14/05/2018 Par :
Le voyage en train n'est pas franchement long, mais à force de voir le même paysage défiler, il devient lassant. Bien que la journée eut été remplie, Il a hâte de rentrer ... et le plus tôt sera le mieux. Le paysage, comme celui de hier, continuer de défiler sous ses yeux. Non, il n'a pas changé et même si, aujourd'hui, il fait beau, le paysage est toujours le même. En scrutant de loin sans plus d'attention une ligne à haute tension sur une montagne, Son regard la suit descendre dans ce vallon, passer ensuite la crête, remonter la pente, survoler la falaise et, au final, se cacher sur l'autre versant pour finir quelque part, tout comme elle a démarré : quelque part. L'imagination prend le relais pour voyager ailleurs .... Enfin, la porte s'ouvre et Il peut rentrer chez eux. Elle est déjà accaparée dans la cuisine; Il la rejoint et dépose un baiser sur sa nuque. Un petit sourire accompagné d'un petit gémissement Lui répondent. " Veux-tu prendre un verre avant de manger ? - Volontiers, lui répond-il." S'asseyant dans le divan, Il attend qu'elle vienne lui servir ce verre de Muscat qu'Il savoure de temps à autre. En cette fin de journée, ce n'est pas pour lui déplaire, au final. Pour elle, elle se choisit un jus de fruit. Quand elle vient avec les verres, Il sort un oreiller assez large qu'Il dépose devant Ses jambes et lui débarrasse ses mains. "Installe-toi ici, devant Moi". Une petite hésitation mélangée à de la surprise, puis elle se met à genoux. Il lui rend son verre. Passant Sa main pour lui caresser sa nuque et la joue, chose qu'elle apprécie grandement, Il lui dépose un baiser sur le front et un autre sur la bouche. " A la tienne, Hestia - A la vôtre, Maitre". Un tchine et les verres se dégustent. Mais il n'est pas encore vide qu'Il se lève, en laissant Sa main sur son épaule de manière à ce qu'elle ne bouge pas et s'éloigne. Docile, et curieuse de cette tournure des événements, elle patiente.... pas très longtemps. De retour, Il s'est débrouillé pour revenir en cachant ce dont il était parti prendre. En s'asseyant à nouveau en face d'elle, Il lui dépose un nouveau baiser sur le front. " Voulez-vous passer à table ? C'est prêt. - Non, je préfère passer directement au dessert." Sur ces mots, Il lui dépose un bandeau sur les yeux ainsi qu'un nouveau baiser sur la bouche. Puis, avec les 2 mains, Il lui caresse à nouveau le côté de la tête et la joue. Le Voyage débute ... Un tintement d'objet plus ou moins familiers et confus résonnent dans ses oreilles, mais très vite, elle devine ce qui a été sorti sur le canapé.... et fixé à ses poignets. Les attaches en cuir s'enroulent comme des prédateurs de plaisir et se lient intimement l'un avec l'autre. A nouveau, les mains, plus fermes, passent dans ses cheveux. Mais cette fois, la réalité sous le bandeau devient volupté et celle-ci se transforme. Ce qui devait être un classique dîner entre 2 amoureux devient .... Son esprit prend son envol... Les baisers qu'Il dépose sur ses lèvres et son front migrent vers son cou, décuplant les effets de plaisir. Ceux-ci restent de moins en moins emprisonnés et s'échappent via des petits soupirs et des rictus si particuliers et si amoureux. Une surface fraîche sur ses lèvres, c'est son verre qu'Il dépose afin qu'elle continue son apéritif. Il est devenu dérisoire au regard de ce qui va arriver, mais boire le verre aveuglément que lui donne Son Maitre fait partie de ces gestes si intimes, et si symboliques à la fois.... Elle boit tranquillement, jusqu'à la fin. Mais à peine terminé, une Main saisit toute sa tête et la dirige vers le bas, sur Sa cuisse. Se réajustant, elle y prend position pendant que Son Maitre savoure son verre .... bien que ce ne soit pas le verre en lui-même qu'Il apprécie particulièrement. La tête de Sa soumise sur Sa jambe. Si enfin le Lacher Prise pouvait survenir et Les Libérer ... De Sa main, des petites caresses parcourent la joue de Hestia qui répond par des petits soupirs apaisés, et gourmands pour certains. Il prend son temps, tout comme Il lui fait prendre le sien. Les 2 verres terminés et reposés, Il joint Ses 2 mains pour lui caresser toute la tête, comme il lui plaît. Les gémissements et les petits mouvements de plaisir ne se font pas attendre. Puis, Il lui redresse la tête. " Qui es-tu ? - Je suis Votre soumise, Maitre" Un autre tintement métallique familier résonne et une sensation de frais entoure le cou de celle qui se laisse d’avantage glisser vers la Liberté : son collier de séance. Aussi noir que le bandeau, la suite des événements est toute autant imprévue. La soirée ne fait que commencer.... Le collier est à peine fixé que Sa main saisit sa mâchoire pour forcer son ouverture; une large boule est fourrée dans sa bouche, les lanières sont bien serrées, ses bras sont libérées et elle doit se lever. Contrastant avec l'extrême douceur d'il y a quelques minutes, les vêtements sont retirés assez rapidement. Puis, une main ferme la fait asseoir là où Il était assis. Cette fois, c'est pour habiller son pied d'escarpins qu'elle connaît aussi très bien. Les charmes ou les avantages d'avoir son Homme et Maitre fétichiste de ces accessoires... Quoi qu'il en soit, elle retourne à nouveau sur son coussin, face à Lui, les yeux bandés, bâillonnée et les mains attachées. "Ma soumise se tient droite". Ces