Samedi soir, je n’ai pas seulement accompagné Maîtresse Elie.
J’ai été mis à l’épreuve.
Il n’y eut ni discours, ni avertissement. Aucun mot prononcé pour annoncer ce qui allait se jouer. Seulement une présence. Une tenue choisie avec une précision presque cruelle. Une posture droite, souveraine, qui n’appelait pas le regard. Elle l’exigeait.
Dès les premiers pas, j’ai senti l’air changer autour de nous. Les conversations se suspendaient à son passage. Les regards, d’abord furtifs, devenaient insistants, presque coupables, puis assumés. Elle ne cherchait pas à séduire ; elle savait. Et cette certitude, posée sur ses épaules comme un manteau invisible, suffisait à faire vaciller ceux que nous croisions.
Je marchais à ses côtés, témoin silencieux, et peu à peu conscient, de ma place exacte. Proche mais jamais centrale. Présent mais non protecteur. Elle n’avait besoin de rien. Surtout pas de moi.
Elle remarquait tout. Les silences trop longs. Les phrases maladroites. Les postures qui se redressaient inutilement. Et elle s’en amusait. Pas par un sourire appuyé, non, mais par cette infime lueur dans les yeux et cette indulgence distante accordée à ceux qui espéraient être vus… et qui l’étaient, précisément, parce qu’ils n’avaient aucune chance.
Ce qui me frappa le plus, ce fut sa liberté.
Elle se déplaçait parmi eux comme on traverse un territoire conquis depuis longtemps. Les frôlements n’étaient jamais accidentels. Les distances, jamais innocentes. Chaque geste semblait rappeler une vérité simple et implacable. Elle choisit, ou elle ignore.
Et moi, je regardais.
Je sentais monter en moi ce que je n’avais pas le droit de laisser paraître. Une tension sourde, presque douloureuse. Le désir, bien sûr mais surtout autre chose. La conscience aiguë que rien de ce lien, rien de cette place à ses côtés, n’était dû. Que je n’étais là que parce qu’elle le voulait encore.
Les hommes, un à un, cédaient. Certains par un mot de trop. D’autres par un silence maladroit. Tous, pourtant, finissaient par s’incliner, d’une manière ou d’une autre. Dans le regard pour certains, dans le corps pour d'autres et pour beaucoup dans l’abandon d’une posture qu’ils avaient cru maîtriser.
Elle les laissait tomber avec une élégance souveraine. Pas de rejet brutal. Juste cette façon de détourner l’attention, de passer à autre chose, qui laissait derrière elle un vide et une frustration muette. Et toujours, ce regard qu’elle revenait poser sur moi. Long, appuyé. Comme pour graver en moi la leçon.
Je compris alors que ce n’était pas eux qu’elle dominait ce soir-là.
C’était moi qu’elle instruisait.
Elle me montrait, sans jamais le dire, que sur un simple signe, un battement de cil, un autre pourrait être appelé. Que l’abondance était là, offerte à sa discrétion. Et que ma place, si proche soit-elle, n’était jamais garantie.
Je suis rentré avec elle, plus silencieux que jamais.
Non pas humilié, mais lucide.
Samedi soir, Maîtresse Elie m’a rappelé, au-delà de l'amour qui nous unit, que son Royaume ne s’hérite pas.
Il se mérite. Chaque jour. Chaque regard. Chaque retenue.
Et cette leçon, je le sais, ne me quittera pas.
Dans l'album: Les photos du mur perso de Nicojedi
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soumis89so
soumis89
jolie Dame Elie
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14/01/26

Maîtresse Elie
Rien n’est acquis. Tout se mérite
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14/01/26

Nicojedi
C'est un plaisir et un honneur que de tous les jours vous servir et vous satisfaire pour mériter votre éducation, votre bienveillance et votre amour Maîtresse Elie.
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14/01/26

Nicojedi
Peut-être serait-il bon de lire les profils avant de faire une quelconque demande Soumis-docile90... il y a aussi un minimum de respect à avoir comme, par exemple, éviter ce genre de commentaires truffés de fautes sur ma publication, étant précisé que je ne suis pas seulement la propriété de Maîtresse Elie mais son homme au civil.
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14/01/26
SdreamSd
Sdream
Aviez vous réellement besoin de mette quelque chose qui brille , vous êtes déjà tellement éblouissante de beauté.
Merci Madame pour votre partage
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14/01/26

Shd69
Somptueuse
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Il y a 15 heure(s)
