux, gilet de cuir, bottes hautes, chapeau &agrave; large bord pos&eacute; sur ses cheveux blonds. La tenue &eacute;tait ajust&eacute;e, coup&eacute;e pour elle. Le pantalon de cuir s&rsquo;arr&ecirc;tait net &agrave; l&rsquo;entrejambe, laissant d&eacute;couverte son intimit&eacute;, parfaitement ras&eacute;e, offerte au vent et aux regards.</p>

<p>Shepard ne chercha pas &agrave; se couvrir. Elle s&rsquo;avan&ccedil;a dans la cour d&#39;un pas lent, le chapeau baiss&eacute; sur les yeux, les mains le long du corps, laissant le cuir craquer doucement &agrave; chaque mouvement de hanches. Elle s&#39;arr&ecirc;ta devant Madame Vyc, le buste droit, acceptant pleinement l&#39;exposition de son corps.</p>

<p>Madame Vyc la regarda longtemps. Des bottes au chapeau. Puis elle fit le tour d&rsquo;elle, lentement, sans la toucher. Elle s&rsquo;arr&ecirc;ta derri&egrave;re elle, &agrave; quelques centim&egrave;tres, et parla &agrave; voix basse, pr&egrave;s de son oreille.</p>

<p>Le souffle de Vyc effleura la nuque de Shepard, provoquant un frisson imm&eacute;diat qui parcourut toute l&#39;estime de la jeune femme. Vyc ne la touchait pas, mais la proximit&eacute; &eacute;tait &eacute;lectrique ; l&#39;odeur du cuir chaud se m&ecirc;lait &agrave; celle, plus sucr&eacute;e, de la peau nue. Elle descendit l&eacute;g&egrave;rement la voix, laissant tra&icirc;ner ses mots comme une caresse invisible sur la peau tendue de Shepard, savourant le l&eacute;ger tremblement qui agitait les &eacute;paules de sa subordonn&eacute;e.</p>

<p>&mdash; C&rsquo;est mieux que ce que j&rsquo;imaginais.</p>

<p>&mdash; Merci, Madame.</p>

<p>&mdash; Tu monteras en t&ecirc;te. Tu ouvriras la route. Et &agrave; chaque fois que ton cheval te rappellera que tu es &agrave; d&eacute;couvert, tu te rappelleras pourquoi tu es ici.</p>

<p>&mdash; Oui, Madame.</p>

<p>Le deuxi&egrave;me &agrave; arriver fut &Eacute;pervier. On ne l&rsquo;entendit pas venir. Il &eacute;tait simplement l&agrave;, debout &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e de la cour, un sac de toile sur l&rsquo;&eacute;paule. Un homme mince, aux yeux clairs, aux membres fins. Il se d&eacute;pla&ccedil;ait sans bruit, sans geste inutile, avec une rapidit&eacute; qui surprenait toujours.</p>

<p>Madame Vyc l&rsquo;avait surnomm&eacute; la belette il y a des ann&eacute;es. Il n&rsquo;avait jamais protest&eacute;.</p>

<p>&mdash; &Eacute;pervier.</p>

<p>&mdash; Madame.</p>

<p>&mdash; Va te changer. Chambre au fond, &agrave; gauche. Tout est pr&ecirc;t.</p>

<p>Il hocha la t&ecirc;te. Il entra sans un mot. Il ressortit quelques minutes plus tard.</p>

<p>Tenue de cocher, style western sobre. Veste courte de drap sombre, chemise blanche ferm&eacute;e haut, bottes de cuir noir, casquette plate &agrave; visi&egrave;re courte. Le pantalon, taill&eacute; dans le m&ecirc;me drap, s&rsquo;arr&ecirc;tait net &agrave; l&rsquo;entrejambe, dans une coupe sym&eacute;trique &agrave; celle de Shepard. Rien de th&eacute;&acirc;tral. Un v&ecirc;tement de travail, adapt&eacute; &agrave; ce qu&rsquo;on attendait de lui.</p>

<p>S&#39;il &eacute;tait plus discret que Shepard, sa nudit&eacute; &eacute;tait tout aussi absolue. Le drap sombre du pantalon contrastait avec la p&acirc;leur presque translucide de sa peau, soulignant une anatomie fine et tendue. &Eacute;pervier ne cherchait pas le regard, mais il ne s&#39;en cachait pas non plus ; il se tenait immobile, les bras le long du corps, laissant son intimit&eacute; expos&eacute;e avec une neutralit&eacute; clinique. Il y avait dans cette mise &agrave; nu une ob&eacute;issance totale, une acceptation du fait que son corps, tout comme son service, appartenait enti&egrave;rement &agrave; Madame Vyc.</p>

<p>Vyc l&#39;observa un instant, notant la rigidit&eacute; de sa posture et la froideur de l&#39;air sur sa peau. Elle appr&eacute;ciait cette absence de pudeur, ce d&eacute;pouillement qui transformait l&#39;homme en un simple outil, parfaitement calibr&eacute; pour ses besoins.</p>

<p>&Eacute;pervier avait, lui aussi, un statut particulier sans &ecirc;tre pour autant arriv&eacute; au terme de son parcours. Madame Vyc lui avait confi&eacute; la conduite de la charrette, comme elle avait confi&eacute; celle de la cal&egrave;che &agrave; Shepard. Ces responsabilit&eacute;s t&eacute;moignaient de la confiance qu&rsquo;elle &eacute;tait dispos&eacute;e &agrave; leur accorder, pas d&rsquo;une validation d&eacute;finitive. Tous deux demeuraient des candidats. Le voyage devait aussi r&eacute;v&eacute;ler leurs qualit&eacute;s, leurs limites et leur capacit&eacute; &agrave; assumer les t&acirc;ches qui leur avaient &eacute;t&eacute; confi&eacute;es.</p>

<p>Il s&rsquo;avan&ccedil;a vers la charrette, monta sur le si&egrave;ge, et attendit.</p>

<p>Shepard, elle, n&rsquo;avait pas boug&eacute;. Elle regardait la route.</p>

<p>&mdash; La belette, dit-elle.</p>

<p>&mdash; Oui.</p>

<p>&mdash; C&rsquo;est comme &ccedil;a que tu l&rsquo;appelles ?</p>

<p>&mdash; Depuis des ann&eacute;es.</p>

<p>&mdash; Il le sait ?</p>

<p>&mdash; Il l&rsquo;a toujours su.</p>

<p>Shepard ajusta son chapeau.</p>

<p>&mdash; Il ne dit rien.</p>

<p>&mdash; Non. C&rsquo;est pour &ccedil;a qu&rsquo;il est l&agrave;.</p>

<p>Les autres arriv&egrave;rent en fin de matin&eacute;e.</p>

<p>Ils &eacute;taient six. Trois hommes, trois femmes. Aucun ne savait qui d&rsquo;autre viendrait. Ils se d&eacute;couvrirent dans la cour, les uns apr&egrave;s les autres, avec cette m&eacute;fiance tranquille des gens qui ont appris &agrave; ne plus faire confiance trop vite.</p>

<p>Le premier fut Kadabra.</p>

<p>Un homme d&rsquo;une quarantaine bien sonn&eacute;e, pas sportif pour deux sous. Le ventre rond, les &eacute;paules tombantes, une d&eacute;marche de vieux danseur fatigu&eacute;. Mais des mains magnifiques, longues et fines, et un regard vif qui notait tout. Costume trois-pi&egrave;ces d&eacute;fra&icirc;chi, cravate desserr&eacute;e, petite valise en cuir qu&rsquo;il tenait comme on tient un enfant. Il s&rsquo;inclina avec une &eacute;l&eacute;gance surann&eacute;e.</p>

<p>&mdash; Madame. Je suis venu.</p>

<p>&mdash; Je vois &ccedil;a, Kadabra.</p>

<p>&mdash; Vous m&rsquo;aviez dit de venir avec le strict minimum. J&rsquo;ai apport&eacute; mon cerveau, mes mains, et trois chemises.</p>

<p>&mdash; C&rsquo;est d&eacute;j&agrave; trop.</p>

<p>&mdash; Je sais. Je les br&ucirc;lerai si vous voulez.</p>

<p>Madame Vyc eut un sourire mince.</p>

<p>&mdash; On verra.</p>

<p>Le deuxi&egrave;me fut Alexios. Un m&eacute;tis massif d&rsquo;une trentaine d&rsquo;ann&eacute;es. Large comme une porte, les &eacute;paules noueuses, les mains calleuses. Tr&egrave;s beau. D&rsquo;une beaut&eacute; qui ne s&rsquo;expliquait pas, qui tenait &agrave; la fois aux os, &agrave; la peau, &agrave; la mani&egrave;re dont il se tenait. Il portait un jean, un tee-shirt gris, et rien d&rsquo;autre.</p>

<p>Il s&rsquo;arr&ecirc;ta au milieu de la cour. Il regarda la cal&egrave;che, les cages, Shepard, &Eacute;pervier. Puis il s&rsquo;avan&ccedil;a vers Madame Vyc. Arriv&eacute; devant elle, il s&rsquo;agenouilla, posa une main au sol, baissa la t&ecirc;te, et resta ainsi. Une r&eacute;v&eacute;rence lente, profonde, sans ostentation.</p>

<p>Madame Vyc le laissa un instant. Puis elle dit :</p>

<p>&mdash; Rel&egrave;ve-toi.</p>

<p>Il ob&eacute;it. Il se redressa sans un mot, les yeux baiss&eacute;s.</p>

<p>Madame Vyc le d&eacute;tailla. Elle nota le jean, le tee-shirt, l&rsquo;absence de sac, l&rsquo;absence de tout.</p>

<p>&mdash; Tu n&rsquo;as rien apport&eacute;, dit-elle.</p>

<p>&mdash; Non, Madame.</p>

<p>&mdash; Pourquoi ?</p>

<p>Il releva la t&ecirc;te. Ses yeux crois&egrave;rent les siens, calmes, sans d&eacute;fi.</p>

<p>&mdash; Je ne pensais pas en avoir besoin l&agrave; o&ugrave; je vais.</p>

<p>Madame Vyc soutint son regard. Un long moment. Puis elle acquies&ccedil;a, lentement.</p>

<p>&mdash; C&rsquo;est bien, dit-elle. Tu as compris plus vite que les autres.</p>

<p>Alexios baissa de nouveau la t&ecirc;te. Il ne dit rien d&rsquo;autre. Il alla s&rsquo;asseoir contre le mur de l&rsquo;&eacute;curie, &agrave; l&rsquo;&eacute;cart, et attendit.</p>

<p>La troisi&egrave;me fut Lilith.</p>

<p>Une femme &agrave; peine plus &acirc;g&eacute;e qu&rsquo;Alexios. Des rondeurs sensuelles, des hanches larges, une poitrine pleine, une peau claire et douce. Robe l&eacute;g&egrave;re, trop l&eacute;g&egrave;re pour la saison. Pieds nus dans la poussi&egrave;re, comme si c&rsquo;&eacute;tait un tapis. Cheveux noirs en cascade. Un sourire qui ne demandait rien et qui n&rsquo;offrait rien.</p>

<p>Elle s&rsquo;arr&ecirc;ta devant Madame Vyc et pencha la t&ecirc;te.</p>

<p>&mdash; Madame.</p>

<p>&mdash; Lilith.</p>

<p>&mdash; Je n&rsquo;ai rien apport&eacute;. Par choix. Rien du tout.</p>

<p>&mdash; Alors tu as tout ce qu&rsquo;il te faut.</p>

<p>Lilith sourit.</p>

<p>La quatri&egrave;me fut Naya. Une femme grande, s&egrave;che, la cinquantaine, les cheveux gris coup&eacute;s court, les pommettes hautes. Elle portait un manteau de laine fine, coup&eacute; sur mesure, des bottes de cuir souple, et une petite valise de voyage en cuir clout&eacute; qu&rsquo;elle tenait au bout des doigts, comme si elle h&eacute;sitait encore &agrave; s&rsquo;en s&eacute;parer. Tout en elle disait l&rsquo;aisance : les ongles soign&eacute;s, le parfum discret, la montre au poignet. Une bourgeoise. Une vraie.</p>

<p>Elle s&rsquo;arr&ecirc;ta au milieu de la cour. Elle regarda la cal&egrave;che, les cages, Shepard et &Eacute;pervier dans leurs tenues, la charrette couverte. Elle ne cilla pas.</p>

<p>Puis elle s&rsquo;avan&ccedil;a vers Madame Vyc. Elle ne s&rsquo;inclina pas. Elle la regarda droit dans les yeux, la t&ecirc;te haute, le menton relev&eacute;.</p>

<p>&mdash; Madame Vyc.</p>

<p>&mdash; Naya.</p>

<p>&mdash; Je suis venue.</p>

<p>&mdash; Je vois &ccedil;a.</p>

<p>&mdash; Je veux tenter l&rsquo;aventure.</p>

<p>Madame Vyc la d&eacute;tailla, des bottes &agrave; la valise. Un long silence.</p>

<p>&mdash; L&rsquo;aventure&nbsp;? dit-elle enfin.</p>

<p>&mdash; Oui.</p>

<p>&mdash; Vous savez ce que c&rsquo;est, ici ? Vous savez ce qu&rsquo;on y fait ?</p>

<p>&mdash; J&rsquo;ai lu votre lettre. J&rsquo;ai lu le Pacte. J&rsquo;ai compris.</p>

<p>&mdash; Non. Vous n&rsquo;avez rien compris.</p>

<p>Naya serra la m&acirc;choire. Une lueur de d&eacute;fi passa dans ses yeux.</p>

<p>&mdash; Je ne suis pas une enfant. Je sais ce que je fais.</p>

<p>&mdash; Je n&rsquo;en doute pas. Mais savoir et vivre, ce n&rsquo;est pas la m&ecirc;me chose. Vous venez d&rsquo;un monde o&ugrave; tout vous ob&eacute;it. Ici, rien ne vous ob&eacute;ira. Pas la terre, pas les b&ecirc;tes, pas les gens. Pas moi. Vous passerez des nuits dehors, vous aurez froid, vous aurez faim, vous serez fatigu&eacute;e jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;os. Vous serez trait&eacute;e comme les autres, sans &eacute;gard pour votre nom, votre argent ou votre &eacute;ducation. Et si vous pleurez, personne ne viendra vous consoler.</p>

<p>&mdash; Je ne pleure pas.</p>

<p>&mdash; Vous pleurerez.</p>

<p>Naya soutint son regard. Elle ne recula pas.</p>

<p>&mdash; Peut-&ecirc;tre. Mais je veux essayer.</p>

<p>Madame Vyc la regarda longtemps. Puis elle fit un pas vers elle, s&rsquo;arr&ecirc;ta tout pr&egrave;s, et parla &agrave; voix basse, pour elle seule.</p>

<p>&mdash; Vous &ecirc;tes une femme habitu&eacute;e &agrave; ce qu&rsquo;on lui dise oui. Ici, on vous dira non. Souvent. Et vous devrez l&rsquo;accepter sans discuter, sans n&eacute;gocier, sans sortir votre argent. Si vous ne pouvez pas faire &ccedil;a, repartez maintenant. Il n&rsquo;y a pas de honte. Il y a juste des gens qui ne sont pas faits pour &ccedil;a.</p>

<p>Naya resta un instant silencieuse. Puis elle dit :</p>

<p>&mdash; Et si je peux ?</p>

<p>&mdash; Alors vous resterez. Et vous d&eacute;couvrirez que l&rsquo;aventure dont vous parlez n&rsquo;a rien &agrave; voir avec celle que vous imaginez.</p>

<p>Naya hocha la t&ecirc;te, une seule fois. Elle alla poser sa valise contre le mur de l&rsquo;&eacute;curie, &agrave; l&rsquo;&eacute;cart, et s&rsquo;assit sur le sol, sans se plaindre de la poussi&egrave;re sur son manteau.</p>

<p>Madame Vyc la regarda faire. Elle ne dit rien. Mais elle nota.</p>

<p>La cinqui&egrave;me fut Sabine. Une femme d&rsquo;une trentaine d&rsquo;ann&eacute;es, petite, nerveuse, les cheveux roux attach&eacute;s en queue de cheval. Des taches de rousseur plein le visage, des yeux verts qui allaient partout. Elle portait une salopette de travail et des chaussures de marche. Elle tenait un sac trop grand pour elle, et elle le serrait contre sa poitrine comme un bouclier.</p>

<p>&mdash; Madame, dit-elle d&rsquo;une voix trop rapide. Je m&rsquo;appelle Sabine. Je suis venue. Je ne sais pas si je vais rester. Je ne sais pas si je vais tenir. Mais je suis venue.</p>

<p>&mdash; C&rsquo;est d&eacute;j&agrave; beaucoup, dit Madame Vyc.</p>

<p>Sabine ouvrit la bouche, la referma, et alla poser son sac pr&egrave;s de la charrette.</p>

<p>Le sixi&egrave;me fut &Eacute;louan. Un homme de quarante et un ans. Un m&egrave;tre soixante-neuf, cinquante-trois kilos. Lisse partout. Pas un poil sur le corps. Les muscles et la virilit&eacute; semblaient s&rsquo;&ecirc;tre taill&eacute;s chez lui, comme on taille une haie trop haute. Il avait des &eacute;paules &eacute;troites, des hanches fines, un cou long, des mains d&eacute;licates. Il portait une chemise blanche trop grande, un pantalon de toile claire, et des sandales. Il ne regardait personne.</p>

<p>Il s&rsquo;arr&ecirc;ta devant Madame Vyc. Il attendit.</p>

<p>&mdash; &Eacute;louan.</p>

<p>&mdash; Madame.</p>

<p>&mdash; Tu sais pourquoi tu es l&agrave; ?</p>

<p>&mdash; Oui.</p>

<p>&mdash; Dis-le.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Il releva la t&ecirc;te. Ses yeux &eacute;taient clairs, presque transparents.</p>

<ul>
	<li>Parce que je ne veux plus d&eacute;cider.</li>
</ul>

<p>Madame Vyc le regarda longtemps. Puis elle fit un pas vers lui, et posa deux doigts sous son menton.</p>

<p>&mdash; Bien, dit-elle. Tu ne d&eacute;cideras plus.</p>

<p>Ils &eacute;taient huit, en tout, avec Shepard et &Eacute;pervier. Huit candidats, et Madame Vyc.</p>

<p>Elle les laissa s&#39;installer sans un mot. Elle attendit qu&#39;ils soient tous l&agrave;, debout, leurs sacs &agrave; leurs pieds, le vent dans le dos. Puis elle prit la parole.</p>

<p>&mdash; Vous &ecirc;tes venus. Je ne vous demande pas pourquoi. Chacun de vous a ses raisons, ses attentes et ses faiblesses. Vous &ecirc;tes ici parce que quelque chose vous a conduits jusqu&rsquo;&agrave; moi. Ce que cela signifie r&eacute;ellement, nous le d&eacute;couvrirons ensemble.</p>

<p>Elle marqua une pause et regarda les six nouveaux venus, puis Shepard et &Eacute;pervier.</p>

<p>&mdash; Ne vous y trompez pas : Shepard et &Eacute;pervier ne sont pas ici pour vous juger &agrave; ma place. Ils ont des responsabilit&eacute;s, mais ils sont encore candidats, eux aussi. Je leur ai confi&eacute; des t&acirc;ches pr&eacute;cises parce que je veux voir comment ils les assument. Ils n&rsquo;ont re&ccedil;u aucune garantie quant &agrave; leur avenir ici. Leur exp&eacute;rience est diff&eacute;rente de la v&ocirc;tre, mais l&rsquo;&eacute;valuation n&rsquo;est pas termin&eacute;e pour eux.</p>

<p>Elle fit un pas vers la cal&egrave;che.</p>

<p>&mdash; Ici, une nouvelle page s&rsquo;&eacute;crit. Pas la suite de l&rsquo;ancienne. Une page blanche. Vous n&rsquo;y arriverez pas avec vos souvenirs, vos habitudes, vos blessures. Vous y arriverez avec ce que vous ferez, jour apr&egrave;s jour, sur la route d&rsquo;abord, puis &agrave; la ferme.</p>

<p>Elle d&eacute;signa les v&eacute;hicules.</p>

<p>&mdash; Shepard conduira ma cal&egrave;che. &Eacute;pervier suivra avec la charrette. Ils auront chacun leur r&ocirc;le &agrave; tenir, et je les observerai autant que je vous observerai. La confiance que je leur accorde aujourd&rsquo;hui pourra se renforcer, ou dispara&icirc;tre. Rien n&rsquo;est acquis.</p>

<p>Elle se tourna vers les six nouveaux candidats.</p>

<p>&mdash; Quant &agrave; vous, votre parcours commence ici. Vous d&eacute;couvrirez les r&egrave;gles en les vivant, et vous serez &eacute;valu&eacute;s sur vos actes, votre constance et votre capacit&eacute; &agrave; tenir vos engagements. Vous ne serez pas jug&eacute;s sur ce que vous pr&eacute;tendez &ecirc;tre, mais sur ce que vous d&eacute;montrerez.</p>

<p>Elle laissa son regard parcourir le groupe.</p>

<p>&mdash; Le Pacte d&eacute;finit les conditions de votre pr&eacute;sence ici. Il ne garantit &agrave; personne une place d&eacute;finitive. Vous &ecirc;tes libres de renoncer &agrave; votre candidature. Mais si vous choisissez de poursuivre, vous devrez accepter les r&egrave;gles que vous avez comprises et auxquelles vous avez consenti. Je ne vous promets ni facilit&eacute; ni r&eacute;compense automatique.</p>

<p>Elle fit un pas vers la cal&egrave;che.</p>

<p>&mdash; Le voyage est une premi&egrave;re &eacute;preuve. Il ne d&eacute;cidera pas n&eacute;cessairement de tout, mais il me donnera des indications. Shepard et &Eacute;pervier devront prouver qu&rsquo;ils peuvent assumer leurs responsabilit&eacute;s. Vous devrez montrer ce que vous &ecirc;tes capables de faire face &agrave; l&rsquo;inconnu. Chacun sera &eacute;valu&eacute; selon son r&ocirc;le.</p>

<p>Elle regarda une derni&egrave;re fois les huit personnes pr&eacute;sentes.</p>

<p>&mdash; &Agrave; partir de maintenant, personne ne pourra se contenter de son pass&eacute;, de son nom ou de ses promesses. C&rsquo;est votre conduite qui parlera pour vous.</p>

<p>Elle se tourna vers les six candidats.</p>

<p>&mdash; Vous, vous ne monterez pas &agrave; cheval. Vous ne marcherez pas non plus. Vous voyagerez dans les cages. Pas parce que vous avez failli. Parce que c&rsquo;est votre place. Les cages ne sont pas une punition. Elles sont un privil&egrave;ge. Le privil&egrave;ge des animaux. Ceux qui acceptent leur nature y trouvent leur repos. Ceux qui la refusent restent ici, &agrave; l&rsquo;auberge, et ils attendent qu&rsquo;on vienne les chercher. Mais ceux qui viennent avec nous voyageront dans les cages. C&rsquo;est le Pacte. On ne retient personne, on ne force personne, on ne ment &agrave; personne. Celui qui rompt le Pacte part &agrave; pied, et il part seul.</p>

<p>Elle fit un autre pas.</p>

<p>&mdash; Et dans ma cal&egrave;che, &agrave; c&ocirc;t&eacute; de moi, je prendrai qui je voudrai. Pour me tenir compagnie. Pour m&rsquo;amuser, si je suis d&rsquo;humeur taquine. Personne ne saura &agrave; l&rsquo;avance qui, ni quand. Ce n&rsquo;est pas une r&eacute;compense. C&rsquo;est mon droit.</p>

<p>Elle regarda chacun d&rsquo;eux, l&rsquo;un apr&egrave;s l&rsquo;autre.</p>

<p>&mdash; Vous avez apport&eacute; le strict minimum. Bien. Ici, on ne vous demande pas ce que vous &eacute;tiez. On ne vous demande pas ce que vous aviez. On regarde ce que vous ferez. Si vous m&eacute;ritez, je m&rsquo;occuperai de vous. Pas avant. Pas sans effort. Vous serez nourris, log&eacute;s, soign&eacute;s, tenus &mdash; mais seulement si vous m&eacute;ritez. Et si un jour vous m&eacute;ritez de devenir mes animaux, alors vous voyagerez dans ces cages. Pas parce que vous aurez failli. Parce que vous serez &agrave; moi.</p>

<p>Elle regarda chacun d&rsquo;eux, l&rsquo;un apr&egrave;s l&rsquo;autre.</p>

<p>&mdash; Vous &ecirc;tes des candidats. &Agrave; partir de maintenant, vous n&rsquo;&ecirc;tes plus ce que vous &eacute;tiez. Vous &ecirc;tes ce que vous ferez sur la route.</p>

<p>Elle regarda l&rsquo;horizon. Le soleil montait. La route 12 brillait comme une lame.</p>

<p>&mdash; On part avant midi, dit-elle. Pas &agrave; l&rsquo;aube. Avant midi. Vous avez une heure. Pas plus. Ceux qui doivent se pr&eacute;parer, pr&eacute;parez-vous. Ceux qui doivent r&eacute;fl&eacute;chir, r&eacute;fl&eacute;chissez. Apr&egrave;s, on ne r&eacute;fl&eacute;chit plus.</p>

<p>Avant midi, Madame Vyc rassembla les six candidats au centre de la cour.</p>

<p>&mdash; Vous allez &ecirc;tre mis nus, dit-elle. Pas pour vous humilier. Pour vous rappeler que vous n&rsquo;avez plus rien. Vous recevrez un masque, un b&acirc;illon, et une queue. Vous serez plac&eacute;s dans les cages. Pas pour vous punir. Pour vous apprendre &agrave; &ecirc;tre port&eacute;s.</p>

<p>Personne ne dit rien.</p>

<p>Shepard et &Eacute;pervier s&rsquo;avanc&egrave;rent. Ils travaill&egrave;rent sans un mot, avec m&eacute;thode. Les v&ecirc;tements tomb&egrave;rent dans la poussi&egrave;re, laissant les six corps expos&eacute;s &agrave; la lumi&egrave;re crue du jour. Les masques de chien furent pos&eacute;s sur les visages, occultant tout regard. Les b&acirc;illons furent ajust&eacute;s, &eacute;touffant les derniers soupirs de r&eacute;sistance.</p>

<p>Puis vint le moment des queues.</p>

<p>Ils commenc&egrave;rent par les hommes. Kadabra, Alexios, &Eacute;louan furent mis &agrave; quatre pattes, le dos arqu&eacute;, les mains press&eacute;es contre le sol. Shepard et &Eacute;pervier s&rsquo;agenouill&egrave;rent derri&egrave;re eux, chacun prenant un homme en charge.</p>