mots sont prononcés alors que 2 mains la saisisse pour la redresser. Posture droite, peut-être pas la plus confortable des positions, mais il y a le coussin. Posture droite, offerte, surtout. Peut-être des cordes auraient parcouru son Corps afin d'être bien présentée. Mais Il avait décidé de faire ainsi. Posture droite, c'est ainsi qu'Il la regarde, l'admire, la savoure. Confortablement assis dans le canapé, Il goûte à ce moment unique de Partage et d'Abandon à la fois. Elle sait qu'Il est fier d'elle. Très fier. Alors, elle soigne sa posture autant pour satisfaire Son exigence et Plaisir que pour son propre plaisir monté en flèche. Celui-ci grimpe d'avantage quand elle ressent des bouts de doigt titiller le bout de ses seins. Mais c'est sans commune mesure quand c'est Sa langue qui vient englober le téton et le lécher avec une envie passionnée. Là, plus question de faire attention à sa posture. Une main lui saisit la tête la forçant à rester droite, tandis qu'une autre parcourt son Corps pour qu'il reste droit. Les gémissements augmentent au grès des torsions de son Corps qui ne parvient finalement pas à rester droit. Les tétons sont devenus durs sous l'effet de cette langue qui ne laisse aucun répit. Si elle cesse un moment, c'est pour recommencer de plus belle sur l'un ou l'autre téton. Gauche ou droite, il est loin le moment où il fallait rester droite... La baillon retiré lui laisse enfin la possibilité de respirer à fond. Ses seins, léchés, titillés, caressés lâchent tout un flot de sensations parcourant tout son Corps, plié et torsadé de Plaisir. Un autre cliquetis métallique familier résonne au niveau de cou et sa tête est alors tirée vers l'avant, soutenu par une Main. Ce qui est aussi son objet de Plaisir s'enfonce dans sa bouche. Le sexe de Son Maitre est déjà bien en forme; il a eu tout le temps d'être excité par ces précédents préliminaires. A présent, seule la laisse la retient. A genoux, elle s'affaire sur Son Membre et, à son tour, peut déguster les gémissements lâchés par Son Maitre. Plus discret qu'elle, Il n'en éprouve pas moins de Plaisir et lui fait savoir par les caresses plus ou moins contrôlées qu'Il lui fait sur la tête et par les ondulations de son Corps lui-même. Paradoxalement, sans mains, le Plaisir est tout aussi au rendez-vous. C'est un Voyage de Partage, Echanges, chacun jouant de ce qu'il lui appartient chez l'autre en s'offrant d'avantages pour fait grimper d'avantage ce Plaisir déjà très haut. Déjà trés haut, presque trop pour voyager encore plus longtemps. D'un geste de main, Il arrête son va-et-vient de sa tête ce qui lui permet de reprendre son souffle. Que fait-Il ? La regarde-t-il pour mieux la Dévorer ? La contemple-t-il ? La savoure-t-il ? Ou prend-il juste le temps avec sa soumise devenue Son Plaisir, Son Jouet.... Des 2, l'esprit est tout autant embrouillé par les vapeurs de Plaisir entrée en ébullition pendant cette fellation. Une simple pause pour faire retomber la pression et mieux ré-attaquer après. Qu'est-ce que va suivre .... D'un coup, 2 mains lui plaquent la tête contre Ses jambes. Il s'est relevé et la ainsi pénètre sans crier gare. Cette fois, c'est Lui. La tête est maintenue fermement, subissant les va-et-vient rapides de cette queue devenue aussi large que dure. Il ne lui laisse aucun répit. Le Plaisir est encore monté d'un cran quand Il la relâche enfin, laissant sa bouche tranquille après cette baise. Elle reprend sa respiration, mais c'est de courte durée. Ses tétons sont pincés pour la forcer à se redresser et à libérer son sexe. Il est très mouillé quand Il loge un doigt sous les lèvres et chatouille le clitoris. Un coup de fouet de sensations parcourent son Corps devenu ainsi très sensible et elle lâche un nouveau gémissement. Il est de courte durée, une main ferme la rebaillonne à nouveau. L'autre main continue de caresser le clitoris et soudain... un des tétons reçoit l'assaut d'une langue bien connue et trés gourmande. Le chemin vers l'orgasme se réduit, la fin n'est plus bien loin. Subir de plaisir, parce que le Voyage n'est pas terminé.... Enfin la position à genoux est terminée. Son Maître la relève et elle peut dégourdir ses genoux. Mais tout son Corps est en extase et aimerait bien ne pas rester debout.... Une pression sur sa laisse l'amène peu à côté et attend. Pas très longtemps, un autre cliquetis très familier la fait frissonner. Ses mains sont attachées devant cette fois, ne laissant plus aucun doute sur la suite du programme. Le "claque" si caractéristique et si excitant résonne dans toute la pièce. Son sexe ne peut plus retenir toute l'humidité à ce niveau d'excitation. Le second "claque" est plus proche. Il n'y aura pas de 3ème mais une piquante sensation zèbre ses fesses, suivie d'une autre, plus bas. Fouettée, elle reste docile, se contraignant à l'immobilité et savourant cet autre instant plus qu'unique. Elle aurait préféré être totalement attachée à une croix de St-André ou un autre support pour savourer d’avantage du Serpent, mais il n'y en a pas ici. De toute façon, ça n'empêche pas la lanière de cuir de zébrer sa peau sur un côté puis un autre, inscrivant des marques rouges piquantes. De l'autre côté, Il prend un Plaisir tout aussi intense, différent, de diriger ce Serpent sur elle, infligeant toutes ces marques de Plaisir. Il le fait