satys-fetish
le 25/11/23
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Mon rêve familier
Paul Verlaine
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime,
Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend.
Car elle me comprend, et mon coeur transparent
Pour elle seule, hélas! cesse d’être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.
Est-elle brune, blonde ou rousse? Je l’ignore.
Son nom? Je me souviens qu’il est doux et sonore,
Comme ceux des aimés que la vie exila.
Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L’inflexion des voix chères qui se sont tues.
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13 personnes aiment ça.
Angélique
Les rêves n'ont pas d'odeur et notre esprit se console comme il peut ....
J'aime 25/11/23
satys-fetish
Je ne sais pas ce que tu prends mais fais tourner 😋
J'aime 25/11/23
Angélique
J'ai la nostalgie des odeurs des miens et c'est le seul réconfort qu'un rêve ne peux pas offrir saloperie de détails de poils a gratter ...
J'aime 25/11/23
kalina
Poeme le plus connu de Verlaine, j'apprécie la photo accompagnant votre partage. Délicat pinceau effleurant son doux visage, j'aime le fin tissu sur ces épaules saillantes.
J'aime 25/11/23