Elle ne peut rien faire pour désamorcer mon sentiment d’infériorité, d’être un morceau de second choix, elle le sait. J’aimerais que le monde entier change, et que d’un coup, ce soit les « gentils garçons » qui fassent chavirer le coeur des filles, mais je suis adulte et lucide : ça n’arrivera pas, je ne changerai pas la monde, je ne sauverai pas de ces névroses culturelles les hommes de second choix, qui devront faire avec, de la même façon que j’avance. Un jour, vous finirez par être heureux avec une femme qui n’a plus envie de s’amuser avec ces mâles toxiques, d’ici là, restez fidèles à vous-même et aimez vous. Vous n’êtes pas le problème, vous êtes la solution, mais cette société est malade, les rapports sociaux sont viciés depuis toujours, pas parce que c’est naturel, juste pour entretenir les privilèges des castes dominantes.
Les hommes d’humilité, de respect, d’écoute, d’empathie, de sincérité ne sont pas responsables de leurs propres déboires affectifs et relationnels : c’est la société qui conditionne les femmes à se détourner d’eux, pour qu’elles n’accèdent ni au respect qui leur est dû, ni est l’égalité à laquelle elles peuvent aspirer naturellement et légitimement. Les hommes « de bien », pour simplifier s’effacent ou s’avilissent pour profiter du système de domination d’une partie des hommes sur les femmes. J’ai mal au coeur quand je vois combien la vie est plus simple, au moins en surface, pour les jeunes hommes qui jouent au parfait petit macho. J’ai le ventre qui se déchire quand j’imagine les scénarii à la con que je me faisais pour passer pour quelqu’un de mauvais, dans l’espoir d’attirer le regard des filles, ce qui ne marchait pas car je n’y croyais pas vraiment.
Ce monde est malade, les hommes lui administrent quotidiennement sa dose de poison, juste assez pour qu’il ne meurt pas, et pour qu’ils puissent lui vendre le viril remède salvateur universel.
Ce monde malade me donne la nausée, mais il est le seul monde que je connaisse dans lequel on peut survivre. J’ai tenté de me réfugier dans des forteresses imaginaires, mais on y meurt de faim, crevant la dalle sous l’effet de la privation de liens sociaux. J’ai essayé de me droguer pour ajouter des couleurs et des odeurs agréables à ce cloaque, mais l’effet finit par s’estomper, et le retour à la normale est de plus en plus difficile.
Je veux oublier ce monde malade en me perdant dans ton regard, dans tes bras, dans ton amour. Oui, je veux me nourrir des fruits divins qui poussent sur cet arbre pourri, rongé par les vers, qui finira immanquablement par s’effondrer. Je veux en savourer chaque bouchée avant la fin, la mienne, la tienne ou celle du monde, ça ne change pas grand chose. Je veux t’aimer à en oublier les frontières de mon être, un peu comme on aime ses enfants, mes deux petits rayons de soleil
Dimension:
1200 x 1128
Taille:
209.31 Kb
15 personnes aiment ça.

Madame Athena
La domination masculin blesse tout le monde, y comprendre ceux qui en apparence semble en profiter.
Et si une des solutions était de créer des espaces où ces rapports de domination n'ont pas de prises. C'est en tout cas ce que les féministes essayent de mettre en place.
Vous terminez votre texte par un élan d'amour; et si c'était ça la solution. L'amour non pas seulement comme refuge, mais comme moyen de prouver que d'autres types de rapport sont possibles.
Vous ne changerez peut-être pas le monde tout seul, mais votre lucidité sur les rapports sociaux et cet écrit sont déjà une forme de résistance.
Cordialement 🌹
J'aime
06/02/26

Tindalos
Ah les femmes, ravissantes petites sottes fragiles incapables de prendre les bonnes décisions. Toujours à choisir les mauvais garcons.
Le problème de cette rhétorique "nice guy", c'est que c'est le premier pas vers certaines idéologies maculinistes et/ou incels.
Sauf que, quand on creuse, les "gentils garçons" ne le sont pas toujours.
Des connards et des connasses, il y en a partout. Des personnes fragiles et aisément manipulables aussi. Ça n'est pas une affaire de genre. Réduire les "femmes" à un ensemble monolithique aux réactions stéréotypées, c'est quand-même problématique.
J'aime
2
Hier, 16:18:18

genderbender
Le masculinisme c’est quand on tisse une idéologie à partir de cette blessure biographique de n’avoir pas été choisi dans les premiers, idéologie et rhétorique qui finit par opposer les hommes aux femmes et placer les hommes au dessus des femmes : je vous mets au défi de trouver une quelconque trace d’une telle idéologie / rhétorique dans ce que j’ai écrit sur ce site (bon courage car il y a de la matière).
Exprimer une émotion, partir de ces blessures intimes pour formuler un message d’espoir : c’est la seule véritable ossature de ce texte, mais vous vous en foutez, car vous voulez juste passer pour meilleur que les autres et vous vous sentez offensé dans votre statut de mâle dominant.
Parfois je me demande s’il est préférable d’avoir un égo blessé ou triomphant, et quand je lis vos propos, j’ai une belle piste de réflexion.
Lisez ce qu’écrivent les gens quand ils le font avant de commenter, ou bien taisez vous Tindalos
J'aime
Il y a 8 heure(s)