durer. Le Corps de sa soumise tressaille de douleur bénite et de Plaisir à chaque coup de fouet. Plus il rougit, plus il devient sensible et meilleur c'est. Elle est en plein voyage, Il le devine par ces petites mimiques de son Corps et ces gémissements. Il s'arrête. Il s'approche d'elle et fait serpenter le fouet sur sa poitrine, ses hanches, vers son cou... Petit à petit, il prend possession de ce Corps qui n'appartient plus à sa soumise, elle même partie en Voyage dans un monde de volupté, Liberté. Ce spectacle, Il aime le contempler. C'est contre Lui que son corps, chauffé par ce fouet, s'abandonne, couvert de sueur et d'une multitude de marques. Après avoir joué avec ses seins, Il repart jouer à nouveau du Serpent. D'autres zébrures se rajoutent, accompagnés d'autres gémissement de Plaisir. Il n'existe plus de temps, ni d'horloge. Seul le claquement du fouet sert de repère; le Corps rougit d'avantage, devenant brillant par la sueur discrète. Il préférerait d'avantage la voir encore plus libre de ces gestes si une structure lui permettait d'attacher sa soumise. Elle pourrait se laisser aller librement à chaque claque. Mais ce Cadeau, Sa soumise qu'Il fouette, Sa soumise qui s'offre à Lui est déjà inestimable qui n'a aucun équivalent. Tout comme un joyau sacré, Il prend soin de magner le Serpent pour apposer uniquement ces marques et douleur de Plaisir. Chose qu'elle lui rend bien par ces gémissements et ces torsions. Nouvelle pause, Il la saisit à nouveau pour l'accroupir face à Lui. Une nouvelle fellation est imposée, plus brute. Jouant avec son propre "feu", Il est proche de l'orgasme. C'est un défi de Plaisir. Puis, à nouveau, sa langue part taquiner les tétons, à présent bien plus que sensibles. Elle manquerait de perdre l'équilibre parcourue par cet électricité de Plaisir. Malgré ces gémissements, ces frémissements, Il continue à jouer de ces seins, et encore plus. Pourquoi s'arrêter ainsi ...... Il fait partie de ces moments uniques. Celui où le Corps est en ébullition, l'Esprit embrumé dans des vapeurs de volupté et de bien-être. Sans atteindre le « Sub-space », ils sont tous les 2 dans leur Univers, leur coquille. L'une s'abandonnant à Lui, Lui menant la danse, les 2 savourant et échangeant le moindre fait, son, le moindre contact ou odeur, le moindre …. tout pour prendre son pied et en offrir autant voir plus à l'autre. Le Graal n'est plus bien loin. L'Esprit n'est en mesure que de subir pour Elle. Quant à Lui, il lui reste une portion de lucidité pour la suite du programme. Enfin..... quel programme.... Tout ne s'est pas passé franchement comme prévu. Comme Il l'avait voulu, elle s'est bien mise en position « Offerte » et Il avait pris le temps de savourer ce moment. Moment trop rare à Son goût. Ensuite, il devait y avoir les cordes. Mais si celles-ci devaient sublimer le Corps de sa Fierté, elles allaient gêner les morsures du Serpent. Et, aujourd'hui, sur le coup, le Serpent avait gagné sa faveur. C'est très fréquent que le programme change en cours de route. Ce n'est pas pour déplaire. Cela donne l'impression d'être devant un immense et magnifique buffet auquel on veut goûter à tout..... sachant que cela ne sera pas possible d'un coup et que le choix du meilleur est à faire. Pratiquement rassasié « de force », Il s'offre une pause. Une pause aussi pour elle, en Voyage quelque part au 7e Ciel. Il la contemple. Quelle beauté de voir sa soumise en extase, lâchant prise de tout. Quelle sensation étrange parcourt son Esprit... La volonté d'emmener encore plus loin sa soumise dans ce monde merveilleux, et plus longtemps en utilisant des manières, des accessoires violents, quitte à violenter son Corps. Cet extase qu'Il lui offre ne serait-il pas assez puissant comme cela ? Ce sont pourtant ces sensations, ces envies si puissantes, paradoxales qui font ce qu'ils sont et de dont ils se sont rencontrés. Moment trop rare de séances et de sueur, le Graal est très proche, mais l'atteindre signifierait la fin de la quête, toute aussi jouissive que le décrocher. Une pause.... qui cesse enfin. Jetant un plaid épais par terre, Il dispose Sa soumise par terre, à 4 pattes, accompagné de quelques fessées. Les quelques zones restées encore blanches rougissent entre 2 marques de fouet. Tout est pratiquement rouge sur ce Corps à nouveau offert. « Tu vas pouvoir crier » et s'installe derrière elle. Au comble de l'excitation, Il n'a aucun mal à s'installer en elle au son d'un fort gémissement. A Lui, elle s'offre aux coups de bassin. Son intimité déborde de Plaisir, assoiffée de ce Sexe attendu, voulu et enfin au rendez-vous. Instant magique de bouillonnement des esprits et corps déjà brûlants. Les va-et-vient s'accentuent, accélèrent, les mains glissent sur la peau. Vite, attraper les épaules et s 'enfoncer d'avantage dans cette Chatte des Plaisirs, le Graal approche, des cris, le cœur s'emballe, les gémissements … Le train s'est immobilisé le long du quai. Un trou du c.... heuu, passager tente de forcer le passage encombré par le vélo qu'il suffit juste de sortir pour dégager la voie... Arriver à la maison est très rapide. Enfin, la porte s'ouvre et Il peut rentrer chez eux. Elle est déjà accaparée dans la cuisine; Il la rejoint et dépose un baiser sur sa nuque. Un petit sourire accompagné d'un petit gémissement Lui répondent.

