Maîtresses, Maîtres, soumises, soumis, autres.
Le massage prostatique reste encore, pour beaucoup d’hommes, un sujet entouré de malentendus, de fantasmes… et parfois de résistances. Trop souvent enfermé dans des catégories réductrices — pratique « gay », pratique « soumise », pratique marginale — il mérite pourtant d’être abordé autrement : comme une expérience corporelle et sensorielle, indépendante de l’orientation sexuelle ou du rôle dans la dynamique BDSM.
Car le plaisir prostatique n’est ni hétéro, ni gay. Il est physiologique. Il appartient au corps masculin, à sa capacité à ressentir, à explorer, à s’abandonner ou à maîtriser autrement. Le réduire à une identité ou à un rôle, c’est passer à côté de ce qu’il révèle réellement : une autre cartographie du plaisir.
Dans les échanges que j’ai pu avoir avec de nombreux dominants, les avis divergent fortement.
Certains considèrent que le dominant n’a pas besoin — ou ne devrait pas — expérimenter cette pratique, qu’elle relèverait d’une posture incompatible avec la domination.
D’autres, au contraire, estiment qu’un dominant qui connaît son corps, ses réactions, ses zones de vulnérabilité et de puissance, renforce sa posture plutôt qu’il ne l’affaiblit.
La question n’est donc pas seulement celle du plaisir, mais aussi celle du rapport au contrôle, à la réception, à l’expérience intime. Peut-on dominer sans jamais recevoir ? Peut-on guider sans connaître ? Peut-on exclure une pratique simplement parce qu’elle bouscule des codes hérités ?
Le massage prostatique n’est pas réservé aux soumis. Il peut être un terrain d’exploration, de préparation, de connaissance de soi — ou simplement un plaisir assumé, sans justification à donner. Le BDSM, dans son essence, n’est-il pas aussi un espace où l’on questionne les normes, où l’on déconstruit les évidences, où l’on choisit en conscience plutôt que par peur du regard des autres ?
Alors la vraie question reste ouverte :
Qu’est-ce qui nous freine réellement ? Une limite personnelle assumée… ou un conditionnement jamais interrogé ?
Et vous, qu’en pensez-vous ?
Réponse sans jugement ou pensant détenir la vérité.
Merci et belle journée.
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ServYou67
…la découverte de soi est un parcours passionnant.
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20/12/25
IznoIz
Izno
C’est un plaisir parmi d’autres, il peut être imposé par une personne Dominante pour son propre plaisir ou appliqué par une personne Dominante comme une récompense par exemple. Il faut juste un peu de hauteur d’esprit et un peu d’envie. Tel est mon moins de vue sur votre communication.
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20/12/25

skella
Y a encore plein de stéréotypes autour de ce sujet, ben alors c'est dommage et tant pis pour ceux qui ne connaîtront jamais ce plaisir. S'ils sont fermés à ça, ça les concerne, ça les regarde, ils passent à côté d'un plaisir que certains ne connaîtront jamais. Et puis pour aller plus loin, il y a aussi le plaisir anal. Pour les hommes comme pour les femmes, il y a des terminaisons nerveuses qui sont sources de plaisir et d'érotisation, alors pourquoi s'en priver ?
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20/12/25

Savien
Superbe
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21/12/25

The Pink Panther
Il y a bien-sûr les clichés autour du plaisir prostatique, mais je pense que bien au-delà des tabous sur cette pratique, il y a une réelle difficulté à parler de sexualité de manière générale. Je pense que le BDSM en est un bon exemple. Sans avoir de chiffre à donner, j'ai l'impression qu'il y a un nombre assez important de personnes qui ont des kinks et fétiches, du soft au hard. Essayez de parler de sexualité avec vos proches, il y aura une gêne. Alors aborder des sujets qui en plus sont teinté d'apriori et vous pouvez être sûr que la conversation se coupera nette, malheureusement.
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1
21/12/25

