Bonjour,
J'ai récemment été confronté une situation avec un dominant, qui m'a laissé perplexe sur mon comportement et celui du dominant.
Pour essayer de ne pas jouer la carte 100% victime, je vais essayer de me jeter des pierres également... nés du fruit de ma reflexion parce que je me suis beaucoup posé de questions.
Jour 1. Il y a quelques semaines, j'ai rencontré un dominant sur un site de rencontres qui souhaitait une relation suivie ou sérieuse. Ça tombe bien car c'est ce dont tout soumis (ou presque) rêve de connaître.
On se parle un peu par écrit, puis on convient rapidement d'un rendez-vous (le lendemain, donc au Jour 2) pour boire un verre et discuter de nos attentes. Je sais que mon lectorat sera majoritairement composé de personnes hétérosexuelles, je veux donc préciser que c'est une pratique peu répendue dans la communauté gay. En général, si on voit quelqu'un, c'est pour avoir une relation sexuelle directement et non boire un verre en amont.
Jour 2. Le jour de notre rencontre arrive et, pas de problème, on s'installe dans un bar et on discute. Je suis un peu gêné à l'idée de parler de soumission et de tous mes kinks parce qu'il y a des personnes à quelques pas de nous. On parle donc de nos vies, de ce qu'on fait dans la vie, ce qu'on aime... Je suis timide, mais a priori ça allait. Il est d'une grande bienveillance à mon égard, peut-être un peu trop gentil pour un dominant. Mais pourquoi pas, j'ai déjà énormement de mal à en trouver et ce serait dommage de refuser pour excès de bienveillance. Au bout d'une heure, il écourte la rencontre car il ne se sent pas bien (un peu perturbant pour son image de dominant mais ça reste un être humain qui peut avoir des problèmes de santé). On sort, ça va mieux mais il souhaite malgré cela rentrer chez lui. On en profite pour parler un peu de domination et de soumission, et je me sens vraiment devenir son soumis. Il me fait répéter une phrase de bon soumis haha, me dit que je suis un bon soumis. Bref, un gros teasing pour la relation à venir. Il me laisse entendre qu'on pourra éventuellement se voir dimanche, mais rien de confirmé car il a un week-end chargé. En rentrant chez moi, il m'envoie des messages (pendant environ 30 minutes - 1 heure) pour me dire qu'il a apprécié le moment et qu'il a hâte de me dominer.
Jour 3. Le lendemain, il me prévient qu'il est occupé et qu'on échangera dimanche soir (Jour 4). Pas de soucis, j'avais à faire de toute façon. Il m'envoie grossomodo un seul message pour me dire qu'il a hâte de me dominer. Je lui dis que moi aussi j'ai hâte de lui obéir.
Mon ressenti, c'est qu'avec le teasing du rendez-vous... j'avais très envie de lui parler mais je savais qu'il était occupé et qu'on parlerait dimanche soir.
edit : je parle du teasing du RDV, mais dans l'envie de le revoir, il y a aussi le sentiment que le RDV n'a pas été entièrement honoré et qu'on pas pu parler de tout.
Jour 4. Le dimanche arrive. Je reçois un message, il a toujours hâte de me dominer (et moi de me soumettre). Je suppose qu'il est toujours occupé et qu'on échangera donc au cours de la soirée. Finalement, il n'a pas pu, je reçois un seul message à minuit. Donc, pas de vraie conversation. Ca arrive aussi.
Je suis quand même très déçu. Car les éléments cumulés, je me suis senti "délaissé", parce que :
Il a écourté le rendez-vous de vendredi. Si les raisons invoquées sont des soucis de santé, cela sonnait un peu comme une disquette. Je me demandais s'il me mentait ou non, même si le doute prévaut bien évidemment (et puis en parallele il se montrait interessé) ;
Il n'a envoyé qu'un message samedi ;
Il a à peine envoyer plus de messages dimanche alors qu'un vrai échange était promis.
