J'ai toujours été fascinée par la période de l'entre deux guerres, ce bref interlude d'à peine 20 ans, entre boucherie et barbarie, où tout semblait possible.
Comme si les hommes et les femmes de ce temps savaient déjà qu'ils dansaient sur un volcan.
C'était l'époque où Paris découvrait le surréalisme, autour du pape André Breton, aux alentours de Montparnasse, de la Rotonde ou de la Closerie qui n’étaient pas encore le lieu de prédilection chic de certains de nos politiques.
Une époque où la bohème n’était pas encore bourgeoise 😀.
Mon quartier, puisque c’est là où je vis désormais, aux côtés de mon mec/Maître.
Et où j'aime, lorsque nous y flânons, du coté des rues du Château, Blomet ou Campagne Première découvrir parfois sur un mur d'immeuble une plaque souvenir de ce passé.
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Man Ray ( de son vrai nom Emmanuel Radnitsky) était né en 1890 à Philadelphie.
En s'installant à Paris, en 1921, il avait eu cette formule « Il n’y a pas place à New York pour dada ».
D'origine juive, et sur les conseils pressants de sa muse/amante de l'époque, Ady Fidelin, il s'exila à nouveau, à Hollywood cette fois, durant la guerre, pour revenir à Paris en 1951 où il mourût, des années plus tard, en 1976.
A l’époque, le surréalisme n’était plus déjà depuis longtemps ce petit groupe d’hommes et de femmes qui tiraient le diable par la queue en proposant une autre vision de la démarche artistique.
Et les bohèmes du début étaient devenus à la mode, coqueluches d’une nouvelle bourgeoisie désormais « éclairée ».
Rapidement après son arrivée, il se lia d'amitié avec Eluard.
Ce qui les conduisit à commettre sous le titre "Les Mains Libres" un opuscule pour une large part dédié à la femme, avec des dessins de Man Ray complétés de poèmes d'Eluard dont l'idée avait germé quand ils partirent ensemble à Mougins, avec leurs compagnes de l'époque, Nusch et Adrienne.
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Ce qui m'a toujours attirée chez les surréalistes, c'est leur liberté.
Y compris (surtout ?) dans leurs rapports aux femmes. Et aux hommes, pour ce qui est des femmes.
Ces femmes, artistes à part égale des hommes, telles que Marie Čermínová « Toyen », Dora Maar, la maîtresse de Georges Bataille avant de devenir celle de Picasso, Léonor Fini, qui illustrât la Juliette de Sade en 1932, ou simplement muses et amantes, toujours libres, qui tournaient autour d'eux, que les hommes se prêtaient entre eux parfois à moins que ce ne soient elles qui décidaient de changer de bras.
Autour de la figure centrale de Kiki de Montparnasse, née Alice Augustine Prin, cosette moderne posant nue pour Modigliani avant de devenir l’amante de Soutine et d’autres puis la compagne de Man Ray.
Tour à tour apprentie boulangère, chanteuse, danseuse, gérante de cabaret, peintre, actrice mais surtout la reine du Montparnasse d’alors.
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Dans le rapport des surréalistes au sexe et aux femmes, le SM tient une large part, chez certains du moins.
Bataille en explora les territoires.
Entre goût du blasphème et recherche du sacré.
Pour Man Ray et Eluard, j’en suis moins sûre.
Peut-être, sans doute s’en tinrent-ils, comme Léonor Fini, à ses confins.
C’est pourtant dans Les Mains Libres que l’on trouve deux dessins de Man Ray représentant Sade.
Le premier, avec un court texte d'Eluard, "On ne connaît aucun portrait du marquis de Sade, écrivain fantastique et révolutionnaire" et le second, à propos de son œuvre, "presqu'entièrement écrite en prison, l'œuvre de Sade semble à jamais honnie et interdite. Son apparition au grand jour est au prix de la disparition d'un monde où la bêtise et la lâcheté entrainent toutes les misères"'.
On pense aussi à ses photos aux connotations clairement sadomaso, les Mr and Mrs Woodman de 1927 et surtout la série des William Seabrook avec comme modèle Laura Miller, sa maîtresse à l'époque.
Et à son "monument à D.A.F de Sade" de 1933, une croix renversée sur un cul de femme, sublime symbole phallique de révolte contre toutes les bien-pensances.
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Le premier texte d'Eluard sur Sade, date 1927, publié dans la revue Clarté.
Il y revint ensuite, notamment dans une conférence donnée à Londres reprise dans l'Evidence poétique de 1937.