Tindalos
Je vous retourne le conseil, et le compliment, et vous invite à me citer la phrase où je vous qualifie de masculiniste, j'ai bien dit "premier pas vers".
Et ce n'est pas la forme, mais le fond sur ce point-là du "gentil garçon" que je relève.
Par contre ça n'est pas vous qui allez décider si je parle ou si je me tais.
J'aime
Il y a 8 heure(s)

genderbender
Je n’aime pas votre ton et votre façon de suggérer que je dénigre les femmes
Je vous cite “ah les femmes, ravissantes petites sottes fragiles incapables de prendre les bonnes décisions”
Vous avez parfaitement le droit d’ouvrir votre grande bouche poulpeuse, mais si ça pouvait se faire en partant de la publication plutôt que de votre imagination, ça vous éviterait de passer pour un casse couille toujours prompt à lâcher un bon mot pour démontrer qu’il est le seul à savoir aimer et respecter les femmes, peu importe le sujet.
Donc parlez si vous voulez, mais variez un peu votre fond de commerce : oui vous êtes le meilleur, alors écrivez un texte pour le dire au lieu de vous faire mousser sous les publications des autres
J'aime
Il y a 8 heure(s)

genderbender
Ensuite, le “c’est celui qui dit qui est” n’est pas une argumentation
Et pour le fond, le gentil garçon qui vous dérange est précisé dans le texte comme étant humble, respectueux, à l’écoute et sincère. C’est on ne peut plus clair et je ne vois pas où ça prête à confusion et à quel moment ça peut être problématique.
Encore une fois, lisez avant de la ramener
J'aime
Il y a 8 heure(s)

Tindalos
Que vous aimiez ou pas ça n'est pas mon questionnement. Maintenant si le fait qu'on vous contredise dans vos affirmations vous dérange, la fonction bloquer est là si vous n'avez plus que de l'argumentation ad personam, mais rassurez-vous je n'ai pas l'intention de venir vous gratter un peu de votre gloire. J'ai plutôt tendance à la discrétion ces derniers temps.
J'aime
Il y a 8 heure(s)

genderbender
Vous ne contredisez pas, vous faites un monologue parallèle sans lien avec le fond réel du sujet. vous ne vous en rendez pas compte, et vous ne vous remettrez probablement jamais en question
J'aime
Il y a 8 heure(s)

Tindalos
Vous avez sans doute raison. "Nice guys finish last". C'est connu.
J'aime
Il y a 8 heure(s)

genderbender
Il ne s’agit pas d’avoir raison, je répète : ce texte part d’une blessure, d’un sentiment négatif pour aller vers un sentiment réconfortant. Il n’a pas vocation à démontrer quoi que ce soit
J'aime
Il y a 7 heure(s)

Tindalos
Et le problème est, comme je le dis plus haut, que cette blessure d'ego est mal placée. On a tous été rejetés, ça fait partie du jeu de la vie. Maintenant, c'est la faute au destin, c'est la faute de mes défauts, mais en rejeter la faute sur le fait que je sois un gentil garçon et que l'autre soit trop bête pour s'en rendre compte, c'est ça qui est problématique. Même si mon ego en prend en coup.
Tiens, puisqu'on en est à l'introspection de nos egos respectifs, et je ne nie pas avoir un certain melon dans ce domaine, je ne suis pas là par hasard, on peut aussi se questionner sur la façon dont les personnes en relation doivent recevoir ce discours. Suis-je un mauvais garçon suivant vos critères ?
J'aime
Il y a 7 heure(s)

genderbender
Vous dites exactement l’inverse de ce que j’écris : je ne dis pas que c’est parce que tu es un gentil garçon que tu n’es pas choisi, je dis qu’il ne faut pas que tu te décourages et cesse d’être un gentil garçon même si le monde, à tes yeux et à un moment donné peut te laisser penser le contraire.
La question de la causalité de l’échec affectif n’est pas traitée ici car ce n’est pas le sujet. Et il n’est absolument pas question de faire porter la responsabilité de cet échec aux femmes qui font le mauvais choix : ce propos n’est pas extrait de mon texte mais de votre crâne de poulpe.
J'aime
Il y a 6 heure(s)

genderbender
J’apprécie le fait que vous reconnaissiez avoir un certain melon, j’imagine que si je publie un texte destiné à des inconnus, je ne dois pas être en reste, surtout si je vous tiens tête et refuse de vous laisser le dernier mot.
Et comment les personnes en couple reçoivent ce texte ? J’en sais rien, en étant heureux d’être enfin compris et aimés pour ce qu’ils sont, et qu’être gentil ou mauvais garçon n’a pas de sens au final.
Alors je me fous du fait que vous soyez gentil ou mauvais garçon, mais encore une fois, si vous me lisez, vous vous souviendrez que je proposais comme définition humilité, respect, écoute et sincérité. Je veux bien vous accorder la sincérité, en revanche vos propos dénigrants sans véritable lecture de fond montrent que vous manquez d’écoute et de respect. Quand à l’humilité… bref, si j’étais une femme, je ne vous choisirais pas, non pas parce que vous êtes quelqu’un de mauvais mais parce que vous n’écoutez que le son de votre voix abyssale
J'aime
Il y a 6 heure(s)

Tindalos
"J'aimerais que le monde entier change, et que d’un coup, ce soit les « gentils garçons » qui fassent chavirer le coeur des filles, mais je suis adulte et lucide : ça n’arrivera pas (...)"
C'est pourtant ce que vous écrivez. Bref. Personnellement j'arrêterai là.
J'aime
Il y a 6 heure(s)

genderbender
Ok arrêtez là, vous avez dû rater quelques cours de français ou de philo. Je déplore un état de fait, je souhaiterais qu’il en soit autrement. Dans mon esprit, les gentils n’intéressent pas les filles. Je ne me positionne pas sur le pourquoi et sur le fait que ce soit leur nature qui soit à l’origine de cet échec.
Et c’est de la mauvaise foi d’occulter tout le reste du texte, ça s’appelle sortir des mots de leur contexte et c’est de la malhonnêteté intellectuelle
Donc oui, restez en là, ça vaut mieux
J'aime
Il y a 6 heure(s)