<p>&Eacute;pervier s&rsquo;occupa de Kadabra. Il appliqua une noisette de lubrifiant froid sur le silicone dense du plug. Kadabra tressaillit quand le d&ocirc;me toucha son entr&eacute;e. Mais Shepard, debout &agrave; c&ocirc;t&eacute; de lui, posa une main ferme sur sa nuque pour l&#39;immobiliser. Le plug glissa d&#39;un coup sec, s&#39;enfon&ccedil;ant profond&eacute;ment dans la chair tendue. Kadabra poussa un g&eacute;missement &eacute;touff&eacute; derri&egrave;re son b&acirc;illon, un bruit nasal de surprise et de douleur qui se mua rapidement en un frisson d&#39;abandon.</p>

<p>Shepard prit le relais pour les suivants. Elle s&#39;approcha d&#39;Alexios. Elle sentait la musculature du sujet vibrer de tension. Elle posa ses doigts sur ses hanches, sentant la chaleur de sa peau, et poussa le plug lentement, presque cruellement, en savourant la r&eacute;sistance du sphincter qui finissait par c&eacute;der. Le silicone s&#39;installa, comblant le vide, cr&eacute;ant cette sensation de pl&eacute;nitude forc&eacute;e qui faisait trembler les jambes du sujet.</p>

<p>&Eacute;louan fut trait&eacute; en dernier. &Eacute;pervier et Shepard l&rsquo;approch&egrave;rent ensemble. Il ne r&eacute;sista pas. Il s&rsquo;ouvrit sans un mot, le corps souple, les yeux ferm&eacute;s. Le plug s&rsquo;installa en lui comme s&rsquo;il avait toujours &eacute;t&eacute; l&agrave;. Shepard posa une main sur son dos, un instant, presque douce. Puis elle se retira.</p>

<p>Ils pass&egrave;rent aux femmes.</p>

<p>Naya, Sabine et Lilith furent trait&eacute;es avec une rigueur qui frisait la cruaut&eacute;, mais infus&eacute;e d&#39;une sensualit&eacute; perverse. Le contraste &eacute;tait violent : la p&acirc;leur fragile de leur peau nue face au cuir noir et oppressant des uniformes de Shepard et &Eacute;pervier.</p>

<p>L&#39;insertion ne fut pas un acte rapide, mais un rituel de possession. Avant m&ecirc;me que le silicone ne touche leur chair, Shepard et &Eacute;pervier s&#39;empar&egrave;rent d&#39;elles. Leurs mains, gant&eacute;es de cuir ou froides comme le marbre, vinrent malaxer les seins des femmes avec une force possessive, pressant les mamelons pour provoquer un frisson d&#39;effroi ou de plaisir.</p>

<p>La lubrification ne fut pas sommaire. Avec une lenteur calcul&eacute;e, les deux ex&eacute;cutants explor&egrave;rent l&#39;intimit&eacute; de chaque femme, leurs doigts s&#39;enfon&ccedil;ant pour r&eacute;colter la cyprine, ce nectar de soumission que le corps s&eacute;cr&egrave;te malgr&eacute; la peur. Ils utilis&egrave;rent ce fluide naturel comme lubrifiant supr&ecirc;me, transformant le corps des femmes en leur propre outil de marquage.</p>

<p>Lilith fut la premi&egrave;re. Shepard et &Eacute;pervier l&rsquo;approch&egrave;rent ensemble. Leurs mains, gant&eacute;es de cuir ou froides comme le marbre, vinrent malaxer les seins de la femme avec une force possessive, pressant les mamelons pour provoquer un frisson d&rsquo;effroi ou de plaisir. La lubrification ne fut pas sommaire. Avec une lenteur calcul&eacute;e, ils explor&egrave;rent son intimit&eacute;, leurs doigts s&rsquo;enfon&ccedil;ant pour r&eacute;colter la cyprine, ce nectar de soumission que le corps s&eacute;cr&egrave;te malgr&eacute; la peur. Ils utilis&egrave;rent ce fluide naturel comme lubrifiant supr&ecirc;me. Lilith, sous les caresses brutales et l&rsquo;exploration insistante, se cambra. Un g&eacute;missement s&rsquo;&eacute;chappa de son b&acirc;illon alors qu&rsquo;elle jouissait ouvertement de ces attouchements, son corps trahissant son d&eacute;sir de domination. Le plug glissa. Elle le prit en entier.</p>

<p>Naya fut la deuxi&egrave;me. Elle resta tendue, le regard vide derri&egrave;re son masque. Elle &eacute;tait coinc&eacute;e, prisonni&egrave;re d&rsquo;une pudeur agonisante, jusqu&rsquo;&agrave; ce que la pression des doigts et la chaleur du lubrifiant ne brisent ses derni&egrave;res r&eacute;sistances. Elle finit par s&rsquo;abandonner dans un long soupir nasal, ses muscles se rel&acirc;chant enfin pour laisser passer l&rsquo;objet. Shepard et &Eacute;pervier la maintinrent un instant, le temps que le silicone se loge en elle. Puis ils la laiss&egrave;rent.</p>

<p>Sabine fut la derni&egrave;re. Elle tremblait de honte. Chaque contact, chaque doigt s&rsquo;aventurant dans son intimit&eacute; pour pr&eacute;parer l&rsquo;insertion, semblait la consumer. Elle ferma les yeux derri&egrave;re son masque, humili&eacute;e par la r&eacute;action incontr&ocirc;lable de son propre corps qui, malgr&eacute; sa honte, s&rsquo;ouvrait et s&rsquo;humidifiait sous l&rsquo;ordre de Madame Vyc. Le plug glissa. Elle eut un hoquet &eacute;touff&eacute;. Puis plus rien.Puis vint le plug. Le silicone dense glissa, comblant le vide, verrouillant leur anatomie dans une pl&eacute;nitude forc&eacute;e. Ce n&#39;&eacute;tait plus seulement un objet ; c&#39;&eacute;tait le sceau final. Le verrou qui fermait leur identit&eacute; d&#39;&ecirc;tres humains pour ouvrir celle de sujets.</p>

<p>Une fois les six plugs install&eacute;s, Madame Vyc s&#39;avan&ccedil;a. Elle ne toucha personne, mais son regard passa sur chaque anatomie d&eacute;sormais &ldquo;compl&eacute;t&eacute;e&rdquo;.</p>

<p>&mdash; Parfait, murmura-t-elle. Vous &ecirc;tes enfin pr&ecirc;ts pour le voyage.</p>

<p>D&rsquo;un geste autoritaire, elle d&eacute;signa les cages.</p>

<p>La cal&egrave;che attendait, imposante et luxueuse, contrastant avec la nudit&eacute; et la vuln&eacute;rabilit&eacute; des sujets. Madame Vyc s&rsquo;approcha du v&eacute;hicule, mais elle ne regarda pas le marchepied de cuir. Elle regarda les hommes.</p>

<p>&mdash; Formez l&rsquo;escalier, ordonna-t-elle d&rsquo;une voix d&eacute;pourvue de toute &eacute;motion.</p>

<p>Sur un signe d&rsquo;&Eacute;pervier, trois sujets furent brusquement pouss&eacute;s et align&eacute;s. &Eacute;louan, Kadabra et Alexios. Ils durent se soumettre &agrave; une g&eacute;om&eacute;trie pr&eacute;cise : &Eacute;louan s&rsquo;effondra face contre terre, les membres &eacute;cart&eacute;s ; Kadabra se pla&ccedil;a &agrave; califourchon, le dos arqu&eacute; en un pont de chair ; Alexios se coucha perpendiculairement, cr&eacute;ant ainsi une s&eacute;rie de marches organiques et instables.</p>

<p>Madame Vyc commen&ccedil;a son ascension.</p>

<p>Le premier impact de sa botte &agrave; talon fut sec, s&rsquo;enfon&ccedil;ant avec force dans les omoplates d&rsquo;&Eacute;louan. Celui-ci poussa un g&eacute;missement &eacute;touff&eacute; par son b&acirc;illon, son corps s&rsquo;affaissant l&eacute;g&egrave;rement sous le poids, mais restant verrouill&eacute; par la peur. Madame Vyc ne ralentit pas. Elle posa son pied suivant sur les reins de Kadabra, sentant la chair vibrer sous la pression. Chaque pas &eacute;tait une affirmation de pouvoir, un m&eacute;pris total pour l&rsquo;humanit&eacute; de ceux qui servaient de support. Elle termina son ascension en s&rsquo;appuyant fermement sur le dos d&rsquo;Alexios avant de glisser avec une gr&acirc;ce aristocratique sur la banquette de velours de la cal&egrave;che.</p>

<p>Une fois install&eacute;e, elle s&rsquo;adossa confortablement. Son regard descendit vers &Eacute;louan, qui gisait encore face contre terre, tremblant, au pied du v&eacute;hicule.</p>

<p>&mdash; &Eacute;louan. Viens ici, dit-elle simplement.</p>

<p>L&rsquo;homme se releva lentement, rampant sur le gravier. Il s&rsquo;approcha de la cal&egrave;che, les yeux baiss&eacute;s. Madame Vyc indiqua l&rsquo;espace sous ses pieds. Sans un mot de plus, &Eacute;louan se glissa sous la banquette, se pla&ccedil;ant exactement l&agrave; o&ugrave; elle attendait.</p>

<p>Elle ne lui laissa pas le temps de s&rsquo;installer. Elle projeta son talon avec une pr&eacute;cision cruelle, venant s&rsquo;appuyer lourdement sur le bas de son dos. Elle pressa son pied, utilisant la colonne vert&eacute;brale de l&rsquo;homme comme un repose-pied vivant, ajustant sa position pour que son talon s&rsquo;enfonce l&eacute;g&egrave;rement dans la chair.</p>

<p>&mdash; C&rsquo;est mieux ainsi, murmura-t-elle.</p>

<p>Avant de donner le signal du d&eacute;part, Madame Vyc resta un instant immobile, savourant la sensation du dos d&rsquo;&Eacute;louan sous son talon.</p>

<p>&mdash; Mettez-les dans les cages, ordonna-t-elle d&rsquo;un ton sec.</p>

<p>Shepard et &Eacute;pervier s&#39;ex&eacute;cut&egrave;rent avec une efficacit&eacute; robotique. Ils saisirent les cinq autres &mdash; Kadabra, Alexios, Lilith, Naya, Sabine &mdash; par les bras ou la nuque, les poussant sans m&eacute;nagement dans les cages grillag&eacute;es de la charrette. Le bruit du m&eacute;tal qui s&#39;entrechoque et les g&eacute;missements &eacute;touff&eacute;s par les b&acirc;illons emplirent l&#39;air.</p>

<p>&Eacute;louan, lui, resta sous la banquette. Madame Vyc n&#39;avait pas boug&eacute; son talon. Il &eacute;tait toujours l&agrave;, le dos arqu&eacute; sous la pression, les yeux ferm&eacute;s, respirant lentement. Il ne cherchait pas &agrave; fuir. Il ne cherchait pas &agrave; comprendre. Il attendait.</p>

<p>Une fois les cinq autres verrouill&eacute;s, Shepard et &Eacute;pervier regagn&egrave;rent leurs postes de conduite.</p>

<p>Shepard monta sur la cal&egrave;che. Son si&egrave;ge n&#39;&eacute;tait pas un simple fauteuil de cuir ; il &eacute;tait &eacute;quip&eacute; d&#39;un dispositif de maintien sculpt&eacute; pour une ob&eacute;issance physique absolue. De l&#39;assise &eacute;mergeait un gode en silicone dense, parfaitement align&eacute; avec son anatomie, dont le pantalon s&#39;arr&ecirc;tait pr&eacute;cis&eacute;ment &agrave; l&#39;entrejambe.</p>

<p>Madame Vyc observa la sc&egrave;ne avec un sourire l&eacute;ger.</p>

<p>&mdash; Installe-toi correctement, dit-elle. Pour mieux te maintenir pendant le trajet.</p>

<p>Shepard s&#39;assit d&#39;un mouvement fluide, laissant tout son poids s&#39;abattre sur le si&egrave;ge. Le plug rigide s&#39;enfon&ccedil;a instantan&eacute;ment dans son intimit&eacute; ouverte, fendant sa chair avec une pr&eacute;cision brutale. Elle poussa un soupir long et vibrant, la t&ecirc;te basculant l&eacute;g&egrave;rement en arri&egrave;re, tandis que le silicone comblait tout son espace int&eacute;rieur. L&#39;empalement &eacute;tait total, ancrant son corps au si&egrave;ge dans une &eacute;treinte forc&eacute;e et inextricable.</p>

<p>&Eacute;pervier, lui, rejoignit la charrette. Il monta sur le si&egrave;ge du cocher, qui &eacute;tait &eacute;quip&eacute; du m&ecirc;me dispositif. Sa r&eacute;action fut plus discr&egrave;te, mais tout aussi intense. Le choc du silicone contre sa peau p&acirc;le provoqua un tressaillement nerveux dans tout son corps. Il s&#39;enfon&ccedil;a lentement, laissant le dispositif coloniser son intimit&eacute;, cr&eacute;ant ce lien physique indestructible entre l&#39;homme et sa fonction de cocher. La sensation de pl&eacute;nitude forc&eacute;e immobilisa ses hanches, transformant son assise en un acte de soumission permanente.</p>

<p>Derri&egrave;re lui, sous la b&acirc;che, les cinq cages &eacute;taient align&eacute;es. Les candidats y &eacute;taient enferm&eacute;s, nus, masqu&eacute;s, b&acirc;illonn&eacute;s, leurs queues de silicone bien en place. Ils ne verraient rien du voyage. Ils l&#39;entendraient. Ils le sentiraient. Chaque cahot, chaque pierre, chaque virage.</p>

<p>Madame Vyc se tourna vers &Eacute;louan. Toujours sous la banquette. Toujours sous son talon.</p>

<p>&mdash; Toi, tu restes ici, dit-elle. Tu me serviras de repose-pied. Si tu bouges, si tu g&eacute;mis trop fort, si tu me d&eacute;ranges, je te mets dans une cage avec les autres. C&#39;est clair ?</p>

<p>&mdash;Mphph , g&eacute;mit-il dans son b&acirc;illon</p>

<p>&mdash; Bien.</p>

<p>Elle se cala contre le velours de la banquette. Son talon s&#39;enfon&ccedil;a un peu plus dans le bas du dos d&#39;&Eacute;louan, qui frissonna mais ne bougea pas.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Madame Vyc se tourna une derni&egrave;re fois vers la cour. Elle vit les deux v&eacute;hicules attel&eacute;s, les chevaux qui piaffaient, la route qui s&#39;ouvrait devant eux.</p>

<p>&mdash; Partez, dit-elle simplement.</p>

<p>Shepard claqua doucement les r&ecirc;nes. La cal&egrave;che s&#39;&eacute;branla. Derri&egrave;re elle, &Eacute;pervier fit claquer les siennes, et la charrette suivit. Madame Vyc &eacute;tait assise dans la cal&egrave;che, &agrave; c&ocirc;t&eacute; de Shepard, les deux pi&egrave;ces de cuir et d&#39;acier dress&eacute;es devant elle. Elle ne regardait pas la route. Elle regardait ses sujets.</p>

<p>Le convoi s&#39;engagea sur le chemin de terre. La poussi&egrave;re se leva. L&#39;auberge disparut derri&egrave;re eux.</p>

<p>&nbsp;</p>]]></description>
			<guid>https://www.bdsm.fr/blog/12886/La-ferme-de-Madame-Vyc---Chapitre-2-—-L’Auberge-du-Bout-du-Monde/</guid>
			<pubDate>Thu, 15 Oct 2026 01:02:12 +0000</pubDate>
			<dc:creator>Alexios</dc:creator>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Alexios aime la fan page "Les livres BDSM et fétichistes".]]></title>
			<link>https://www.bdsm.fr/livres/</link>
			<description />
			<guid>https://www.bdsm.fr/livres/</guid>
			<pubDate>Tue, 13 Oct 2026 22:52:57 +0000</pubDate>
			<dc:creator>Alexios</dc:creator>
		</item>
		<item>
			<title>Plumeargentee </title>
			<link>https://www.bdsm.fr/profile-66854/?comment-id=345687</link>
			<description />
			<guid>https://www.bdsm.fr/profile-66854/?comment-id=345687</guid>
			<pubDate>Tue, 13 Oct 2026 19:03:00 +0000</pubDate>
			<dc:creator>Plumeargentee</dc:creator>
		</item>
		<item>
			<title>Alexios a posté un article.</title>
			<link>https://www.bdsm.fr/blog/12879/La-ferme-de-Madame-Vyc---Chapitre-1-—-La-Pierre-Grise/</link>
			<description><![CDATA[<p>Pendant trois mois, Madame Vyc a v&eacute;cu dans des motels.</p>

<p>Des chambres &agrave; rideaux jaunes, des n&eacute;ons qui bourdonnent, des distributeurs de caf&eacute; ti&egrave;de. Elle avait vendu ce qu&rsquo;il fallait vendre. Le reste tenait dans une remorque ferm&eacute;e &agrave; cl&eacute; : quelques meubles, des papiers, du cuir, de l&rsquo;argent, et une petite bo&icirc;te en bois qu&rsquo;elle n&rsquo;ouvrait jamais devant personne. Le jour, elle conduisait. La nuit, elle cherchait.</p>

<p>Le R&eacute;seau des Terres &eacute;tait un bric-&agrave;-brac : annonces de domaines, de ranchs, de silos abandonn&eacute;s. Elle a &eacute;cart&eacute; dix propri&eacute;t&eacute;s. Trop pr&egrave;s d&rsquo;une ville, trop de voisins, trop de routes. Elle voulait du silence, de l&rsquo;eau, du bois, et une ligne de chemin de fer &agrave; quelques miles pour pouvoir recevoir ce qu&rsquo;elle recevrait. Elle voulait surtout une terre o&ugrave; personne ne prononcerait le nom de Louve.</p>

<p>Elle ne cherchait pas &agrave; oublier. On n&rsquo;oublie pas onze ans. Mais elle ne voulait pas recommencer sur des cendres. Une ferme comme la sienne, &ccedil;a se b&acirc;tit sur du neuf.</p>

<p>Certains soirs, elle s&rsquo;arr&ecirc;tait d&rsquo;&eacute;crire et elle repensait aux deux. Pas avec col&egrave;re. Avec une esp&egrave;ce de d&eacute;go&ucirc;t tranquille, celui qu&rsquo;on garde pour les choses qu&rsquo;on a touch&eacute;es sans le savoir. Elle aurait pr&eacute;f&eacute;r&eacute; qu&rsquo;ils volent, qu&rsquo;ils frappent, qu&rsquo;ils violent le Pacte franchement. Une faute franche, &ccedil;a se punit. Une faute douce, &ccedil;a ne se punit pas : &ccedil;a se constate, et il ne reste qu&rsquo;&agrave; fermer la porte.</p>

<p>C&rsquo;est &ccedil;a qu&rsquo;elle avait fait. Fermer la porte. Et maintenant, elle cherchait une autre porte.</p>

<p>Puis, un soir, dans un motel au bord de la nationale 9, elle a trouv&eacute; une annonce sobre.</p>

<p><em>Domaine de la Pierre-Grise. 340 hectares. Maison de pierre, trois granges, silo, &eacute;curie, rivi&egrave;re. Isol&eacute;. &Agrave; vendre &agrave; personne de confiance. Prix &agrave; d&eacute;battre.</em></p>

<p>La photo montrait une grange grise sous un ciel bas, et derri&egrave;re, une ligne de collines rousses.</p>

<p>Madame Vyc a regard&eacute; longtemps. Puis elle a ouvert la messagerie.</p>

<p><strong>Vyc :</strong> Bonsoir. Je r&eacute;ponds &agrave; votre annonce de la Pierre-Grise. Le domaine est-il toujours disponible ?</p>

<p><strong>M. Ferrand :</strong> Bonsoir. Oui, toujours. Vous &ecirc;tes de la r&eacute;gion ?</p>

<p><strong>Vyc :</strong> Non. Je viens de loin. Je cherche un endroit isol&eacute;, avec de l&rsquo;eau et du bois. La Pierre-Grise correspond.</p>

<p><strong>M. Ferrand :</strong> C&rsquo;est le cas. C&rsquo;&eacute;tait la ferme de ma m&egrave;re. Je l&rsquo;ai h&eacute;rit&eacute;e, mais je n&rsquo;ai ni les moyens ni la force de la tenir. Je cherche quelqu&rsquo;un qui en prendra soin. Pas juste un acheteur.</p>

<p><strong>Vyc :</strong> Je comprends. Je prendrai soin de la terre. Et de ce qu&rsquo;il y a dessus.</p>

<p><strong>M. Ferrand :</strong> Vous avez un projet agricole ?</p>

<p><strong>Vyc :</strong> Un projet, oui. Pas exactement agricole.</p>

<p><strong>M. Ferrand :</strong> Je peux savoir lequel ? C&rsquo;est une ferme, pas un terrain vague. Je veux savoir ce qui s&rsquo;y passera.</p>

<p><strong>Vyc :</strong> Vous avez raison de demander. Ce sera une ferme un peu particuli&egrave;re.</p>

<p><strong>M. Ferrand :</strong> Particuli&egrave;re comment ?</p>

<p><strong>Vyc :</strong> J&rsquo;y &eacute;l&egrave;verai des b&ecirc;tes. Et des gens. Les deux ensemble, parfois.</p>

<p>Un long silence. La petite ic&ocirc;ne &laquo; en train d&rsquo;&eacute;crire &raquo; apparut, disparut, revint.</p>

<p><strong>M. Ferrand :</strong> Je ne suis pas s&ucirc;re de comprendre.</p>

<p><strong>Vyc :</strong> Vous comprenez tr&egrave;s bien. Vous avez lu le mot &laquo; &eacute;l&egrave;verai &raquo; et vous avez h&eacute;sit&eacute; avant de r&eacute;pondre. C&rsquo;est d&eacute;j&agrave; une r&eacute;ponse.</p>

<p><strong>M. Ferrand :</strong> &hellip;</p>

<p><strong>M. Ferrand :</strong> Vous parlez de ce genre de choses ? Le cuir, les colliers, les r&egrave;gles ?</p>

<p><strong>Vyc :</strong> Je parle de &ccedil;a, oui. D&rsquo;un domaine o&ugrave; des adultes consentants vivent selon des r&egrave;gles que j&rsquo;&eacute;cris, o&ugrave; certains sont domestiques, et d&rsquo;autres portent le collier. O&ugrave; l&rsquo;on m&eacute;rite ce qu&rsquo;on obtient. O&ugrave; personne n&rsquo;est pris par surprise. Je ne cache rien, Mademoiselle Ferrand. Je ne mens pas. C&rsquo;est pour &ccedil;a que je r&eacute;ponds &agrave; votre annonce et pas &agrave; une autre.</p>

<p><strong>M. Ferrand :</strong> C&rsquo;est&hellip; je ne m&rsquo;attendais pas &agrave; &ccedil;a.</p>

<p><strong>Vyc :</strong> Vous pouvez refuser. Je ne vous relancerai pas.</p>

<p><strong>M. Ferrand :</strong> Attendez. Je n&rsquo;ai pas dit non.</p>

<p><strong>Vyc :</strong> Je sais.</p>

<p><strong>M. Ferrand :</strong> Comment &ccedil;a, vous savez ?</p>

<p><strong>Vyc :</strong> Parce que vous avez &eacute;crit &laquo; attendez &raquo;. Les gens qui refusent n&rsquo;&eacute;crivent pas &laquo; attendez &raquo;. Ils &eacute;crivent &laquo; non merci &raquo; et ils ferment la fen&ecirc;tre.</p>

<p>Silence.</p>

<p><strong>M. Ferrand :</strong> Vous &ecirc;tes tr&egrave;s s&ucirc;re de vous.</p>

<p><strong>Vyc :</strong> Non. Je suis tr&egrave;s attentive. Ce n&rsquo;est pas la m&ecirc;me chose.</p>

<p><strong>M. Ferrand :</strong> &hellip; Je peux vous poser une question ?</p>

<p><strong>Vyc :</strong> Vous pouvez.</p>

<p><strong>M. Ferrand :</strong> Est-ce que ce serait dangereux ?</p>

<p><strong>Vyc :</strong> Physiquement ? Non. Je ne frappe pas pour blesser. Je frappe pour marquer, quand c&rsquo;est m&eacute;rit&eacute;. Moralement ? Oui, &ccedil;a peut l&rsquo;&ecirc;tre. On y perd des illusions sur soi-m&ecirc;me. Certains ne le supportent pas. C&rsquo;est pour &ccedil;a que je pr&eacute;viens avant, et pas apr&egrave;s.</p>

<p><strong>M. Ferrand :</strong> Et&hellip; on peut partir ?</p>

<p><strong>Vyc :</strong> Toujours. &Agrave; pied, &agrave; cheval, en camion. Sans &ecirc;tre poursuivi, sans &ecirc;tre d&eacute;nonc&eacute;, sans qu&rsquo;on parle de vous derri&egrave;re. Le Pacte est simple : on ne retient personne. On garde ceux qui restent.</p>

<p><strong>M. Ferrand :</strong> Et si je vous vendais la ferme&hellip; est-ce que je pourrais&hellip; venir voir ?</p>

<p><strong>Vyc :</strong> Venir voir, oui.</p>

<p><strong>M. Ferrand :</strong> Et rester ?</p>

<p>Madame Vyc a souri, seule dans sa chambre de motel, devant l&rsquo;&eacute;cran.</p>

<p><strong>Vyc :</strong> Rester, ce n&rsquo;est pas &agrave; vous de le d&eacute;cider. Ni &agrave; moi de vous le promettre. Ici, on ne s&rsquo;installe pas. On m&eacute;rite.</p>

<p><strong>M. Ferrand :</strong> Je comprends.</p>

<p><strong>Vyc :</strong> Non. Pas encore. Vous croyez comprendre. C&rsquo;est diff&eacute;rent. Le chemin est long, Mademoiselle Ferrand. Il est dur. Il y a des jours o&ugrave; vous d&eacute;testerez chaque seconde. Il y a des jours o&ugrave; vous voudrez rentrer chez vous et br&ucirc;ler mes lettres. Et je ne vous consolerai pas. Je vous regarderai.</p>

<p><strong>M. Ferrand :</strong> &hellip;</p>

<p><strong>M. Ferrand :</strong> Et ensuite ?</p>

<p><strong>Vyc :</strong> Ensuite, si vous tenez, vous serez peut-&ecirc;tre des miennes. Peut-&ecirc;tre. On verra bien ce que vous valez.</p>

<p><strong>M. Ferrand :</strong> Vous &ecirc;tes sadique.</p>

<p><strong>Vyc :</strong> Oui. Mais je suis honn&ecirc;te. C&rsquo;est plus rare.</p>