Avec ces mots, qui contribuèrent plus jeune, à me conforter dans l’acceptation de ce désir étrange de mêler la liberté du sexe à la soumission aux hommes : "Sade a voulu redonner à l'homme civilisé la force de ses instincts primitifs, il a voulu délivrer l'imagination amoureuse de ses propres objets. Il a cru que de là, et de là seulement, naîtrait la véritable égalité".
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Alors, quand Maxime a dégotté je ne sais où l'édition de 1947 des Mains Libres, j'ai tout de suite compris qu'en me l'offrant c'est à tout cela que lui aussi pensait.
Et nous nous la sommes dédicacée l'un à l'autre, en nous inspirant d'Eluard "parce que nous ne voulons pas de barrières à notre liberté".
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J’aime bien les week-ends prolongés, quand nous ne sortons pas, que nous avons du temps pour nous.
Comme toujours, tu avais bien fait les choses.
Soirée coocooning.
Champagne à l’apéritif, bourgogne pour le repas, alors que tu es plutôt bordeaux, mais quand c’est toi qui choisit le vin c'est toujours en fonction de mes goûts à moi, et pour finir un verre de bas armagnac (de l’année de ma naissance, tu as aussi le sens du détail 😀) au salon.
J’ai compris à ton regard que pour la suite tu avais d’autres projets en tête.
J’ai été prendre une douche.
Je prends toujours une douche avant.
Comme une façon de me purifier, de redevenir comme la première fois.
Virginale.
Je n’aime mon odeur qu’après.
Lorsqu'elle est mélangée à la tienne.
Mon corps était encore humide quand je suis revenue.
Tu avais mis un vieux morceau de musique en sourdine.
J’ai eu envie de danser.
Tu m’as rejointe.
Nous avons esquissé quelques mouvements.
Je me sentais bien.
Pas ivre mais avec la tête qui me tournait légèrement pendant que je frottais mon bas ventre contre toi.
Ton désir ne se manifestait plus désormais seulement dans ton regard.
Et le mien était évident lui aussi.
Bon, pas terrible pour ton pantalon 😀.
J’ai commencé à te déshabiller.
Tu m’as entraînée dans la chambre.
Je me suis mise à genoux pour retirer du bout des dents ce qui me séparait encore de ce dont j’éprouvais désormais l'irrépressible besoin.
Ton instrument était désormais dressé, raide, dur.
Les hommes en certaines circonstances sont merveilleusement prévisibles 😀.
J’ai pu y goûter longuement, avant que tu me portes sur le lit.
Tu m’as attachée, bandé les yeux.
Tu t’es accroupi sur moi, pour me permettre de profiter encore de ce qui nous différencie, au niveau des parties basses de nos corps.
Puis tu t’es occupé autrement de moi.
Te servant d’autres instruments, des pinces pour mes seins, de cette cravache sous laquelle tu aimes me voir me cambrer, de ta ceinture que j'avais pris le soin de retirer pendant que je te déshabillais.
Jusqu'à ce que ma chatte soit détrempée.
Alors, seulement, tu as décidé de faire usage de cet autre instrument, celui que tu détiens en propre.
Dans ce cocktail explosif de tendresse et de violence que nous avons élaboré ensemble.
Profitant de ce que je n’avais pas à t’offrir, puisque tout ça t’appartient déjà.
Moi, mon corps, mes trous.
J’ai joui une première fois.
Puis d’autres fois.
Toi aussi. Plusieurs fois.
Avant de me détacher, de me prendre dans tes bras, en me serrant fort contre toi.
La nuit a été courte ou longue selon le point de vue que l’on adopte.
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Il est des équipements à l'usure programmée.
D'autres auxquels on découvre à chaque fois de nouvelles fonctionnalités et dont l'efficacité s'améliore à mesure que l'on s'en sert :smile:.
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J'aime ressentir ta main qui se referme sur mon identité virile … C'est d’abord à peine perceptible, les sphères intimes sont presque insensibles au contacte léger de tes doigts, c'est comme un murmure d'érotisme au milieu du corps. Comme un souffle léger qui me dit que j'existe dans ta main,. Cela se passe avant tout dans l'esprit, je me sens exister pour toi. C'est une brise osée et tendre … Mon cœur s'ébroue, et ma fine peau bien épilée frissonne sous ton préambule.