12/05/2018 Par :
Madame ferma les yeux, s’étira langoureusement dans le fauteuil. La tête reposant sur le coussin, elle écoutait le bruit de la maison, intérieurement, elle souriait. Elle ne l’entendait pas, même couché à quelques centimètres, il ne bougeait pas, il était là, si insignifiant dans sa présence et pourtant, si absolument fondamental. Il ne le savait pas, jamais il ne le saura. Madame voulait sa présence, elle portait en elle ce besoin vital de le posséder, mais son plaisir résidait justement dans cette distanciation entre sa nécessité intérieure et l’image qu’elle dégageait d’elle. Son indépendance, sa froideur, sa déité niaient, en apparence, sa joie de le posséder jusqu’au fond de son esprit, dans les abysses de son âme. Elle ne jouait pas, elle ne s’amusait pas. Madame désirait être démiurge et ce corps, cet esprit blotti à ses pieds, étaient la quintessence de ses années de recherche, de sa quête de l’être qu’elle voulait façonner et qu’elle avait enfin pu modeler à sa guise. Madame savait que la clarté, l’obscurité, le froid, le feu, la pluie et le vent, la cage ou le grand air, la faim, la soif, la peine, la joie, les pleurs, les rires, ne voulaient plus rien dire pour lui. Madame le savait parce qu’elle l’avait éduqué pour qu’il ne puisse plus réagir qu’à une seule appréhension, qu’une seule crainte, ne plus être en sa présence, ne plus entendre sa voix, ne plus sentir son parfum, ne plus être auprès d’elle. L’abandon était sa seule crainte. Il n’était plus qu’un petit chien sans autre attache que celle qu’il portait à la maîtresse. Pour lui, le monde se résumait à la présence rassurante, bienfaisante de celle qu’il considérait comme l’âme de son existence. C’est ainsi qu’elle l’avait voulu, c’est ainsi qu’il était devenu. Pourquoi penser par soi-même quand un être supérieur pense pour toi ? Pourquoi choisir sa vie, quand la vie ne dépend plus de toi, mais de la main qui te frappe, qui te cajole, qui te nourrit, qui te guide ? Pourquoi lutter contre soi, quand Madame t’offre d’être sa créature ? Petit à petit, Madame franchit les barrières psychologiques qu’il le retenait encore parmi les êtres libres, puis un jour, il s’agenouilla complètement, il renonça à lui totalement et ne fut plus que la pensée en chair de la volonté de la maîtresse. Il pleura. Les larmes de sa libération se répandirent sur les escarpins vernis de madame, sur les mains bénies de la maîtresse. Elle l’autorisa sans mot à lécher et embrasser les extrémités de son corps. Ses dernières paroles, ses derniers mots furent pour renoncer à dire ou être, il avoua son attachement viscéral à madame et puis il se tut pour toujours. Dorénavant, il ne parlait plus, ne pensait plus, ne mangeait, ne buvait plus que sur ordre de la maîtresse. Elle lui était devenu bien plus indispensable que l’air qu’il respirait. Son pied taquina un peu le corps étendu sous elle. Il ne bougea pas. Seule parfois la clochette accrochée au piercing de son périnée pouvait annoncer sa présence, seule la laisse en petits maillons d’acier pouvait tintinnabuler, mais ce n’était que des bruits d’appartenances, les sons du recueillement de son entière soumission. Madame posa son pied gainé de soie sur la bouche, il baisa l’offrande sans excitation, sans précipitation, avec la componction et la douceur exigée de lui. Madame se souvint des étapes de l’apprentissage, des efforts qu’elle déploya pour le mener jusqu’au renoncement total à lui-même. Bien sûr, il portait en lui cette structure mentale prête au renoncement absolu, mais le travail d’éducation fut long et douloureux. Il n’est jamais facile de perdre l’habitude de penser par soi et pour soi. La présence d’un esprit fort, aussi intensément ancré en soi que le lierre à la pierre peut inquiéter les plus dociles, mais quand le renoncement final survient, le soulagement est d’autant plus apaisant. Car ce renoncement est une étape vers la quiétude intérieure. Le soumis ne porte plus en lui la crainte de ne pas appartenir, il n’éprouve plus que la crainte de l’abandon. Madame inculqua dès le début de sa prise en main, la crainte dans son esprit. Craindre le mépris de madame, craindre la colère froide de madame, craindre l’oubli de madame, elle le nourrit de sa propre main, le frappa de sa propre volonté, le punit avec intransigeance, le consola avec douceur, le provoqua avec orgueil, l’éloigna sans pitié, le rappela avec mansuétude, toutes ces étapes, toutes ces actions instillaient en lui la crainte de ne pas être à la hauteur des exigences de madame et surtout de ne plus pouvoir être à ses pieds, dans ses grâces, dans sa magnificence.

12/05/2018 Par :
Il y a du rouge et du blanc dans la pénombre. Il y a du plaisir et de la douleur tour à tour mêlés. Il y a des os qui tremblent, de la peau qui chante. Il y a des des nerfs qui frissonnent, de la chair qui palpite. Il y a des morsures dans mes baisers, des griffures dans mes caresses. Il y a des songes dans mes cris, des mots dans mes silences. Il y a des offrandes sous voile, des aveux bien cachés Il y a des espoirs dans mes yeux levés, des secrets derrière mes paupières closes Il y a des hiers ivres et des demains à boire. Encore.