<p>Un autre silence. Plus long. Puis :</p>

<p><strong>M. Ferrand :</strong> J&rsquo;ai une condition.</p>

<p><strong>Vyc :</strong> Dites.</p>

<p><strong>M. Ferrand :</strong> La ferme est &agrave; vous. Le prix que vous voudrez, &ccedil;a n&rsquo;a pas d&rsquo;importance. Mais je garde un droit : celui de venir un jour, quand vous m&rsquo;appellerez, et de demander &agrave; entrer dans le cheptel. Et si vous jugez que je ne m&eacute;rite pas, je partirai sans rien dire.</p>

<p><strong>Vyc :</strong> C&rsquo;est une dr&ocirc;le de condition. Vous vendez, et vous demandez la permission de revenir en servante.</p>

<p><strong>M. Ferrand :</strong> Oui.</p>

<p><strong>Vyc :</strong> Pourquoi ?</p>

<p><strong>M. Ferrand :</strong> Parce que je suis seule depuis longtemps. Parce que je n&rsquo;ai jamais os&eacute; le dire &agrave; personne. Et parce que, ce soir, quelqu&rsquo;un vient de me parler franchement pour la premi&egrave;re fois depuis des ann&eacute;es.</p>

<p>Madame Vyc a relu le message deux fois. Puis elle a &eacute;crit :</p>

<p><strong>Vyc :</strong> March&eacute; conclu. Le domaine est &agrave; moi. Vous viendrez quand je vous appellerai. Vous ne serez pas re&ccedil;ue en invit&eacute;e. Vous serez re&ccedil;ue en candidate. Et je vous pr&eacute;viens une derni&egrave;re fois : ce ne sera pas doux.</p>

<p><strong>M. Ferrand :</strong> Je m&rsquo;en doute.</p>

<p><strong>Vyc :</strong> Bien. Envoyez-moi les actes. Je serai l&agrave; dans trois semaines.</p>

<p><strong>M. Ferrand :</strong> Trois semaines ? C&rsquo;est long.</p>

<p><strong>Vyc :</strong> Non. C&rsquo;est le temps qu&rsquo;il me faut pour pr&eacute;venir les miens et pour leur donner un point de rendez-vous. On ne vient pas &agrave; la Pierre-Grise directement. On y arrive ensemble, ou on n&rsquo;y arrive pas.</p>

<p><strong>M. Ferrand :</strong> Ensemble ?</p>

<p><strong>Vyc :</strong> Oui. Par la route. Comme on menait les troupeaux autrefois.</p>

<hr />
<p>Trois semaines plus tard, Madame Vyc s&rsquo;est install&eacute;e &agrave; une table de motel, devant une liasse de papier, un stylo et une carte routi&egrave;re d&eacute;pli&eacute;e. Elle a &eacute;crit deux lettres avant toutes les autres.</p>

<p><strong>La premi&egrave;re &eacute;tait pour Shepard.</strong></p>

<p>Elle a &eacute;crit son nom en haut de la page, puis elle est rest&eacute;e un moment sans rien ajouter. Shepard. Blonde, large d&rsquo;&eacute;paules, les mains ab&icirc;m&eacute;es par les cordes et les mors. Elle avait &eacute;t&eacute; la meilleure cavali&egrave;re du Domaine de Louve. Elle avait aussi &eacute;t&eacute; la seule &agrave; venir trouver Madame Vyc, la veille de la fermeture, pour lui dire en face :</p>

<p>&mdash; Je n&rsquo;ai rien vu. C&rsquo;est &ccedil;a, le pire. Je n&rsquo;ai rien vu et je les ai crus.</p>

<p>Madame Vyc n&rsquo;avait pas r&eacute;pondu grand-chose ce soir-l&agrave;. Elle avait juste pos&eacute; la main sur son &eacute;paule. Mais elle s&rsquo;en souvenait.</p>

<p><em>Shepard,</em></p>

<p><em>Je ne t&rsquo;invite pas. Je te demande.</em></p>

<p><em>J&rsquo;ai trouv&eacute; une terre. Elle est isol&eacute;e, elle est rude, et elle ne ressemble pas &agrave; Louve. C&rsquo;est mieux ainsi. Il y aura des b&ecirc;tes, des &eacute;curies, des cl&ocirc;tures &agrave; refaire, une rivi&egrave;re &agrave; conna&icirc;tre et des gens &agrave; tenir. Je ne peux pas faire &ccedil;a seule. Je ne veux pas le faire avec quelqu&rsquo;un qui me dira toujours oui.</em></p>

<p><em>Je te veux &agrave; ma droite. Pas en dessous : &agrave; c&ocirc;t&eacute;. Tu regarderas ce que je ne regarde pas. Tu me diras ce que les autres n&rsquo;oseront pas me dire. Et si un jour je me trompe, tu me le diras aussi, m&ecirc;me si &ccedil;a te co&ucirc;te.</em></p>

<p><em>Ce n&rsquo;est pas une place confortable. Tu seras juge et tu seras jug&eacute;e. Les tiens te d&eacute;testeront certains jours, et moi aussi.</em></p>

<p><em>Si tu refuses, je comprendrai. Si tu acceptes, prends ton cheval, ta selle et rien d&rsquo;autre. Le reste est d&eacute;j&agrave; l&agrave;-bas.</em></p>

<p><em>V.</em></p>

<p><strong>La seconde &eacute;tait pour &Eacute;pervier.</strong></p>

<p>Elle a souri en &eacute;crivant son nom. &Eacute;pervier &eacute;tait l&rsquo;un des plus anciens. Un homme mince, aux yeux clairs, qui parlait peu mais qui savait tout des b&ecirc;tes. Il avait un don avec les chevaux. Les chiennes le suivaient sans qu&rsquo;il les appelle. Les oiseaux se posaient sur la cl&ocirc;ture quand il passait. Il avait port&eacute; le collier pendant sept ans sans jamais demander &agrave; le retirer, et quand la ferme avait ferm&eacute;, il &eacute;tait rest&eacute; jusqu&rsquo;au dernier jour pour aider les autres &agrave; partir, alors que lui-m&ecirc;me n&rsquo;avait nulle part o&ugrave; aller.</p>

<p>Il n&rsquo;avait rien demand&eacute; en retour. C&rsquo;&eacute;tait pour &ccedil;a qu&rsquo;elle lui &eacute;crivait.</p>

<p><em>&Eacute;pervier,</em></p>

<p><em>Tu n&rsquo;as jamais rien demand&eacute;. C&rsquo;est pour &ccedil;a que je te demande quelque chose.</em></p>

<p><em>Viens. Pas comme les autres. Avant les autres.</em></p>

<p><em>J&rsquo;ai besoin de quelqu&rsquo;un pour les b&ecirc;tes. Les chevaux, les chiens, et tout ce qu&rsquo;on trouvera l&agrave;-bas. Tu seras leur gardien. Tu les conna&icirc;tras avant moi. Tu les soigneras, tu les nourriras, tu les calmeras. Et quand il faudra les mener, c&rsquo;est toi qui iras devant.</em></p>

<p><em>Je te demande aussi autre chose. Tu parleras aux autres. Pas comme un chef &mdash; tu n&rsquo;en es pas un. Mais tu les connais. Tu sais qui a peur, qui est fatigu&eacute;, qui ment. Tu me le diras. Pas pour les punir. Pour que je sache.</em></p>

<p><em>Tu seras &agrave; moi, et seulement &agrave; moi, jusqu&rsquo;&agrave; ce qu&rsquo;on arrive. Apr&egrave;s, on verra. Je ne promets rien. Tu sais comment je fonctionne.</em></p>

<p><em>Une seule chose : ne me remercie pas. Je ne fais pas &ccedil;a par bont&eacute;. Je fais &ccedil;a parce que j&rsquo;ai besoin de toi.</em></p>

<p><em>V.</em></p>

<p><strong>Puis elle a &eacute;crit &agrave; tous les autres.</strong> Une lettre courte, la m&ecirc;me pour chacun, avec juste le nom chang&eacute; en haut de la page.</p>

<p><em>Rendez-vous &agrave; l&rsquo;Auberge du Bout-du-Monde, sur la route 12, dans dix jours, au lever du jour.</em></p>

<p><em>L&rsquo;auberge est &agrave; trois jours de route de la ferme. C&rsquo;est voulu. On ne s&rsquo;y installe pas. On s&rsquo;y retrouve, et on repart.</em></p>

<p><em>Venez avec le strict minimum. Des v&ecirc;tements, de l&rsquo;eau, une couverture, ce qui tient dans un sac ou sur un dos. Pas de meubles. Pas d&rsquo;objets. Pas de souvenirs. La Pierre-Grise a de quoi nourrir, habiller et &eacute;quiper ceux qui viendront. Ce que vous apporterez, vous le porterez jusqu&rsquo;au bout.</em></p>

<p><em>Il y aura des chevaux &agrave; l&rsquo;auberge. &Agrave; partir de l&agrave;, on ne roule plus. On monte. On traversera les collines, la for&ecirc;t et la rivi&egrave;re. Trois jours, peut-&ecirc;tre quatre, selon la m&eacute;t&eacute;o et selon vous. Ceux qui ne savent pas monter apprendront. Ceux qui ne veulent pas apprendre resteront &agrave; l&rsquo;auberge.</em></p>

<p><em>Ceux qui ont peur de la route peuvent rester. Personne ne leur en voudra.</em></p>

<p><em>Ceux qui viennent comprendront pourquoi on ne va pas directement au but.</em></p>

<p>Dans chaque enveloppe, une petite tresse de crin de cheval, nou&eacute;e en boucle.</p>

<p>Elle a cachet&eacute; la derni&egrave;re, puis elle est rest&eacute;e un moment assise, la bo&icirc;te en bois devant elle. Elle ne l&rsquo;a pas ouverte. Elle a juste pos&eacute; la main dessus.</p>

<p>&mdash; On recommence, a-t-elle dit &agrave; voix basse. Mais pas comme avant.</p>

<p>Dehors, la route &eacute;tait longue. Le moteur du pick-up a d&eacute;marr&eacute; au premier tour de cl&eacute;.</p>]]></description>
			<guid>https://www.bdsm.fr/blog/12879/La-ferme-de-Madame-Vyc---Chapitre-1-—-La-Pierre-Grise/</guid>
			<pubDate>Tue, 13 Oct 2026 15:57:42 +0000</pubDate>
			<dc:creator>Alexios</dc:creator>
		</item>
		<item>
			<title>Alexios a posté un article.</title>
			<link>https://www.bdsm.fr/blog/12878/La-ferme-de-Madame-Vyc---Prologue-—-Le-Domaine-de-Louve/</link>
			<description><![CDATA[<p>On raconte encore l&rsquo;histoire du Domaine de Louve, dans les relais, les gares et les bars de la fronti&egrave;re. On la raconte mal, le plus souvent. On dit que Madame Vyc a ferm&eacute; sa ferme parce qu&rsquo;un homme s&rsquo;est r&eacute;volt&eacute;. C&rsquo;est faux. Un homme qui se r&eacute;volte, Madame Vyc sait quoi en faire. Elle le met &agrave; genoux, elle lui explique, et souvent il la remercie.</p>

<p>Non. Ce qui a ferm&eacute; le Domaine de Louve, ce n&rsquo;est pas la r&eacute;volte. C&rsquo;est la confiance.</p>

<p>Le Domaine de Louve &eacute;tait une belle terre. Des bois, une rivi&egrave;re claire, des &eacute;curies pleines, une maison longue aux volets verts. On y vivait selon le Pacte : les r&egrave;gles &eacute;taient dures mais claires, les punitions &eacute;taient m&eacute;rit&eacute;es, et personne n&rsquo;y touchait un collier sans savoir ce qu&rsquo;il pesait. Madame Vyc y r&eacute;gnait depuis onze ans. Elle n&rsquo;&eacute;tait pas tendre. Elle n&rsquo;&eacute;tait pas injuste. C&rsquo;&eacute;tait sa fiert&eacute;.</p>

<p>Puis il y a eu les deux.</p>

<p>Une femme et un homme. Pas des brutes. Pas des sots. Des gens charmants, travailleurs, disciplin&eacute;s, toujours les premiers &agrave; l&rsquo;appel, toujours les premiers &agrave; r&eacute;citer le Pacte, toujours les premiers &agrave; tendre la main. On les aimait. C&rsquo;est &ccedil;a, le pire : on les aimait. Ils portaient le collier avec une dignit&eacute; qui for&ccedil;ait le respect, et ils parlaient du Domaine comme d&rsquo;une famille. &laquo; Ici, on se tient. Ici, on se fait confiance. Ici, Madame Vyc voit tout. &raquo;</p>

<p>Et tout le monde les croyait, parce que c&rsquo;est plus facile de croire ceux qui vous sourient.</p>

<p>Madame Vyc &eacute;tait partie cinq mois. Une tourn&eacute;e d&rsquo;inspection, des proc&egrave;s, une vieille blessure &agrave; soigner. Elle avait laiss&eacute; le Domaine entre leurs mains, &agrave; eux, les irr&eacute;prochables. Elle avait eu tort.</p>

<p>Ils n&rsquo;ont pas vol&eacute;. Ils n&rsquo;ont pas frapp&eacute;. Ils n&rsquo;ont pas abus&eacute; des corps. Ils ont fait pire, et plus lentement. Ils ont abus&eacute; de la confiance. Ils ont &eacute;cout&eacute; les confidences et s&rsquo;en sont servis. Ils ont promis des choses qu&rsquo;ils ne pouvaient pas tenir, puis ils ont laiss&eacute; les gens se sentir coupables de les avoir crues. Ils ont mont&eacute; les uns contre les autres, doucement, par petites phrases. Ils ont r&eacute;compens&eacute; ceux qui les flattaient et puni ceux qui posaient des questions. Ils ont transform&eacute; un lieu o&ugrave; l&rsquo;on se tenait droit en un lieu o&ugrave; l&rsquo;on se m&eacute;fiait de son voisin.</p>

<p>Quand Madame Vyc est revenue, personne n&rsquo;est venu l&rsquo;attendre &agrave; la barri&egrave;re.</p>

<p>Elle a compris avant de descendre de voiture. Elle a vu les visages. Les dos courb&eacute;s. Les regards qui fuyaient. Les colliers port&eacute;s comme des fardeaux. Elle a cherch&eacute; la faute, et elle ne l&rsquo;a pas trouv&eacute;e, parce qu&rsquo;il n&rsquo;y avait pas de faute. Il y avait un poison. Un poison lent, invisible, qui avait rong&eacute; la seule chose qui faisait tenir le Domaine debout : la confiance.</p>

<p>Elle a convoqu&eacute; les deux.</p>

<p>Ils sont venus, souriants, propres, avec leurs rapports bien tenus et leurs mains ouvertes. Ils ont expliqu&eacute; que tout allait bien, que les gens &eacute;taient fatigu&eacute;s, que le Domaine avait besoin de fermet&eacute;. Ils ont dit &laquo; Madame &raquo; avec une d&eacute;f&eacute;rence parfaite.</p>

<p>Madame Vyc les a &eacute;cout&eacute;s jusqu&rsquo;au bout. Sans un mot. Puis elle a parl&eacute; aux autres, un par un, dans la grange, portes ferm&eacute;es. Elle a &eacute;cout&eacute; les silences autant que les mots. Et le soir, elle savait.</p>

<p>Elle n&rsquo;a pas cri&eacute;. Elle n&rsquo;a pas puni. Elle a r&eacute;uni tout le monde dans la cour, sous les lanternes, et elle a dit :</p>

<p>&mdash; Le Domaine de Louve est ferm&eacute;.</p>

<p>Un murmure a parcouru la foule.</p>

<p>&mdash; Pas &agrave; cause de vous. Pas &agrave; cause de moi. &Agrave; cause de ce qui a &eacute;t&eacute; fait ici. La confiance est cass&eacute;e. On ne la recolle pas avec des r&egrave;gles. On ne la recolle pas avec des punitions. Quand la confiance est morte, une ferme comme la n&ocirc;tre devient un bagne ou une mascarade. Je ne veux ni l&rsquo;un ni l&rsquo;autre.</p>

<p>Elle a regard&eacute; les deux, au premier rang.</p>

<p>&mdash; Vous savez ce que vous avez fait. Je ne vous d&eacute;noncerai pas. Je ne vous humilierai pas. Je ne vous marquerai pas. Vous n&rsquo;en valez pas la peine. Mais vous n&rsquo;&ecirc;tes plus des n&ocirc;tres.</p>

<p>Elle a retir&eacute; leurs colliers de ses propres mains et les a jet&eacute;s au feu devant tout le cheptel. Deux petites boucles de cuir qui ont gr&eacute;sill&eacute; et disparu.</p>

<p>&mdash; Sortez.</p>

<p>Ils sont sortis. L&rsquo;un pleurait. L&rsquo;autre non. Madame Vyc n&rsquo;a pas regard&eacute;.</p>

<p>Puis elle s&rsquo;est tourn&eacute;e vers les autres.</p>

<p>&mdash; Vous &ecirc;tes libres. Tous. Ceux qui veulent partir partiront avec un cheval, un peu d&rsquo;argent et un papier qui dit que vous n&rsquo;avez rien fait de mal. Ceux qui n&rsquo;ont nulle part o&ugrave; aller resteront jusqu&rsquo;&agrave; la prochaine lune.</p>

<p>Une femme a demand&eacute; :</p>

<p>&mdash; Et vous, Madame ?</p>

<p>Madame Vyc a rang&eacute; ses papiers dans une sacoche de cuir.</p>

<p>&mdash; Je vais chercher une terre. Loin. Une terre o&ugrave; personne ne me conna&icirc;t et o&ugrave; on ne me parlera pas de r&eacute;putation. Quand je l&rsquo;aurai trouv&eacute;e, je vous &eacute;crirai. Pas pour vous convoquer. Pour vous inviter. Ceux qui viendront viendront libres. Ceux qui resteront resteront &agrave; moi. Mais jamais contre leur gr&eacute;.</p>

<p>Elle a retir&eacute; les colliers un par un, le soir, dans la cour, sous les lanternes. Certains l&rsquo;ont embrass&eacute;e. Certains n&rsquo;ont rien dit. Un homme a demand&eacute; :</p>

<p>&mdash; Et si on revient ?</p>

<p>&mdash; Alors on verra ce que vous valez, a-t-elle r&eacute;pondu. Pas ce que vous &eacute;tiez.</p>

<p>Elle est partie avant l&rsquo;aube, seule, dans un vieux pick-up.</p>]]></description>
			<guid>https://www.bdsm.fr/blog/12878/La-ferme-de-Madame-Vyc---Prologue-—-Le-Domaine-de-Louve/</guid>
			<pubDate>Tue, 13 Oct 2026 15:09:22 +0000</pubDate>
			<dc:creator>Alexios</dc:creator>
		</item>
		<item>
			<title>Alexios a posté un sujet de discussion.</title>
			<link>https://www.bdsm.fr/forum/thread/11237/Présentation-tardive-—-histoires,-exposition-et-collier-virtuel/</link>
			<description><![CDATA[<p>Bonjour &agrave; tous,</p>

<p>Cela fait un moment que je suis inscrit ici sans avoir jamais pris le temps de me pr&eacute;senter. Je r&eacute;pare &ccedil;a.</p>

<p>Homme, la trentaine, 1m95. J&rsquo;ai d&eacute;j&agrave; une certaine exp&eacute;rience des relations BDSM, aussi bien en r&eacute;el qu&rsquo;en virtuel. Je peux &ecirc;tre soumis ou ma&icirc;tre selon le moment, le cadre et l&rsquo;alchimie. J&rsquo;aime &eacute;changer, discuter, taquiner, et parfois raconter. Actuellement, l&rsquo;un des animaux de la ferme de Madame Vyc.</p>

<p>J&rsquo;&eacute;cris des histoires &eacute;rotiques, souvent teint&eacute;es de BDSM, de domination, de soumission et de tension psychologique. Ce qui m&rsquo;int&eacute;resse, c&rsquo;est le mental avant tout : ce qui se joue avant les gestes, dans les mots, les regards, les silences, les non-dits. J&rsquo;aime partager mes textes, recevoir des retours, et &eacute;changer autour de celles et ceux qui &eacute;crivent aussi.</p>

<p>L&rsquo;exposition. &Ecirc;tre montr&eacute;, d&eacute;crit, offert au regard. J&rsquo;aime la honte consentie, la sensation d&rsquo;&ecirc;tre un objet de d&eacute;sir et de jeu. J&rsquo;aime qu&rsquo;on me d&eacute;taille, qu&rsquo;on me juge, qu&rsquo;on me rappelle &agrave; ma place. J&rsquo;aime les mots qui br&ucirc;lent, les cadres clairs, et le frisson de se savoir vu.</p>

<p>J&rsquo;aime aussi exhiber, humilier et faire fr&eacute;mir la personne &agrave; l&rsquo;autre bout du clavier. Voir les mots faire leur effet, sentir la tension monter, entendre le silence g&ecirc;n&eacute; ou excit&eacute;. Tout cela dans le respect et le consentement.</p>

<p>Je suis d&eacute;sormais pr&ecirc;t &agrave; prendre sous mon collier virtuel une soumise. Un cadre clair, une ob&eacute;issance consentie, une relation suivie. Le mental compte autant que les mots. &Eacute;changes, apprentissage, virtuel. Mon c&ocirc;t&eacute; soumis reste ouvert &agrave; une domination virtuelle, qu&rsquo;elle soit exerc&eacute;e par un couple ou par des femmes. La pluralit&eacute; ne me d&eacute;range pas.</p>

<p>Je suis ouvert au dialogue avec tous. J&rsquo;ai fait ici des rencontres int&eacute;ressantes, et j&rsquo;esp&egrave;re qu&rsquo;elles vont continuer. Si mon profil vous parle, &eacute;crivez-moi. Le reste viendra si la confiance se construit.</p>]]></description>
			<guid>https://www.bdsm.fr/forum/thread/11237/Présentation-tardive-—-histoires,-exposition-et-collier-virtuel/</guid>
			<pubDate>Sat, 10 Oct 2026 09:31:01 +0000</pubDate>
			<dc:creator>Alexios</dc:creator>
		</item>
		<item>
			<title>Alexios a posté un article.</title>
			<link>https://www.bdsm.fr/blog/12821/Chapitre-17-:-La-confession/</link>
			<description><![CDATA[<p>Sophie s&#39;approcha de Victor, sa langue glissant le long de son sexe, le nettoyant avec application. Elle prit son temps, l&eacute;chant chaque centim&egrave;tre, go&ucirc;tant le m&eacute;lange de sel et de sueur. Victor frissonna, ses doigts caressant ses cheveux, mais il ne dit rien.</p>

<p>Puis elle se tourna vers Marcus, s&#39;agenouillant devant lui. Sa langue trouva son sexe, encore luisant, et elle le nettoya avec la m&ecirc;me d&eacute;votion, la m&ecirc;me pr&eacute;cision. Marcus sentit sa langue chaude, habile, et une nouvelle vague de d&eacute;sir monta en lui, mais il n&#39;osa pas bouger.</p>

<p>Quand elle eut termin&eacute;, Sophie se releva, se tourna vers Alessia.</p>

<p>&quot;Puis-je me retirer pour me nettoyer, Ma&icirc;tresse ?&quot;</p>

<p>Alessia hocha la t&ecirc;te, un sourire approbateur.</p>

<p>&quot;Oui. Tu peux y aller. Tu as &eacute;t&eacute; parfaite.&quot;</p>

<p>Sophie s&#39;inclina l&eacute;g&egrave;rement, puis quitta la pi&egrave;ce, nue, sa silhouette g&eacute;n&eacute;reuse disparaissant dans le couloir.</p>

<p>Victor se tourna vers Marcus, un sourire aux l&egrave;vres.</p>

<p>&quot;Au fait, Marcus. Apr&egrave;s tout &ccedil;a, on va s&ucirc;rement aller d&icirc;ner avec Alessia. Si tu veux te joindre &agrave; nous, tu es le bienvenu. On pourra discuter tranquillement, apprendre &agrave; se conna&icirc;tre.&quot;</p>

<p>Marcus, encore &agrave; genoux, hocha la t&ecirc;te, surpris par l&#39;invitation.</p>

<p>&quot;J&#39;aimerais beaucoup. Merci.&quot;</p>

<p>Victor enfila sa chemise, boutonna les premiers boutons, puis s&#39;approcha d&#39;Alessia, l&#39;embrassa sur la joue.</p>

<p>&quot;&Agrave; ce soir, ma ch&eacute;rie. Je vous laisse finir.&quot;</p>

<p>Il sortit, refermant la porte derri&egrave;re lui.</p>

<p>Alessia se tourna vers Marcus, toujours &agrave; genoux.</p>

<p>&quot;Maintenant, &agrave; toi. Nettoie-moi. Avec ta langue.&quot;</p>

<p>Il s&#39;approcha, ses l&egrave;vres trouvant son sexe, encore humide de leurs &eacute;bats. Il la l&eacute;cha, lentement, go&ucirc;tant le m&eacute;lange de saveurs, s&#39;appliquant &agrave; la nettoyer comme Sophie l&#39;avait fait pour eux.</p>

<p>Alessia se laissa aller contre son fauteuil, ses doigts dans les cheveux de Marcus. Sa respiration s&#39;acc&eacute;l&eacute;ra, ses cuisses se serr&egrave;rent autour de sa t&ecirc;te. Parfois, elle retenait sa t&ecirc;te, l&#39;emp&ecirc;chant de reculer, le gardant press&eacute; contre elle.</p>

<p>&quot;Plus doux&quot;, murmura-t-elle. &quot;L&agrave;. Encore.&quot;</p>

<p>Il ob&eacute;it, sa langue dansant sur son clitoris, ses doigts la p&eacute;n&eacute;trant doucement. Elle se cambra, un long frisson parcourant son corps. Quand elle jouit, une vague de chaleur l&#39;envahit, se r&eacute;pandant sur le visage de Marcus, qui sentit l&#39;humidit&eacute;, la chaleur, l&#39;intensit&eacute; du moment. Il ne bougea pas, laissant Alessia savourer sa jouissance, ses doigts toujours dans ses cheveux. Sa bouche se remplissait de ce nectar et il s&#39;appliquait &agrave; ne perdre aucune goutte.</p>

<p>Quand elle eut termin&eacute;, elle le repoussa doucement.</p>

<p>&quot;Bien. Maintenant, tu vas attendre.&quot;</p>

<p>Elle se leva, ouvrit un tiroir de son bureau, en sortit un gode ceinture. Noir, luisant, imposant.</p>

<p>&quot;Tu vas me sucer &ccedil;a. Et tu vas me remercier pour cette chance.&quot;</p>

<p>Elle fixa le harnais autour de sa taille, le gode pointant vers Marcus.</p>

<p>&quot;&Agrave; genoux. Ouvre la bouche.&quot;</p>

<p>Il ob&eacute;it, les l&egrave;vres entrouvertes. Elle s&#39;approcha, glissa le gode dans sa bouche, lentement, profond&eacute;ment.&nbsp; Il lecha&nbsp;le bout comme il avait&nbsp;vu Sophie le faire. Allessia entrait de plus en plus profondement. Il le sentit contre sa langue, contre son palais, un objet froid et dur qu&#39;il devait lubrifier.&nbsp;</p>

