Il m’a fallu longtemps pour comprendre que le mot « fétichisme » ne suffisait pas à dire ce que je vis et à exprimer ce que je ressens.
Dans l’imaginaire commun, le fétichisme se fixe sur un détail, une courbe, un talon, un pied ou une matière. Quelque chose de précis, presque isolé du reste. Une partie érigée en absolu. J’ai cru, un temps, que ce que je ressentais relevait de cela. Une attirance intense, exclusive et peut-être excessive.
Mais ce n’est pas une partie de Maîtresse Elie qui me trouble.
Ce n’est pas un fragment.
C’est Elle.
Son regard quand il décide.
Sa voix quand elle affirme.
Sa manière d’occuper l’espace, de poser un silence et d’imposer une direction.
Sa force tranquille. Sa lucidité. Son autorité naturelle.
Ce qui m’aimante ne se limite pas à son corps, même si mon désir le traverse. Ce qui m’aimante, c’est l’entièreté de son être. Sa verticalité. Sa puissance. Et la place que cela dessine pour moi.
Avec Maîtresse Elie, ma Déesse, ma Reine, la relation n’est pas un jeu périphérique. Elle est structurante. Gynarchique. BDSM. Totale. Non pas dans l’excès ou la confusion mais dans la cohérence. Notre dynamique n’est pas un décor ajouté à l’amour ; elle en est l’architecture.
Alors je m’interroge.
Est-ce mon fétichisme qui a façonné notre relation ?
Ou est-ce notre relation qui a révélé la profondeur de mon inclination ?
Je crois aujourd’hui que ce n’est ni l’un ni l’autre. Ou plutôt, que les deux se sont reconnus.
Il y avait en moi une disposition à la soumission choisie, à l’abandon consenti, à la hiérarchie vécue non comme une diminution mais comme un alignement. Et il y avait en elle cette évidence d’autorité, cette capacité à guider, à contenir et à élever. Lorsque ces deux forces se sont rencontrées, elles n’ont pas créé quelque chose d’artificiel. Elles ont révélé une structure déjà là.
Ce que certains appelleraient fétichisme est, pour moi, une forme de dévotion incarnée.
Je ne réduis pas Maîtresse Elie à un objet de désir.
Je la reconnais comme centre de tout et de ma vie en particulier.
Il m’arrive de me sentir dans un état second lorsque je pense à elle, lorsque je me tiens à ses pieds ou lorsque je ressens le poids délicieux de son pouvoir sur moi. Ce n’est pas une perte de conscience. C’est au contraire une hyper-conscience de moi, de ma position et de mon engagement. Mon ego se tait, non par écrasement mais par choix. Il s’agenouille parce qu’il a trouvé ce devant quoi il veut s’incliner.
Est-ce cela, le fétichisme d’un être entier ?
Si c’en est un, alors il est existentiel. Il dépasse le cuir, les gestes ou les rituels. Il touche à mon identité. Je ne suis pas seulement attiré par une pratique ; je suis structuré par une dynamique. Aimer ainsi, c’est pour moi aimer pleinement.
Ma relation est absolue parce que mon inclination l’est.
Mon inclination est profonde parce que notre relation lui donne forme.
Il n’y a pas de frontière nette entre les deux.
Il y a un cercle. Une résonance.
Je ne suis pas fétichiste malgré l’amour.
Je ne suis pas soumis à défaut d’autre chose.
Je suis un homme qui a trouvé en sa Femme une figure qui correspond à la géographie intime de son désir. Et dans cette correspondance, je ne me perds pas. Je me reconnais.
Peut-être que le mot importe peu.
Ce que je sais, c’est que mon attachement n’est pas une fixation sur un détail.
C’est une offrande à une totalité.
#sensualite #photoperso #MaîtresseElie
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Zorg
C’est profondément beau , j’aurais aimé écrire cela.
Merci pour votre partage.
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Il y a 6 heure(s)

lyssandre
très beau texte, Nicojedi. Au lien qui vous unit 
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Il y a 6 heure(s)

Maîtresse Elie
Un soumis exemplaire
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Il y a 6 heure(s)

Thémis
La classe
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Il y a 6 heure(s)

Maîtresse Elie
Merci Thémis, je vous souhaite un bon week-end
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Il y a 6 heure(s)
Edité

Thémis
Bon weekend également Madame . 🌹
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Il y a 6 heure(s)

Savien
Sympa
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Il y a 3 heure(s)