Tu te blottis contre moi … mes fesses s'arrondissent vers toi, ta prise se fait plus ferme, tes doigts prennent possession de moi, tu ressens mes rondes chaires fragiles qui glissent entre tes doigts … Tu t'amuses à les rencontrer , à les malaxer , à te les approprier. Tu souris de l'impudeur .. Je sens maintenant ta pression dans ma vulnérabilité :) … je prend conscience de mon intimité incarcérée, je frissonne de ton exploration éhontée, je sens le partage chatoyant naitre depuis mes rotondités …
Mon corps frémit et commence à onduler, un murmure ému s'échappe de mes lèvres, ma respiration reflète mon émoi, je creuse les reins, mes fesses musclées se tendent, elles veulent s'encastrer en toi, mon chibre se déploie et se raidit, il se dresse pour honorer ta présence, et te dire qu'il est là pour toi et qu'il est fière !!!
En dessous de l’obélisque à la dureté ostentatoire, tu sens la fragilité de ma chair double si tendre dans ta main, tu sens la puissance de ta capture.... tu en ressens ma vulnérabilité à ta disposition , l'eau monte à ta bouche, l'eau descend à tes lèvres profondes, ton pouvoir frappe à ta conscience, et ta cruauté te pousse à l'exercer !!!
Ta prise de mes sphères fertiles devient forte, elle devient maintenant de plus en plus serrée, mes muscles se contractent, mon souffle s’accélère, tu vois mon cœur battre, Tu ressens les effets de ton pouvoir, ta main devient cruelle, mes premiers soubresauts apparaissent et secouent ma carcasse. Ton émotion caracole et te stimule, c'est si simple de faire déferler la cruauté, que ta main n'y résiste pas … Ma chair soudain suffoque sous ta pression, la boule de feu envahit mes entrailles … elle ondule, elle enfle pendant que l’étau se referme …
Je sens ma chair transpercée à l'endroit où jaillit la douleur. Ce torrent enfle et envahit tout mon corps, tout mon être ... Elle carillonne et me remplit entièrement de mon identité virile, son langage est le cri muet de la chair qui ne ment jamais.
Bien loin de la négation de la virilité , c'est un torrent qui me hurle que je suis un homme.
.... Mon être bascule dans un autre monde. Je suis dépouillé de tout ce qui n'est pas la virilité torturée et irradiante. J’atteins l'essence de moi-même.... L'érotisme et la puissance féminine transforment la peine en délice, c'est une drogue qui laisse exprimer la douleur et en même temps me submerge de plaisir érotique , un cocktail d'acide et de miel qui me fait ressentir entièrement la vie....
Ma tortionnaire joue de ce langage, elle tient dans sa main ma sincérité, ma soumission, ma virilité, mon fondamental … Lorsque qu'elle les explore, elle fait chatoyer la communication indécente, cela me touche dans le partage intime, je me sens exister pour elle, je me sens à sa merci, elle jouit de sa liberté dévastatrice. Je lui donne en cadeau le plaisir de bousiller la fragilité ; Elle jouit de la puissance du sacrilège.
Dans ma folie érotique j'écarte encore l’accès à mon intimité … Elle serre de toute la puissance de sa cruauté. La douleur me transperce, me pénètre sans orifice, écarte les profondeurs de ma chair close, et saccage l'intérieur de mon être dans le flamboiement de la tempête que nul bouclier ne peut arrêter. Mes couilles sont les prunes sans noyau dans le pressoir … Elle vibre du plaisir de les comprimer pour en extraire tout le suc de ma nature essorée ! Je gigote et cela la fait rire, mes soubresauts sont son festin. Mes muscles tétanisés sous ma peau, les veines saillantes à mon cou de taureau, le rictus de ma bouche, ma tête rejetée en arrière dans une transe de détresse … tout mon être lui donne le délicieux spectacle de sa puissance dominatrice fulgurante !
J'aime cela ... j'aime être sur la ligne de crête, à la limite du trop loin, les yeux aveugles, et le corps hoquetant à la frontière de son dépassement.
Elle est mon bourreau, elle est mon guide, elle broie ma virilité, et elle aime mon cœur. Elle jouit de ma chaire d'homme qu'elle possède entièrement.et se délecte de son ignominie. Elle me serre sur le fil du rasoir de sa cruauté, je crois que je vais basculer dans le gouffre, mais elle me retient, elle fait battre mes ailes qui surmontent ma douleur, je vibre à la limite extrême. Mes boules écrasées suffoquent de virilité extrudée, ma bite déployée lui rend hommage. Je sens le précipice, le bonheur est tel que je ne sais plus si je veux encore avancer dans la fournaise de mon ventre. La volonté n'a plus de socle. les arguments de la raison flottent au vent de l'exaltation … Je suis à sa merci …
...et c'est elle qui me rattrape, qui me ramène du bord du gouffre, qui ouvre doucement sa main, qui passe une caresse sur ma joue, qui pose un baiser sur mon intimité, qui libère la tendresse, …
Une vague d'amour me submerge !
