Aujourd’hui, le menu, c’est steack - frites (sans sel) – salade – fraises (sans sucre ajouté)
Saignant le steack, deux minutes sur chaque face dans la poêle.
Agrémenté de quelques condiments en nuances, la réalité étant un nuancier grisâtre.
Préambule
Je ne vise personne en particulier au travers de ce post ; je répète, au-travers de ce post, personne en particulier n'est visé.
Il est étonnant comme parfois une réflexion peut dérouler sa bobine de câble, sans prévenir, s’invitant n’importe ou à n’importe quel moment ; en l’occurrence au détour d’une gondole, à la croisée de deux rayons d’un quelconque et tout à fait banal supermarché – les hypermarchés tant qu’à eux, écrasent toute inspiration par leur hyper-abondance, générant l’envie parfois d’être en un régime soviétique d’il y a 35 ans, tant ils écrasent la capacité de choisir par l’excessif choix qu’ils suggèrent.
A propos donc, de la gondole dédiée au classement des dossiers, fichiers, notes et post-it.
Le rayonnage rayonnant en son rayon les porte-documents, classeurs, intercalaires et surtout, en tête de gondole, en promotion permanente, un choix vaste et diversifié d’étiquettes.
Une gondole jouxtant celle offrant de quoi stocker tout ces objets de classement, un grand choix d’étagères.
A la croisée des deux gondoles, je me mis à rire tellement parfois cela tourne au ridicule, au pathétique.
Rire de ce comportement typiquement primitif, très en vogue chez les espèces dotées d'un potentiel d'intelligence encore non développé, tout juste sorties des premiers stades de leur évolution.
On peut observer cette manie poussée à son extrême, chez une espèce logée sur une jolie petite planète située en périphérie de la galaxie, des Homininés ; qui poussent leur prétention jusqu’à s’être auto-nommés « Sapiens ».
Humains auto-proclamés « sachants ».
Qui en savent tellement.
Que aujourd’hui nombre d’entre-eux sont inaptes.
À conjuguer ailleurs que au présent.
Le verbe « sachoir », tout en multipliant.
Les tiroirs et étagères sur lesquels ranger les gens.
Ah, ils conjuguent aussi – uniquement au présent bien sur – le verbe « croiver », ne faisant que croire, d’ou leur irrépressible besoin d’étiquettes à coller sur le cul de leurs semblables.
Un autre fait explique ce besoin devenu compulsif de classement, l’oubli de l’emploi du verbe « être », au profit du tryptique « avoir-faire-paraître » ; n’éstant plus que par leur apparence, leurs ridicules possessions et la vacuité de leurs actions qui ne se résument pour elles que à de la consommation de consommables, ceci jusque dans leurs relationnels, s’auto-consommant en bons consuméristes, se consumant.
Le manque, voir le défaut d’être.
Les conduits au besoin d’étiqu-être.
A tout va pour le moindre détail, étiqueter.
Par ce geste, se sentir exister.
Et surtout, cela permet de se rassurer.
L’ultra-catégorisation, cette manie d’imprimer une étiquette sur le front des gens, puis de les classer dans un tiroir.
Même la science est aujourd’hui sous le joug de cette manie de l’étiquetage.
Presque à chaque découverte de nouveaux fossiles, on ajoute une nouvelle espèce à nos lointains aïeux préhistoriques, justifiée par quelques tout petits détails de différences anatomique et donc génétique ; catégorisant ainsi une multitude de variantes à nos lointains arrières grands-parents Erectus, qui vécurent des phases de glaciation et de réchauffement équivalent à l’actuel.
Dans 300000 ans, les scientifiques d’alors pourraient faire de même en découvrant nos fossiles, nous classifier en une multitude, alors que nous étions tous identiques sur le plan génétique à 99,9% ; nous le sommes même à 99,8% avec feu nos grands oncles et tantes Néanderthal, qui vécurent aussi des phases de glaciation et de réchauffement équivalent à l’actuel.
Dans la profusion d’étiquettes, il en est n’ayant aucun sens – nombreuses étant même des contre-sens.
Un exemple fabuleux de cette dérive digne de la continentale, étiqueter du climato-sceptique.
A moins d’être aux messages de nos cinq sens, hermétique.
Cette expression est un non-sens sémantique.
Equivalent à déclarer douter de l’existence de la planète qui nous loge.
En revanche, on peut douter des conclusions des scientifiques.
De plateau de télécran, au comportement d’ecclésiastiques.
Ne jamais oublier cet aspect, ce qui fait tourner le monde est le fric.
Le pognon, l’oseille, le blé, la tune, les caillasses est ce qui conduit aux décisions ; combien ça coute, combien ça rapporte est in fine, le seul et unique argument qui prévaut.
Donc, écolo-taxes, écolo-busisness surtout, et fi de l’écologie ; car évidemment que nos actions sont mauvaises pour notre chère Mère la Terre, il faut être dans le déni pour ne point le voir et dans l’ignorance pour ne pas connaître la formidable capacité de résilience de la Nature – à laquelle nous imposons un sur-régime délétère – et ignorant au dernier degré pour ne pas avoir conscience du fait que nous ne sommes que une donnée agravante dans la complexe mécanique climatique qui ne s’observe non sur quelques décennies – ceci est une hérésie prônée par la caste des anthracites vendeurs de non-solution face à un non-problème qu’ils inventent pour écouler entre autre, leurs stocks de lithium – le climat donc s’observe sur des centaines de millénaires – à minima – depuis par exemple que nous sommes entrés dans l’ère glaciaire, de laquelle nous ne sommes plus ressortis depuis, alternant glaciations et réchauffements – aux changements parfois aussi brutaux que rapides.
