Dans l'album: Photo de couverture de Idaelle
Dimension:
1200 x 1763
Taille:
1.94 Mb
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Idaelle
Tomi Ungerer enfant de Strasbourg, grandit entre les Vosges en horizon et l’Allemagne en écho. Très tôt, il découvre que le dessin est pour lui une langue plus instinctive que les mots : un refuge pendant la guerre, puis une arme pour questionner le monde. Ses carnets se remplissent alors d’animaux insolents, de machines grinçantes et de satires acérées.
Un jour, avec presque rien en poche, il part pour New York. Là-bas, la fantaisie alsacienne rencontre l’énergie brute de la ville.portait en lui plusieurs territoires, et l’un d’eux était indéniablement érotique. Dès sa jeunesse, il comprit que la liberté du trait devait aussi englober la liberté du corps. Dans son atelier new-yorkais, entre une affiche publicitaire mordante et un croquis pour enfants, il glissait parfois une feuille plus secrète, plus sombre, où l’humour cédait la place au désir, au jeu et au pouvoir des fantasmes.
Ces dessins érotiques n’étaient pas des provocations gratuites, mais une manière de montrer que l’imaginaire adulte possède ses propres monstres et ses propres tendresses. Ses silhouettes cuir et latex, ses scènes irrévérencieuses et parfois dérangeantes, cherchaient moins à choquer qu’à secouer les hypocrisies, à rappeler que la sexualité fait partie intégrante de la condition humaine.
Dans sa vie comme dans son œuvre, Ungerer refusait les frontières : il pouvait créer un personnage d’album pour enfants le matin, puis une satire politique ou un dessin érotique le soir, avec la même exigence artistique. Pour lui, la liberté ne se morcelait pas. Elle embrassait tout, et ses crayons en portaient la trace — insolente, sincère et résolument humaine.
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1
05/12/25
Edité

Hidden Side
Merci pour ce portrait d’un artiste au destin international, et qui intégrait à son art tout ce qui fait la vie.
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1
05/12/25

Idaelle
Oui en plus alsacien 💪
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1
05/12/25
