Il fut un temps où j’étais Flamme.
Ardente, vive, entière.
Je donnais ma lumière sans compter le vent,
Sans craindre les tempêtes.
Et puis un jour tout s’est consumé.
L’amour m’a brûlée,
L’abandon m’a laissée cendre.
Mais ce que le monde oublie,
C’est que les cendres gardent la mémoire du feu.
Je suis de celles qu’on croit éteintes,
Mais qui recèlent encore des braises sous la poussière.
Saluer un retour.
Non pas un retour en arrière,
Mais une résurrection.
Je ne redeviens pas celle que j’étais,
Je deviens davantage encore.
Je marche désormais avec une gravité nouvelle.
Chaque pas n’est plus léger, mais il est vrai.
Je n’ai pas été sauvée,
Je me suis relevée.
A mains nues
A cœur nu
Et de mes cendres je suis devenu feu, je suis cicatrice, je suis éclat