Études clés et résultats
- Revue systématique de Brown et al. (2020) : Analyse de 60 articles sur le BDSM. Conclusion : les pratiquants BDSM sont typiquement blancs, bien éduqués et jeunes. Ils ne montrent pas plus de problèmes de santé mentale ou relationnels que la population générale. Le niveau d'éducation élevé est récurrent dans les échantillons (souvent >60-70 % avec diplôme universitaire).
- Wismeijer & van Assen (2013) : Étude sur les caractéristiques psychologiques des pratiquants BDSM (Pays-Bas). Les pratiquants ont un niveau d'éducation significativement plus élevé que le groupe contrôle (70,1 % avec études supérieures vs 61,3 % dans le contrôle). Ils sont aussi plus extravertis, ouverts à l'expérience et avec un bien-être subjectif plus élevé.
- Holvoet et al. (2017) : Enquête représentative en Belgique (n=1 027). Les personnes qui pratiquent le BDSM en communauté (clubs, événements) sont généralement plus éduquées (plus de diplômés supérieurs/post-gradués). Lien positif entre intensité de pratique et niveau d'éducation.
- De Neef et al. (2019) : Revue biopsychosociale intégrative. Confirme une corrélation positive entre intensité de pratique BDSM et niveau d'éducation (plus élevé chez ceux qui participent à des événements publics vs pratiques privées). Les pratiquants ont souvent un revenu et un statut socio-économique supérieurs.
Avec la démocratisation du BDSM j'aimerais voir si s'est entrain de bouger ou pas.
SVP ne venez pas polluer les coms.
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être soumis, dominateur ou switch est inscrit en nous! pas besoin d'être un intellectuel confirmé! ceci dit, j'ai cotoyé plus de personnes ayant un niveau élevé d'étude que d'autres, mais j'ai aussi eu des partenaires virtuels ou réels occasionnels sans bagages scolaires importants
Je pense que le BDSM est lié à une certaine sophistication, une recherche esthétique et intellectuelle. Toute la dynamique de lien, de pouvoir et d'abandon émane d'un imaginaire collectif à la fois érogène et poétique. Tout est dans la tête. Et une tête bien faite, façonnée par un niveau d'éducation supérieur sera plus réceptive aux subtilités qui rendent ces moments si précieux. Après, il n'y a pas que les diplômes. La vie nous donne aussi pas mal de leçons.
Le niveau "scolaire" reflète t'il vraiment le niveau "d'intelligence" et de réceptivité d'une personne? Je connais des bac+5 qui me font pleurer par leurs bêtise et leurs absence total d'ouverture d'esprit,. Mais cela n'a rien à voir avec les études citée ici, j'en conviens. Perso, je n'ai jamais fais d'étude supérieur, non pas par manque de capacité mais simplement parce que j'ai fais des choix de vie différents, cela reflète t'il mon niveau d'intelligence.? Je crois pour ma part que ce genre d'étude/enquête à ses limites et ne reflètent pas nécessairement la pleine réalité, votre questionnement me semble donc assez légitime mais je ne suis pas certain que vous trouverez votre réponse ici.
Les résultats peuvent surprendre, mais si on tient compte des biais cela peut s'expliquer. Les pourcentages indiqués concernent ceux qui consultent la rubrique sondages (premier biais) et qui en plus veulent bien répondre (deuxième biais). On peut supposer que statistiquement ceux qui ont fait des études supérieures ont un peu plus de curiosité d'esprit que la moyenne et ont donc plus de chances de consulter cette rubrique (d'où leur sur-représentation ici) et qu'ensuite, comme déjà mentionné, ils répondent plus facilement au sondage (ce qui amplifie la sur-représentation initiale).
Comme on ne connaît pas les coefficients qu'il faudrait appliquer pour corriger les biais, la seule chose que l'on peut en déduire est que parmi ceux qui consultent la rubrique sondage et veulent bien répondre il y a 46% de bac+4 ou plus (% à ce jour - ça peut évoluer).
Le sondage est intéressant par le fait qu'il met en évidence la puissance des biais (je ne m'attendais pas à ce qu'ils soient aussi forts).
Enfin, évidemment, comme mentionné dans les commentaires, il faut se garder des raccourcis identifiant niveau d'étude et intelligence: si corrélation il y a, elle n'est que statistique (c'est-à-dire sur des grands nombres), et n'a pas de sens au niveau individuel.
