16/04/2018 par
C’était un vendredi soir il y a environ 12 ans.
J’étais sorti en discothèque, bien que je déteste ces endroits. Je connaissais bien le patron, pour avoir bossé pour lui dans un précédent établissement, de ce fait il m’offrait toujours – ou presque – une bouteille de Whisky. J’étais assis là, à boire mon verre de ‘Sky alors que les gens se trémoussaient sur musique qui résonnait à l’étage. Comme à l’accoutumée dans ces moments-là je me découvrais des “amis”. Souvent des femmes, qui se pressaient près de moi afin d’obtenir de ma part un petit verre de breuvage tant désiré. Alors que mon regard se portait dans le vide, loin des conversations futiles, je croisais le regard fuyant d’une ravissante femme. L’une des plus belles qu’il m’ait été donné de rencontrer (et pourtant j’en avais connu des femmes !). Je l’observais un petit moment, puis je me dis que j’allais lui offrir un verre.
Je me levais, faisant ainsi comprendre aux “bois sans soif” qu’il était temps qu’elles dégagent. Je m’approchais mine de rien du bar, où je demandais un autre verre au serveur – et par la même occasion – ce que buvait la divine créature à l’autre bout du bar. Je m’approchais d’elle et l’interrogea :
– Puis-je vous offrir un autre Caucasien ?
– Comment savez-vous ce que je bois ?
– Une jeune femme de votre classe et d’une telle beauté, ne peut boire qu’un cocktail aussi raffiné qu’elle !
– …
– Laissez-moi deviner ce que vous faites dans la vie, ou ce que vous voulez faire…
– Si vous me sortez “Mannequin”, je vous jette mon verre au visage ! rétorqua-t-elle sur un ton des plus sérieux.
– Je suis bien ennuyé, je pensais que vous étiez une cérébrale, j’allais plutôt dire Neurochirurgienne, ou quelque chose dans le genre !
Elle esquissa un sourire. Elle savait que j’avais pensé à “Mannequin” en premier, mais elle me laissa continuer ma drague à deux balles.
– Sinon, plus sérieusement, acceptez-vous que je vous offre un verre ? Ça n’engage à rien, qu’en dites-vous ?
– Et bien soit ! Me rétorqua-t-elle.
Elle était belle, intelligente et surtout tout à fait mon genre de femme : brune des yeux bleus dans lesquels j’aurais aimé me noyer. Je fis signe au serveur, qui arriva.
– Un Caucasien, pour Mademoiselle et un Martini Gin pour moi, à la cuillère, pas au Shaker !
– Oh ! Fit-elle, Vous auriez du me dire que vous étiez James Bond, ça change tout !
J’éclatais de rire, puis repris :
– Désolé de vous décevoir, gente damoiselle, je ne suis qu’un simple pompier…
Nous discutâmes durant au moins deux heures de tout et de rien, de ces rêves, de ce qu’elle désirait au plus profond d’elle (j’espérais m’y retrouver aussi à un moment donné !), puis nous sommes allés sur la piste danser jusqu’à la fermeture à 05h00.
Nous échangeâmes nos numéros.
Le soir même, je la rappelais.
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