Elle vous a plus, la phrase à longueur de courant océanique, écoulant du flux climatique ?
Bon, on ira pas jusque il y a 65 millions d’années, lorsque il n’y avait ni glaciers ni banquises, ni inslandsis puisque il faisait 10 ou 12°C de plus que aujourd’hui, générant alors du climat tropical sous nos latitudes, du tempéré à l’emplacement actuel du Groenland et des forets de Hêtres à l’emplacement actuel de l'Antarctique ; ah ben si, on y est allé – les continents ont un peu dérivés depuis, levant Alpes, Andes, Rocheuses et Himalaya par exemple.
Donc, entre autres éléments de l’équation climatique, c’est le morcellement en plusieurs continents il y a des centaines de millions d’années, associé à l’amplification de l’axe de rotation de la planète, qui engendra la saisonnalité et la variabilité ; faisant sortir cela de la linéarité, créant du changement climatique permanent … … …
Donc pour en revenir à la bassesse de front qui à court au front du nombril de l’Humanité, on étiquette climato-machin ; c’est bien pratique, ça permet de diviser, l’un des outil de base pour parquer le troupeau, en usage depuis l’Antiquité avec son tryptique abrutir-divertir-culpabiliser.
Autre dérive du sur-étiquetage, la ou l’on rangeait plein de pathogènes dans le même sac à merdes intitulé « j’ai chopé une bonne crève » qui en emportait certains, on en à ré-inventé un en le renommant ; non en se contentant de lui poser une étiquette pour l’occasion, on lui a greffé un panneau aux dimensions autoroutière et comme ça ne suffisait pas, on a ensuite segmenté le dit panneau en plusieurs petites pancartes.
Bon, à mon tour je dérive tel les anciens super-continents-unique de jadis, Pangée et Gondwana, je divague, désolé.
Tout ça pour dire, laissons faire mumuse avec leurs étiquettes, leurs classeurs et leurs tiroirs, les primitifs qui « croivent sachoir » ; un jour nous reprendrons le chemin de l’évolution et nous exprimerons alors le fait que nous eûmes crû savoir mais que de fait, nous ne sachions rien.
Car avec ce que je sais, on peut emplir un volume d’encyclopédie, mais avec tout ce que j’ignore, on peut emplir une bibliothèque.
Grand temps il est que Sapiens cesse de croire qu’il sait et redescende sur Terre.
La planète qui l’héberge, laquelle il prétend contrôler mieux que ne le fait l’Univers.
La phase « étiquetage compulsif », n’est que une étape dans la progression de notre espèce, un moment régressif au cours duquel on gâche un peu notre intelligence, en usant de manière excessive les intercalaires.
Dans l’attente de cela, on crée des sites d’adoption temporaire.
Proposant d’adopter des connards, des pétasses.
En vaste choix, et autres baltringues et pouffiasses.
Toutes et tous bien rangés et étiquetés par rayons et par étagères ; avec en tête de gondoles des rayonnages, promotions permanentes sur les pimbêches nombrilistes et autres tocards égocentrés.
Des sites suggérant un choix infini de relations intérimaires en guise d’intermédiaires ; aux dimensions d’hypermarché, que dis-je, de hangar logistique.
Bienvenu dans un monde ou tout, absolument tout, se con-somme et se jette ; un monde ou chaque aspect de la vie, est con-sidéré comme l’est un con-sommable, un monde enkysté dans son évolution de forme et sa non-évolution de fond, qui se con-summe, dans sa régression.
Bon, au moins ici, sur ce site dédié au rayon bdsm et étagères de ses variantes, on navigue encore dans une superette aux gondoles un peu en bordel, au détour desquelles on rencontre, au milieu de quelques égarés-es des gens évolués évoluant, avec lesquels papoter.
Nota Bene.
Moralité du jour gravée sur l’ardoise : faire ses courses au supermarché peut-être inspirant mais pour une meilleure inspiration, il est préférable de les faire en superette - et d'y faire levrette.
Post Scriptum.
S’agissant des fruits – au propre comme au figuré - la qualité est bien meilleure en Epicerie-bio.
Nota Bene du Post Scriptum.
L’Epicerie représente un investissement plus conséquent, mais un petit stock de qualité est préférable à un gros volume de merdes.
Post Scriptum du Nota Bene.
Le steack était délicieux, fondant à souhait, de même que les frites, la salade et sa vinaigrette ainsi que les fraises (tout bio et local, venant de l’épicerie la plus proche)
Conclusion
Faire ses courses – alimentaire - est parfois fort inspirant.
Ah oui, je n’ai pas respecté l’étiquette, je n’ai pas parlé de BDSM ; toutes mes excuses.
Aller, maintenant, sieste ; peut-être vais-je rêver d’un monde sans étiquettes.
Ah oui, tient, pour l’une de celles que l’on affuble à tout va, d’étiquette, une question.
Qu’est-ce qu’il ne faut pas voir partout, mais ne pas voir nulle part ?..
Ah, le nuancier grisé de la réalité …
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