<p>&quot;Tu n&#39;es qu&#39;une petite pute, Marcus. Une pute &agrave; soumis. Tu aimes &ccedil;a, n&#39;est-ce pas ? &Ecirc;tre &agrave; genoux, ob&eacute;ir, servir.&quot;</p>

<p>Il hocha la t&ecirc;te, les yeux baiss&eacute;s.</p>

<p>&quot;R&eacute;ponds.&quot;</p>

<p>&quot;Oui, Ma&icirc;tresse.&quot;</p>

<p>&quot;Oui, quoi ?&quot;</p>

<p>&quot;Oui, je suis une petite pute. J&#39;aime &ccedil;a.&quot;</p>

<p>Elle sourit, satisfaite, et le laissa t&eacute;ter le gode un long moment, le traitant comme un objet, un jouet. Elle guidait sa t&ecirc;te, ses hanches, le for&ccedil;ant &agrave; prendre le gode plus profond&eacute;ment. Il sentait sa salive couler, lubrifiant l&#39;objet, le pr&eacute;parant pour ce qui allait suivre.</p>

<p>Puis elle rappela Sophie.</p>

<p>Sophie revint, nue, propre, son corps encore luisant de sa douche rapide.</p>

<p>&quot;Sophie, prends un gode ceinture. On va s&#39;amuser avec notre petite pute.&quot;</p>

<p>Sophie ob&eacute;it, fixa un harnais autour de sa taille.</p>

<p>&quot;Ma&icirc;tresse, puis-je avoir l&#39;autorisation de l&#39;humilier ?&quot;</p>

<p>Alessia hocha la t&ecirc;te, un sourire aux l&egrave;vres.</p>

<p>&quot;Accord&eacute;. Amuse-toi.&quot;</p>

<p>Sophie s&#39;approcha de Marcus, un sourire cruel aux l&egrave;vres.</p>

<p>&quot;Tu vas nous prendre en broche, petite pute. Et tu ne vas pas jouir. Pas encore.&quot;</p>

<p>Alessia se pla&ccedil;a derri&egrave;re Marcus, Sophie devant lui. Alessia commen&ccedil;a &agrave; le prendre, d&#39;abord par de petits coups, pour ne pas trop le brusquer, puis de plus en plus profonds, pour finir par le p&eacute;n&eacute;trer profond&eacute;ment. Marcus sentait ce gode le remplir de plus en plus jusqu&#39;&agrave; le recevoir. Il appr&eacute;cia &nbsp;le contact du&nbsp;pubis d&rsquo;Alessia contre ses fesses, une pression intime, troublante. Il g&eacute;mit, se cambra.</p>

<p>Pendant qu&#39;Alessia le prenait, Marcus avait le gode de Sophie dans la bouche, le su&ccedil;ant, le lubrifiant. Sophie le regardait, un sourire dominateur aux l&egrave;vres.</p>

<p>&quot;Tu es dou&eacute; avec ta bouche, petite pute. Tu as de l&#39;exp&eacute;rience.&quot;</p>

<p>Elle lui cracha dans la bouche, un geste de m&eacute;pris, d&#39;humiliation. Marcus avala, les joues rouges, excit&eacute; malgr&eacute; lui.</p>

<p>Puis elles chang&egrave;rent de place. Sophie se pla&ccedil;a derri&egrave;re Marcus, Alessia devant lui. Sophie cracha dans sa raie, un geste d&eacute;lib&eacute;r&eacute;, humiliant, puis le prit d&#39;un coup sec. Marcus cria, un cri de surprise et de plaisir. Sophie lui griffa le dos, ses ongles laissant des traces rouges sur sa peau.</p>

<p>&quot;Tu aimes &ccedil;a, hein ? &Ecirc;tre notre jouet, notre chose. Regarde-toi, &agrave; quatre pattes, offert, utilis&eacute;.&quot;</p>

<p>Marcus g&eacute;mit, se cambra.</p>

<p>Alessia rit, donnant une claque sur la fesse de Marcus.</p>

<p>&quot;Tu es une vraie petite pute. Une chienne en chaleur. Tu prends tout ce qu&#39;on te donne, et tu en redemandes.&quot;</p>

<p>Sophie acc&eacute;l&eacute;ra, ses hanches claquant contre les fesses de Marcus.</p>

<p>&quot;Dis-le. Dis que tu es notre pute.&quot;</p>

<p>&quot;Je suis votre pute&quot;, murmura-t-il.</p>

<p>&quot;Plus fort.&quot;</p>

<p>&quot;Je suis votre pute !&quot;</p>

<p>Alessia le gifla l&eacute;g&egrave;rement sur la joue.</p>

<p>&quot;Bien. Tu commences &agrave; comprendre.&quot;</p>

<p>Sophie continua, ses coups de plus en plus profonds, ses griffures de plus en plus marqu&eacute;es. Marcus sentait la douleur et le plaisir se m&ecirc;ler, une confusion d&eacute;licieuse qui le submergeait.</p>

<p>Alessia, elle, observait Sophie avec un sourire amus&eacute;.</p>

<p>&quot;On dirait que tu deviens une vraie Dom, Sophie. Tu prends go&ucirc;t au pouvoir.&quot;</p>

<p>Sophie sourit, sans ralentir.</p>

<p>&quot;J&#39;apprends de la meilleure, Ma&icirc;tresse.&quot;</p>

<p>Alessia rit doucement.</p>

<p>&quot;&Agrave; la sortie, vous aurez le droit d&#39;&eacute;changer vos contacts. Je pense que vous avez des choses &agrave; explorer, tous les deux.&quot;</p>

<p>Elles le prirent longtemps, le retournant, le remplissant, le vidant. Marcus &eacute;tait un objet entre leurs mains, un jouet qu&#39;elles se partageaient, humili&eacute;, utilis&eacute;, ador&eacute;.</p>

<p>Quand elles furent satisfaites, elles le laiss&egrave;rent s&#39;allonger sur le sol, &eacute;puis&eacute;, tremblant. Mais Marcus n&#39;avait pas joui. Il &eacute;tait frustr&eacute;, tendu, le sexe douloureux.</p>

<p>Sophie s&#39;approcha d&#39;Alessia, un sourire aux l&egrave;vres.</p>

<p>&quot;Ma&icirc;tresse, puis-je demander une faveur ?&quot;</p>

<p>Alessia haussa un sourcil.</p>

<p>&quot;Laquelle ?&quot;</p>

<p>&quot;J&#39;aimerais qu&#39;on le laisse jouir. Il a &eacute;t&eacute; tr&egrave;s ob&eacute;issant. Il m&eacute;rite une r&eacute;compense.&quot;</p>

<p>Alessia r&eacute;fl&eacute;chit un instant, puis hocha la t&ecirc;te.</p>

<p>&quot;Accord&eacute;. Mais c&#39;est toi qui t&#39;en occupes.&quot;</p>

<p>Sophie s&#39;agenouilla devant Marcus, sa bouche trouvant son sexe. Elle le prit, lentement d&#39;abord, puis plus profond&eacute;ment, ses mains caressant ses cuisses, son ventre. Marcus g&eacute;mit, se cambra, le plaisir montant enfin, apr&egrave;s des heures de frustration. Sophie acc&eacute;l&eacute;ra, sa langue et ses l&egrave;vres expertes, jusqu&#39;&agrave; ce que Marcus jouisse, une vague de plaisir le submergeant, le laissant tremblant, &eacute;puis&eacute;, vid&eacute;.</p>

<p>Sophie avala, puis se releva, essuyant sa bouche du revers de la main.</p>

<p>Alessia la regarda, un sourire amus&eacute; aux l&egrave;vres.</p>

<p>&quot;Pute gourmande.&quot;</p>

<p>Sophie sourit, sans honte.</p>

<p>&quot;J&#39;aime &ccedil;a, Ma&icirc;tresse.&quot;</p>

<p>Elle se retira, ramassant ses affaires, se rhabillant rapidement. Avant de sortir, elle s&#39;approcha de Marcus, s&#39;agenouilla &agrave; c&ocirc;t&eacute; de lui.</p>

<p>&quot;Au plaisir, Marcus. On se reverra.&quot;</p>

<p>Elle glissa un papier dans sa main, un num&eacute;ro de t&eacute;l&eacute;phone, puis sortit.</p>

<p>Alessia s&#39;assit &agrave; c&ocirc;t&eacute; de Marcus, caressant ses cheveux.</p>

<p>&quot;Marcus, je dois te dire quelque chose. Je suis psychologue. Si tu as besoin de parler, de te confier, je suis l&agrave;. Pas en tant que Ma&icirc;tresse. En tant qu&#39;amie.&quot;</p>

<p>Il la regarda, surpris.</p>

<p>&quot;Vous feriez &ccedil;a ?&quot;</p>

<p>&quot;Bien s&ucirc;r. Tu es un jeune homme int&eacute;ressant. Et je sens que tu portes des choses lourdes. Des choses que tu n&#39;as jamais dites &agrave; personne.&quot;</p>

<p>Il resta silencieux un moment, puis hocha la t&ecirc;te.</p>

<p>&quot;Oui. J&#39;ai des choses &agrave; raconter.&quot;</p>

<p>Il lui parla. Il lui raconta son adolescence, les bananiers, le tuyau d&#39;arrosage, la carotte, le collier, la nuit avec l&#39;objet conique. Il lui raconta le cyber, la g&eacute;rante, le chantage, la nuit chez elle. Il lui raconta comment il avait domin&eacute;, puis comment il &eacute;tait revenu &agrave; la soumission.</p>

<p>Alessia &eacute;coutait sans jugement ni commentaire. Parfois, elle hochait la t&ecirc;te, parfois elle posait une question douce.</p>

<p>&quot;La g&eacute;rante du cyber... c&#39;est un personnage int&eacute;ressant&quot;, dit-elle pensivement. &quot;Elle t&#39;a pris sous son aile, elle t&#39;a initi&eacute;, elle t&#39;a fait d&eacute;couvrir une part de toi. Comment cela a-t-il &eacute;volu&eacute;, entre vous ?&quot;</p>

<p>Marcus r&eacute;fl&eacute;chit un instant, les souvenirs remontant &agrave; la surface.</p>

<p>&quot;Apr&egrave;s cette nuit, on s&#39;est revus. Plusieurs fois. Elle m&#39;a appris des choses, elle m&#39;a guid&eacute;. Mais elle n&#39;&eacute;tait pas une vraie Domina. Elle aimait jouer, mais elle ne savait pas vraiment o&ugrave; elle allait. Alors, petit &agrave; petit, on s&#39;est &eacute;loign&eacute;s. Je suis parti &eacute;tudier ici, et on a perdu contact.&quot;</p>

<p>Alessia hocha la t&ecirc;te, mais elle ne semblait pas satisfaite.</p>

<p>&quot;Raconte-moi plus. Comment &eacute;tait-elle, avec toi ? Comment se passaient vos s&eacute;ances ? Qu&#39;est-ce qu&#39;elle t&#39;a appris que tu n&#39;oublieras jamais ?&quot;</p>

<p>Marcus sourit, les souvenirs affluant.</p>

<p>&quot;Elle m&#39;a appris &agrave; l&acirc;cher prise. &Agrave; faire confiance. Elle m&#39;a appris que la soumission n&#39;&eacute;tait pas une faiblesse, mais une force. Elle m&#39;a appris &agrave; &eacute;couter mon corps, &agrave; conna&icirc;tre mes limites, &agrave; les exprimer. Elle m&#39;a appris... &agrave; &ecirc;tre moi.&quot;</p>

<p>Alessia hocha la t&ecirc;te, un sourire doux aux l&egrave;vres.</p>

<p>&quot;Elle t&#39;a donn&eacute; quelque chose de pr&eacute;cieux. M&ecirc;me si elle n&#39;&eacute;tait pas une vraie Domina, elle t&#39;a guid&eacute; sur le chemin.&quot;</p>

<p>Il hocha la t&ecirc;te, les larmes aux yeux.</p>

<p>&quot;Oui. Je lui serai toujours reconnaissant.&quot;</p>

<p>&quot;Et tu as encore beaucoup &agrave; d&eacute;couvrir. Beaucoup &agrave; explorer. Beaucoup &agrave; raconter.&quot;</p>

<p>Elle caressa sa joue.</p>

<p>&quot;Continue, Marcus. Raconte-moi la suite.&quot;</p>]]></description>
			<guid>https://www.bdsm.fr/blog/12821/Chapitre-17-:-La-confession/</guid>
			<pubDate>Mon, 28 Sep 2026 12:02:57 +0000</pubDate>
			<dc:creator>Alexios</dc:creator>
		</item>
		<item>
			<title>Alexios a posté un article.</title>
			<link>https://www.bdsm.fr/blog/12747/Chapitre-16-:-Le-cabinet/</link>
			<description><![CDATA[<p>Max avait la boule au ventre.</p>

<p>C&#39;&eacute;tait une chose de se soumettre dans un club, dans l&#39;obscurit&eacute; des bougies, derri&egrave;re les murs &eacute;pais d&#39;un hangar au bord du fleuve. C&#39;en &eacute;tait une autre de rencontrer ces personnes en dehors, &agrave; la lumi&egrave;re du jour, dans la vraie vie.</p>

<p>Il avait l&#39;adresse du cabinet d&#39;Alessia en t&ecirc;te, mais il n&#39;y avait jamais pr&ecirc;t&eacute; attention. En chemin, il s&#39;imaginait un petit cabinet m&eacute;dical de quartier, une salle d&#39;attente banale avec des magazines froiss&eacute;s et une plante en plastique.</p>

<p>Il fut surpris.</p>

<p>Le b&acirc;timent &eacute;tait imposant, moderne, avec des baies vitr&eacute;es et une fa&ccedil;ade en pierre claire. Une plaque discr&egrave;te indiquait &laquo; Centre M&eacute;dical Saint-Ange &raquo;. Des patients entraient et sortaient, des personnes &acirc;g&eacute;es, des familles, des jeunes. Rien ne laissait pr&eacute;sager ce qu&#39;il allait d&eacute;couvrir &agrave; l&#39;int&eacute;rieur.</p>

<p>Il poussa la porte, entra dans un hall spacieux, lumineux, digne d&#39;un centre hospitalier priv&eacute;. Des fauteuils confortables, des plantes vertes, un sol en marbre. Une jeune infirmi&egrave;re brune &eacute;tait assise &agrave; l&#39;accueil, derri&egrave;re un comptoir en bois clair.</p>

<p>Elle &eacute;tait belle, avec des courbes g&eacute;n&eacute;reuses que sa blouse blanche ne parvenait pas &agrave; cacher. Une poitrine pleine, des hanches larges, une taille fine. Ses cheveux bruns &eacute;taient tir&eacute;s en une queue de cheval, d&eacute;gageant un visage aux pommettes hautes, aux l&egrave;vres pleines. Elle leva les yeux vers lui, un sourire aux l&egrave;vres.</p>

<p>&quot;Bonjour. Je peux vous aider ?&quot;</p>

<p>Max s&#39;approcha, les mains moites.</p>

<p>&quot;Bonjour. J&#39;ai rendez-vous avec Alessia. Enfin, avec Madame Alessia.&quot;</p>

<p>L&#39;infirmi&egrave;re consulta son ordinateur, fit d&eacute;filer une page.</p>

<p>&quot;Ah oui. L&#39;&eacute;tudiant pour un entretien. C&#39;est au troisi&egrave;me &eacute;tage, aile administrative. Le bureau d&#39;Alessia est au fond du couloir, &agrave; droite.&quot;</p>

<p>Il la remercia, se dirigea vers l&#39;ascenseur. Il monta au troisi&egrave;me &eacute;tage, suivit le couloir. Les murs &eacute;taient blancs, les sols cir&eacute;s, les portes num&eacute;rot&eacute;es. Rien de sexy, rien d&#39;&eacute;rotique. Juste un cabinet m&eacute;dical comme les autres.</p>

<p>Puis il arriva devant le bureau d&#39;Alessia.</p>

<p>Une femme &eacute;tait assise derri&egrave;re un secr&eacute;tariat, une blonde &eacute;lanc&eacute;e, aux cheveux longs et lisses, au visage ang&eacute;lique. Elle portait un chemisier blanc presque transparent, &agrave; travers lequel on devinait la dentelle d&#39;un soutien-gorge noir, et une jupe courte qui d&eacute;voilait ses cuisses fusel&eacute;es. Ses jambes &eacute;taient crois&eacute;es, ses escarpins noirs brillants.</p>

<p>Elle leva les yeux vers lui, un sourire professionnel aux l&egrave;vres.</p>

<p>&quot;Bonjour. Vous devez &ecirc;tre Marcus. Alessia vous attend. Vous pouvez entrer.&quot;</p>

<p>Il la remercia, s&#39;approcha de la porte. Il jeta un dernier regard &agrave; la secr&eacute;taire, fantasmant un instant sur ses courbes, sur ce chemisier transparent, sur ces jambes interminables.</p>

<p>Il frappa, entra.</p>

<p>Alessia &eacute;tait assise derri&egrave;re un grand bureau en bois massif, entour&eacute;e de dossiers, d&#39;ordinateurs, de plantes. Elle portait une robe sobre, &eacute;l&eacute;gante, qui contrastait avec la tenue de cuir qu&#39;il avait vue au club. Elle se leva, s&#39;approcha de lui, et l&#39;embrassa sur la joue, un geste chaleureux, presque intime.</p>

<p>&quot;Marcus. Je suis contente de te voir.&quot;</p>

<p>Elle se tourna vers la secr&eacute;taire.</p>

<p>&quot;Sophie, je ne veux pas &ecirc;tre d&eacute;rang&eacute;e. Sauf urgence, bien s&ucirc;r.&quot;</p>

<p>Elle lui fit un clin d&#39;&oelig;il.</p>

<p>&quot;Si j&#39;ai besoin de toi, je t&#39;appelle.&quot;</p>

<p>Sophie hocha la t&ecirc;te, un sourire complice aux l&egrave;vres. Alessia referma la porte, invita Marcus &agrave; s&#39;asseoir.</p>

<p>Elle rangea quelques dossiers, puis s&#39;installa en face de lui.</p>

<p>&quot;Alors, Marcus. Comment te sens-tu ?&quot;</p>

<p>Il haussa les &eacute;paules, un sourire g&ecirc;n&eacute;.</p>

<p>&quot;Un peu nerveux. C&#39;est diff&eacute;rent, ici. En dehors du club.&quot;</p>

<p>Elle hocha la t&ecirc;te, compr&eacute;hensive.</p>

<p>&quot;Je sais. C&#39;est pour &ccedil;a que je t&#39;ai propos&eacute; de venir. Pour qu&#39;on apprenne &agrave; se conna&icirc;tre en dehors de ce contexte. Pour que tu voies qu&#39;on est des gens normaux, avec une vie normale.&quot;</p>

<p>Elle lui parla de son &eacute;tablissement, de son travail. Elle &eacute;tait co-promotrice du centre, avec son mari, Victor. Ils l&#39;avaient fond&eacute; ensemble, dix ans plus t&ocirc;t. Elle &eacute;tait psychologue, lui m&eacute;decin.</p>

<p>&quot;Je lui ai parl&eacute; de toi&quot;, dit-elle doucement. &quot;Il a h&acirc;te de te rencontrer.&quot;</p>

<p>Max sentit son c&oelig;ur s&#39;emballer.</p>

<p>&quot;Vous lui avez parl&eacute; de moi ?&quot;</p>

<p>&quot;Oui. Nous sommes un couple libertin. Nous aimons partager. Et Victor est switch. Il aime dominer, mais il aime aussi se soumettre. Je pense que vous vous entendriez bien.&quot;</p>

<p>Elle marqua une pause, puis ajouta, plus doucement :</p>

<p>&quot;Et il y a Sophie. Tu l&#39;as vue, &agrave; l&#39;accueil. Elle n&#39;est pas seulement notre secr&eacute;taire. Elle est notre esclave sexuelle. Elle vit avec nous, elle nous sert, elle nous ob&eacute;it. C&#39;est une relation libre, consentie, dont elle est tr&egrave;s heureuse. Elle aime &ecirc;tre notre jouet, notre objet de plaisir. Et ce soir, elle sera l&agrave; aussi.&quot;</p>

<p>Max sentit le rouge lui monter aux joues. Il &eacute;tait dans un bureau, un vrai bureau, avec des dossiers, des ordinateurs, une porte ferm&eacute;e. Et elle lui parlait de &ccedil;a, calmement, comme si c&#39;&eacute;tait la chose la plus naturelle du monde.</p>

<p>&quot;Je dois t&#39;avouer quelque chose, Marcus. J&#39;ai envie de toi. L&agrave;, maintenant. J&#39;aimerais que tu me fasses un cunnilingus.&quot;</p>

<p>Il h&eacute;sita, mais elle le rassura, ses doigts effleurant sa joue.</p>

<p>&quot;Fais-moi confiance. Tu es en s&eacute;curit&eacute;. Personne ne va entrer. Sophie monte la garde.&quot;</p>

<p>Il se leva, se d&eacute;shabilla lentement, posant ses v&ecirc;tements sur une chaise. Il se retrouva nu, offert, vuln&eacute;rable.</p>

<p>Alessia le regarda, un sourire appr&eacute;ciateur aux l&egrave;vres.</p>

<p>&quot;Tu es magnifique.&quot;</p>

<p>Elle remonta sa robe, d&eacute;voilant ses cuisses, sa culotte en dentelle noire.</p>

<p>&quot;&Agrave; genoux. Rampe jusqu&#39;&agrave; moi.&quot;</p>

<p>Alessia s&#39;installa dans son fauteuil, les jambes &eacute;cart&eacute;es, sa culotte de dentelle noire glissant le long de ses cuisses. Elle la laissa tomber au sol, offrant &agrave; Marcus une vue qu&#39;il n&#39;oublierait pas de sit&ocirc;t.</p>

<p>&quot;Viens&quot;, dit-elle. &quot;&Agrave; genoux. Rampe jusqu&#39;&agrave; moi.&quot;</p>

<p>Il ob&eacute;it, s&#39;agenouilla, rampa derri&egrave;re le bureau. Le sol &eacute;tait froid sous ses genoux, mais il ne le sentait pas. Toute son attention &eacute;tait concentr&eacute;e sur elle, sur sa peau, sur son parfum, sur cette intimit&eacute; qu&#39;elle lui offrait.</p>

<p>Il s&#39;approcha, ses l&egrave;vres &agrave; quelques centim&egrave;tres de sa peau. Elle &eacute;tait chaude, humide, offerte. Il h&eacute;sita un instant, intimid&eacute; par la proximit&eacute;, par l&#39;intensit&eacute; du moment.</p>

<p>&quot;Embrasse-moi&quot;, murmura-t-elle. &quot;Doucement.&quot;</p>

<p>Il posa ses l&egrave;vres sur l&#39;int&eacute;rieur de sa cuisse, embrassant sa peau douce, remontant lentement. Elle frissonna, ses doigts se posant sur sa nuque, le guidant.</p>

<p>&quot;Plus haut.&quot;</p>

<p>Il ob&eacute;it, ses l&egrave;vres trouvant enfin sa vulve. Il laissa sa langue glisser le long de ses l&egrave;vres, go&ucirc;tant sa saveur, sa chaleur, sa douceur. Elle g&eacute;mit doucement, ses doigts s&#39;enfon&ccedil;ant dans ses cheveux.</p>

<p>&quot;Encore. Plus profond.&quot;</p>

<p>Il ob&eacute;it, sa langue s&#39;aventurant plus loin, explorant chaque repli, chaque courbe. Il trouva son clitoris, cette petite perle de chair qui se dressait sous sa langue. Il la caressa, la su&ccedil;a, la l&eacute;cha avec une application qui le surprenait lui-m&ecirc;me.</p>

<p>Alessia se cambra, ses jambes se serrant autour de sa t&ecirc;te.</p>

<p>&quot;Oui. L&agrave;. Ne t&#39;arr&ecirc;te pas.&quot;</p>

<p>Il continua, sa langue dansant sur son clitoris, ses doigts s&#39;aventurant &agrave; l&#39;entr&eacute;e de son sexe, la p&eacute;n&eacute;trant doucement. Elle g&eacute;mit plus fort, ses hanches roulant contre son visage, son souffle s&#39;acc&eacute;l&eacute;rant.</p>

<p>&quot;Encore. Plus vite.&quot;</p>

<p>Il acc&eacute;l&eacute;ra, sa langue plus rapide, ses doigts plus profonds. Elle cria, un cri &eacute;touff&eacute;, son corps se cambrant une derni&egrave;re fois avant de retomber, tremblant, apais&eacute;.</p>

<p>&quot;Bien&quot;, murmura-t-elle. &quot;Tr&egrave;s bien.&quot;</p>

<p>Elle d&eacute;crocha son t&eacute;l&eacute;phone, appela Sophie.</p>

<p>&quot;Sophie, apporte-moi un caf&eacute;. Et viens me rejoindre.&quot;</p>

<p>Max voulut se relever, se rhabiller, mais Alessia posa sa main sur sa t&ecirc;te.</p>

<p>&quot;Reste &agrave; ta place.&quot;</p>

<p>La porte s&#39;ouvrit. Sophie entra, un plateau &agrave; la main. Elle vit Marcus, nu, &agrave; genoux entre les cuisses d&#39;Alessia. Elle ne cilla pas. Elle posa le plateau, puis, sans un mot, se d&eacute;shabilla.</p>

<p>Marcus sentit une vague de honte l&#39;envahir. Sophie le voyait dans cette position, nu, agenouill&eacute;, soumis. Une femme qu&#39;il ne connaissait pas, qui le d&eacute;couvrait dans sa plus grande vuln&eacute;rabilit&eacute;. Mais en m&ecirc;me temps, une excitation sourde le parcourut. &Ecirc;tre vu ainsi, expos&eacute;, humili&eacute;, le troublait profond&eacute;ment.</p>

<p>Sophie se mit nue, elle aussi, ses courbes g&eacute;n&eacute;reuses offertes &agrave; la lumi&egrave;re. Puis elle rampa, rejoignit Marcus entre les jambes d&#39;Alessia.</p>

<p>&quot;Marcus, voici Sophie. Je t&#39;ai d&eacute;j&agrave; expliqu&eacute; qui elle est. Notre esclave. Elle est &agrave; notre service, jour et nuit. Elle vit pour nous servir, pour nous ob&eacute;ir, pour nous donner du plaisir.&quot;</p>

<p>Sophie sourit, ses yeux brillants.</p>

<p>&quot;Enchant&eacute;e, Marcus.&quot;</p>

<p>Alessia caressa la t&ecirc;te de Sophie.</p>

<p>&quot;Pr&eacute;pare-moi. J&#39;ai encore envie.&quot;</p>

<p>Sophie ob&eacute;it, sa langue et ses doigts s&#39;activant sur Alessia. Max resta &agrave; sa place, observant, excit&eacute;.</p>