11/05/2018 Par :
(Ecrit sur la musique : moment in love / Art of Noise) Soleil absent d'une douce nuit aux pieds des vagues, bien après que la rage et l'amour se soient livrés en duel sur ton corps. De cette berceuse à la mélancolie des flots, tu t'éveilles... Esprits encore embrumés, les images défilent, muettes, passage furtif entre nos regards éperdus : Moment in Love. Les nuages arrivent au loin sur la mer grise. Allongés, les yeux perdus dans l'autre, nous les laissons venir à nous. Voilà les gouttes qui tombent une à une, traçant les ronds sur l'écume mourante après leur chevauchée. Perles Cristallines, elles sont là, frappant notre peau. Les voir ainsi s’échouant sur toi, comme tes larmes à la fin de nos plaisirs. Apaisantes, elles effacent un instant ces brûlures nocturnes. Froides, elles te dessinent les frissons, alors que tes seins tendus au ciel en réclament encore. De mes doigts suivre la danse de ton corps, ondulations perverses aux éclaboussures sensuelles. Renaître en ce matin. La pluie redouble, venir sur toi abri dérisoire, pour nous réchauffer, raviver les désirs. Au rythme des vagues qui nous portent, venir en toi. T'habiller de mes mains oppressantes, rendant ton souffle impossible, ne libérant que les cris. Ranimer la chaleur de la nuit, et de ces chemins suivre les traces laissées, couleur de souffrances en nuances de jouissances. Leur donner plus de forces, plus d'éclats. Aiguiser tes sens tout autant que mon appétit. Chercher, encore plus profond, en toi l'obéissance, les peurs, gardant le défi dans ton regard. Mouvement brutaux, tendresses arides, les caresses raisonnent en claque, les baisers se mêlent aux morsures. Te sentir te débattre, sans vouloir me fuir. Appeler une dernière fois par tes suppliques, la venue de nos plaisirs. L'averse est passée, la pluie s'est tue, se lève ce doux sourire sur ton visage...

11/05/2018 Par :
Le son ne précède pas le contact comme elle l'aurait cru. Elle s'attendait à un cliquetis net, un carillonnage métallique mais le bruissement est mat, sourd. Mangé par le temps, le fer est devenu muet. A peine un frottement ou un craquement entre les maillons grossiers, épais. La chaîne encercle son torse et son cou, plaquée sur sa gorge, embusquée derrière l'échelle, soulignant sournoisement un sein avant de retomber sur son flanc. Les mains sont retenues quelques échelons au-dessus par des poignets de vieux cuir raidi. Le métal presse ses chairs, appuie sur son cou, dur et froid, freine l'air qu'elle avale à petite gorgée. En descendant d'un cran, sa gorge s'écrase contre la chaîne qui bloque, étrangle. Le souffle court irrite la trachée, le fourmillement des mains gagne les tempes. La chaîne se relâche d'un cran. Elle aspire l'atmosphère dense de bois et de poussière humide à grosses goulées. Allongée. La chaîne enserre, serpentine liane lourde et placide. Elle pèse sur son ventre comme une main, s'enroule autour de son corps pour venir, vicieuse, caresser l'entrejambe, pénétrer le sexe, langue glaciale, gode implacable qui glisse sa froidure à l'orée bouillonnante. Choc thermique.

09/05/2018 Par :
28 minutes… une goutte d eau dans une vie, une éternité entre vos mains. Votre regard mutin emplit de perversion me pénètre, j ai encore au creux de mes reins votre saveur, vos assauts tantôt doux tantôt vigoureux, vous aimez me prendre ainsi, j aime que vous me preniez, je vous appartiens. Les yeux rivés sur l horloge … 28 minutes. Le dix premières sont exquises, sensation de cuir, chaleur progressive, rougissement ressenti. Vous m avez averti, l intensité va augmenter, je le sais et je l attends. Vous le maniez fort bien, les coups pleuvent, ils me réchauffent, ils m apaisent. J essaie de les compter rapidement je perds le fil au profit des lanières. Les minutes s écoulent, lentement mais le temps ne s arrêtent pas, bien précieux que nous ne pouvons retenir. Je profite. Je savoure. Votre danse autour de moi. Elles se terminent. Vous changez donc… après le Martinet, la Cravache. Je l apprécie assez… sous réserve qu’ elle soit bien utilisée … que seul le cuir vienne à la rencontre de l endroit choisi. Ces minutes semblent plus longues, les secondes comme retenues par une force omniprésente. La concentration devient nécessaire pour tenir encore et encore. Vous continuez à virevolter autour de moi. Toutes les parties offertes de mon corps rougissent. Mon esprit s envole, mon corps se contracte. La position de contrainte est difficile par manque de stabilité. Elle se terminent. Mon dos, mes fesses sont en feu. J aime ces sensations et j aime savoir que c est votre main qui les engendrent. Je redoute les huit dernières. .. Je crains toujours autant la badine. Les premiers sifflements se font entendre aussi cinglants que la douleur ressentie. Je me raidie, je n arrive pas à étouffer certains cris, mon corps se tort. Vous m indiquez 28. Je vous défie. Mes yeux dans les vôtres. A cet instant précis je sais que vous avez le pouvoir de me faire plier. Le décompte commence. La douleur est intense. J ai de plus en plus de mal à l apprivoiser. Les larmes viennent. Des tremblements m envahissent. 21. Je n en tiendrais pas plus… et vous l avez entendu. Vous me libérez. Je suis terriblement bien, soulagée, apaisée, contre vous. Merci Monsieur.

