"Par moi l’on va dans la cité des pleurs ; par moi l’on va dans l’éternelle douleur ; par moi l’on va chez la race perdue.La Justice mut mon souverain Auteur : me firent la divine Puissance, la suprême Sagesse et le premier Amour.Avant moi ne furent nulles choses créées, mais éternelles et éternellement je dure : laissez toute espérance, vous qui entrez !Ces paroles vis-je écrites en noir au-dessus d’une porte ; ce pourquoi je dis : — Maître, douloureux m’en est le sens.Et lui à moi, comme personne accorte : « Ici l’on doit laisser toute crainte ; toute faiblesse doit être morte ici.« Nous sommes venus au lieu où je t’ai dit que tu verrais les malheureux qui ont perdu le bien de l’intelligence. »Et ayant posé sa main sur la mienne, d’un visage serein qui me ranima, il m’introduisit au dedans des choses secrètes."Texte : Dante Alighieri, La Divine Comédie, chant III. Photo (perso) : Rodin : La porte de l'enfer, jardin du musée Rodin, ParisLe texte étant un peu long il a rejoint la section article : https://www.bdsm.fr/blog/11812/La-porte-de-l'enfer/
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Savien
Beau texte
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12/02/26

Astaroth
Une autre vision de l'enfer
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12/02/26