<p>Alessia pianota sur son t&eacute;l&eacute;phone. Quelques minutes plus tard, la porte s&#39;ouvrit.</p>

<p>Un homme entra. Grand, large d&#39;&eacute;paules, des cheveux blonds coup&eacute;s court, une barbe naissante. Il portait une chemise blanche, les manches retrouss&eacute;es, d&eacute;voilant des avant-bras muscl&eacute;s. Victor.</p>

<p>Il sourit en voyant la sc&egrave;ne.</p>

<p>&quot;Je vois que tu t&#39;amuses.&quot;</p>

<p>Alessia sourit.</p>

<p>&quot;Sophie va s&#39;occuper de toi. Marcus va s&#39;occuper de moi.&quot;</p>

<p>Victor hocha la t&ecirc;te, se d&eacute;shabilla. Sophie rampa vers lui, ses l&egrave;vres trouvant son sexe.</p>

<p>Alessia se mit en levrette, face &agrave; Sophie. Victor se pla&ccedil;a derri&egrave;re Sophie. Marcus se pla&ccedil;a derri&egrave;re Alessia.</p>

<p>&quot;Prenez-nous&quot;, ordonna Alessia.</p>

<p>Les deux hommes ob&eacute;irent. L&#39;acte dura longtemps, intense, rythm&eacute;. Alessia g&eacute;missait, Sophie aussi. Victor et Marcus, concentr&eacute;s, appliqu&eacute;s.</p>

<p>Alessia confia, entre deux soupirs :</p>

<p>&quot;J&#39;aime voir mon mari prendre du plaisir avec notre esclave. Et lui aussi aime me voir recevoir.&quot;</p>

<p>Victor hocha la t&ecirc;te, un sourire aux l&egrave;vres.</p>

<p>&quot;C&#39;est notre &eacute;quilibre. Notre plaisir partag&eacute;.&quot;</p>

<p>Ils finirent presque au m&ecirc;me moment. Avant d&#39;&eacute;jaculer, Alessia ordonna :</p>

<p>&quot;Facial. Sur Sophie.&quot;</p>

<p>Les deux hommes ob&eacute;irent, se retir&egrave;rent, et jouirent sur le visage de Sophie, qui re&ccedil;ut, les yeux ferm&eacute;s, un sourire aux l&egrave;vres.</p>

<p>&quot;Merci&quot;, murmura-t-elle.</p>

<p>Victor se tourna vers Marcus, tendit la main.</p>

<p>&quot;Enchant&eacute;, Marcus. Alessia m&#39;a beaucoup parl&eacute; de toi.&quot;</p>

<p>Marcus serra la main, un sourire g&ecirc;n&eacute; aux l&egrave;vres.</p>

<p>&quot;Enchant&eacute;, Victor. Merci de m&#39;accueillir.&quot;</p>]]></description>
			<guid>https://www.bdsm.fr/blog/12747/Chapitre-16-:-Le-cabinet/</guid>
			<pubDate>Sun, 13 Sep 2026 10:51:28 +0000</pubDate>
			<dc:creator>Alexios</dc:creator>
		</item>
		<item>
			<title>Alexios a posté un article.</title>
			<link>https://www.bdsm.fr/blog/12721/Chapitre-15-:-Le-lendemain/</link>
			<description><![CDATA[<p>Max franchit la porte de son dortoir aux premi&egrave;res lueurs de l&#39;aube, le corps encore vibrant des sensations de la nuit. Il marchait lentement, les muscles endoloris, un sourire b&eacute;at aux l&egrave;vres.</p>

<p>Le concierge, un homme &acirc;g&eacute; au visage burin&eacute;, &eacute;tait d&eacute;j&agrave; debout, nettoyant l&#39;entr&eacute;e. Il leva les yeux vers Max et siffla doucement.</p>

<p>&quot;Eh ben, mon gar&ccedil;on, t&#39;as pas l&#39;air d&#39;avoir pass&eacute; une soir&eacute;e tranquille. On dirait que t&#39;as fait la f&ecirc;te toute la nuit.&quot;</p>

<p>Max sourit, un sourire fatigu&eacute; mais heureux.</p>

<p>&quot;Oui, une soir&eacute;e intense&quot;, r&eacute;pondit-il, les yeux brillants.&nbsp;<em>Si seulement tu savais</em>, pensa-t-il en s&#39;&eacute;loignant vers l&#39;escalier.&nbsp;<em>Si seulement tu savais ce que j&#39;ai fait, ce que j&#39;ai v&eacute;cu, ce que j&#39;ai ressenti.</em></p>

<p>Il monta les escaliers, entra dans sa chambre, ferma la porte derri&egrave;re lui. Il s&#39;adossa un instant contre la porte, les yeux ferm&eacute;s, revivant les images de la nuit.</p>

<p>Puis il se dirigea vers la salle de bains. L&#39;eau chaude coula sur son corps, d&eacute;tendant ses muscles, apaisant ses courbatures. Il se regarda dans le miroir, cherchant des traces de la flagellation. Rien. Sa peau &eacute;tait intacte. Alessia avait frapp&eacute; avec une pr&eacute;cision chirurgicale.</p>

<p>Il ferma les yeux, laissa l&#39;eau couler sur son visage. Sa main glissa le long de son corps, s&#39;attardant sur son sexe qui se dressait, excit&eacute; par les souvenirs. Il se masturba doucement, lentement, se revoyant attach&eacute; sur le banc, offert, vuln&eacute;rable. Il g&eacute;mit doucement, l&#39;orgasme montant, puis se laissa aller, le plaisir l&#39;emportant.</p>

<p>Il s&#39;essuya, sortit de la douche, s&#39;allongea sur son lit. Il se sentait vid&eacute;, apais&eacute;. Il s&#39;endormit presque imm&eacute;diatement.</p>

<hr />
<p>Il se r&eacute;veilla dans l&#39;apr&egrave;s-midi, la lumi&egrave;re dor&eacute;e filtrant &agrave; travers les rideaux. Il resta allong&eacute; un moment, les yeux fix&eacute;s au plafond, les souvenirs de la soir&eacute;e lui revenant en vagues.</p>

<p>Il se leva, prit une deuxi&egrave;me douche, plus longue, plus chaude. Il se savonna, se rin&ccedil;a, se s&eacute;cha. Puis il sortit son t&eacute;l&eacute;phone.</p>

<p>Il prit des photos de son corps nu, de son dos, de ses fesses, pour montrer qu&#39;il n&#39;avait pas de traces. Il les envoya &agrave; Alessia.</p>

<p><strong>Marcus :</strong>&nbsp;<em>&laquo; Bonjour Alessia. Je me suis r&eacute;veill&eacute; il y a quelques minutes. Je n&#39;ai aucune trace. Vous avez &eacute;t&eacute; pr&eacute;cise. Merci pour cette soir&eacute;e. &raquo;</em></p>

<p>Il attendit. La r&eacute;ponse ne tarda pas.</p>

<p><strong>Alessia :</strong>&nbsp;<em>&laquo; Bonjour Marcus. Je suis contente que tu n&#39;aies pas de traces. Je te l&#39;avais promis. Mais j&#39;avoue que j&#39;ai profit&eacute; de tes photos pour te mater un peu. &raquo;</em></p>

<p>Il sourit, un sourire g&ecirc;n&eacute;.</p>

<p><strong>Marcus :</strong>&nbsp;<em>&laquo; J&#39;esp&egrave;re que vous avez aim&eacute; ce que vous avez vu. &raquo;</em></p>

<p><strong>Alessia :</strong>&nbsp;<em>&laquo; Oh oui, j&#39;ai ador&eacute;. Tu es un beau sp&eacute;cimen. Au fait, mes amies attendent que tu les contactes. Christina et Vanessa veulent s&#39;amuser avec toi. &raquo;</em></p>

<p>Il se souvint de la proposition des deux Dominas, de leur regard insistant, de leur promesse.</p>

<p><strong>Marcus :</strong>&nbsp;<em>&laquo; Je vais leur &eacute;crire. &raquo;</em></p>

<p>Il ouvrit une nouvelle conversation, &eacute;crivit &agrave; Christina.</p>

<p><strong>Marcus :</strong>&nbsp;<em>&laquo; Bonjour Christina. Alessia m&#39;a dit que vous souhaitiez me voir. &raquo;</em></p>

<p>La r&eacute;ponse arriva apr&egrave;s un long moment. Christina l&#39;avait fait attendre, un petit jeu de pouvoir.</p>

<p><strong>Christina :</strong>&nbsp;<em>&laquo; Ah, le petit soumis daigne enfin m&#39;&eacute;crire. J&#39;ai cru que tu m&#39;avais oubli&eacute;e. &raquo;</em></p>

<p>Marcus sentit une pointe d&#39;humiliation.</p>

<p><strong>Marcus :</strong>&nbsp;<em>&laquo; Je suis d&eacute;sol&eacute;, je me suis r&eacute;veill&eacute; tard. Je n&#39;ai pas voulu vous manquer de respect. &raquo;</em></p>

<p><strong>Christina :</strong>&nbsp;<em>&laquo; Trop tard. Tu m&#39;as fait attendre. Les soumis qui font attendre leurs ma&icirc;tresses m&eacute;ritent une punition. &raquo;</em></p>

<p>Il sentit son sexe se tendre.</p>

<p><strong>Marcus :</strong>&nbsp;<em>&laquo; Je suis pr&ecirc;t &agrave; accepter ma punition. &raquo;</em></p>

<p><strong>Christina :</strong>&nbsp;<em>&laquo; On verra &ccedil;a. Dis-moi, Marcus, tu as d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; travesti ? &raquo;</em></p>

<p>Il n&#39;avait jamais envisag&eacute; &ccedil;a. Il n&#39;avait jamais port&eacute; de v&ecirc;tements f&eacute;minins, n&#39;avait jamais jou&eacute; ce jeu.</p>

<p><strong>Marcus :</strong>&nbsp;<em>&laquo; Non, je n&#39;ai jamais fait cela. &raquo;</em></p>

<p><strong>Christina :</strong>&nbsp;<em>&laquo; Bien s&ucirc;r que non. Tu es trop un homme, trop viril, trop fier. Mais justement, c&#39;est ce qui rendra la chose si amusante. &raquo;</em></p>

<p>Elle &eacute;crivit :</p>

<p><strong>Christina :</strong>&nbsp;<em>&laquo; Alors je te propose de te laisser tenter. J&#39;aimerais que tu sois notre petite pute pour la prochaine soir&eacute;e. Elle aura lieu dans deux semaines. Tu seras ma poup&eacute;e, mon jouet, une petite salope habill&eacute;e comme une fille. &raquo;</em></p>

<p>Max sentit la honte lui monter aux joues, mais aussi une excitation sourde.</p>

<p><strong>Christina :</strong>&nbsp;<em>&laquo; Et si tu te comportes bien, peut-&ecirc;tre que je te laisserai jouir &agrave; la fin. Peut-&ecirc;tre. &raquo;</em></p>

<p><strong>Marcus :</strong>&nbsp;<em>&laquo; Je... je suis partant. &raquo;</em></p>

<p><strong>Christina :</strong>&nbsp;<em>&laquo; Bien. Tu vas &ecirc;tre ma petite pute, Marcus. Je veux faire un public disgrace. Une humiliation publique. Tu seras expos&eacute;, offert, d&eacute;guis&eacute;. Tout le monde te verra. Tout le monde saura que tu n&#39;es qu&#39;une salope. &raquo;</em></p>

<p>Il sentit son sexe se dresser.</p>

<p><strong>Marcus :</strong>&nbsp;<em>&laquo; D&#39;accord. Mais je ne veux pas de contact avec les hommes. Pas de sexe avec des hommes. &raquo;</em></p>

<p><strong>Christina :</strong>&nbsp;<em>&laquo; Tss, tss. La pute n&#39;a pas le droit de choisir. Mais je suis de bonne humeur, alors accept&eacute;. Pas de contact avec les hommes. Mais je te promets que tu vas souffrir et aimer chaque seconde. &raquo;</em></p>

<p>Elle ajouta, plus s&eacute;rieuse :</p>

<p><strong>Christina :</strong>&nbsp;<em>&laquo; Je dois te poser une question importante. As-tu des probl&egrave;mes de sant&eacute; ? Cardiaques, notamment ? &raquo;</em></p>

<p>Il fut surpris par la question.</p>

<p><strong>Marcus :</strong>&nbsp;<em>&laquo; Non, aucun. Pourquoi ? &raquo;</em></p>

<p><strong>Christina :</strong>&nbsp;<em>&laquo; J&#39;ai un appareil pour l&#39;&eacute;lectrostimulation. Je voudrais l&#39;essayer sur toi. C&#39;est intense, mais c&#39;est s&eacute;curis&eacute;. Tu vas devenir mon petit jouet &eacute;lectrique. &raquo;</em></p>

<p>Marcus sentit un frisson le parcourir.</p>

<p><strong>Marcus :</strong>&nbsp;<em>&laquo; Cela me tente. &raquo;</em></p>

<p><strong>Christina :</strong>&nbsp;<em>&laquo; Bien. Alors on va s&#39;amuser, ma petite pute. Je te donnerai plus de d&eacute;tails plus tard. En attendant, tu peux me remercier pour cette chance que je t&#39;offre. &raquo;</em></p>

<p><strong>Marcus :</strong>&nbsp;<em>&laquo; Merci, Christina. Merci de me donner cette chance. &raquo;</em></p>

<p><strong>Christina :</strong>&nbsp;<em>&laquo; &Agrave; deux semaines, mon petit jouet. &raquo;</em></p>

<p>Il retourna &agrave; sa conversation avec Alessia.</p>

<p><strong>Alessia :</strong>&nbsp;<em>&laquo; Alors, elle t&#39;a contact&eacute; ? &raquo;</em></p>

<p><strong>Marcus :</strong>&nbsp;<em>&laquo; Oui. Elle veut me travestir et faire un public disgrace. Et elle veut essayer un appareil d&#39;&eacute;lectrostimulation sur moi. &raquo;</em></p>

<p><strong>Alessia :</strong>&nbsp;<em>&laquo; Oh, &ccedil;a promet. Elle est experte, Christina. Elle va te transformer en petite pute, tu vas adorer. &raquo;</em></p>

<p><strong>Marcus :</strong>&nbsp;<em>&laquo; J&#39;esp&egrave;re. &raquo;</em></p>

<p><strong>Alessia :</strong>&nbsp;<em>&laquo; Alors, raconte-moi ce qu&#39;il s&#39;est pass&eacute; apr&egrave;s mon d&eacute;part. Je veux tout savoir. &raquo;</em></p>

<p>Il raconta. Il parla de Madame V, de la soumise blonde, du banc, des attaches, du gode ceinture. Il parla du string mouill&eacute; dans sa bouche, de la croix de Saint-Andr&eacute;, de la s&eacute;ance avec Isabelle.</p>

<p><strong>Alessia :</strong>&nbsp;<em>&laquo; Tu as &eacute;t&eacute; une bonne chienne, Marcus. &raquo;</em></p>

<p><strong>Marcus :</strong>&nbsp;<em>&laquo; J&#39;ai essay&eacute;. &raquo;</em></p>

<p><strong>Alessia :</strong>&nbsp;<em>&laquo; Et tu as fini la soir&eacute;e avec Isabelle ? &raquo;</em></p>

<p><strong>Marcus :</strong>&nbsp;<em>&laquo; Oui. Elle voulait juste... coucher. Pas de jeux, pas de cordes. Juste un homme et une femme. &raquo;</em></p>

<p><strong>Alessia :</strong>&nbsp;<em>&laquo; Et c&#39;&eacute;tait bien ? &raquo;</em></p>

<p><strong>Marcus :</strong>&nbsp;<em>&laquo; Oui. Elle &eacute;tait douce, passionn&eacute;e. Nous avons parl&eacute; jusqu&#39;au petit matin. &raquo;</em></p>

<p><strong>Alessia :</strong>&nbsp;<em>&laquo; Tu es un romantique, Marcus. &raquo;</em></p>

<p>Il sourit, un sourire g&ecirc;n&eacute;.</p>

<p><strong>Alessia :</strong>&nbsp;<em>&laquo; J&#39;aimerais bien te revoir, tu sais. La prochaine soir&eacute;e est encore loin. &raquo;</em></p>

<p><strong>Marcus :</strong>&nbsp;<em>&laquo; Moi aussi, j&#39;aimerais vous revoir. &raquo;</em></p>

<p><strong>Alessia :</strong>&nbsp;<em>&laquo; &Eacute;coute, je travaille en ville. J&#39;ai un cabinet de psychologie. L&#39;adresse, c&#39;est sluts 13. &raquo;</em></p>

<p>Max sursauta. Sluts 13. Il connaissait cette adresse. C&#39;&eacute;tait &agrave; deux p&acirc;t&eacute;s de maisons de son dortoir.</p>

<p><strong>Marcus :</strong>&nbsp;<em>&laquo; Je connais. C&#39;est &agrave; deux pas de chez moi. &raquo;</em></p>

<p><strong>Alessia :</strong>&nbsp;<em>&laquo; Alors, passe me voir demain. On pourra discuter en priv&eacute;, et ensuite aller boire un caf&eacute;. &raquo;</em></p>

<p><strong>Marcus :</strong>&nbsp;<em>&laquo; J&#39;accepte. &raquo;</em></p>

<p>Il &eacute;teignit son t&eacute;l&eacute;phone, s&#39;allongea sur son lit, le c&oelig;ur battant. Il avait un rendez-vous. Avec Alessia. Dans son cabinet. &Agrave; deux pas de chez lui.</p>

<p>L&#39;id&eacute;e de la revoir, de la voir en vrai, hors du club, l&#39;excitait terriblement. Il sentit son sexe se dresser, une &eacute;rection pressante. Il sortit le gode de son sac, s&#39;allongea sur le dos, et se pr&eacute;para.</p>

<p>Le lavement fut rapide, m&eacute;thodique. Puis il s&#39;installa confortablement, s&#39;offrant &agrave; lui-m&ecirc;me ce qu&#39;il voulait. Le gode glissa en lui, le remplissant, le comblant. Il g&eacute;mit doucement, imaginant Alessia, ses mains, ses ordres.</p>

<p>Il se masturba, allant et venant, le plaisir montant, s&#39;intensifiant. Il imagina son visage, sa voix, ses yeux. Il s&#39;abandonna, l&#39;orgasme le submergeant, une vague de plaisir qui le laissa tremblant, &eacute;puis&eacute;, heureux.</p>

<p>Il resta allong&eacute;, le souffle court, le corps vibrant. Demain, il la verrait.</p>

<p>Il sourit, ferma les yeux, et s&#39;endormit.</p>]]></description>
			<guid>https://www.bdsm.fr/blog/12721/Chapitre-15-:-Le-lendemain/</guid>
			<pubDate>Mon, 07 Sep 2026 09:01:30 +0000</pubDate>
			<dc:creator>Alexios</dc:creator>
		</item>
		<item>
			<title>Alexios a posté un article.</title>
			<link>https://www.bdsm.fr/blog/12704/Chapitre-14-:-La-punition-et-la-récompense/</link>
			<description><![CDATA[<p>Madame V conduisit ses chiennes &agrave; travers les derniers couloirs du club, s&#39;enfon&ccedil;ant vers les salles les plus recul&eacute;es, les plus intimes. Marcus rampait derri&egrave;re elle, le c&oelig;ur battant, l&#39;esprit en &eacute;bullition. Il essayait d&#39;imaginer ce qui l&#39;attendait, sa t&ecirc;te s&#39;emplissant des sc&eacute;narios les plus pervers. Peut-&ecirc;tre serait-il de nouveau suspendu &agrave; un anneau, offert aux coups de fouet. Peut-&ecirc;tre serait-il attach&eacute; &agrave; une table, expos&eacute;, vuln&eacute;rable. Peut-&ecirc;tre serait-il forc&eacute; de servir, de l&eacute;cher, de supplier. Chaque image le faisait frissonner, &agrave; la fois terrifi&eacute; et excit&eacute;.</p>

<p>La salle o&ugrave; Madame V les conduisit &eacute;tait sobre mais intimidante. Au centre, un banc de bois massif, &eacute;quip&eacute; d&#39;attaches aux pieds et aux poignets. Des coussins de cuir &eacute;taient dispos&eacute;s sur le sol. Contre un mur &eacute;tait fix&eacute;e une croix&nbsp;de Saint Andr&eacute; attendant sa prochaine victime.&nbsp;&nbsp;L&#39;&eacute;clairage &eacute;tait tamis&eacute;, des bougies vacillantes projetant des ombres dansantes sur les murs de pierre.</p>

<p>Madame V s&#39;arr&ecirc;ta, se tourna vers ses chiennes.</p>

<p>&quot;La brune. Sur le banc.&quot;</p>

<p>Marcus ob&eacute;it, s&#39;approcha du banc, se coucha sur le ventre. La soumise blonde s&#39;approcha de lui, aidant Madame V &agrave; l&#39;attacher solidement. Les attaches de cuir s&#39;enroulaient autour de ses poignets, de ses chevilles, le maintenant immobile, offert.</p>

<p>Madame V posa un coussin sous son bassin, le faisant cambrer davantage, ses fesses en l&#39;air, son anus expos&eacute;.</p>

<p>&quot;Parfait&quot;, dit-elle. &quot;Comme &ccedil;a, il est bien ouvert.&quot;</p>

<p>Elle cracha sur le cul de Marcus, un geste d&eacute;lib&eacute;r&eacute;, humiliant.</p>

<p>&quot;Maintenant, ma chienne blonde, tu vas bien lui lubrifier la rondelle. Et tu vas t&#39;appliquer. Je veux qu&#39;il soit pr&ecirc;t.&quot;</p>

<p>La soumise s&#39;approcha, s&#39;agenouilla derri&egrave;re Marcus. Il sentit sa langue sur son anus, chaude, humide, insistante. Elle l&eacute;chait, su&ccedil;ait, ouvrait doucement, un geste expert qui le fit g&eacute;mir.</p>

<p>Parfois, sa langue s&#39;aventurait plus profond&eacute;ment, l&#39;ouvrant davantage. Puis ce furent ses doigts, un, puis deux, puis trois, qui fouillaient, qui &eacute;cartaient, qui pr&eacute;paraient.</p>

<p>Marcus g&eacute;missait, sa voix &eacute;touff&eacute;e par les coussins. Ces g&eacute;missements &eacute;taient&nbsp;accompagn&eacute;s d&#39;insultes de la part de Madame V qui voulait lui rappeler encore plus sa nature de salope.&nbsp;&nbsp;Il se sentait vuln&eacute;rable, expos&eacute;, mais il adorait &ccedil;a.</p>

<p>Madame V observa un moment, puis hocha la t&ecirc;te.</p>

<p>&quot;Assez. Elle est pr&ecirc;te.&quot;</p>

<p>Elle s&#39;approcha de la soumise, lui tendit un gode ceinture.</p>

<p>&quot;Je veux que la chienne victorieuse baise la chienne perdante. Fais-lui comprendre ce que c&#39;est que de perdre.&quot;</p>

<p>La soumise enfila le harnais, ajusta le gode. Puis elle s&#39;approcha de Marcus, le guide se posant contre son anus.</p>

<p>Elle s&#39;engagea en lui avec une lenteur calcul&eacute;e, un mouvement profond, ma&icirc;tris&eacute;. Marcus sentit la pl&eacute;nitude l&#39;envahir, le remplir, le poss&eacute;der. Il g&eacute;mit, se cambra, s&#39;ouvrant davantage.</p>

<p>La soumise le prit pendant de longues minutes, un rythme r&eacute;gulier, intense. Parfois, un filet de salive s&#39;&eacute;coulait le long de l&#39;&eacute;chine dorsale de Marcus, une caresse humide qui le faisait frissonner.</p>

<p>Madame V regardait, ses yeux brillants. Elle &eacute;tait mouill&eacute;e, excit&eacute;e par le spectacle. Elle enleva son string, tremp&eacute; de son d&eacute;sir, et le fourra dans la bouche de Marcus.</p>

<p>&quot;Garde &ccedil;a&quot;, dit-elle. &quot;Tu vas go&ucirc;ter &agrave; mon excitation.&quot;</p>

<p>Marcus garda le string dans sa bouche, sentant l&#39;odeur, le go&ucirc;t, l&#39;humiliation.</p>

<p>Madame V s&#39;assit sur le banc, &eacute;carta les jambes.</p>

<p>&quot;Maintenant, la blonde. Tu peux te reposer. Viens ici. Tu vas me sucer.&quot;</p>

<p>La soumise s&#39;approcha, s&#39;agenouilla devant Madame V, sa t&ecirc;te entre ses cuisses. Marcus assista, impuissant, &agrave; la sc&egrave;ne, ses yeux fix&eacute;s sur le spectacle. Son cul encore bien ouvert se rapelais les coups de rein de cette blonde qui s&#39;appliquait &agrave; procurer du plaisir &agrave; Madame V. Il avait une superbe vue de la chatte de la soumise qui ruisselait litteralement.</p>

<p>Quand Madame V jouit plusieurs fois, elle se leva, attira la soumise blonde vers la croix de Saint-Andr&eacute; .</p>

<p>&quot;C&#39;est &agrave; mon tour de m&#39;amuser&quot;, dit-elle.</p>

<p>Elle attacha la soumise &agrave; la croix, les bras &eacute;cart&eacute;s, les jambes ouvertes, offerte. Puis elle lib&eacute;ra Marcus.</p>

<p>&quot;Toi, tu vas me baiser&quot;, dit-elle. &quot;Cette sc&egrave;ne m&#39;a bien chauff&eacute;e.&quot;</p>

<p>Elle s&#39;approcha de lui, ses mains glissant sur son corps, ses l&egrave;vres contre les siennes. Elle le d&eacute;tacha.&nbsp; Il la prit, l&agrave;, debout, ses mains sur ses hanches, son corps contre le sien. Bien qu&#39;elle s&#39;abandonn&acirc;t &agrave; lui, un doigt venait parfois le p&eacute;n&eacute;trer pour lui rappeler qui &eacute;tait la ma&icirc;tresse.&nbsp;Il la penetra de ce gland qui n&#39;attendait que &ccedil;a depuis un moment. Un &eacute;lan de passion intense les saisit, un moment o&ugrave; ils se perdirent l&#39;un dans l&#39;autre, oubliant le monde. Il &eacute;tait son amant mais aussi son soumis. Les rales de plaisir de Madame V ne pouvaient pas changer cela.&nbsp;</p>

<p>Quand ils eurent termin&eacute;, ils rest&egrave;rent un instant enlac&eacute;s. Madame V caressa les cheveux de Marcus, un geste doux, apaisant. L&#39;aftercare.</p>