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1- je viens d'une famille catholique croyante.
2- très jeune ma maman au fort caractère avait un malin plaisir à me rabaisser et m'humilier aussi bien devant la famille que des inconnus elle fait une différence entre moi et mon frère, je l'ai très mal vécu j'ai une jeunesse compliqué.
3- quand j'étais enfant j'étais hyperactif agité , je ne pouvais pas tenir en place toujours à faire des bêtises 😂😂.
4- j'étais un enfant timide caché dans l'ombre discret j'observai ce qui se passait autour de moi sans un mot.
5- j'avais également un pépé qui avait un comportement inapproprié dans ces mots dans ces gestes c'était un homme qui me faisait très peur ,alcoolique infidèle et je pense même pédophile, mais je n'ai jamais pu le prouver verbalement.
6- après avoir passé mon CAP/ BEP dans la restauration je me suis engagé à 18 ans dans l'armée de terre où j'ai servi mon pays pendant 11 ans, j'ai également participer au conflit au Kosovo principalement dans l'est lugoslavie pendant un an avec les casques bleus.
7- je n'ai jamais été dans les relations dit vanille pour ma part j'ai toujours eu une forte attirance pour le BDSM et les relations DS , ma première partenaire je l'ai rencontré au sein de l'armée de terre elle était sergent-chef et moi un simple caporal , c'est elle qui m'a fait découvrir ce milieu si particulier et si envoûtant une fois qu'on y rentre ,elle était ma soumise pendant 2 ans nous avons vécu un moment appréciable où je l'ai apprivoisé de jour en jour, c'est elle qui me commandait au travail et pas dans l'intimité sourire ...
8- pour moi les relations DS ont toujours été des moments de partage de complicité de respect pour avancer main dans la main ensemble dans la même direction, j'ai toujours été très respectueux de la gent féminine.
9- je suis un homme plein de qualités drôle attentionné fidèle sincère d'une grande franchise et une grande sincérité je suis également une personne avec qui on peut discuter de tout et de rien ouvert à beaucoup de choses mais également serviable gentil avec un très grand cœur .
10- j'aime la nature, les animaux les balades, mais galement les repas entre amis le bowling le billard ou simplement aller boire un verre dans un bar ou bien au restaurant .
11 - je m'intègre facilement dans les discussions et les dialogues qui peuvent être intéressante sur tout sujet, je reste ouvert au dialogue même si j'ai ce petit côté timide par moment je me livre pas facilement mais une fois que la confiance d'installer les choses sont plus simple et plus fluide.
12- je suis un homme têtu, j'ai également du caractère je dis ce que je pense mais toujours avec raffinement, j'ai un sale caractère que j'assume pleinement mais je sais me remettre en question quand c'est nécessaire et reconnaître mes torts quand je me trompe, mets dame si vous savez me prendreme je serai doux comme un agneau ou alors une tornade 😂😂😂.
13- j'aime l'autodérision la simplicité dès mots avec raffinement et élégance.
14 - par la suite j'ai rencontré ma compagne ma partenaire mon tous dans une relation DS , nous étions ensemble 6 ans, mais malheureusement la vie a fait que je lui ai repris mon collier tout simplement, parce que elle était tombée enceinte et que elle a avorter derrière mon dos et m'a trompé à plusieurs reprises avec d'autres dominants , cela je l'ai appris bien plus tard par la suite j'ai été brisé mon cœur détruit il m'a fallu du temps pour me remettre et passer à autre chose.
15- à 40 ans j'ai perdu ma chienne suite à un accident de voiture là aussi j'ai été meurtri accabler de la perte de ma chienne fana que j'aimais énormément là aussi je m'en suis voulu pendant longtemps aujourd'hui ça va mieux mais je pense toujours beaucoup à elle.
16- j'ai beau être un dominant je reste avant toute chose un homme avec des valeurs qui sont importante à mes yeux je suis connu par ma prestance et mon respect de la gente féminine mais également de ma droiture.
17- je déteste l'injustice le manque de respect qu'on peut apporter à toute personne ,les jugements et la méchanceté gratuite.