05/05/2018 Par :
Le couple, rien que le couple ! Après l'ère de l'australopithèque, l’ère de l'homme de Cro-Magnon, de Néandertal et celle de l'homo-Sapiens, voici venu le temps de l'homme-couple ! Miam ! Au commencement, il y eut la gourmandise. En effet, tous les spécialistes aujourd’hui s’accordent enfin sur cette conclusion : si Eve croqua la pomme, c’est bien parce qu’elle avait la dent !  Choisis donc ton camp, camarade. Que sera la cible de ta gourmandise, le fruit défendu ou ton partenaire intime ? Certainement les deux, mon Capitaine, car on ne saurait se passer de toutes ces tentations que la vie nous offre pour assouvir notre féroce appétit. Alors bon, pour aller vite, prenons quelques exemples d’idées et d’envies susceptibles de nous traverser l’esprit, comme ça, en vrac : le désir, l’excitation, le sexe, j'aime, je t’aime, j'ai envie de toi, je veux te dévorer, te boire, je veux mon plaisir, des sensations, mon orgasme, je veux vivre quelque chose d'intense, être amoureux… Mais encore, je veux faire du ski, du vélo et aller au ciné avec toi, et tiens, aussi, pourquoi pas m’adonner au BDSM, à la recherche de pratiques dites déviantes, originales, j'aime faire ceci, qu'on me fasse cela, être soumis ou dominant etc... Eh bien j’ai la prétention de prôner l’idée que la plupart de tous ces plaisirs, si enthousiasmant soient-ils, ne se partagent que très relativement puisqu’ils découlent de la recherche de sensations somme toute très personnelles. On peut bien entendu exprimer et transmettre ses propres sensations à son partenaire, mais il ne peut pas les ressentir. Celui-ci pourra avoir à son tour des sensations induites par les nôtres et nous les transmettre, mais nous ne les ressentirons pas; elles nous font éprouver de grandes satisfactions, certes, mais des satisfactions égoïstes. Je ne m’étendrai pas davantage sur le sujet car nous le connaissons par cœur, il fait partie intégrante de nos sociétés modernes qui nous proposent des stéréotypes qui ne nous conviennent décidément pas : vivre à cent à l'heure, consommer toujours plus, cumuler les centres d’intérêt, remplir nos cervelles d’information et de savoir, collectionner les activités, satisfaire nécessairement tous nos désirs nous garantissant des plaisirs en enfilade, sans temps mort, sans jamais se retrouver avec soi-même, voila donc cette « vraie vie » à laquelle nous aspirons pour notre plus grand désarroi. L’ultime aberration consiste à considérer que notre relation intime est accessoire, venant ainsi concurrencer cette masse asphyxiante d’activités. Nous pouvons donc redresser le tir et prétendre sans faille, après avoir dressé la liste de nos envies, que notre seule priorité sera de dévorer insatiablement celui ou celle qui sera notre moitié incontournable, notre raison de vivre, notre oxygène, notre nourriture. L’outil gourmandise, moteur essentiel à l’existence du couple, tombe naturellement sous la main du partenaire de bonne volonté, à condition bien sûr que l'autre soit à notre goût. Et quand bien même cette « gourmandise plaisir » ne serait-elle pas la seule clé du bonheur, il faut s’appliquer à la décliner au sein du couple car elle n’en demeure pas moins le tremplin indispensable pour accéder aux saveurs plus profondes que la vie nous propose d’apprécier. Je pense, donc j'essuie ! Ainsi, après analyse des méandres tortueux de mon esprit ravagé, je revendique une démarche plus cérébrale : c'est l'exploration de l'autre, minutieuse et auscultatoire ; investir le champ de la fabrication de nos pensées les plus folles, libres de tout formatage, de tout acquis. Tout au long de notre vie et dès le plus jeune âge, on nous dresse, on nous inculque, on nous apprend, on nous oblige, ainsi s’érigent nos pensées en compromis avec nos gènes et les référents que l’on nous impose. Cette éducation savamment distillée nous forge des armes et des atouts indispensables au « bien vivre ensemble ». Une fois grands, on s’empêche et c’est bien ainsi, même si cette école des frustrations par moment nous étouffe. Mais il est un lieu, un pays où nulle de ces règles sociales n’ont cours, c’est celui de l’intime… Ce laboratoire de la chair et de l’esprit mérite que l’on s’y attarde un peu: des pensées nommées désirs, fantasmes et autres obsessions y naissent et nous donnent le frisson ! Et si ces pensées sont les plus troublantes, c’est parce qu’elles sont le reflet de notre constitution originelle. Les exprimer, c'est se livrer, se mettre à nu corps et âme, c'est dire à l'autre, regarde ce que je suis, comment je fonctionne, comment je t'envisage et pourquoi tu m'inspires des idées parfois belles et sublimes, mais parfois aussi grotesques que saugrenues. Les partager, c'est se sentir moins seul en proie avec ces pensées qui nous traversent et dont nous ne sommes pas maîtres. C'est aussi l’accès à ce fameux "lâcher prise" bien connu de tous les adeptes du BDSM : fais de moi ce que tu veux, je veux t’appartenir, être ta chose, ton objet, je ne veux plus avoir à choisir, je mets ma vie entre tes mains. Lâcher prise social : j'oublie le poids de mes responsabilités professionnelles, familiales et de toute logistique relationnelle ; mais aussi, lâcher prise philosophique : je veux que tu compatisses à ma difficulté de vivre, que tu m'arraches de ma vie et que tu m'aides à envisager sa brève échéance. D'où l’idée de la création de ce théâtre où nous sommes en même temps les acteurs, les spectateurs, les metteurs