Bonjour à toutes et à tous,
Cet écrit est une sorte de questionnement à haute voix, mais je serais ravi d'avoir vos retours. Je vous prie de m'excuser d'avance pour la longueur du texte et, le cas échéant, de l'utilisation maladroite de certains termes dont je ne connais peut être pas encore la signification exacte, si tant est qu'il y en ait une.
Tout d'abord, je dois préciser que je suis un homme et que je m'identifie en tant que soumis. Cependant, vu mon manque d'expérience en la matière, je ne sais pas si c'est très pertinent et légitime.
Il me semble que la définition d'une Dominatrice, ou de toute personne occupant le rôle de Dominant en général, varie beaucoup d'une personne à l'autre. Et c'est tant mieux, je n'aime pas trop les cases, qui au final, ne servent qu'à nous limiter. Par contre je vois des soumis qui disent chercher des Dominas pour "les détruire", et même des Dominas qui promettent de nous détruire aussi bien physiquement que mentalement. J'imagine bien que c'est une image, du moins la plupart du temps, mais ça m'a quand même interpellé. Perso, je la vois plutôt comme une architecte, donc dans une démarche de création. Avec sa vision personelle de ce qu'elle souhaite "créer" tout en gardant à l'esprit la faisabilité du projet et les éventuelles contraintes techniques. C'est là qu'entre en compte la notion d'épanouissement par la soumission qui me fascine. J'ai lu beaucoup de témoignages en ce sens, mais toujours émanant de soumises en relation avec un Dom et jamais d'hommes soumis avec une Domina. Je sais pas si j'ai mal cherché ou s'ils en parlent moins, mais ça m'interroge.
Ensuite, ce qui m'attire dans le rapport D/s ce sont toutes les petites subtilités, par exemple, cette sensation de rester figé après avoir dit quelque chose ou répondu à une question, en comprenant immédiatement que cela pourrait être interpréter comme une provocation, ou encore mieux, que cela pourrait faire germer une idée perverse dans l'esprit de la Domina, et à terme, se retourner contre moi. Ou encore le fait de savoir que je ne suis jamais à l'abri d'une surprise. Ce moment ou je perçois une étincelle dans le regard ou un petit sourire en coin, et je me dis "Qu'est-ce qui lui est encore passé par la tête ? De toute façon je ne vais pas tarder à le savoir". Ce paradoxe me fascine également. On dit que la prévisibilité donne un sentiment de sécurité, et qu'à l'inverse l'inconnu peut être source d'angoisse. Je pense être plus anxieux que la moyenne, mais pourtant, j'imagine cette dynamique D/s au sein d'une relation saine comme réconfortante. Je sais pas si c'est le bon terme, mais en tout cas je ne perçois pas ça comme quelque chose d'anxiogène alors que cela devrait être le cas pour une personne "normale".
Enfin, je suis clairement plus maso que la moyenne. Je ne peux pas dire à quel point car il faut que je travaille encore à ce sujet pour le découvrir:smirk: et j'aime l'impact. Je comprends le côté punition pour avoir fait une "bêtise", voir faire volontaraiment une bêtise pour être sanctionné. Mais perso ce qui me plaît le plus, c'est encore l'idée d'être "puni pour rien", juste pour le plaisir, juste car elle en a envie et que je suis à sa disposition, sans avoir à chercher un prétexte comme s'il falait se justifier. Uniquement le sadisme d'une personne qui rencontre le masochisme d'une autre, et qui mène à la satisfaction commune en créant au passage un lien aussi fort que particulier.
Cela me fait penser à une vidéo que j'ai vu, une séance de caning d'un soumis par une Domina. On voyait clairement qu'elle prenait beaucoup de plaisir, peut être que c'était de la comédie, mais j'aime à penser qu'elle ne faisait pas semblant. Vers la fin elle était quasiment nue, elle portait juste encore ses bottes il me semble, et elle se caressait de plus en plus ostensiblement. Je crois qu'au début le soumis comptait les coups de canne, mais à ce moment précis il n'était plus question d'atteindre un nombre spécifique, ils avaient tous les deux un nouvel objectif commun : la jouissance de la Dominatrice. D'ailleurs elle ne semblait plus vraiment se soucier de l'intensité qu'elle y mettait, elle était trop près du but. Les gémissements du soumis s'étaient transformés en suppliques et la peau de son cul avait abdiqué par endroits, laissant perlé quelques gouttes de son liquide vital (j'aurais bien aimé savoir combien de temps il a gardé les traces). Mais ils ont atteint leur objectif commun ! La Domina, soulagée et reconnaissante à réconforté son soumis, qui était maintenant à genoux face à elle, en pressant son visage contre son intimité. Ils avaient l'air si heureux et comblés d'avoir partagé cet instant d'une intensité folle. C'est typiquement le genre de choses que je trouve très belles, voir romantiques, et que je ne pourrais, ou n'oserais partager qu'avec très peu de personnes, de peur d'être interné d'office, ou, a minima, catalogué comme un psychopathe fini :sweat_smile:
Voilà en partie ma vision perso d'une Dominatrice, de LA Dominatrice de mes rêves. Ce qui amène tout un tas de questions : Existe-t-il des femmes ainsi ? Je pense que oui. Sont elles nombreuses ? Je ne sais pas. Quelles sont les chances d'en croiser, ne serait-ce qu'une, au cours d'une vie ? J'imagine que ça dépend beaucoup de comment on s'y prend. Et surtout, la question qui tue, quelles sont les chances qu'elle s'intéresse à moi ? Aucune idée.
Tout ce dont je suis sûr, c'est que je ne suis pas trop vieux ni trop désabusé pour croire en LA Dominatrice ! Je sais, je sens qu'elle existe quelque part...
#beurk
StellaMaris de Ngu59fr a répondu à la discussion "L'HUMILIATION : POUR QUI ET POURQUOI ?" de Lady Spencer.
Vous dites vous-même que c’est normal de nous exprimer en ayant pour référence nos ressentis et c’est ce que chacun fait dans cette discussion depuis le début (enfin je crois, puisque certaines personnes bloquent puis débloquent et que je ne reviendrai pas en arrière pour lire les anciennes interventions).
C’est pour cela que je ne comprends pas cette partie : « Et comme par hasard...^^, comme pour les notions de ce qui est ou pas " humiliant", c'est encore et toujours, "ma" / " notre" notion de " norme" donc de " c'est normal ou pas " qui entre en ligne de compte, se présentant comme seul " juge" de ce que je dois faire....consulter ou non...
Et c'est reparti pour un tour de discussion....oui, mais non, ma normalité est ma normalité, etc...etc... ( SOURIRES ) ».
« PS : il est évident que nous " les individus" ne sommes pas aidés pour pouvoir nous entendre de part une époque singulière où le sens, la raison, etc. sont devenus inaudibles de part la gestion politique que nous subissons toutes et tous depuis....des années.
Nous n'avons que la liberté qui nous est donnée, et que les " normes " qui nous sont données de voir....hélas.hélas et hélas... ITE CONNERIA EST »
Je crois que « les individus » sont des êtres libres de s’exprimer et d’assumer leurs choix, leurs positions et leurs dires.
Vous parlez de « la liberté qui nous est donnée », la liberté ça se prend, surtout que nous sommes dans un pays qui le permet amplement et mêler la politique à tout cela m’étonne.
Tant qu’une personne reste dans le respect de la loi et des autres sa liberté et sa/ses norme(s) sont aussi légitimes que celles des autres.
Soyez la première personne à aimer.



