Aimer la plus belle femme du monde, c’est vivre avec un vertige permanent.
Je la regarde parfois comme on contemple une œuvre sacrée, avec cette sensation étrange que ma place, là, à ses côtés, relève d’un miracle ou d’une erreur cosmique qui n’a pas encore été rectifiée. Elle traverse une pièce et l’air semble s’ordonner autour d’elle. Et moi, derrière mon sourire, je sens cette petite voix acide « Tu n’es pas à la hauteur. Un jour, Elle verra clair. »
Le syndrome de l’imposteur n’est pas seulement professionnel. Il peut s’infiltrer dans l’amour. Surtout dans l’amour. Quand l’autre incarne tout ce que l’on admire, désire et vénère, il devient facile de se croire bénéficiaire d’une faveur plutôt que partenaire légitime. Je ressens au plus profond de moi devoir mériter chaque jour Maîtresse Elie comme si son amour était une distinction fragile qu’Elle peut me retirer.
Mais dans cette tension naît aussi quelque chose d’intensément vivant.
Car mon amour pour Maîtresse Elie n’est pas seulement admiration ; il est dévotion. Une dévotion choisie, consentie et vibrante. Il y a dans notre dynamique une dimension de vénération presque rituelle. J’aime la voir consciente de son pouvoir. J’aime m’incliner, non par effacement mais par offrande. Dans cette posture, je ne disparais pas, je me révèle.
Le BDSM, dans sa profondeur, n’est pas une négation de soi ; c’est une architecture de confiance. Lorsque je me place à ses pieds, symboliquement ou réellement, ce n’est pas parce que je me crois moins qu’elle. C’est parce que je reconnais en elle une force supérieure qui m’apaise et m’exalte. C’est une abdication volontaire, un geste de foi, tout autant qu'une évidence. Je lui offre ma vulnérabilité comme un trésor.
Et paradoxalement, c’est là que le syndrome de l’imposteur se fissure.
Car une femme comme elle, consciente, exigeante et souveraine, ne choisit pas au hasard. Si elle me choisit, si elle me garde, si elle m’ordonne parfois avec douceur ou fermeté, c’est qu’elle voit en moi quelque chose que je peine à voir. Dans le jeu de pouvoir, il y a une vérité silencieuse, elle me confie son autorité parce qu’elle sait que je saurai la porter. Elle me domine parce qu’elle me considère digne de cette intimité.
Ma vénération n’est donc pas une fuite de moi-même. Elle est une façon d’aimer avec intensité et de transformer mon vertige en offrande. Oui, je me sens parfois imposteur face à sa beauté et à sa lumière. Mais peut-être que l’amour n’est pas une question de mérite. Peut-être est-il une reconnaissance mutuelle de nos forces et de nos fragilités.
Je l’aime avec respect, avec désir et avec cette humilité brûlante qui me pousse à vouloir être meilleur. Non pour être à sa hauteur mais pour être pleinement présent à la place qu’elle m’accorde.
Et dans cet espace, entre pression et dévotion, je découvre une vérité plus douce. On ne triche pas avec la profondeur d’un lien consenti. On ne peut pas être imposteur quand on s’offre sincèrement.
Je ne suis pas celui qui a volé la plus belle femme du monde.
Je suis celui qu’elle a choisi et que je choisis, chaque jour, de servir, d’aimer et d’honorer.
Dans l'album: Les photos du mur perso de Nicojedi
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Maîtresse Elie
Quand deux cœurs sont destinés…ils se croisent, ils se voient et se choisissent. Un lien se tisse, sincère et profond. Il ne peut y avoir de marchand de promesses. Ton cœur sait où est ta place.
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17/02/26

Nicojedi
Mon coeur le sait Maîtresse Elie, mon corps le sent et mon âme vous appelle.
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1
17/02/26