en scène et où nous mettons à disposition nos corps et nos esprits. Le second degré, indispensable pour éviter tout dérapage, garantit un dialogue où peu importe qui fait quoi, puisque les rôles sont endossés en même temps par les deux partenaires. Je te propose une action : je pose ma main sur ton ventre, ta passivité m'indique que tu adhères à ce geste, mieux encore, mon désir devient ton désir et c'est toi qui dicte tes limites. Ma main s’enfonce lentement, elle exerce une pression qui va crescendo, elle s’émerveille de la texture de ta peau. Je te transmets mon émotion et comme mon désir est aussi le tien, tu est émue par la beauté de ton propre ventre. Tu te trouves belle dans mes mains, ce geste est une merveille tant il souligne cette mystérieuse sensation d’être vivant et à cet instant, toi et moi, c’est la même chose. Autrement dit, nous sommes à la fois l’un et l’autre (c’est chouette, moi qui rêve d’être dans la peau d’une femme), nous mettons à disposition nos chairs et nos âmes et nous nous laissons traverser par nos pensées brutes, les plus enfouies, les plus inavouables, révélatrices de ce que nous sommes vraiment. La frontière qui flirte avec le seuil de la douleur nous permet de dessiner précisément les contours de la sensibilité de l’autre, de le connaître, de le comprendre et donc de l'aimer. Le passif offre ainsi tout ce qu'il peut supporter, c'est un cadeau qui lui coûte, un signe d'amour bouleversant pour les deux, pour celui qui acte et qui ne veut pas que l'autre souffre et pour celui qui se donne et apprécie la beauté de sa propre générosité, de leur engagement commun, de leur subtilité d'âme. La lenteur et la contemplation, la précision et l'auscultation méthodique nous font percevoir intensément chaque seconde de cette vie qui coule en nous. C'est la recherche d'un état de conscience qui ouvre les portes de notre inconscient, de notre moi profond, une sorte de méditation inscrite dans le temps, à l'écoute de nos respirations. Ces deux cerveaux qui communiquent intègrent l'homme et la femme dans leurs spécificités individuelles, mais aussi l'homme au sens générique du terme. On élargit ? Ainsi, tu représentes la femme parmi toutes les femmes, l'homme parmi tous les hommes et tu m'émerveilles. Rien ne peut mieux me convenir sur cette planète que mon autre qui me ressemble. Lui dire que je suis cet être humain unique de part son caractère et sa sensibilité, mais aussi, cet homme parmi tous les hommes, représentant de toute l'humanité, concevoir ensemble que nous faisons partie de cette famille des hommes, c'est en déduire que notre vulnérabilité et notre statut de mortel n'est plus tout à fait aussi insupportable. Prendre conscience que l’humain continuera après nous et qu’il intègre pour toujours une partie de nous, rendra peut être le passage plus facile. On peut rêver, non ? En tout cas, ça ne mange pas de pain et puis l’idée me semble si belle, si abstraite, si humaine qu’elle vaut bien toutes celles de toutes les religions réunies avec leurs histoires à dormir debout. D’ailleurs, n’admet-on pas bien volontiers la version de ce même rêve qui consiste à croire qu’un peu de nous vivra à travers nos enfants, argument enfoui en filigrane dans l’instinct de reproduction nécessaire à la pérennité de l’espèce. La vie est éphémère, vulnérable, fragile, c'est pour ça qu'elle est importante et précieuse. Théâtraliser sa mise en péril est un exutoire qui en souligne la valeur et lui rend hommage. Notre inconscient nous pousse à la célébrer, cela donne une valeur ajoutée à chacun de nous, une estime de soi réconfortante. Mais c'est aussi une façon de vouloir reprendre la main sur cette vie qui nous est imposée, de décider de notre sort. Nous sommes nés sans le vouloir, catapultés dans une vie où nous sommes prisonniers de notre identité. Impossible de changer, chaque matin, je retrouve ce même esprit dans ma boite crânienne. Se rebeller contre cette inéluctabilité, l'idée d'y mettre fin ou de défier cet ordre établi peut être libérateur, voire jubilatoire. Le BDSM offre à ce titre une inspiration dont la palette est infinie, aussi complexe que celle que peut générer un cerveau créatif. Mais je me refuse à suivre les chemins, les dogmes et autres règles établies par je ne sais quels dictateurs, maîtres de pacotille, aux yeux desquels aucune autre voie ne serait légitime. Les scénarios imposés, les rôles gradés endossés définitivement par des charlatans auto-diplômés, les accessoires manufacturés et les règles pré-formatées ne garantissent nullement la connexion entre deux cerveaux. Sans cette connexion, rien n’existe et comme disait un certain Serge qui chantait plutôt pas mal, « l’amour physique est sans issue »… Alors quoi, je cherche, je cherche cette femme, cette partenaire à inventer, cette évidence à réprimer… cette femme à la peau flasque et au seins pendants, exprimant toute la fragilité bouleversante de cette vie si mystérieuse, cette femme à laquelle je me soumettrai, comme je me soumets à cette vie qui coule dans mes veines. Eh ben c’est pas gagné, mais pourquoi pas par ici, trouver un esprit qui me corresponde. J’affirme que nous sommes tous de grands philosophes, il nous suffit de nous en persuader ! Et l’homme-couple naîtra de ses propres réflexions, la plénitude engendrée par la fusion avec son autre lui ouvrira peut-être les portes du bonheur… Et je serai définitivement perché, mais j’ai bien peur que ce ne soit déjà le cas.