<p>&quot;Bien&quot;, dit-elle. &quot;Tu as &eacute;t&eacute; bon.&quot;</p>

<p>Elle se tourna vers la soumise blonde, la d&eacute;tacha de la croix, puis attacha Marcus &agrave; sa place.</p>

<p>&quot;Toi, tu vas rester l&agrave;. C&#39;est pour te remettre en condition pour Isabelle.&quot;</p>

<p>Elle s&#39;approcha de la soumise blonde, la prit contre le banc, et s&#39;offrit &agrave; elle un moment intense, un jeu de plaisir partag&eacute; que Marcus observa avec un m&eacute;lange de jalousie et d&#39;excitation.</p>

<p>La soumise blonde &eacute;tait tr&egrave;s excit&eacute;e et on le voyait par ce filet brillant qui lui &eacute;chappait. Madame V recupera de cette mouille abondante et lui fit sucer. Ensuite, les deux femmes partent dans une s&eacute;rie de baisers, d&#39;abord sur la bouche, puis qui descendent toujours plus bas. Elles finirent en 69. Les langues expertes d&eacute;clenchaient chez chacune d&#39;elles des g&eacute;missements de plaisir. Madame V repoussa la soumise et la mit en levrette en face de Marcus. Elle lui bouffa la chatte avant de la prendre avec le gode ceinture. D&#39;abord doucement, puis de plus en plus vite. Marcus observa les rales de plaisir et l&#39;abandon de la soumise et les yeux passionn&eacute;s de flammes de Madame V. Son &eacute;rection revint.&nbsp;</p>

<p>Quand elles eurent termin&eacute;, Madame V remit les deux chiennes &agrave; quatre pattes. Elle prit la laisse de la soumise blonde et la remit &agrave; une servante du club.</p>

<p>&quot;Occupe-toi d&#39;elle pour le reste de la soir&eacute;e. Elle a m&eacute;rit&eacute; son repos.&quot;</p>

<p>Puis elle conduisit Marcus vers Isabelle, qui les attendait dans le couloir, un sourire aux l&egrave;vres.</p>

<p>&quot;Elle est &agrave; toi&quot;, dit Madame V en lui tendant la laisse. &quot;Profite-en bien.&quot;</p>

<p>Isabelle saisit la laisse, caressa la t&ecirc;te de Marcus.</p>

<p>&quot;Viens, ma chienne. On va s&#39;installer dans une salle priv&eacute;e.&quot;</p>

<p>Elle le mena dans une petite salle, intime, &eacute;clair&eacute;e par des bougies. Elle s&#39;assit sur le canap&eacute;, l&#39;attira &agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s.</p>

<p>&quot;Tu sais ce que je pr&eacute;f&egrave;re? Je pr&eacute;f&egrave;re juste coucher avec toi. Pas de jeux, pas de cordes, pas de fouets. Juste un homme et une femme. Je veux que tu me prennes. Tous les trous.&quot;</p>

<p>Marcus la regarda, ses yeux brillants. Il s&#39;approcha d&#39;elle, ses mains sur ses hanches, et ils s&#39;unirent dans une &eacute;treinte passionn&eacute;e, explorant chaque recoin de leurs corps, s&#39;abandonnant l&#39;un &agrave; l&#39;autre. IL rel&acirc;cha toute l&#39;intensit&eacute; de son excitation en elle. Du sexe pur sans domination. Il ne pensait pas rencontrer cela ici. Les aventures de ce soir l&#39;avaient beaucoup &eacute;moustill&eacute; et il se surprit par son endurance.&nbsp;</p>

<p>Quand tout fut fini, ils rest&egrave;rent enlac&eacute;s, nus, sur le canap&eacute;. Isabelle caressait ses cheveux, ses doigts tra&ccedil;ant des cercles sur sa poitrine.</p>

<p>&quot;Tu es un bon soumis, Marcus. Tu &eacute;coutes, tu ob&eacute;is, tu donnes tout.&quot;</p>

<p>Marcus sourit, ses yeux mi-clos.</p>

<p>&quot;Merci, Isabelle. J&#39;ai aim&eacute;.&quot;</p>

<p>Ils discut&egrave;rent, parlant de tout et de rien, des heures passant sans qu&#39;ils s&#39;en rendent compte. Le petit matin les trouva encore enlac&eacute;s, &eacute;puis&eacute;s mais apais&eacute;s.</p>

<p>Ils se quitt&egrave;rent &agrave; la fermeture du club et Marcus rentra enfin chez lui.</p>]]></description>
			<guid>https://www.bdsm.fr/blog/12704/Chapitre-14-:-La-punition-et-la-récompense/</guid>
			<pubDate>Fri, 04 Sep 2026 08:02:01 +0000</pubDate>
			<dc:creator>Alexios</dc:creator>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Alexios a répondu à la discussion "Hello" de Good vibes.]]></title>
			<link>https://www.bdsm.fr/forum/thread/11135/Hello/?view=120171</link>
			<description />
			<guid>https://www.bdsm.fr/forum/thread/11135/Hello/?view=120171</guid>
			<pubDate>Wed, 02 Sep 2026 16:09:25 +0000</pubDate>
			<dc:creator>Alexios</dc:creator>
		</item>
		<item>
			<title>Alexios a posté un article.</title>
			<link>https://www.bdsm.fr/blog/12695/Chapitre-13-:-Les-pieds-de-Madame-V/</link>
			<description><![CDATA[<p>Marcus rampait derri&egrave;re la Domina blonde, ses mains et ses genoux sur le sol froid du club. La laisse tir&eacute;e par la main de la ma&icirc;tresse le guidait &agrave; travers les couloirs, les salles, les regards des invit&eacute;s. Il sentait le plug queue se balancer entre ses fesses &agrave; chaque mouvement, une pr&eacute;sence constante, &eacute;trang&egrave;re, excitante.</p>

<p>&Agrave; c&ocirc;t&eacute; de lui, la soumise rampait avec une aisance d&eacute;concertante. Une blonde &eacute;lanc&eacute;e, aux courbes g&eacute;n&eacute;reuses, aux hanches pleines, aux seins fermes qui se balan&ccedil;aient &agrave; chaque mouvement. Elle &eacute;tait enti&egrave;rement nue, comme lui, sa peau p&acirc;le contrastant avec la peau caf&eacute; au lait de Marcus. Ses mouvements &eacute;taient fluides, presque dansants, comme si elle avait pass&eacute; des ann&eacute;es &agrave; cette position.&nbsp; Elle savait exactement comment se comporter.</p>

<p>Marcus ignorait tout de ces deux femmes. Leurs noms, leurs vies, leurs histoires. L&#39;inconnu rendait tout plus intense, plus excitant. Chaque geste, chaque ordre &eacute;tait une d&eacute;couverte, une promesse.</p>

<p>Son &eacute;rection ne faiblissait pas. Elle &eacute;tait parfaitement dress&eacute;e, battant contre son pubis &agrave; chaque mouvement, une preuve &eacute;vidente de son excitation. Il savait qu&#39;on la voyait, qu&#39;on la remarquait. Il sentait les regards des invit&eacute;s qui s&#39;attardaient sur son sexe, sur sa queue de renard, sur son collier.</p>

<p>Sa d&eacute;marche &eacute;tait maladroite. Le plug le g&ecirc;nait, le for&ccedil;ait &agrave; adopter une cambrure plus prononc&eacute;e, une posture plus offerte. Parfois, quand il ralentissait ou perdait le rythme, il recevait une claque sur les fesses, un geste sec, autoritaire, qui le remettait en place.</p>

<p>&quot;Avance, chienne&quot;, disait la domina. &quot;Ne tra&icirc;ne pas.&quot;</p>

<p>Il s&#39;appliquait, voulait &ecirc;tre parfait, voulait m&eacute;riter sa place.</p>

<p>Leur progression attirait l&#39;attention. Des regards se tournaient vers eux, des chuchotements s&#39;&eacute;changeaient. Certaines femmes souriaient, d&#39;autres les d&eacute;taillaient avec une intensit&eacute; qui faisait rougir Marcus. Il voyait leurs yeux s&#39;attarder sur son corps, sur son sexe dress&eacute;, sur sa queue de renard qui se balan&ccedil;ait, sur la soumise blonde qui rampait &agrave; c&ocirc;t&eacute; de lui avec une gr&acirc;ce parfaite.</p>

<p>Il adorait &ccedil;a.</p>

<p>Une femme v&ecirc;tue d&#39;une robe de soir&eacute;e noire, &eacute;l&eacute;gante et sophistiqu&eacute;e, s&#39;approcha de la domina. Elle &eacute;tait grande, mince, les cheveux blonds tir&eacute;s en arri&egrave;re, un sourire aux l&egrave;vres. Elle posa une main sur l&#39;&eacute;paule de la Domina.</p>

<p>&quot;Madame V&quot;, dit-elle d&#39;une voix chaude, &quot;tu as de tr&egrave;s belles chiennes.&quot;</p>

<p>Madame V sourit, un sourire de propri&eacute;taire satisfaite.</p>

<p>&quot;Merci, Isabelle. La brune, je l&#39;ai d&eacute;nich&eacute;e ce soir. La blonde est une d&eacute;couverte aussi, je l&#39;ai rencontr&eacute;e sur un site de rencontre. Je voulais la tester ce soir, voir ce qu&#39;elle valait.&quot;</p>

<p>Isabelle s&#39;approcha, se pencha pour regarder Marcus et la soumise. Ses yeux s&#39;attard&egrave;rent sur Marcus, sur son &eacute;rection, sur son regard g&ecirc;n&eacute; mais excit&eacute;.</p>

<p>&quot;Elles sont magnifiques. La brune a l&#39;air d&#39;avoir une belle endurance. Et la blonde...&quot; Elle rit doucement. &quot;La blonde a l&#39;air tr&egrave;s exp&eacute;riment&eacute;e.&quot;</p>

<p>Madame V rit, un rire chaud et sonore.</p>

<p>&quot;La brune est une d&eacute;couverte de ce soir. Elle a d&eacute;j&agrave; fait ses preuves &agrave; ce que j&#39;ai vu. Elle est prometteuse. La blonde, je la teste pour la premi&egrave;re fois.&quot;</p>

<p>Isabelle caressa la t&ecirc;te de Marcus, ses doigts glissant dans ses cheveux. Puis sa main descendit, effleurant sa joue, son cou, s&#39;arr&ecirc;tant sur son &eacute;rection. Elle la caressa doucement, sentant la chaleur, la fermet&eacute;.</p>

<p>&quot;Je la veux, apr&egrave;s toi&quot;, dit-elle. &quot;Si tu veux bien.&quot;</p>

<p>Madame V haussa les &eacute;paules, un geste amus&eacute;.</p>

<p>&quot;J&#39;ai quelques id&eacute;es pour elle. Mais s&#39;il lui reste des forces apr&egrave;s, tu pourras en faire ce que tu veux. Elle en a pour quelques heures avec moi.&quot;</p>

<p>Isabelle sourit, un sourire satisfait.</p>

<p>&quot;Ne t&#39;inqui&egrave;te pas, je ne pars qu&#39;&agrave; la fermeture du club. J&#39;aurai tout le temps de m&#39;amuser avec elle.&quot;</p>

<p>Elle se pencha vers Marcus, sa bouche pr&egrave;s de son oreille.</p>

<p>&quot;Tu m&#39;entends, petite pute ? Ce soir, tu vas servir deux ma&icirc;tresses.&quot;</p>

<p>Marcus sentit un frisson le parcourir. Il hocha la t&ecirc;te, incapable de parler.</p>

<p>Isabelle se baissa, ses doigts glissant sur son sexe, r&eacute;cup&eacute;rant quelques gouttes de liquide qui coulaient du bout du gland. Elle les porta &agrave; ses l&egrave;vres, puis, d&#39;un geste rapide, les glissa dans la bouche de Marcus.</p>

<p>&quot;Un avant-go&ucirc;t, petite pute. Garde-en pour moi.&quot;</p>

<p>Marcus d&eacute;glutit, sentant le go&ucirc;t sal&eacute; de son propre d&eacute;sir. Il avait honte, mais une partie de lui adorait &ccedil;a. Il voulait plus.</p>

<p>La progression continua. Madame V les mena vers les vestiaires.</p>

<p>&quot;Debout&quot;, ordonna-t-elle &agrave; Marcus. &quot;Mets tes affaires dans ton casier. Je pense que pour ce soir, tu n&#39;en auras pas besoin.&quot;</p>

<p>Marcus ob&eacute;it, se releva, d&eacute;posa sa chemise, son pantalon, ses chaussures dans le casier. Il verifia&nbsp;le collier autour du cou, le plug queue bien en place.</p>

<p>Madame V sourit, satisfaite.</p>

<p>&quot;Parfait. Maintenant, &agrave; quatre pattes.&quot;</p>

<p>Ils s&#39;agenouill&egrave;rent, se remirent en position. Elle les guida &agrave; travers le club, nus, &agrave; quatre pattes, emplugu&eacute;s, attirant tous les regards.</p>

<p>Pendant leur progression, Marcus aper&ccedil;ut une sc&egrave;ne qui lui serra le c&oelig;ur. Dans une alc&ocirc;ve ouverte, Lady Luna se tenait debout, un gode ceinture fix&eacute; autour de sa taille. Devant elle, son soumis &eacute;tait &agrave; genoux, la t&ecirc;te renvers&eacute;e, la bouche ouverte, accueillant l&#39;objet que sa ma&icirc;tresse lui pr&eacute;sentait. Il le prenait profond&eacute;ment, les yeux lev&eacute;s vers elle, une expression d&#39;adoration pure sur le visage. Lady Luna caressait ses cheveux d&#39;une main tout en guidant ses mouvements de l&#39;autre, un sourire de satisfaction aux l&egrave;vres.</p>

<p>Marcus d&eacute;tourna les yeux, un m&eacute;lange de jalousie et d&#39;excitation le traversant. Il n&#39;&eacute;tait pas son soumis. Il ne le serait peut-&ecirc;tre jamais.</p>

<p>Elle les mena jusqu&#39;au bar, commanda un verre, puis les conduisit vers un canap&eacute;.</p>

<p>Elle s&#39;assit, enleva ses talons, et posa ses pieds sur le canap&eacute;.</p>

<p>&quot;Maintenant, mes chiennes, vous allez vous occuper de mes pieds. Celle qui r&eacute;ussira &agrave; me procurer le plus de plaisir aura une r&eacute;compense. Alors faites de votre mieux.&quot;</p>

<p>Marcus s&#39;approcha, sa bouche effleurant la plante du pied de Madame V. Il commen&ccedil;a &agrave; masser, &agrave; l&eacute;cher, &agrave; caresser, mais il sentit rapidement qu&#39;il &eacute;tait en retard sur la soumise blonde. Elle, elle connaissait les techniques, les pressions, les zones sensibles. Ses doigts et sa langue dansaient sur la peau de Madame V avec une pr&eacute;cision experte.</p>

<p>Marcus, lui, &eacute;tait maladroit, h&eacute;sitant. Il recevait des claques sur la nuque, des tapes sur la joue.</p>

<p>&quot;Plus fort, l&agrave;. Plus doux, ici. Tu n&#39;apprends donc rien, chienne ?&quot;</p>

<p>Il s&#39;appliquait, essayait de copier la soumise, mais elle &eacute;tait trop rapide, trop habile.</p>

<p>Madame V g&eacute;missait doucement sous les caresses de la soumise blonde, ses yeux se fermant de plaisir.</p>

<p>Marcus regardait la soumise du coin de l&#39;&oelig;il : ses courbes g&eacute;n&eacute;reuses, sa taille fine, ses hanches pleines, ses seins fermes qui se balan&ccedil;aient &agrave; chaque mouvement. Sa peau p&acirc;le contrastait avec la peau caf&eacute; au lait de Marcus. Elle &eacute;tait magnifique, offerte, experte.</p>

<p>&quot;La blonde&quot;, dit Madame V, la voix un peu essouffl&eacute;e, &quot;la blonde a gagn&eacute;. Elle m&eacute;rite une r&eacute;compense. Et toi, la brune, tu m&eacute;rites une punition.&quot;</p>

<p>Elle se leva, remit ses talons.</p>

<p>&quot;Suivez-moi. Je vais vous emmener dans un endroit plus adapt&eacute; pour la r&eacute;compense et la punition.&quot;</p>

<p>Marcus et la soumise blonde ramp&egrave;rent derri&egrave;re elle, &agrave; travers les couloirs du club. Marcus se sentit &agrave; la fois humili&eacute; et excit&eacute;. Il avait perdu, mais il allait &ecirc;tre puni. Et la punition, dans ce monde, pouvait &ecirc;tre aussi intense que la r&eacute;compense.</p>]]></description>
			<guid>https://www.bdsm.fr/blog/12695/Chapitre-13-:-Les-pieds-de-Madame-V/</guid>
			<pubDate>Wed, 02 Sep 2026 13:46:34 +0000</pubDate>
			<dc:creator>Alexios</dc:creator>
		</item>
		<item>
			<title>Alexios a posté un article.</title>
			<link>https://www.bdsm.fr/blog/12673/Chapitre-12:-La-promenade-des-chiennes/</link>
			<description><![CDATA[<p>Marcus rejoignit le petit groupe autour de la table, le corps encore vibrant des sensations de la s&eacute;ance avec Alessia. Il s&#39;assit, un sourire b&eacute;at aux l&egrave;vres, les joues encore chaudes.</p>

<p>Christina leva son verre vers lui, un sourire approbateur.</p>

<p>&quot;Al m&#39;a dit que tu avais &eacute;t&eacute; impressionnant. Tu as tenu longtemps pour un d&eacute;butant.&quot;</p>

<p>Vanessa hocha la t&ecirc;te, ses yeux noirs brillant d&#39;une lueur malicieuse.</p>

<p>&quot;Tu as de l&#39;endurance, Marcus. C&#39;est une qualit&eacute; rare chez les soumis.&quot;</p>

<p>Marcus baissa les yeux, g&ecirc;n&eacute; mais flatt&eacute;. &quot;Merci. J&#39;ai juste essay&eacute; de faire de mon mieux.&quot;</p>

<p>Alessia posa une main sur son &eacute;paule, un geste possessif mais chaleureux.</p>

<p>&quot;Il a &eacute;t&eacute; parfait. Il a &eacute;cout&eacute;, il s&#39;est laiss&eacute; guider, et il a su dire &#39;jaune&#39; quand c&#39;&eacute;tait trop. C&#39;est un bon &eacute;l&egrave;ve.&quot;</p>

<p>Christina et Vanessa &eacute;chang&egrave;rent un regard, un sourire complice aux l&egrave;vres. Christina se pencha vers Alessia.</p>

<p>&quot;Al, est-ce que tu nous le pr&ecirc;terais, pour une prochaine soir&eacute;e ? On aimerait bien s&#39;amuser avec lui, toutes les deux.&quot;</p>

<p>Alessia leva un sourcil, amus&eacute;e. &quot;Marcus n&#39;est pas &agrave; moi. Il est libre. Si &ccedil;a lui dit, je ne vois pas d&#39;inconv&eacute;nient.&quot;</p>

<p>Les deux femmes se tourn&egrave;rent vers Marcus. Christina posa ses coudes sur la table, son regard per&ccedil;ant.</p>

<p>&quot;Alors, Marcus ? Tu serais partant pour jouer avec nous ? Toutes les deux ?&quot;</p>

<p>Marcus sentit son c&oelig;ur s&#39;emballer. L&#39;id&eacute;e de servir deux Dominas, d&#39;&ecirc;tre un objet entre leurs mains, &eacute;tait &agrave; la fois humiliante et terriblement excitante. Il imagina leurs ordres, leurs regards, leurs mains sur lui.</p>

<p>Il hocha la t&ecirc;te, la voix un peu rauque. &quot;Oui. J&#39;aimerais beaucoup.&quot;</p>

<p>Elles ne manqu&egrave;rent pas de remarquer la bosse qui s&#39;&eacute;tait form&eacute;e dans son pantalon. Vanessa &eacute;clata de rire, un rire chaud et moqueur.</p>

<p>&quot;Oh, regardez ! Il est d&eacute;j&agrave; excit&eacute; rien qu&#39;&agrave; l&#39;id&eacute;e !&quot;</p>

<p>Christina secoua la t&ecirc;te, un sourire sadique aux l&egrave;vres.</p>

<p>&quot;Tu es un vrai petit chien, Marcus. Tu bandes d&egrave;s qu&#39;on te regarde.&quot;</p>

<p>Marcus rougit, essayant de cacher son &eacute;rection avec ses mains, mais Alessia les lui &eacute;carta doucement.</p>

<p>&quot;Non. Laisse voir. Ce n&#39;est pas une honte, Marcus. C&#39;est un compliment. Tu es r&eacute;ceptif. C&#39;est une qualit&eacute;.&quot;</p>

<p>Vanessa se leva, s&#39;approcha de lui. Elle posa une main sur son &eacute;paule, le poussant doucement vers le bas.</p>

<p>&quot;&Agrave; genoux, Marcus.&quot;</p>

<p>Il ob&eacute;it, s&#39;agenouillant devant elle, le regard baiss&eacute;. Elle posa son pied sur sa cuisse, remonta lentement, s&#39;arr&ecirc;tant sur l&#39;&eacute;rection qui pointait sous le tissu.</p>

<p>Elle appuya l&eacute;g&egrave;rement, un sourire aux l&egrave;vres.</p>

<p>&quot;Tu aimes &ccedil;a, n&#39;est-ce pas ? &Ecirc;tre &agrave; nos pieds, &ecirc;tre un objet, &ecirc;tre notre jouet.&quot;</p>

<p>Marcus g&eacute;mit doucement, incapable de parler.</p>

<p>Elle rit, retira son pied, caressa sa joue du bout des doigts.</p>

<p>&quot;Rel&egrave;ve-toi, mon petit. On va te laisser, pour ce soir. Mais on se reverra.&quot;</p>

<p>Christina et Vanessa se lev&egrave;rent, r&eacute;cup&eacute;r&egrave;rent leurs affaires. Christina tira sur la laisse de Vincent, qui se releva docilement.</p>

<p>&quot;On doit y aller. Mais on &eacute;changera nos contacts. On organisera une soir&eacute;e, toutes les trois.&quot;</p>

<p>Vanessa s&#39;approcha de Marcus, lui tendit un petit papier avec son num&eacute;ro.</p>

<p>&quot;&Eacute;cris-moi. On va s&#39;amuser.&quot;</p>

<p>Elles s&#39;&eacute;loign&egrave;rent, Vincent rampant derri&egrave;re Christina, la laisse dans sa main. Alessia se leva &agrave; son tour, posant une main sur l&#39;&eacute;paule de Marcus.</p>

<p>&quot;Je dois y aller aussi. Mais on se reparle, Marcus. Et souviens-toi : &eacute;cris-moi demain.&quot;</p>

<p>Marcus hocha la t&ecirc;te, encore un peu sonn&eacute; par ce qui venait de se passer. Il regarda les trois femmes s&#39;&eacute;loigner, puis resta assis un moment, reprenant ses esprits.</p>

<p>Il se sentait &agrave; la fois vid&eacute; et &eacute;lectris&eacute;. Il avait v&eacute;cu plus de choses en une soir&eacute;e qu&#39;en des mois de fantasmes solitaires.</p>

<p>Il d&eacute;cida de faire un tour du club, pour se calmer, pour observer, pour s&#39;impr&eacute;gner de l&#39;atmosph&egrave;re.</p>

<p>Il passa devant plusieurs salles, des alc&ocirc;ves, des espaces semi-priv&eacute;s. Des rires, des g&eacute;missements, des murmures filtraient &agrave; travers les rideaux.</p>

<p>Puis il s&#39;arr&ecirc;ta devant une porte entrouverte.</p>

<p>&Agrave; l&#39;int&eacute;rieur, un soumis &eacute;tait nu, attach&eacute; &agrave; un anneau suspendu au plafond, les bras au-dessus de la t&ecirc;te, les jambes l&eacute;g&egrave;rement &eacute;cart&eacute;es. Une Domina, v&ecirc;tue d&#39;un ensemble de cuir noir, tournait autour de lui, un fouet &agrave; la main.</p>

<p>Chaque coup claquait sur la peau du soumis, laissant une marque rouge, puis une autre, puis une autre. Le soumis ne bougeait pas. Il ne g&eacute;missait pas. Il &eacute;tait ailleurs, dans un &eacute;tat de transe, offert &agrave; la douleur, &agrave; sa ma&icirc;tresse.</p>

<p>Marcus ne pouvait d&eacute;tacher son regard. Il se revoyait, quelques minutes plus t&ocirc;t, suspendu &agrave; cet anneau, les yeux band&eacute;s, les mains li&eacute;es. Il se revoyait recevoir les coups de fouet, d&#39;abord doux, puis plus forts, jusqu&#39;&agrave; ce qu&#39;il dise &quot;jaune&quot;. Il se revoyait, offert, abandonn&eacute;, heureux.</p>

<p>Il &eacute;tait absorb&eacute; par la sc&egrave;ne, par la beaut&eacute; du geste, par la pr&eacute;cision des mouvements de la Domina, par l&#39;abandon total du soumis.</p>

<p>Une caresse sur son pantalon le fit sursauter.</p>

<p>Une voix, chaude, sensuelle, chuchota &agrave; son oreille.</p>

<p>&quot;Te voil&agrave; enfin. Alors, on aime regarder ?&quot;</p>

<p>Il se retourna brusquement. La soumise de l&#39;entr&eacute;e &eacute;tait l&agrave;, &agrave; ses pieds, agenouill&eacute;e. Elle portait toujours la queue de renard, le plug bien en place. Elle le regardait avec un sourire complice, ses yeux brillants.</p>

<p>&quot;Ma petite chienne veut de la compagnie&quot;, dit une voix derri&egrave;re lui.</p>

<p>Marcus se retourna. La Domina blonde, celle qui avait fait le spectacle &agrave; l&#39;entr&eacute;e, &eacute;tait debout, les bras crois&eacute;s, un sourire satisfait aux l&egrave;vres.</p>

<p>&quot;Et je pense que tu seras une bonne chienne aussi.&quot;</p>

<p>Elle s&#39;approcha, attrapa le collier de Marcus par l&#39;anneau, et le tira vers le bas.</p>

<p>&quot;&Agrave; quatre pattes.&quot;</p>

<p>Marcus ob&eacute;it, s&#39;agenouillant, les mains et les genoux sur le sol.</p>

<p>&quot;Hum&quot;, dit la Domina, un sourire amus&eacute;. &quot;Trop habill&eacute; pour une chienne. &Agrave; poil.&quot;</p>

<p>Marcus sentit le rouge lui monter aux joues. Il &eacute;tait dans une salle ouverte, des gens passaient, regardaient. Il d&eacute;fit sa chemise, son pantalon, les laissa tomber. Il se retrouva nu, offert, vuln&eacute;rable.</p>