@Lahire: répartition de la population française de plus de 25 ans, en 2024, selon le niveau d'étude:
Bac +4 ou plus: 20,4 %
Bac +3 8,2 %
Bac+2 14,5 %
Baccalauréat ou équivalent 19,2 %
CAP, BEP ou équivalent 21,4 %
Aucun diplôme ou Brevet 16,3 %
Je ne me suis pas foulée: j'ai demandé à une IA
et j'ai simplement reconstitué les catégories du sondage à partir d'un découpage plus détaillé.
Interrogée sur les sources qu'elle a utilisée, l'IA m'indique:
- Insee, Enquête Emploi 2024.
- DEPP (Direction de l'Évaluation, de la Prospective et de la Performance)
- Insee, Bilan Formation-Emploi.
J'ai la flemme de vérifier à la source, mais ça semble cohérent.
Et donc, pour répondre à votre hypothèse: non, les % du sondage ne reflètent pas les % de la population générale. Il y a probablement une conjonction de 2 phénomènes: (1) une sur-représentation naturelle des diplômés du supérieur en bdsm, (2) des biais d'échantillonnage qui amplifient artificiellement cette sur-représentation.
C'était juste dans le sens "objective", c'est-à-dire ce qui existe en soi, et que l'on obtiendrait si on était capable d'avoir une mesure non biaisée (un peu comme en physique on appelle "naturel" ce qui a une réalité objective). Bon, j'imagine que mon explication embrouille plus qu'elle ne clarifie, donc vous pouvez oublier le mot, ce n'est pas très important
Sinon, puisque vous posiez précédemment la question d'un découpage plus fin des bac+4 et plus en sous-catégories, d'après ce que j'avais ils se répartissent approximativement ainsi (% de la population française de plus de 25 ans):
Bac+4: 3.2%
Bac+5: 16.2%
Bac+8: 1%
Il faut noter que ces %, comme les précédents, sont approximatifs, car issus d'une agrégation-interpolation de données plus ou moins hétérogènes, certaines limitées à la population active, d'autres concernant l'ensemble de la population. Pour avoir voulu vérifier à la source les statistiques Covid officielles à une époque (en refaisant tous les calculs à partir des bases de données brutes qui ont été publiquement disponibles pendant quelques mois avant d'être censurées) je peux vous dire que lorsque l'on met le nez dans les enregistrements bruts qui servent à établir les statistiques, on découvre un bazar immonde, avec des erreurs, des incohérences, des données manquantes, des ambigüités, une grosse hétérogénéité selon la date d'enregistrement, ... et que finalement on peut avoir de grosses variations dans les % obtenus selon la manière dont on choisit de corriger/pondérer/harmoniser les enregistrements bruts.
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08/02/26
C'est tout à fait clair. Merci pour toutes ces précisions.
Comme quoi, on ne soupçonne jamais où l'on va avoir des réponses à des questionnements nécessaires dans d'autres domaines. Je soupçonne que les statistiques sont un des éléments de votre profession, vous en parlez en tout cas d'une façon passionnante.
En ce qui concerne le naturel/objectif, cependant, cela me fait toujours lever un sourcil et des questions mais je ne voudrais pas vous embêter plus avant.
(Et ce n'est pas le sujet mais comment cela "censurées"? Pour quoi faire ?)
j'ai BAC + 5 et je suis soumis docile, fessé régulièrement et je me moque du niveau d'études de mon fesseur !
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12/02/26
Je pense qu'on peut aussi faire une corrélation entre études, temps libre et budget loisirs.
C'est plus facile de se pencher vers le BDSM quand on peut partir tout un week-end insouciant faire une soirée à l'autre bout de la France avec 2000€ de matériel dans la valise que quand on rentre complètement cassé de l'usine en se demandant si on aura de quoi payer le loyer.
Tindalos c'est plus complexe que ça, il y a une thèse sur le BDSM parle des communautés du Nord Est et on est clairement loin des gens qui partent à l'autre bout de la France avec 2k de matos. Il y a un BDSM des grandes métropoles ou de Paris et un BDSM de "province" ou le DIY est valorisé ( https://theses.fr/2023COAZ2011 )