À ce niveau, je me suis posé une question, qui est celle de l'attachement. Enfin, je ne sais pas si j'étais vraiment attaché à lui mais je voulais vraiment qu'il me domine au cours d'une séance. Et, le fait qu'il ne me parle que très peu, même s'il est occupé, ça m'a laissé dans une profonde frustration. J'étais très excité à l'idée de le voir, lui parler, quand lui ne me prêtait pas du tout d'attention. J'ai vraiment senti un déséquilibre dans notre relation et je me suis senti mal, au point de me demander si j'avais un problème. Et, je réfléchis, je me dis que je me suis peut-être "attaché" trop rapidement, mais est-ce que c'est possible de faire autrement lorsqu'on a un dominant (qui a un ascendant sur nous), qui cherche une relation suivie (ce que je peine à trouver), qui nous fait nous rencontrer, et nous fait un big teasing qui nous fait bien sentir soumis, puis ne donne pas de nouvelles au cours des prochains jours après une rencontre écourtée ?
Et le problème dans le BDSM, c'est qu'on peut rapidement tomber dans une situation malsaine. En fait, je me suis demandé si ma réaction était normale ou bien disproportionnée ?
Dans cette circonstances, je me suis contenu parce qu'il me disait être occupé et qu'on allait par la suite. A priori, la situation était difficile pour moi mais j'ai tenu.
Donc, on aurait pu faire table rase de la situation.
Mais le graal, c'est au jour 5.
Jour 5. Le jour 5 arrive ! :)
Le dominant est a priori beaucoup plus disponible. Je le laisse m'envoyer des messages. Pour le coup, si j'avais envie de l'inonder de messages, je m'étais largement contenu jusqu'ici. On était sur des "remis" de 8-9 heures alors que j'avais vraiment envie de le relancer haha...
Puis moment fatidique, il me dit "Ah oui, j'ai rencontré un autre soumis avec lequel j'ai un super bon feeling aussi et il veut une relation exclusive".
Dans un premier temps, self-control ! Je suis un soumis, c'est pas facile de trouver un dominant... Il a le mérite d'être transparent avec moi. Je le remercie pour sa transparence.
Mais en fait, j'étais juste saoûlé. Parce qu'il m'avait tellement teasé, j'avais fait un sacré effort à l'attendre alors que j'étais giga emballé. J'avais l'impression que de jour en jour, bah ça se dégradait : déjà le RDV écourté, ensuite le silence du jour 2, puis la promesse non-tenue du jour 3, puis maintenant le coup de la concurrence avec un autre soumis.
Pour moi, ça allait en dehors de mes limites. J'aime la frustration, mais aucun soumis n'aime l'idée d'être la roue de secours ou en tout cas, le fait que tout peut s'arrêter car il en préfère un autre.
Si sa transparence est louable, est-ce que c'était souhaitable de me le dire ?
J'ai trouvé que la situation était trop abusive pour moi. Le fait de m'avoir bien fait me sentir soumis, de m'avoir dominé, pour ne me prêter aucune attention et me mettre en concurrence avec un autre. C'était de trop.
Je crois que c'est la première fois qu'une situation m'atteint autant, parce que je m'étais projeté, parce qu'il m'a fait espérer quelque chose. Mais en même temps, je me dis que la situation n'a duré que 5 jours (avec de gros blancs). Et au final, on était encore en phase de test puisqu'on n'avait fait aucune séance de dressage.
En tout cas, bah je l'ai aidé à faire un choix entre les deux soumis, puisque du coup ça s'est terminé ainsi. :D
Enfin bref, j'avais besoin de parler/écrire.
Est-ce que vous pensez que ma réaction est normale ? Disproportionnée ? Si oui/non, est-ce que vous me comprenez ? Est-ce que ça vous est déjà arrivée ? Des remarques, suggestions ?
J'aimerais beaucoup avoir votre avis (sans forcément répondre à toutes les questions ci-avant).
EDIT : Je me relis, j'ai l'impression qu'on s'y perd un peu donc n'hésitez pas à me dire si c'est intelligible ou non. :)
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Bonjour,
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Mais qu'est-ce que c'est concrètement ?
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Pas quelque chose de brouillon.
Pas du “RP” improvisé sans direction.
Mais un dispositif clair :
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