<p>La Domina r&eacute;cup&eacute;ra ses v&ecirc;tements, les plia soigneusement.</p>

<p>&quot;Tu n&#39;en auras plus besoin, ce soir.&quot;</p>

<p>Elle poussa Marcus avec le bout de sa botte, le faisant se cambrer, les fesses en l&#39;air.</p>

<p>&quot;Bien. Maintenant, attends.&quot;</p>

<p>La soumise s&#39;approcha, l&eacute;chant le visage de Marcus, un geste tendre et humide. Puis elle passa derri&egrave;re lui, et il sentit sa langue glisser sur son anus, un geste lent, appliqu&eacute;, qui laissa une trace humide.</p>

<p>Il voulut se retourner, mais la Domina lui donna une claque sur la fesse, un geste sec, autoritaire.</p>

<p>&quot;Ne bouge pas.&quot;</p>

<p>Il resta immobile, le c&oelig;ur battant. Il entendit le sac de la Domina s&#39;ouvrir, des bruits de plastique, de cuir. Puis il sentit quelque chose de froid et humide contre son anus. Un plug, muni d&#39;une queue, qui vint se loger en lui avec une douceur pr&eacute;cise.</p>

<p>&quot;Remercie ta cong&eacute;n&egrave;re de l&#39;avoir lubrifi&eacute; pour toi&quot;, dit la Domina.</p>

<p>Marcus ouvrit la bouche pour parler, mais une autre claque l&#39;arr&ecirc;ta.</p>

<p>&quot;Tu n&#39;as plus le droit &agrave; la parole. Les chiennes n&#39;ont pas besoin de parler.&quot;</p>

<p>La Domina attacha un collier autour de son cou, un collier de cuir noir, &eacute;pais, avec un anneau.</p>

<p>&quot;Allons-y, mes chiennes.&quot;</p>

<p>Elle tenait les deux laisses, une pour Marcus, une pour la soumise. Elle les guida &agrave; travers le club, les deux soumis rampant derri&egrave;re elle, dociles.</p>

<p>La d&eacute;marche de la soumise &eacute;tait parfaite, fluide, habitu&eacute;e. Marcus, lui, &eacute;tait plus maladroit, ses bras et ses jambes peinant &agrave; trouver le rythme. Mais il s&#39;appliquait, voulait &ecirc;tre &agrave; la hauteur.</p>

<p>Il comprit que cette soir&eacute;e n&#39;&eacute;tait pas finie.</p>

<p>Il &eacute;tait une chienne maintenant. Une chienne qui rampait, qui ob&eacute;issait, qui &eacute;tait men&eacute;e en laisse.</p>

<p>Et il adorait &ccedil;a.</p>]]></description>
			<guid>https://www.bdsm.fr/blog/12673/Chapitre-12:-La-promenade-des-chiennes/</guid>
			<pubDate>Sun, 30 Aug 2026 09:12:32 +0000</pubDate>
			<dc:creator>Alexios</dc:creator>
		</item>
		<item>
			<title>Ezia </title>
			<link>https://www.bdsm.fr/profile-66854/?comment-id=344682</link>
			<description />
			<guid>https://www.bdsm.fr/profile-66854/?comment-id=344682</guid>
			<pubDate>Sat, 15 Aug 2026 18:38:24 +0000</pubDate>
			<dc:creator>Ezia</dc:creator>
		</item>
		<item>
			<title>Alexios a posté un article.</title>
			<link>https://www.bdsm.fr/blog/12565/Chapitre-11-:-Marcus/</link>
			<description><![CDATA[<p>Max p&eacute;n&eacute;tra dans la salle principale, la musique gothique l&#39;enveloppant comme une vague sonore. Les bougies dansaient sur les murs, projetant des ombres mouvantes sur les visages des invit&eacute;s. Il regarda autour de lui, cherchant une silhouette qui correspondrait &agrave; la description de Lady_Luna.</p>

<p>Petite. Rousse. Rondeurs. Il laissa son regard glisser sur les femmes pr&eacute;sentes, s&#39;attardant sur une chevelure flamboyante ici, une courbe g&eacute;n&eacute;reuse l&agrave;.</p>

<p>Et puis il la vit.</p>

<p>Au bar, une femme &eacute;tait assise, un verre &agrave; la main. Elle &eacute;tait petite, menue, avec une chevelure rousse qui cascadait sur ses &eacute;paules. Des rondeurs g&eacute;n&eacute;reuses, une silhouette qu&#39;il avait imagin&eacute;e mille fois dans ses r&ecirc;ves.</p>

<p>Son c&oelig;ur s&#39;emballa.</p>

<p>Il prit une profonde inspiration, traversa la salle, &eacute;vitant les groupes, les canap&eacute;s, les regards. Il s&#39;approcha d&#39;elle, les mains moites, la gorge s&egrave;che.</p>

<p>&quot;Excusez-moi&quot;, dit-il, la voix tremblante. &quot;Je... je suis esclave sur le tchat. Je cherche Lady_Luna.&quot;</p>

<p>La femme leva les yeux vers lui. Un visage doux, des yeux verts, un sourire accueillant. Elle le regarda un instant, puis secoua la t&ecirc;te, un sourire d&eacute;sol&eacute; aux l&egrave;vres.</p>

<p>&quot;Je suis d&eacute;sol&eacute;e, mon grand. Je ne suis pas Lady_Luna. Je suis Alessia.&quot;</p>

<p>Max sentit son espoir s&#39;effondrer. Il s&#39;&eacute;tait tromp&eacute;. Elle n&#39;&eacute;tait pas celle qu&#39;il cherchait.</p>

<p>&quot;Oh, je suis vraiment d&eacute;sol&eacute;&quot;, balbutia-t-il. &quot;Je ne voulais pas vous d&eacute;ranger. Je... je me suis tromp&eacute;.&quot;</p>

<p>Elle sourit, un sourire chaleureux, indulgent.</p>

<p>&quot;Ne t&#39;excuse pas, mon grand. C&#39;est une erreur qui arrive. Je la connais, Lady_Luna. Elle est tr&egrave;s belle. Tu as de bon go&ucirc;t.&quot;</p>

<p>Il baissa les yeux, g&ecirc;n&eacute;.</p>

<p>&quot;Je... je ne sais pas trop quoi faire. Je l&#39;attends, mais je ne sais pas si elle est d&eacute;j&agrave; l&agrave;.&quot;</p>

<p>Alessia posa sa main sur la sienne, une main douce, apaisante.</p>

<p>&quot;Je la pr&eacute;viendrai si je la vois. En attendant, tu veux me tenir compagnie ?&quot;</p>

<p>Il releva les yeux, surpris. &quot;Vous voulez bien ?&quot;</p>

<p>&quot;Mais oui. Je suis seule pour l&#39;instant. Et tu as l&#39;air d&#39;avoir besoin d&#39;une pr&eacute;sence amicale.&quot;</p>

<p>Il s&#39;assit &agrave; c&ocirc;t&eacute; d&#39;elle, se sentant soudainement plus petit qu&#39;elle. Elle &eacute;tait tellement menue &agrave; c&ocirc;t&eacute; de lui. Il devait mesurer presque trente centim&egrave;tres de plus qu&#39;elle. Le contraste &eacute;tait frappant, presque comique.</p>

<p>&quot;Je me pr&eacute;sente&quot;, dit-elle en tendant la main. &quot;Alessia. Mais mes amis m&#39;appellent Al.&quot;</p>

<p>&quot;Je suis esclave&quot;, dit-il. &quot;Enfin, sur le tchat.&quot;</p>

<p>Elle leva un sourcil, un sourire amus&eacute; aux l&egrave;vres.</p>

<p>&quot;Esclave ? Ce n&#39;est pas vraiment un nom de personne. Ici, personne n&#39;utilise son vrai nom, c&#39;est vrai. Mais &#39;esclave&#39;, c&#39;est un peu... g&eacute;n&eacute;rique. Tu ne trouves pas ?&quot;</p>

<p>Il haussa les &eacute;paules, g&ecirc;n&eacute;. &quot;Je n&#39;ai jamais vraiment r&eacute;fl&eacute;chi &agrave; un autre nom.&quot;</p>

<p>Alessia le regarda un moment, le menton appuy&eacute; sur sa main, comme si elle r&eacute;fl&eacute;chissait &agrave; un probl&egrave;me.</p>

<p>&quot;Je vais te trouver un nom. Quelque chose qui te va mieux. Quelque chose de plus... personnel.&quot;</p>

<p>Elle plissa les yeux, le d&eacute;taillant, s&#39;attardant sur ses traits, ses cheveux, son regard.</p>

<p>&quot;Marcus&quot;, dit-elle enfin. &quot;Tu as un air de Marcus. C&#39;est un nom fort, solide. Un nom qui a de la pr&eacute;sence. &Ccedil;a te va.&quot;</p>

<p>Il r&eacute;p&eacute;ta le nom, comme s&#39;il le go&ucirc;tait. &quot;Marcus.&quot;</p>

<p>&quot;Oui. C&#39;est ton nom, maintenant. Ici, tu es Marcus. Pas un esclave anonyme. Marcus.&quot;</p>

<p>Il sentit une chaleur l&#39;envahir. Un nom. Un vrai nom. Pas un pseudo. Pas un surnom. Un nom qui le d&eacute;finissait.</p>

<p>&quot;Merci, Alessia&quot;, dit-il doucement. &quot;Je suis Marcus.&quot;</p>

<p>Ils discut&egrave;rent longtemps. Il lui parla de ses premi&egrave;res exp&eacute;riences, de ses doutes, de ses d&eacute;couvertes. Elle &eacute;coutait, posait des questions, guidait la conversation avec une douceur autoritaire.</p>

<p>Il apprit qu&#39;elle &eacute;tait adepte de la flagellation. Que les fouets, les martinets, les lani&egrave;res, &eacute;taient sa passion. Que la sensation du cuir sur la peau, le claquement sec, la douleur contr&ocirc;l&eacute;e, &eacute;taient pour elle une forme d&#39;art.</p>

<p>Il sentit une curiosit&eacute; m&ecirc;l&eacute;e de peur l&#39;envahir.</p>

<p>&quot;J&#39;ai toujours voulu essayer&quot;, avoua-t-il. &quot;Mais j&#39;ai peur des traces. Je suis &eacute;tudiant. Je ne peux pas arriver en cours avec des marques.&quot;</p>

<p>Alessia sourit, un sourire rassurant.</p>

<p>&quot;Les marques, &ccedil;a s&#39;estompe. Et je sais o&ugrave; frapper pour que les traces restent discr&egrave;tes, cach&eacute;es sous les v&ecirc;tements. Si tu veux, je peux te montrer mon &eacute;quipement.&quot;</p>

<p>Il h&eacute;sita. Son c&oelig;ur battait la chamade.</p>

<p>&quot;Je... je ne sais pas si je suis pr&ecirc;t.&quot;</p>

<p>&quot;On ne fait rien que tu ne veuilles pas, Marcus. Je te propose juste de voir. De toucher. De te familiariser.&quot;</p>

<p>Il la suivit dans les vestiaires. Elle ouvrit un grand sac de cuir, en sortit une collection impressionnante d&#39;outils. Des fouets de toutes tailles, des martinets aux lani&egrave;res multiples, des cravaches, des fl&eacute;chettes. Des rouges profonds, des noirs brillants, des cuirs souples et des bois luisants.</p>

<p>&quot;Touche&quot;, dit-elle. &quot;Sens le cuir. La texture. Le poids.&quot;</p>

<p>Il passa ses doigts sur les lani&egrave;res, sentit le cuir souple, le manche lourd. Il &eacute;tait fascin&eacute;, un peu effray&eacute;, mais curieux.</p>

<p>&quot;Veux-tu essayer ? Juste une fois. Une seule lani&egrave;re. Juste pour sentir.&quot;</p>

<p>Il h&eacute;sita longtemps. Puis il hocha la t&ecirc;te.</p>

<p>&quot;Oui. Mais doucement.&quot;</p>

<p>Elle sourit, un sourire doux et autoritaire.</p>

<p>&quot;Parfait. Mais je suis en train d&#39;attendre deux amies. Elles ne vont pas tarder &agrave; arriver. Alors pour l&#39;instant, tu vas m&#39;accompagner. On va retourner dans la salle, discuter, et quand elles seront l&agrave;, on verra.&quot;</p>

<p>Elle referma son sac, le lui tendit.</p>

<p>&quot;Porte-le.&quot;</p>

<p>Il ob&eacute;it, le sac &agrave; la main, suivant Alessia.</p>

<p>Ils retourn&egrave;rent dans la salle, s&#39;install&egrave;rent sur un canap&eacute;. Alessia commanda deux verres, et ils continu&egrave;rent &agrave; discuter. Il lui parla de ses origines, de son pays lointain, de ses &eacute;tudes. Elle &eacute;coutait, intrigu&eacute;e.</p>

<p>Au bout d&#39;un moment, deux femmes s&#39;approch&egrave;rent.</p>

<p>La premi&egrave;re &eacute;tait une blonde aust&egrave;re, s&eacute;v&egrave;re, au visage anguleux, v&ecirc;tue d&#39;un ensemble de latex noir qui moulait sa silhouette &eacute;lanc&eacute;e. Elle tenait une laisse, et au bout de la laisse, un homme, &eacute;galement en latex, qui rampait &agrave; quatre pattes, la t&ecirc;te baiss&eacute;e, parfaitement docile.</p>

<p>&quot;Al&quot;, dit la blonde en embrassant Alessia sur la joue. &quot;Je suis ravie de te voir.&quot;</p>

<p>&quot;Christina&quot;, r&eacute;pondit Alessia. &quot;Tu es magnifique, comme toujours.&quot;</p>

<p>Elle d&eacute;signa l&#39;homme en latex. &quot;Et Vincent ? Toujours aussi docile ?&quot;</p>

<p>Christina sourit, un sourire froid.</p>

<p>&quot;Vincent est toujours parfait. N&#39;est-ce pas, mon ch&eacute;ri ?&quot;</p>

<p>L&#39;homme leva la t&ecirc;te, un regard d&#39;adoration dans les yeux.</p>

<p>&quot;Oui, Ma&icirc;tresse.&quot;</p>

<p>Alessia se tourna vers Marcus.</p>

<p>&quot;Christina et Vincent. Mon couple d&#39;amis pr&eacute;f&eacute;r&eacute;. Christina est designer. Elle aime commander, dans son studio et ailleurs. Vincent est son mari. Ensemble, ils forment l&#39;&eacute;quipe parfaite.&quot;</p>

<p>Marcus se leva, tendit la main. Christina la serra, une poigne ferme.</p>

<p>&quot;Enchant&eacute;e, Marcus. Al m&#39;a parl&eacute; de toi.&quot;</p>

<p>Il sourit, g&ecirc;n&eacute;. &quot;Ravi de vous rencontrer.&quot;</p>

<p>Christina s&#39;assit, Vincent s&#39;agenouillant &agrave; ses pieds. La laisse &eacute;tait toujours dans sa main, l&acirc;che mais pr&eacute;sente.</p>

<p>Puis une silhouette apparut, venant de derri&egrave;re eux, attirant tous les regards.</p>

<p>Une femme brune, superbe, sortie tout droit d&#39;un magazine de playboy. Une robe rouge, moulante, sexy, qui laissait deviner chaque courbe, chaque galbe. Des talons vertigineux, des cheveux noirs tombant sur ses &eacute;paules, un regard de braise.</p>

<p>Elle s&#39;approcha d&#39;Alessia, l&#39;embrassa sur les deux joues.</p>

<p>&quot;Al ! D&eacute;sol&eacute;e pour le retard. Le trafic &eacute;tait un cauchemar.&quot;</p>

<p>&quot;Vanessa&quot;, dit Alessia en souriant. &quot;Tu es toujours aussi belle.&quot;</p>

<p>Vanessa rit, un rire chaud et sonore.</p>

<p>&quot;Merci, ma ch&eacute;rie. Je connais ma valeur.&quot;</p>

<p>Elle s&#39;assit, ses jambes crois&eacute;es, et son regard tomba sur Marcus.</p>

<p>&quot;Et qui est ce grand gaillard ?&quot;</p>

<p>&quot;Marcus&quot;, dit Alessia. &quot;Un nouvel ami. Je le parraine.&quot;</p>

<p>Vanessa le d&eacute;tailla, un sourire en coin.</p>

<p>&quot;Marcus. J&#39;aime &ccedil;a. Il a de la gueule.&quot;</p>

<p>Il rougit, baissa les yeux.</p>

<p>Ils discut&egrave;rent pendant un moment, les quatre femmes et le soumis &agrave; leurs pieds. Christina raconta ses derniers projets de design, Vanessa ses aventures nocturnes, Alessia ses derni&egrave;res s&eacute;ances.</p>

<p>Puis le regard de Christina se posa sur Marcus.</p>

<p>&quot;Marcus, Al m&#39;a dit que tu &eacute;tais m&eacute;tiss&eacute;. C&#39;est vrai ?&quot;</p>

<p>Il hocha la t&ecirc;te, un peu g&ecirc;n&eacute;. &quot;Oui. Ma m&egrave;re est martiniquaise. Mon p&egrave;re est fran&ccedil;ais.&quot;</p>

<p>Les regards des trois femmes s&#39;attard&egrave;rent sur lui, intrigu&eacute;es.</p>

<p>&quot;Le m&eacute;tissage donne souvent des traits magnifiques&quot;, dit Vanessa en le d&eacute;taillant. &quot;Toi, par exemple, tu as une peau incroyable.&quot;</p>

<p>Christina le regarda, plus s&eacute;rieuse.</p>

<p>&quot;&Ccedil;a doit &ecirc;tre int&eacute;ressant, de grandir entre deux cultures. D&#39;avoir deux h&eacute;ritages.&quot;</p>

<p>Il se sentit expos&eacute;, mais pas mal &agrave; l&#39;aise. Il &eacute;tait au centre de l&#39;attention, pour une fois, et c&#39;&eacute;tait agr&eacute;able.</p>

<p>&quot;Oui, &ccedil;a l&#39;est. J&#39;ai appris &agrave; voir les choses sous diff&eacute;rents angles. Et &agrave; ne jamais me sentir compl&egrave;tement chez moi, nulle part.&quot;</p>

<p>Alessia posa sa main sur la sienne.</p>

<p>&quot;Mais ici, tu es chez toi. Dans ce club, tu es Marcus. Et tu es le bienvenu.&quot;</p>

<p>Il sentit une vague de chaleur l&#39;envahir. Il n&#39;&eacute;tait plus un &eacute;tranger. Il avait une place. Un nom. Des amis.</p>

<p>Soudain, le regard d&#39;Alessia s&#39;&eacute;claira.</p>

<p>&quot;Marcus, regarde. Elle est l&agrave;.&quot;</p>

<p>Il suivit son regard et sentit son c&oelig;ur s&#39;arr&ecirc;ter.</p>

<p>Lady Luna.</p>

<p>Elle &eacute;tait entr&eacute;e dans la salle, et il la reconnut imm&eacute;diatement. Petite, menue, une chevelure rousse flamboyante qui cascadait sur ses &eacute;paules. Elle portait une robe noire &eacute;l&eacute;gante, sobre, qui soulignait ses rondeurs g&eacute;n&eacute;reuses. Elle &eacute;tait exactement comme il l&#39;avait imagin&eacute;e.</p>

<p>Mais &agrave; c&ocirc;t&eacute; d&#39;elle, un homme marchait. Grand, costaud, le regard bas. Il portait un collier de cuir noir, et une laisse reliait ce collier &agrave; la main de Lady Luna. Son soumis.</p>

<p>Marcus sentit un pincement de jalousie, vite r&eacute;prim&eacute;. Il savait qu&#39;elle viendrait avec lui. Il s&#39;y &eacute;tait pr&eacute;par&eacute;.</p>

<p>&quot;Va la voir&quot;, dit Alessia. &quot;Mais reviens vite. On a des choses &agrave; faire, toi et moi.&quot;</p>

<p>Il hocha la t&ecirc;te, se leva, traversa la salle. Il s&#39;approcha de la table o&ugrave; Lady Luna s&#39;&eacute;tait install&eacute;e, son soumis d&eacute;j&agrave; &agrave; genoux derri&egrave;re elle, ses mains massant ses &eacute;paules avec une application docile.</p>

<p>&quot;Ma&icirc;tresse Luna&quot;, dit-il, la voix un peu tremblante. &quot;Je suis esclave. Enfin, Marcus. Je suis ravi de vous rencontrer en personne.&quot;</p>

<p>Il tendit la main, un geste poli, respectueux.</p>

<p>Le soumis de Lady Luna releva la t&ecirc;te, et un grognement sourd s&#39;&eacute;chappa de sa gorge. Un grognement de chien de garde, un avertissement. Ses yeux &eacute;taient fix&eacute;s sur Marcus, brillants d&#39;une hostilit&eacute; &agrave; peine contenue.</p>

<p>Lady Luna leva un sourcil, un regard froid, distant. Elle ne prit pas sa main.</p>

<p>&quot;Esclave. Je vois. Tu as trouv&eacute; des amis, &agrave; ce que je vois.&quot;</p>

<p>Sa voix &eacute;tait glaciale. Elle n&#39;avait rien de la douceur virtuelle qu&#39;elle lui avait montr&eacute;e sur le tchat. Elle &eacute;tait distante, presque m&eacute;prisante.</p>

<p>Marcus sentit son c&oelig;ur se serrer. Il avait esp&eacute;r&eacute; une rencontre plus chaleureuse, un sourire, un mot gentil. Mais il comprit imm&eacute;diatement qu&#39;elle ne voulait pas de lui l&agrave;, pas devant son soumis, pas devant les autres.</p>

<p>&quot;Je... je ne voulais pas vous d&eacute;ranger&quot;, balbutia-t-il. &quot;Je voulais juste vous saluer. Je retourne &agrave; ma table.&quot;</p>

<p>Il s&#39;inclina l&eacute;g&egrave;rement, recula d&#39;un pas, puis s&#39;&eacute;loigna, le c&oelig;ur lourd.</p>

<p>Il rejoignit Alessia et les autres, s&#39;assit, le regard vide.</p>

<p>&quot;Elle n&#39;&eacute;tait pas tr&egrave;s accueillante&quot;, dit Alessia, qui avait tout observ&eacute;.</p>

<p>Marcus secoua la t&ecirc;te. &quot;Elle est avec son soumis. Je comprends. Je ne veux pas la d&eacute;ranger.&quot;</p>

<p>Vanessa le regarda, un sourire en coin.</p>

<p>&quot;Tu es un bon gar&ccedil;on. Mais tu n&#39;as pas besoin d&#39;elle. Tu as nous.&quot;</p>

<p>Elle sortit quelque chose de sa poche. Un collier de cuir noir, fin, discret.</p>

<p>&quot;Tiens. Pour toi.&quot;</p>

<p>Elle le passa autour de son cou, un geste doux mais autoritaire. Marcus sentit le cuir s&#39;ajuster &agrave; sa peau, une sensation famili&egrave;re et excitante.</p>

<p>Vanessa remit la laisse &agrave; Alessia.</p>

<p>&quot;Al, il est &agrave; toi, pour ce soir. Amuse-toi bien.&quot;</p>

<p>Alessia sourit, un sourire qui promettait des abysses.</p>

<p>&quot;Venez, les amis. Faisons un tour du club.&quot;</p>

<p>Les dames march&egrave;rent devant, Christina et Vanessa, Alessia juste derri&egrave;re. Derri&egrave;re elles, les deux soumis en laisse, Vincent docile &agrave; quatre pattes, Marcus debout mais tenu par la laisse qui pendait entre les doigts d&#39;Alessia. Et Marcus portait le sac de fouets, comme un serviteur charg&eacute; de l&#39;&eacute;quipement de sa ma&icirc;tresse.</p>

<p>Ils pass&egrave;rent devant la premi&egrave;re salle. Un soumis &eacute;tait fix&eacute; &agrave; une croix de Saint-Andr&eacute;, les bras &eacute;cart&eacute;s, les jambes ouvertes. Une Domina, masqu&eacute;e, s&#39;amusait avec ses parties g&eacute;nitales, le faisant g&eacute;mir &agrave; chaque geste. Marcus d&eacute;tourna les yeux, g&ecirc;n&eacute;.</p>

<p>La deuxi&egrave;me salle. Une femme imposait un cunnilingus &agrave; un jeune couple, les deux partenaires &agrave; genoux devant elle, leurs langues s&#39;activant en rythme. Le spectacle &eacute;tait intime, intense.</p>

<p>La troisi&egrave;me salle. Marcus reconnut la Domina blonde et sa soumise, celles de la file d&#39;attente. La soumise &eacute;tait allong&eacute;e sur une table, nue, offerte. Sa Domina penchait au-dessus d&#39;elle, une bougie &agrave; la main, laissant tomber des gouttes de cire chaude sur sa peau. La soumise g&eacute;missait, &agrave; la fois douleur et plaisir. Marcus s&#39;attarda un instant, fascin&eacute;, mais Alessia tira sur la laisse.</p>

<p>&quot;On continue.&quot;</p>

<p>La quatri&egrave;me salle &eacute;tait plus grande. Un anneau pendait du plafond au centre de la pi&egrave;ce. Dans un coin, un couple se tripotait, indiff&eacute;rent aux autres.</p>

<p>&quot;Parfait&quot;, dit Alessia. &quot;Ici, ce sera bien.&quot;</p>

<p>Elle se tourna vers Marcus.</p>

<p>&quot;Maintenant, d&eacute;shabille-toi.&quot;</p>

<p>Marcus sentit le rouge lui monter aux joues. Il h&eacute;sita, une seconde, deux secondes.</p>

<p>&quot;Je t&#39;ai dit de te d&eacute;shabiller&quot;, r&eacute;p&eacute;ta Alessia, sa voix plus ferme.</p>

<p>Vanessa s&#39;approcha, un sourire moqueur.</p>

<p>&quot;Qu&#39;est-ce que t&#39;attends, Marcus ? Tu veux qu&#39;on t&#39;aide ?&quot;</p>

<p>Il fut humili&eacute;, mais une partie de lui adorait &ccedil;a. Il d&eacute;fit sa chemise, son pantalon, et les laissa tomber au sol. Il garda son boxer, essayant de cacher son &eacute;rection naissante.</p>

<p>&quot;Tout&quot;, dit Vanessa.</p>

<p>Il ob&eacute;it, retirant son boxer. Il se retrouva nu, offert, expos&eacute; aux regards de toutes. Il essaya de couvrir son sexe avec ses mains, mais Alessia les lui retira doucement.</p>

<p>&quot;Non. Laisse voir. C&#39;est beau.&quot;</p>

<p>Alessia sortit des menottes de son sac, en cuir, doubl&eacute;es de fourrure.</p>

<p>&quot;L&egrave;ve les bras.&quot;</p>

<p>Il ob&eacute;it. Elle attacha ses poignets, puis les accrocha &agrave; l&#39;anneau suspendu. Un m&eacute;canisme grin&ccedil;a, et il se retrouva sur la pointe des pieds, tendu, offert.</p>

