Dominant, soumis, esclave, switch… que signifie réellement votre étiquette ?
Sur les profils BDSM, nous sommes souvent invités a nous définir en quelques mots : Dominant(e), soumis(e), Maître/Maîtresse, esclave, switch…
Ces termes permettent évidemment de se situer rapidement. Mais plus je lis les échanges et les différentes conceptions de chacun, plus je me demande s'ils suffisent réellement a dire ce que nous recherchons.
Deux personnes peuvent se définir comme soumises et pourtant avoir une vision totalement différente de la soumission.
L'une peut rechercher une dynamique D/s présente essentiellement dans certaines situations ou certains moments de la relation. Une autre peut souhaiter confier une place beaucoup plus importante a l'autorité de son Dominant dans son quotidien. Une autre encore peut rechercher une dynamique M/e et une notion d'appartenance beaucoup plus poussée.
Même constat du côté des Dominants : certains souhaitent guider, d'autres contrôler davantage, certains recherchent essentiellement une dynamique liée aux pratiques, tandis que d'autres souhaitent que la D/s occupe une place beaucoup plus importante dans la relation.
Alors finalement, lorsque nous écrivons « Dominant » ou « soumis » sur un profil, parlons-nous réellement tous de la même chose ?
Et puis il y a les switchs.
J'ai parfois l'impression qu'ils sont considérés un peu à part, voire avec une certaine méfiance : comme si pouvoir être tantôt Dominant, tantôt soumis rendait nécessairement leur position moins profonde ou moins authentique.
Mais pourquoi ?
Pourquoi une personne capable de ressentir sincèrement les deux positions devrait-elle nécessairement choisir un camp ?
Un switch est-il moins Dominant lorsqu'il domine parce qu'il peut également éprouver le désir de se soumettre ? Est-il moins soumis lorsqu'il se soumet parce qu'il connaît aussi l'autre côté de la relation ?
Ou au contraire, le fait d'avoir expérimenté et compris les deux positions peut-il apporter une perception différente de la dynamique ?
Personnellement, ayant connu les deux côtés de la dynamique, je considère cette double expérience non pas comme un défaut, mais comme une véritable force.
On peut évidemment écouter l'autre, faire preuve d'empathie et essayer de comprendre ce qu'il ressent sans avoir vécu la même expérience. Mais entre imaginer une sensation et l'avoir réellement vécue, il existe à mes yeux une différence.
Comment savoir pleinement ce que représente le fait de lâcher prise, de confier du pouvoir à quelqu'un, de se retrouver dans une position de vulnérabilité ou de ressentir le poids d'une décision prise par l'autre lorsqu'on ne l'a jamais soi-même expérimenté ?
Avoir été soumise m'a permis, lorsque j'ai occupé la position dominante, de savoir ce que pouvait ressentir la personne qui se trouvait en face de moi. Et avoir connu la position dominante m'a également permis de comprendre la responsabilité que représente le pouvoir que l'autre accepte de nous confier.
C'est précisément pour cette raison que je considère le fait d'avoir connu les deux côtés comme une richesse et une force. Cela ne signifie évidemment pas qu'un Dominant doive avoir été soumis pour être un bon Dominant, ni l'inverse. Mais l'expérience vécue apporte une compréhension que la théorie seule ne peut pas toujours offrir.
Alors pourquoi considérer parfois les switchs comme des personnes « à part », indécises ou incapables de choisir leur camp, plutôt que de considérer que cette double expérience peut justement enrichir leur compréhension de la relation D/s ?
Je serais justement curieuse d'avoir l'avis des personnes switch sur ce point, mais également celui des Dominants et des soumis(es) qui n'ont jamais ressenti le désir d'expérimenter l'autre position.
Et concernant la distinction entre soumis(e) et esclave, ou placez-vous personnellement la frontière ?
Est-ce une question de degré de remise de pouvoir, d'appartenance, de cadre de vie, ou simplement une manière différente de nommer ce que l'on ressent ?
Une personne qui se définit comme esclave est-elle nécessairement « plus soumise » qu'une personne qui se définit simplement comme soumise ? Ou comparons-nous finalement des dynamiques différentes qui n'ont pas forcément vocation a être classées sur une même échelle ?
Finalement, au-dela de l'étiquette affichée sur votre profil :
Comment vous définissez-vous et, surtout, qu'est-ce que cette définition signifie concrètement pour vous ?
Que recherchez-vous dans cette position ou cette dynamique ?
Et pensez-vous que les catégories Dominant, soumis, esclave ou switch nous aident réellement a nous comprendre, ou deviennent-elles parfois trop réductrices ?
Avis de toutes les sensibilités bienvenus.
Derniers sujets du forum
bonjour,je suis homme mur domi à la recherche dans l'ain plutot de soumise voir couple pour réaliser vos fantasmes.... débutante acceptée si motivée.
Quelle différence faites-vous entre une limite et un tabou ?
Dans les discussions autour du BDSM, certains mots reviennent régulièrement : limites, interdits, tabous...
Mais mettons-nous réellement tous la même chose derrière ces termes ?
Pour vous, quelle différence existe entre une limite et un tabou ?
Une limite est-elle quelque chose que l'on ne souhaite pas pratiquer aujourd'hui, mais qui pourrait éventuellement évoluer avec le temps, la confiance, l'expérience ou la personne avec laquelle nous construisons une relation ?
A l'inverse, un tabou représente-t-il quelque chose de profondément ancré, que l'on ne souhaite ni pratiquer, ni explorer, ni même envisager de remettre en question ?
Ou faites-vous une distinction totalement différente ?
Une limite peut-elle être temporaire ?
Peut-elle évoluer naturellement au cours d'une relation ?
Et surtout, lorsqu'une personne exprime une limite, considérez-vous qu'un Dominant peut chercher a comprendre ce qui se trouve derrière, en discuter avec elle et éventuellement lui proposer de l'explorer progressivement ?
Ou estimez-vous qu'a partir du moment où une limite est exprimée, elle ne doit jamais être questionnée tant que la personne elle-même ne décide pas de revenir dessus ?
Et qu'en est-il du tabou ?
Est-ce précisément ce qui marque une frontière absolue : « ceci ne se discute pas et ne se négocie pas » ?
Je me demande également si ces notions sont réellement universelles.
Ce que l'un appellera une limite pourra peut-être être considéré comme un tabou par un autre. Et quelque chose qui semblait autrefois totalement impossible peut parfois évoluer avec les années, tandis que certaines frontières restent définitivement les mêmes.
Finalement, la différence se trouve-t-elle dans la pratique elle-même ou dans la signification que la personne donne a son refus ?
Et dans votre propre conception d'une relation D/s :
Quelle différence faites-vous entre une limite et un tabou ?
Vos limites peuvent-elles évoluer ?
Et existe-t-il chez vous des tabous sur lesquels vous considérez qu'un Dominant ou une personne soumise ne devrait tout simplement jamais chercher a négocier ?
Avis des Dominants comme des soumis(es) bienvenus.
Je blague, c'est pas une théorie psy, non juste envie de rire un peu.
Alors, avez vous un garçon gay passif en vous qui aime se faire prendre et qui aime bien obéir ?
La soumission une façon de vivre une forme de transexualite? Je le répète, c'est pas une thèse psy, juste un absurde ?