18 - je suis très sensible aux mots et aux échanges que je peux avoir avec des personnes sur le site...
19 - les demoiselles et les dames qui sont sur le site reste avant toute chose à mes yeux des personnes avant d'avoir un certain statut ,il est important de bien comprendre que le BDSM n'est pas juste un milieu particulier mais bien des relations humaine avant toute chose, ce n'est pas juste une histoire de fesses c'est bien plus fort que ça ,les liens qui se tissent dans la relation entre un homme et une femme se rejoigne comme deux âmes perdues et qui ne font qu'un dans la relation l'amour le partage est essentiel pour pouvoir avancer main dans la main dans la même direction...
20- j'aime sentir ma partenaire entre mes mains nos regards plongeant dans le désir la complicité et le partage, si vous avez l'occasion de regarder mon profil avec attention vous verrez que j'aime la sensualité l'élégance et le raffinement dans ce type de relation .
23 - le dominant a un rôle primordial pour la sécurité et le bien-être de sa partenaire, avoir la capacité de réaliser avec elle tous ses envies et ses fantasmes les plus fous, qu'elle puisse se sentir en sécurité avec un homme bienveillant qui pourra lui donner l'envie de se livrer entièrement et offrir sa dévotion, parce que il ne faut pas oublier une femme qui offre sa dévotion c'est un cadeau qu'elle nous font et sans elle nous sommes rien il faut pas oublier aussi que c'est la soumise qui choisit son dominant et non le contraire.
24 - la soumise exécute les ordres de son homme pour lui faire plaisir en tout lieu et à n'importe quel moment mais reste libre d'accepter ou refuser, elles ne sont pas comme les esclaves elles ont leur libre arbitre c'est pour ça que le dialogue et l'échange est très important.
25 - le dominant ne doit pas être égoïste il doit apporter beaucoup de choses à sa partenaire et son plaisir et aussi importante que celui de son homme .
26 - on pourrait penser par ce portrait que je ne suis pas un vrai dominant ne vous fiez pas aux apparences ce n'est pas parce que nous sommes bienveillant à l'écoute avec nos soumise que je ne peux pas être ferme et directive une main de fer dans un gant de velours tout simplement..
27 j'aime sentir le désir et l'envie de pouvoir se livrer entièrement entre mes mains avec un regard malicieux coquin qui nous donneront tous les deux envie d'approfondir les choses...
28 après cette séparation qui a duré 6 ans j'ai fait des rencontres fort sympathique aussi bien des soumises que des switch et même une fois une dominatrice quand j'étais beaucoup plus jeune, j'ai également lier d'amitié avec des personnes des couples très intéressantes aussi bien.dans la vie de tous les jours que sur le site avec des affinités appréciable et très agréable je pense qu'il se reconnaîtront sourire .
29 - voilà esclave x défi relevé j'espère que tu prendras plaisir à me lire en vous souhaitant à toutes et à tous une belle soirée....
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Pour certains, le bdsm n’a rien à voir le sexe.
Pire, les deux seraient antinomiques.
Mais les règles, les codes, les normes n’ont jamais été mon truc.
Et je ne conçois pas la relation à mon Maître sans le sexe.
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N’en déplaise à Freud, je n’ai jamais vécu comme un traumatisme de n’avoir pas de queue.
J’aime me savoir avec une bouche, un cul, une chatte.
Tous ces orifices qui constituent « son » territoire,
comme autant de compléments indispensables à ce que lui a entre les jambes.
Cet instrument dont je ne pourrais me passer
puisqu’il lui sert à me prendre, me posséder, me faire vibrer.
Tout en jouissant de moi.
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Oui, j’aime le cul, me faire baiser.
Ce moment que je vis comme l’aboutissement, le final échevelé de nos séances, du feu d’artifice de gestes, mots, sensations et sentiments qui a précédé.
Quand l’excitation, la tension accumulée, la mienne, la sienne doivent trouver leur exutoire.
Qui passe par moi et le jaillissement de son foutre.
En moi.
J’aime le moment où son plaisir se manifeste physiquement.
Cet instant qui me prouve que j’ai été à la hauteur de ce qu'il est en droit d'attendre de moi.
Quand le plaisir, chez lui, chez moi, atteint son paroxysme.
Et où je me sens pleinement à lui puisqu’il est en moi pour se répandre en moi.
Faisant de son plaisir, de sa semence, de ce concentré de lui une partie de moi.
Et puis j’aime aussi le temps qui suit.
