Un dimanche où je remue les souvenirs…Je semble, m’a-t-on dit, chercher seulement à revivre ce qui a déjà été vécu.Peut-être… Je ne sais…Alors je farfouille, je déterre, et je retrouve ces mots écrits il y a six ans pour celui qui fut mon premier, et sans doute l’un de mes plus beaux liens BDSM.Et il est vrai que, dans cet instant simple, un peu naïf et volé, je ressens, intacte et volatile, l’essence même de ce à quoi j’aspire encore…Il n’était pas le plus beau, ni le plus intellectuel, ni le plus fin, ni le plus élégant…Mais il me rendait dingue.Et, à sa manière, à l’époque, il avait su y répondre.Il avait su me construire un monde…Permettez-moi, six ans après, un peu à côté, un peu paf comme ça, de partager ce souvenir une nouvelle fois.Avec gratitude.⸻Quand mon temps se fait vide, déposer un instant le plat de mes paumes contre le mur.Au contact frais de la cloison, les yeux clos, laisser la vague des sens affluer et faire revivre les vibrations de la toute première minute.C’est à ce contact froid que ma peau s’éveille une nouvelle fois aux frôlements, aux sons feutrés et aux tissus qui effleuraient mes courbes.Votre chaleur me revient et affleure à la surface de ma chair éveillée, réanimant le murmure des souffles qui m’entouraient.C’est dans mes yeux que se fixe de nouveau la vieille peinture beige et usée.Je l’agrippe encore des mains comme des pupilles.Ne surtout pas tourner le regard.Ne surtout pas vous observer.Mais Vous ressentir sans vous apercevoir.Vous saisir seulement dans une présence dansante, toute en volutes, tout autour de ce corps.C’est dans ce silence que je peux de nouveau entendre l’onde de vos mots résonner.« J’aime entendre ce souffle troublé d’excitation et d’envie », me chantez-vous.« J’aime que ma soumise soit fière d’être avec moi. Tiens ton visage droit », m’ordonnez-vous.Vous.Quand mon temps se fait vide, le nourrir de ce songe sensible.Évoquer ces quelques minutes délicates et frissonnantes, ces heures avant que ne s’abatte la toute première marque de votre main ferme,prenant ainsi, avec rien, avec tout, simplement votre dû.#photoperso#photodepoque
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EspiègleEs
Espiègle
Magnifique
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Il y a 5 heure(s)

Obsidianwolf
Je comprends tellement ce sentiment que vous décrivez... Pour moi c'était il y a un peu moins de 6 ans, le premier, celui auquel je comparais inconsciemment toutes les personnes qui ont essayé de s'approcher après lui. Il y a eu de belles histoires mais jamais aussi intenses qu'avec lui. Jusqu'au jour où près de 3ans et demi après la séparation j'ai recroisé son chemin, 8 mois partagés ensemble avant que nos chemins se séparent à nouveau. Mais une certitude aujourd'hui c'est que ce qui avait un goût d'inachevé avant a pris un point final maintenant. Parfois c'est simplement ce goût d'inachevé qui empêche de réellement avancer et de voir que d'autres peuvent nous faire vivre des choses encore plus grandes.
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Il y a 5 heure(s)

Pr Farnsworth
Beau récit même s’il est teinté de nostalgie. Je vous souhaite d’aller de l’avant, et puis il n’y pas vraiment d’autre direction possible.
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Il y a 5 heure(s)

CourtisaneSM
C’est tout à fait cela les belles relations se complètent et s’enrichissent, revivre ce n’est pas faire renaître c’est suivre un dessin à dessein éclairé.
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Il y a 5 heure(s)
Edité

Balthazar Claës
Ils sont Beaux et Forts, vos mots…Merci de les avoir partagé 🙏
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Il y a 5 heure(s)

Badbubby
On s'y croirait tant votre plume est belle... Elle éveille des envies et réveille dès souvenirs 🥰🥰🥰
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Il y a 5 heure(s)

Asdepik
Ah l'alchimie
du corps et de l'esprit
ce n'est pas de la magie
mais nous fait sentir
en vie...
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Il y a 3 heure(s)

Dante101
Vos mots et vos souvenirs sont beaux et touchants, et je rejoins Obsidianwolf sur le besoin de se départir d'une façon ou d'une autre de ce goût d'inachevé pour avancer à nouveau sans toujours se retourner.
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Il y a 3 heure(s)

