Prémisse ou prémices? Il y a si longtemps...
Je glissais la clé dans la serrure de la porte d'entrée de l'immeuble quand l'homme sautilla maladroitement vers moi pour accrocher mon bras. Il cherchait de toute urgence un endroit obscur. Il gardait dans sa poche un petit animal rare et précieux, cavernicole, ne supportant pas la lumière, qui avait besoin de respirer. Il vainquit ma réticence en m'invitant à l'accompagner pour caresser la bestiole.
La même clé ouvrit le couloir des caves, quelques marches plus bas, où nous engageâmes loin pour attendre l'extinction de la minuterie.
J'entendis le zip de sa poche et il saisit ma main à tâtons pour l'amener jusqu'à un petit corps chaud et doux, au poil long et soyeux, qui étira bientôt son corps étrange sous l'effet de mes caresses. Il me dit d'insister sur la tête où je devinai une minuscule bouche édentée, un surjet qui me semblai un semblant d'oreilles, et un pli de peau pour l'aisance de ce cou disproportionné. L'homme se détourna subitement en gemissant et j'entendis se refermer le zip.
Le vendredi suivant, il me proposa le même jeu, le temps d'attendre son bus. J'acceptai plus par timidité et par respect inculqué de l'adulte qu'il était. Il fut plus directif, me demandant de chercher des pattes que je ne parvins pas à trouver son un curieux ventre qui roulait et s'échappait soyeusement sous mes doigts, puis d'insister plus fermement sur la tête. Le même sursaut gémissant mit fin au jeu.
Je réalisai en rentrant à la maison que son blouson ne comportait aucune fermeture éclair, ruminant longuement ce constat avant de m'endormir.
Mardi, j'ouvris la porte pour l' inviter à entrer et lui dis avant même que soit éteinte la minuterie que j'avais deviné. La bestiole était son zizi ! Il glissa immédiatement ses doigts mouillés dans ma culotte et dans mon slip, décalotta très délicatement mon gland si sensible. Je sentis ma bestiole tendre le cou et raidir contre le coton du slip en coton tricoté par ma grand-mère, devenu rêche par trop de lavages. Il me demanda pourquoi j'étais venu si j'avais deviné. J'hésitai pour finalement lui dire que j'aimais maintenant ça parce que c'était sans doute interdit. Puis, sentant suinter mon sexe de plaisir entre ses doigts qui le roulaient et l'étoffe si rude, je gémis mon plaisir et avouai, les oreilles brûlantes de honte, que j'adorai sa caresse.
Nous étions alors en septembre, mais arriva novembre. Plus question de culottes courtes et les caves étaient devenues glaciales, trop fréquentées par ceux qui venaient y chercher du charbon, dont mon grand frère. La même clé ouvrait les galetas où personne ne venait. Il n'y avait plus de protéger de la lumière celle qu'il nommait sa bite pendant que je conservait mon zizi de gamin vicieux. Là régnait une pénombre délivrée par des tuiles de verre. Et pour la première fois, je vis la bite.
Longue et fine, elle me sembla immédiatement comme ces crèmes glacées que nous achetions en tubes translucides et dont ma mère faisait une récompense rare quand nous jouions au square. Plutôt que la brânler comme à l'habitude, je me penchai spontanément pour la sucer, la presser et l'aspirer dans ma bouche. Il y eut un râle de surprise ou de plaisir quand il se retira, et je léchai quelques gouttes salées sur mes lèvres. Pour l'unique fois de notre aventure, il prit alors mon zizi dans sa bouche et le suça jusqu'à la fin de mon gémissement.
Noël approchait, j'étais devenu accro à son jeu pervers, attentif à son plaisir parfois ordonné sans détour et notre aventure durerai encore quelques mois...
Soyez la première personne à aimer.