Quand il s’effondre sur moi,
Épuisé, vidé, libéré de toute sa tension accumulée.
Pour me laisser m’occuper autrement de sa queue désormais au repos.
L’embrasser, la lécher, recueillir sur elle les dernières goutes de son plaisir.
Avant que des échanges plus tendres ne prennent le relais.
Ses mots, les miens.
Et que je m’endors dans ses bras.
Ou lui dans les miens.
A moins que son désir ne renaisse
et que tout recommence :smile:
_______________
Alors, oui, définitivement, j’aime le cul et me faire baiser.
Et j’en ai besoin.
Peu importe lequel de mes orifices il décidera d’utiliser.
L’un ou l’autre, l’un puis un autre ou les autres, dans l’ordre qu’il voudra.
En fonction du moment, de son envie, du sens qu’il veut donner à son acte.
Puisque c’est lui qui décide.
Puisqu’il est mon Maître.
Et que tous lui appartiennent.
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Lucas était le prototype même du petit coq prétentieux que les Devil's Sisters, un gang de jeunes femmes gynarchistes et dominantes, surveillaient depuis longtemps dans l'espoir d'avoir une occasion de s'emparer de lui et de pouvoir lui faire définitivement ravaler sa fierté de mâle arrogant. Le destin, fort solidaire avec les potentiels tyrans, s'acoquina avec les cruelles demoiselles pour piéger le pathétique damoiseau. Le pauvre, qui arrondissait ses fins de mois en se faisant parfois livreur de pizzas en soirée, eut le malheur un jour de se voir commander une funeste napolitaine par une enjôleuse voix féminine qui, malicieusement, lui demanda d'effectuer sa livraison à une adresse qui n’était autre que celle de l'antre diaboliquement équipée de la revancharde sororité. Il n’eut même pas le temps de sortir sa pizza du sac de livraison, peut importait d'ailleurs car les filles étaient affamées de bien d'autres choses, qu’il se retrouva à imiter un x majuscule sur une croix de Saint-André sur laquelle les filles l'avaient entravé. Sans un mot d'explication, elles se mirent à le gifler sauvagement pendant de longues minutes, jusqu’à ce que ses joues prennent la même appétissante couleur que la sauce tomate qui garnissait sa maintenant froide napolitaine. À tour de rôle, elles commencèrent alors à cracher au visage du malheureux, qui tentait lamentablement de se débattre sur son instrument de supplice et qui, après avoir longuement invectivé et protesté, maintenant suppliait et chouinait comme un ado brutalisé par ses pairs. Les jeunes Walkyries se raclaient profondément la gorge avant chaque projection, visaient avec délectation et se gargarisaient de joie et d'ironie à la vue de leur salive dégoulinant sur le visage de Lucas, dévalant telle une humide stalactite en bas de son nez pour venir détremper sa chemise, au son humiliant de nombreux commentaires ironiques. Après une demi-heure de ce gluant prologue, une des joyeusee amazones sortit un cutter de sa poche et entreprit lentement de mettre à nu leur victime, en taillant et déchirant ses vêtements avec une lenteur calculée mais une violence certaine, sous les moqueries de ses consœurs. Elle prit soin de s'attarder particulièrement longuement sur la destruction de la dernière pièce, le mignon petit slip blanc qui faisait office de dernier rempart de son intimité. D'abord deux ronds découpés à l’arrière pour dévoiler les deux blanches hémisphères d'une lune qui tressaillait de honte, deux coups précis pour cisailler la petite ficelle qui masquait encore la raie, puis deux autres sur les côtés de l’élastique pour faire choir entièrement le tissu aux chevilles. – Oh, mais qu'est-ce donc que ce petit colimaçon ? On ne le voit pas bien, caché qu'il est dans les fougères, je vais débroussailler un peu le terrain afin de mieux pouvoir l'observer, commenta-t-elle. Et, suprême humiliation, elles se joignirent toutes à l’opération qui consistait à totalement épiler le petit appareil qui pendouillait entre ses jambes tremblotantes. Il fut d'ailleurs ainsi rasé des pieds à la tête, de sorte que plus le moindre poil ne puisse venir rappeler une quelconque ébauche de virilité. C'est à chaudes larmes qu'il pleurait maintenant, sous les flashs des photos sous toutes les coutures que les diablesses s'amusaient maintenant à prendre de lui dans cette situation avec leur portable. Afin de terminer en beauté leur œuvre et la soirée, elles finirent par le ligoter sur une table et garnirent sa bouche d'un Spider-Gag bien enfoncé et écarté au maximum, et purent ainsi parachever l’humiliante leçon en forçant Lucas à avaler diverses substances qu'il n'aurait pour rien au monde accepté d'ingurgiter de son plein gré, et que je vous laisse entrevoir au bon vouloir de votre pire imagination. Dès le lendemain, ce ne fut plus qu'en baissant les yeux, que l'ancien coquelet fier comme Artaban arpentait les rues de sa cité.