04/05/2018 Par :
Dans la pièce déserte, pas un son, pas un bruit Pas un rai de lumière pour en troubler la nuit Qui y règne en despote. Sur la dalle de ciment Brutal, froid et rugueux, je suis nue et j'attends. == J'attends les yeux bandés, les fesses face à la porte Dans une posture de croupe haute que je supporte Seins plaqués sur le sol comme pour ma joue droite Bras tendus devant moi, exposée. Sexe moite. == Combien de temps, va-t-il encore s'écouler Avant que derrière moi, j'entende enfin la clé Qui débloquera l'huis pour, dans la lumière crue Apparaître dans cette position imprévue. == A celui auquel, conquise, je suis soumise Pour des jeux interdits sans aucun artifice Jusqu'au bout de la nuit Parce que c'est Lui Le 04 05 2018

04/05/2018 Par :
J’ai baisser la tête, Jusqu’au vertige. J’ai troublé l’instant D’un silence hurlant, De tes yeux plongeants A mes noeuds criants, De ton talent, à ma contrainte De ta bouche salivante, A mon cul implorant. Ondulante, affamée Frottant le feu félin A ton sombre dessein, J’ai perdu pieds, Servile, agenouillée.

03/05/2018 Par :
Des retrouvailles ... un retour. Des mots pour des maux. Reprendre sa respiration après une période d apnée. Vous retrouver, nous retrouver ... Plus que la plume, que douloureusement je ne pensais plus reprendre, me revoici au clavier pour vous, par vous, pour nous. Libre et heureuse. Me voici cheminant vers vous, l esprit calme et ouvert comme jamais. Je viens en connaissance de cause et je le veux, je vous veux. Je suis vierge de toutes appréhensions, craintes et autres doutes, je ne veux que vous retrouver, Vous, si sombre et pourtant si pur. Un mélange exquis de clair obscur ou comme vous l avez répété du chaud au froid et vice et versa. Je me passerais du récit descriptif des moments que nous avons vécus, les maux ne sont pas assez précis pour faire ressentir ce que nous avons vécu … non ! Ce que nous vivons. Je reprendrais juste certains moments pour vous faire part de mes émotions … Cet instant ou me voici, selon ma condition, agenouillée devant vous, l arrière train brulant de vos assauts, de vos mains fermes sur ma peau, et entreprenant ce que je me suis dis intérieurement . .. la pipe de l année ;)… que ce moment fut merveilleux, vous sentir encore plus enfler en moi, je ne pensais pas que cela fusse encore possible mais oui. Mettre ton mon cœur à vous satisfaire, de la caresse de la langue à la morsure de votre virilité, des mouvements d aller-retour délicieux, du bout des lèvres au fond de la gorge. Vos yeux dans les miens, me pénétrant au plus profond de moi. Ma langue tentant d entrer en vous par ce tout petit trou. Votre respiration raisonne encore en moi, vos râles enivrant m encourageant à vous avaler encore plus, encore mieux. Vous en décidez autrement … votre main m empoigne les cheveux pour vous extraire de ma bouche et m honorer, vous sentir couler sur moi, sur mon visage, pour revenir au bout de mes lèvres qui s ouvrent instantanément à votre contact comme un reflexe de soumission, du dressage que vous avez effectué. J ai faim de vous Monsieur. Je ne m arrête pas. Je vous sens vous abandonner, tressaillir, j aime les mouvements de votre corps, votre visage comme envahi d une délicieuse douleur. J ai faim de vous. Votre main … la fraîcheur du gel… cette sensation d envahissement, vous me pénétrez au plus profond de mon être. Première fois, pour moi… pour vous je ne le sais pas… je ne le pensais pas possible, mais avec vous peu de choses semblent l être. Vous m avez prise en main, fouillée, j ai aimé, me savoir ainsi offerte à vous. Ces instants durant lesquels nous avons croisé le cuir, attachée ou simplement encagée, n être que pour vous, tenter le lâcher prise … sans succès… je vous prie de m en excuser… une poussée de colère lorsque ces 8 lanières si perfides sont venues s abattre sur ma nuque… je ne me l explique pas, je ne l explique pas. Je la rejette et souhaiterais pouvoir vous, nous, offrir ce que vous attendez… Vos mains chaudes et rassurantes lors de ces deux instants …. Inexplicables… Cette peur stupide, incontrôlable, m ayant donné des pouvoir de magicienne insoupçonnés. .. peur intense comme rarement vécue, entendre mon cœur et le sentir battre comme jamais et votre rire à la vision de cette couverture prostrée. Mais aussi, durant notre gourmandise matinale, un geste, mon geste que vous n avez pas repoussé. .. me saisir de votre sexe, tel un objet, une laisse pour vous guider et vous conduire la ou je le souhaitais. Le bruit des talons claquant sur le sol. Acceptant cette ambivalence, la connaissant. Et enfin, Vous, me surplombant, observant mes manœuvres au combien …. Gauches… déstabilisée par cette vision de Vous, vos mots qui résonnent en moi, j ai repris la route, cette route qui nous sépare. ..que j aime à l aller … que je maudis au retour. Par ce que vous êtes, par ce que je suis et parce que cette alchimie a crée un Nous laissant ouvert le champ du possible.
Top