<p>Alessia s&#39;approcha, se d&eacute;fit de sa robe, ne gardant qu&#39;une petite tenue, un body noir qui moulait ses formes. Elle ne voulait pas mouiller ses v&ecirc;tements.</p>

<p>&quot;Regarde&quot;, dit-elle en sortant un bandeau de son sac. &quot;Tu vas avoir les yeux band&eacute;s. &Ccedil;a te permettra de te concentrer sur les sensations.&quot;</p>

<p>Elle lui mit le bandeau sur les yeux, plongeant Marcus dans l&#39;obscurit&eacute;.</p>

<p>&quot;Le safe word est &#39;rouge&#39; pour arr&ecirc;ter tout. &#39;Jaune&#39; pour ralentir. Tu te souviendras ?&quot;</p>

<p>&quot;Oui&quot;, murmura-t-il.</p>

<p>Elle commen&ccedil;a. Le martinet, d&#39;abord, doux, presque une caresse. Les lani&egrave;res de cuir effleuraient sa peau, le r&eacute;chauffant, l&#39;&eacute;veillant. Il appr&eacute;ciait cette douceur, ce pr&eacute;lude.</p>

<p>Puis elle changea d&#39;outil. Un fouet plus lourd. Les impacts &eacute;taient plus forts, plus secs. Marcus g&eacute;missait doucement, &agrave; peine audible.</p>

<p>Elle changea encore. Un martinet &agrave; lani&egrave;res multiples, qui frappait en cascade. La douleur montait, mais restait tenable. Il adorait cette sensation, cette ma&icirc;trise, cet abandon.</p>

<p>Puis elle prit le fouet tress&eacute;, le plus grand, le plus lourd, celui qu&#39;il avait vu dans le sac. Les premiers coups firent sursauter son corps. Il sentit la douleur monter, intense, br&ucirc;lante.</p>

<p>&quot;Jaune&quot;, murmura-t-il, la voix tremblante.</p>

<p>Elle s&#39;arr&ecirc;ta imm&eacute;diatement.</p>

<p>&quot;Bien. Tu connais tes limites. C&#39;est bon signe.&quot;</p>

<p>Elle le d&eacute;tacha, le lib&eacute;ra des menottes. Pendant toute la s&eacute;ance, il avait senti parfois une main effleurer son sexe, une caresse fugace, une promesse. Maintenant, il &eacute;tait libre, mais tremblant.</p>

<p>Les autres &eacute;taient partis. Il &eacute;tait seul avec Alessia.</p>

<p>&quot;Allonge-toi sur le ventre&quot;, ordonna-t-elle.</p>

<p>Il ob&eacute;it. Elle s&#39;allongea sur lui, son corps presque nu contre le sien. Elle commen&ccedil;a un massage, ses mains glissant sur son dos, ses &eacute;paules, ses fesses. Il sentait la chaleur de sa peau, la douceur de ses courbes. Il sentait aussi, contre son dos, son sexe mouill&eacute;, humide, excitant. Son &eacute;rection revint, pressante.</p>

<p>Mais il n&#39;osa pas bouger.</p>

<p>Quand elle se releva, il resta allong&eacute; un moment, reprenant ses esprits. Il se sentait vid&eacute;, apais&eacute;.</p>

<p>&quot;Merci&quot;, murmura-t-il. &quot;Merci beaucoup.&quot;</p>

<p>Elle sourit, sortit un petit papier de sa poche.</p>

<p>&quot;Tiens. Mon num&eacute;ro. &Eacute;cris-moi demain, pour que je sache si tu as gard&eacute; des traces.&quot;</p>

<p>Il prit le papier, le serra dans sa main.</p>

<p>&quot;Je le ferai.&quot;</p>

<p>Il se rhabilla, le c&oelig;ur l&eacute;ger, les joues encore chaudes. Il avait v&eacute;cu quelque chose d&#39;intense, de nouveau. Il avait trouv&eacute; une amie, une guide, une ma&icirc;tresse potentielle.</p>

<p>Il rejoignit les autres, mais son esprit &eacute;tait ailleurs, dans cette salle, sur cette table, avec Alessia.</p>]]></description>
			<guid>https://www.bdsm.fr/blog/12565/Chapitre-11-:-Marcus/</guid>
			<pubDate>Thu, 06 Aug 2026 12:13:24 +0000</pubDate>
			<dc:creator>Alexios</dc:creator>
		</item>
		<item>
			<title>Alexios a posté un article.</title>
			<link><![CDATA[https://www.bdsm.fr/blog/12555/Chapitre-10-:-La-file-d&#039;attente/]]></link>
			<description><![CDATA[<p>Max se pr&eacute;para plus t&ocirc;t que d&#39;habitude. Le temps &eacute;tait plus froid, un vent glacial s&#39;&eacute;tait lev&eacute; sur la ville, et il avait enfil&eacute; une veste &eacute;paisse par-dessus sa tenue de soir&eacute;e. Les jours pr&eacute;c&eacute;dents, il avait beaucoup discut&eacute; avec Domina_Selene.</p>

<p><br />
Domina_Selene : &laquo; Tu vas te mettre &agrave; genoux pour moi, ce soir ? &raquo;</p>

<p>esclave : &laquo; Oui, Domina_Selene. Je me mettrai &agrave; genoux. &raquo;</p>

<p><br />
Domina_Selene : &laquo; Et tu vas rester immobile, sans bouger, jusqu&#39;&agrave; ce que je te le dise ? &raquo;</p>

<p><br />
esclave : &laquo; Oui, Domina_Selene. Je resterai immobile. &raquo;</p>

<p><br />
Domina_Selene : &laquo; M&ecirc;me si tu as froid ? M&ecirc;me si tes genoux te font mal ? &raquo;</p>

<p><br />
esclave : &laquo; M&ecirc;me si j&#39;ai froid. M&ecirc;me si mes genoux me font mal. Je resterai immobile pour vous. &raquo;</p>

<p><br />
Domina_Selene : &laquo; Bien. Je verrai si tu es sinc&egrave;re. &raquo;</p>

<p><br />
Il avait aussi partag&eacute; des confessions, des doutes. Elle l&#39;avait &eacute;cout&eacute;, guid&eacute;, parfois rabrou&eacute;, mais toujours avec une bienveillance qui le faisait fondre.<br />
Mais elle n&#39;&eacute;tait pas s&ucirc;re de venir.</p>

<p><br />
Domina_Selene : &laquo; J&#39;ai une obligation professionnelle. Je ferai de mon mieux pour &ecirc;tre l&agrave;, mais je ne te promets rien. &raquo;<br />
Max avait &eacute;t&eacute; d&eacute;&ccedil;u, mais il avait accept&eacute;. Il irait quand m&ecirc;me. Il tenterait sa chance sur place. Et surtout, il rencontrerait enfin Domina_Luna.<br />
Il s&#39;&eacute;tait dit que ce serait peut-&ecirc;tre mieux. Une rencontre physique, r&eacute;elle, loin des &eacute;crans. Il avait imagin&eacute; sa voix, son regard, ses mains. Il avait imagin&eacute; ses genoux sur le sol, elle debout devant lui.<br />
La pr&eacute;paration avait pris plus de temps que d&#39;habitude. Il avait voulu &ecirc;tre parfait. Rasage int&eacute;gral, lavement minutieux, hydratation de chaque centim&egrave;tre de peau. Il avait essay&eacute; trois tenues diff&eacute;rentes avant de se d&eacute;cider pour une chemise noire et un pantalon sombre.</p>

<p>Quand il arriva devant le club, la r&eacute;union de bienvenue avait d&eacute;j&agrave; commenc&eacute;. Il &eacute;tait en retard.<br />
Il s&#39;approcha de la porte massive, le lapin masqu&eacute; le regardant de ses yeux vides. Mais il s&#39;arr&ecirc;ta.<br />
Il y avait plusieurs personnes devant l&#39;entr&eacute;e. Une file d&#39;attente. Des gens qui attendaient, discutaient, se connaissaient visiblement.<br />
Max se sentit soudainement timide. Il ne savait pas s&#39;il devait s&#39;approcher, se m&ecirc;ler &agrave; eux, ou attendre &agrave; l&#39;&eacute;cart. Il fit semblant d&#39;&ecirc;tre un passant, ralentit le pas, regarda ailleurs, comme s&#39;il cherchait une adresse, un num&eacute;ro. Il sentit le regard des gens de la file sur lui, l&#39;observant, le jaugeant.<br />
Il passa devant eux, continua son chemin, s&#39;&eacute;loigna de quelques m&egrave;tres. Puis il s&#39;arr&ecirc;ta, h&eacute;sita, fit demi-tour. Il revint, se pla&ccedil;a &agrave; la fin de la file, les mains dans les poches, le regard baiss&eacute;.<br />
Il n&#39;&eacute;tait qu&#39;un inconnu. Personne ne le connaissait. Personne ne savait qu&#39;il avait d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; l&agrave;. Il esp&eacute;rait que cette fois serait diff&eacute;rente.<br />
Devant lui, un couple. L&#39;homme portait un collier discret, fin, en cuir noir, presque invisible sous le col de sa chemise. Mais Max le vit. La femme, sa Domina, tenait la laisse dans sa main, rel&acirc;ch&eacute;e, presque n&eacute;gligente. L&#39;homme &eacute;tait calme, d&eacute;tendu, comme s&#39;il &eacute;tait habitu&eacute; &agrave; cette position, &agrave; cette pr&eacute;sence autour de son cou.<br />
Plus loin, un couple de femmes. Elles s&#39;embrassaient, langoureusement, sans se soucier des regards. L&#39;une &eacute;tait grande, blonde, v&ecirc;tue d&#39;un tailleur strict. L&#39;autre, plus petite, brune, ne portait qu&#39;un imperm&eacute;able ouvert sur de la lingerie presque transparente. La dentelle noire ne cachait rien. Max pouvait voir ses seins, ses hanches, son ventre. Il pouvait presque tout voir.<br />
Il ne pouvait s&#39;emp&ecirc;cher de la regarder. Une fois, deux fois, trois fois. Il se sentait comme un adolescent pris en flagrant d&eacute;lit, mais il n&#39;arrivait pas &agrave; d&eacute;tourner les yeux.<br />
La Domina de la soumise le remarqua. Elle tourna la t&ecirc;te vers lui, un sourire en coin, le regard en feu. Elle voyait qu&#39;il regardait. Elle voyait qu&#39;il &eacute;tait fascin&eacute;. Et elle d&eacute;cida de l&#39;amuser.<br />
Elle attrapa l&#39;ourlet de l&#39;imperm&eacute;able de sa soumise, le souleva l&eacute;g&egrave;rement, d&eacute;voilant un peu plus de dentelle, un peu plus de peau. Un geste lent, presque th&eacute;&acirc;tral. La soumise sursauta, g&ecirc;n&eacute;e, mais sa Domina posa une main sur sa nuque, la rassurant.<br />
&quot;Regarde&quot;, chuchota-t-elle &agrave; sa soumise, mais assez fort pour que Max l&#39;entende. &quot;Ce grand gar&ccedil;on aime ce qu&#39;il voit.&quot;<br />
La soumise rougit, baissa les yeux. Max sentit le rouge lui monter aux joues, lui aussi. Il baissa la t&ecirc;te, g&ecirc;n&eacute;, mais un sourire malgr&eacute; lui &eacute;tira ses l&egrave;vres.<br />
La Domina rit doucement, un rire chaud et charnu.<br />
&quot;Tu es nouveau, ici ? Je ne t&#39;ai jamais vu.&quot;<br />
Max leva les yeux, croisa son regard. &quot;Oui. Enfin, non. Je suis venu une fois. Il y a deux semaines.&quot;<br />
La Domina hocha la t&ecirc;te, un sourire satisfait.<br />
&quot;Alors tu es un d&eacute;butant. J&#39;aime &ccedil;a. Les d&eacute;butants sont si... r&eacute;ceptifs.&quot;<br />
Elle s&#39;approcha de lui, sa soumise sur ses talons. Elle posa une main sur son &eacute;paule, une main chaude, autoritaire.<br />
&quot;Tu veux voir plus ?&quot;<br />
Max d&eacute;glutit, incapable de r&eacute;pondre. Elle rit de nouveau, puis lib&eacute;ra sa soumise, qui retourna &agrave; sa place.<br />
&quot;&Agrave; plus tard, grand gar&ccedil;on.&quot;<br />
La file avan&ccedil;a. La porte s&#39;ouvrit. Max suivit le flot des invit&eacute;s, le coeur battant.<br />
Cette fois, il n&#39;h&eacute;siterait pas.<br />
La file avan&ccedil;ait lentement. D&#39;autres personnes venaient grossir les rangs, des groupes qui arrivaient en riant, des couples silencieux, des solitaires comme lui qui attendaient leur tour avec une impatience mal dissimul&eacute;e.<br />
Max fut soudainement &eacute;tonn&eacute; par une vision qui tranchait avec le froid ambiant. Un couple, enti&egrave;rement v&ecirc;tu de latex, s&#39;&eacute;tait plac&eacute; dans la file derri&egrave;re lui. L&#39;homme &eacute;tait int&eacute;gralement recouvert de latex noir, de la t&ecirc;te aux pieds. Son visage &eacute;tait masqu&eacute; par une cagoule de latex qui ne laissait appara&icirc;tre que deux fentes pour les yeux et une pour la bouche. Ses mains &eacute;taient gant&eacute;es, ses pieds chauss&eacute;s de bottes montantes. Pas un centim&egrave;tre de peau n&#39;&eacute;tait visible. Il ressemblait &agrave; une statue de caoutchouc vivante, parfaitement immobile, ses doigts joints dans le dos.<br />
&Agrave; c&ocirc;t&eacute; de lui, sa compagne. Elle aussi &eacute;tait en latex, mais plus discr&egrave;tement. Un bustier noir moulait sa poitrine, une jupe courte d&eacute;voilait ses cuisses gain&eacute;es de collants brillants. Son visage, lui, &eacute;tait enti&egrave;rement d&eacute;couvert. Elle portait ses cheveux blonds en deux couettes, des petites queues de cheval qui lui donnaient un air enfantin et d&eacute;cal&eacute;, presque ironique, contrastant avec la rigidit&eacute; de son compagnon.<br />
Max les regarda, fascin&eacute;. L&#39;homme ne bougeait pas, ne parlait pas. Il &eacute;tait comme un objet, une extension de sa Domina, qui elle, souriait aux autres invit&eacute;s, discutait, riait.<br />
La file avan&ccedil;a encore. Max franchit la porte massive, passa le contr&ocirc;le sans trop de mal. L&#39;administrateur le reconnut &agrave; peine, un hochement de t&ecirc;te, un sourire poli. Max se sentit presque fier. Il n&#39;&eacute;tait plus un &eacute;tranger. Il &eacute;tait un habitu&eacute;.<br />
Mais son attention fut capt&eacute;e par la Domina blonde et sa soumise qui venaient de passer le contr&ocirc;le juste avant lui. D&egrave;s qu&#39;elles eurent franchi le seuil, la Domina se tourna vers sa soumise.<br />
&quot;&Agrave; quatre pattes.&quot;<br />
La soumise ob&eacute;it sans h&eacute;siter, s&#39;agenouillant sur le sol, les mains et les genoux sur le tapis &eacute;pais. La Domina s&#39;accroupit, lui enleva son imperm&eacute;able d&#39;un geste sec, puis fit glisser la culotte de dentelle le long de ses jambes. La soumise resta expos&eacute;e, offerte, rougissante mais ob&eacute;issante.<br />
La Domina sortit de son sac un objet que Max reconnut : un plug queue. Un petit appendice en silicone, avec une queue de renard accroch&eacute;e &agrave; l&#39;extr&eacute;mit&eacute;, touffue et soyeuse. Elle l&#39;ouvrit, sortit un petit tube de lubrifiant, en enduisit g&eacute;n&eacute;reusement le plug.<br />
&quot;Ne bouge pas&quot;, ordonna-t-elle.<br />
La soumise resta immobile, le souffle court. La Domina s&#39;agenouilla derri&egrave;re elle, et d&#39;un geste doux mais pr&eacute;cis, elle ins&eacute;ra le plug en elle. Un g&eacute;missement &eacute;touff&eacute; s&#39;&eacute;chappa des l&egrave;vres de la soumise, puis elle se d&eacute;tendit, acceptant l&#39;objet.<br />
La Domina se releva, satisfaite. Elle sortit un collier de sa poche, un collier en cuir noir avec un petit anneau, et l&#39;attacha autour du cou de sa soumise.<br />
&quot;Parfait. Viens.&quot;<br />
Elle tira doucement sur le collier, guidant sa soumise vers l&#39;ascenseur. Max les suivit, un peu g&ecirc;n&eacute;, ne sachant pas s&#39;il devait les laisser passer ou rester en arri&egrave;re. Il s&#39;arr&ecirc;ta &agrave; quelques m&egrave;tres, ne voulant pas les d&eacute;ranger.<br />
La Domina se retourna, le regarda.<br />
&quot;Suis-nous. Tu ne nous g&ecirc;nes pas.&quot;<br />
Max s&#39;approcha, entra dans l&#39;ascenseur avec elles. La porte se referma, la cabine s&#39;&eacute;branla doucement.<br />
La Domina se tourna vers sa soumise.<br />
&quot;V&eacute;rifie son mat&eacute;riel.&quot;<br />
La soumise s&#39;approcha de Max, s&#39;agenouilla devant lui. Elle posa ses mains sur sa braguette, d&eacute;fit lentement le bouton, puis la fermeture &eacute;clair. Max sentit ses doigts effleurer son &eacute;rection naissante, les contours de son sexe &agrave; travers le tissu de son boxer.<br />
La Domina regarda, un sourire satisfait aux l&egrave;vres.<br />
&quot;Int&eacute;ressant. On verra un peu plus tard ce soir.&quot;<br />
Max d&eacute;glutit, le coeur battant. Il ne savait pas quoi dire, quoi faire. Il resta immobile, ob&eacute;issant &agrave; l&#39;ordre implicite, tandis que la soumise remontait sa braguette, la refermant, laissant tout en place, mais laissant un souvenir br&ucirc;lant.<br />
L&#39;ascenseur s&#39;arr&ecirc;ta. La porte s&#39;ouvrit sur le couloir du quatri&egrave;me &eacute;tage.<br />
L&#39;h&ocirc;tesse aux cuissardes les attendait, son sourire poli et professionnel. Mais quand ses yeux tomb&egrave;rent sur la braguette de Max, encore entrouverte, un sourire amus&eacute; effleura ses l&egrave;vres.<br />
&quot;Ah, on a d&eacute;j&agrave; commenc&eacute; &agrave; s&#39;amuser ?&quot;<br />
Max rougit, se d&eacute;p&ecirc;cha de refermer sa braguette. L&#39;h&ocirc;tesse lui adressa un clin d&#39;oeil.<br />
&quot;Les vestiaires sont par l&agrave;. Vous pouvez ranger vos affaires.&quot;<br />
La Domina posa une main sur l&#39;&eacute;paule de Max.<br />
&quot;On va d&#39;abord s&#39;amuser un peu, toutes les deux. Ensuite, on te retrouvera. Attends-nous.&quot;<br />
Max hocha la t&ecirc;te, incapable de parler. Il regarda la Domina et sa soumise s&#39;&eacute;loigner vers une alc&ocirc;ve, la soumise rampant toujours, la queue de renard se balan&ccedil;ant derri&egrave;re elle, le collier tenu par sa ma&icirc;tresse.<br />
Il se dirigea vers les vestiaires, ouvrit son casier, rangea ses affaires. Il se sentait &eacute;tourdi, excit&eacute;, perdu. Il n&#39;avait jamais &eacute;t&eacute; autant au centre de l&#39;attention, jamais autant d&eacute;sir&eacute;.<br />
Il se pr&eacute;para, ajusta sa tenue, se regarda dans le miroir. Il &eacute;tait pr&ecirc;t.<br />
Il rejoignit la salle principale, la musique gothique l&#39;enveloppant, les bougies dansant sur les murs.<br />
Cette fois, il ne serait pas seul.</p>]]></description>
			<guid><![CDATA[https://www.bdsm.fr/blog/12555/Chapitre-10-:-La-file-d&#039;attente/]]></guid>
			<pubDate>Sun, 02 Aug 2026 14:57:20 +0000</pubDate>
			<dc:creator>Alexios</dc:creator>
		</item>
		<item>
			<title>Alexios a posté un article.</title>
			<link><![CDATA[https://www.bdsm.fr/blog/12531/Le-Miroir-d&#039;Elle-même/]]></link>
			<description><![CDATA[<p>(pou une amie)</p>

<p>Elle franchit le seuil de l&#39;appartement comme on entre en eaux profondes. Le battement de son c&oelig;ur r&eacute;sonnait &agrave; ses tempes. Il &eacute;tait l&agrave;, adoss&eacute; au bar, le regard calme et possessif. Elle savait ce pour quoi elle &eacute;tait venue, m&ecirc;me si ses doigts crisp&eacute;s sur la bride de son sac trahissaient une pudeur farouche.</p>

<p>Il ne pronon&ccedil;a pas une parole inutile. Il s&rsquo;approcha, lentement, et effleura la premi&egrave;re boutonni&egrave;re de son chemisier. &laquo; Enl&egrave;ve. &raquo; Sa voix &eacute;tait douce, mais il n&rsquo;y avait pas de place pour la n&eacute;gociation. Elle ob&eacute;it, geste apr&egrave;s geste, les joues en feu. Chaque parcelle de peau d&eacute;couverte la mettait &agrave; nu, non seulement devant lui, mais devant cette part d&#39;ombre qu&#39;elle r&eacute;primait depuis toujours. Au fond d&#39;elle, une petite flamme f&eacute;roce s&#39;embrasait.</p>

<p>Il d&eacute;croisa son regard et fit sauter le bouchon d&#39;une bouteille de champagne. Le liquide p&eacute;tillant coula dans deux fl&ucirc;tes. Il porta la sienne &agrave; ses l&egrave;vres, but une gorg&eacute;e, puis posa le verre. Sa main vint se loger derri&egrave;re sa nuque, une caresse imp&eacute;rieuse qui la figea. Il inclina son visage vers le sien, entrouvrit ses l&egrave;vres, et lui restitua le champagne dans un souffle chaud et humide. La liqueur coula dans sa gorge, m&ecirc;l&eacute;e &agrave; sa salive. C&#39;&eacute;tait intime, presque vulgaire, et pourtant cela la fit vaciller de d&eacute;sir. Elle avala, soumise et &eacute;lectris&eacute;e.</p>

<p>Il recula, satisfait. &laquo; Tu as envie de te toucher, n&#39;est-ce pas ? Fais-le. Devant moi. &raquo;</p>

<p>Elle h&eacute;sita, les mains moites. Puis, lentement, elle se laissa glisser dans l&#39;ab&icirc;me de sa propre chair, honteuse et exalt&eacute;e. Ses doigts cherch&egrave;rent les rythmes qui la faisaient fr&eacute;mir. Le plaisir monta, pressant, in&eacute;luctable &ndash; un torrent sur le point de rompre la digue.</p>

<p>C&#39;est alors qu&#39;il parla, d&#39;une voix si basse qu&#39;elle vibra dans sa poitrine : &laquo; Arr&ecirc;te-toi. Regarde-toi dans le miroir. &raquo;</p>

<p>Elle tourna la t&ecirc;te. Le grand miroir du salon lui renvoyait son image : offerte, &eacute;chevel&eacute;e, les joues marqu&eacute;es par le d&eacute;sir. Le choc fut brutal. Voir sa propre extase la paralysa. La vague qui montait se fracassa contre une paroi de verre, la laissant pantelante et frustr&eacute;e, les yeux embu&eacute;s de larmes. Elle se sentit ridicule, expos&eacute;e.</p>

<p>Il vit le malaise. Sa m&acirc;choire se d&eacute;tendit, la duret&eacute; de son regard fondit en une profonde tendresse. Il vint &agrave; elle, l&#39;enla&ccedil;a, l&#39;&eacute;treignit contre sa poitrine en un cocon de chaleur. &laquo; Je suis d&eacute;sol&eacute; &raquo;, murmura-t-il dans ses cheveux. &laquo; Pas encore. Pas comme &ccedil;a. &raquo; Ses mains firent d&eacute;licatement le tour de son corps, effa&ccedil;ant la tension, la ber&ccedil;ant comme on apaise un enfant pris de fi&egrave;vre.</p>

<p>Quand les battements de son c&oelig;ur retrouv&egrave;rent un rythme apais&eacute;, il l&#39;allongea sur le tapis moelleux. Cette fois, ses caresses n&#39;&eacute;taient plus des ordres, mais des invitations. Il s&#39;empara d&#39;un foulard de soie et lui banda les yeux. Plong&eacute;e dans l&#39;obscurit&eacute;, elle sentit ses sens s&#39;aiguiser d&eacute;cupl&eacute;s. Il la mordilla &ndash; l&#39;&eacute;paule, la nuque, la courbe des reins &ndash; des morsures l&eacute;g&egrave;res qui n&#39;&eacute;taient que des promesses de plaisir, des &eacute;tincelles qui raviv&egrave;rent l&#39;incendie. Il la retourna avec douceur, l&#39;installant en levrette, ses hanches cal&eacute;es contre les siennes.</p>

<p>Le monde n&#39;&eacute;tait plus que rythme, que chaleur partag&eacute;e. Cette fois, elle s&#39;abandonna sans retenue, sans cette image parasite venant la juger. L&#39;orgasme la submergea, puissant, lib&eacute;rateur, une d&eacute;flagration silencieuse qui parcourut chaque fibre de son &ecirc;tre.</p>

<p>Dans le tumulte de sa respiration, il retira d&eacute;licatement le bandeau. Elle cligna des yeux, &eacute;blouie par la lumi&egrave;re. Son reflet, dans le miroir, lui faisait face. Elle se voyait maintenant &agrave; l&#39;instant pr&eacute;cis de l&#39;extase : les cheveux en bataille, la peau nacr&eacute;e de sueur, les l&egrave;vres entrouvertes sur un souffle rauque. Elle &eacute;tait vuln&eacute;rable. Elle &eacute;tait puissante. Elle &eacute;tait sinc&egrave;re.</p>

<p>Cette fois, elle ne d&eacute;tourna pas le regard. Elle plongea dans ses propres prunelles et aima ce qu&#39;elle y vit : une femme enti&egrave;re, en paix avec ses d&eacute;sirs les plus enfouis. Elle sourit &agrave; son reflet, tandis que lui, derri&egrave;re elle, posait un baiser sur sa nuque, complice de cette r&eacute;conciliation.</p>]]></description>
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			<pubDate>Sat, 25 Jul 2026 18:43:45 +0000</pubDate>
			<dc:creator>Alexios</dc:creator>
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