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Celui de 6h55 pour Part Dieu.
Que je prends toujours quand je dois me rendre pour un rendez-vous sur Lyon.
La nuit a été agitée.
Alors, au lieu de me replonger une dernière fois dans le dossier qui justifiait mon déplacement, je me suis prise à somnoler, rêvasser.
En repensant à un autre voyage, il y a des années, avant que je ne te connaisse.
La même place.
Dans le carré central des premières.
Qui me permet de m’étaler.
En face de moi, un jeune homme, 25 ans environ.
Costume cravate.
Bien foutu.
Un jeune cadre visiblement, en déplacement lui aussi.
Je lui ai demandé si ça ne le gênait pas que je m’étale de la sorte.
Il m’a souri.
Non, ça ne le gênait pas.
A un moment, relevant la tête, j’ai vu qu’il m’observait.
Un regard d’un bleu acier.
Il m’a souri à nouveau.
Ca m'a donné envie.
De me lever, de lui glisser à l’oreille de me suivre.
Pour me faire goûter à d’autres charmes que celui de son regard pénétrant.
Je n’ai pas osé.
Je me suis replongée dans mon dossier.
_______________
Ce n’est que des années plus tard que j’ai osé pour la première fois.
Avec toi.
Les toilettes des tgv sont minuscules.
Alors, je me suis contentée de te sucer.
J’ai aimé.
Toi aussi.
Je t’ai parlé ensuite de ce jeune inconnu qui m’avait donné envie d’essayer déjà.
Tu m’as souri.
Tu as passé ton doigt sur mes lèvres.
Tu m’as dit « ce qui m’étonne, c’est que tu n’aies pas osé. Ça ne te ressemble pas pourtant ».
_______________
Aujourd’hui, en face de moi, il y avait un mec la cinquantaine bedonnante.
Pas le genre qui même en d’autres circonstances m’aurait donné envie d’oser 😀
Mais désormais, promis, je suis sage quand je prends le TGV.
Sauf quand c’est avec toi 😀
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Mais tu viens de t'endormir.
Et pour détendue que je sois, je suis incapable de dormir après ce que tu m'as fais vivre/subir.
Alors, même s'il est tard, ou plutôt tôt, j'ai éprouvé le besoin de mettre des mots sur ce que je ne devrais pas dire, encore moins écrire ou même penser.
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Dire que j’aime ton corps, ton sexe et tout ce qui en sort.
Ta semence sacrée, ta liqueur dorée.
Te parcourir de ma bouche, de ma langue.
Dire que j’aime le goût, l’odeur de ta peau.
De ta queue, de tes couilles
et celle de la sueur sous tes aisselles.
Dire a quel point j'aime te faire bander.
M’agenouiller devant toi,
lécher ta mouille sur ton gland,
avant de te prendre en bouche
jusqu'au fond de ma gorge.
Dire que j’aime quand tu m'attaches, les yeux bandés,
menottée, offerte, disponible, prête à l’usage,
et jouir d’avoir mal
quand c'est toi qui me fait mal.
Dire que j'aime m'accroupir à 4 pattes,
pour te présenter mes reins,
et crier quand tu me prends ainsi
pour mieux vibrer au rythme de ta queue.
Dire aussi que j'aime m’allonger sur le dos,
cuisses écartées,
pour sentir ton poids sur moi
et mieux m’offrir à toi.
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Je sais, je ne devrais pas dire, ni écrire ni même penser
à quel point j'aime quant tu me prends,
et ce moment aussi où tu n’en peux plus de te retenir,
et que tu te libères de la tension accumulée.
Pas plus que je ne devrais dire combien j'aime quand ton foutre jaillit,
peu importe celui de mes trous que tu utilises,
pourvu que ce soit en moi, sur moi.
Ni surtout que pour moi tu es l’homme, le mec, le Mâle, le Maître,
à quel point je suis fière d'être à toi, avec toi
et oser crier que j'ai besoin de toi.
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Je sais qu’une femme ne devrait pas dire ça, encore moins l'écrire, ni même le penser.
Mais je m’en fous.
Parce que que les femmes qui disent ne pas aimer le sexe
soit sont des menteuses,
soit n’ont jamais connu la jouissance d’appartenir à un homme,
d’être possédée par un homme, possédée d’un homme.
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Alors oui, je le dis, je le pense et j’ose l'écrire.
Que j’ai besoin de ton corps, de ton désir, de ta queue.
Que j’ai besoin que tu me baises
comme on baise une salope, une chienne, une pute.
Et de me savoir ton esclave.
Tous les jours, toutes les nuits, toujours.
Pour pouvoir me sentir vivre.
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Et n'en déplaise aux bien pensants, je ne me sens pas immorale pour autant.
Juste peut-être amorale :smile:.
Parce que le sexe, le plaisir n’ont rien à voir avec la morale.
Puisqu’ils sont leur propre morale.
Et que je suis accro à toi.
Je ne suis pas de celles qui voient en l’homme un ennemi.
Qui pensent que le Mâle c’est le Mal.
Qui ne rêvent que de vous châtrer.
De vous "déconstruire" pour mieux détruire ce que vous êtes.
Tu es mon frère, mon semblable différent.
Ce que tu es sur le plan physique et biologique
ton histoire personnelle, ton vécu avant moi induisent chez toi une autre vision du monde,
un autre regard sur le monde.
Tu aimes et j’ai besoin que nous considérions parfois les choses autrement.
Mais en regardant ensemble dans la même direction.
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Laure, avec le rêve de demeurer définitivement tienne, en ce matin du 17 octobre 2021.
Un rêve peut-être, mais dont je sais que nous le réaliserons.
Puisque tu as tout fait pour qu'il devienne notre réalité.
Alors, "même pas peur" :smile:
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Les débats entre écolos en vue de la présidentielle nous auront au moins appris une chose.
Que Mme ROUSSEAU est "hyper heureuse de vivre avec un homme déconstruit".
On ne voit pas bien le rapport avec l'écologie, mais tant mieux pour elle.
Ne maîtrisant pas vraiment, pour ma part, le sujet "déconstruction masculine", j'ai essayé de creuser.
Dans le monde du bâtiment, cela signifie "le démontage sélectif d'installations techniques ou de certains éléments d'une construction, afin de valoriser les déchets et de réduire les mises en décharge".
Même si je n'ai jamais considéré les mecs ou certains de leurs "équipements techniques" comme des déchets, ni envisagé de les envoyer en décharge, jusque là ça va, j'ai réussi à comprendre :smile:.
Pour ce qui est de la "déconstruction" des hommes, c'est déjà plus compliqué.
De ce que j'ai lu, il s'agirait "d'un processus introspectif itératif, "toujours inachevé", par lequel un individu privilégie la remise en question face aux stéréotypes de genre".
Ou encore "une interrogation individuelle qui naît de la prise de conscience d'une société sexiste, et d'un intérêt sincère pour les enjeux d'égalité femmes-hommes".
Bon, là ça devient déjà plus compliqué pour celles qui, comme moi, ne sont pas familières de la novlangue féministe.
Qui rappelle quand même sacrément Orwell 😀.
Ce que j'ai quand même compris, c'est que pour un mec, se déconstruire reviendrait à "questionner sa condition d'homme hétérosexuel tout en étant en permanence à l'écoute des dernières évolutions de la pensée féministe, mais évidemment sans s'accaparer pour autant la parole des femmes".
Bref, bon courage, Messieurs.
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Même si je n'ai pas tout compris de ce gloubiboulga imbitable, cette "déconstruction" qui est exigée de vous m'a quand même interpelée sur deux points.
D'abord quand je me suis souvenue d'autres tentatives de "créer un homme nouveau", en usant des mêmes méthodes, même si c'était de manière plus brutale, qui consistaient à amener les "révisionnistes asociaux" à prendre conscience de leurs fautes pour pouvoir s'amender.
Ca se passait en Chine, du temps de Mao, à l'époque de la Révolution culturelle.
Ou dans le Cambodge de Pol Pot.
Et puis, même si je sais que les rapports hommes-femmes ne sont pas toujours simples, je me suis demandée aussi pourquoi ce travail de "déconstruction" ne devait s'appliquer qu'aux mecs.
Parce que dans la construction d'un futur meilleur, notre fonctionnement à nous aussi mériterait peut-être d’être questionné.
Dès lors que nous en faisons également partie, de ce futur commun.
Du moins dans ma vision des choses.
Mais je n'ai pas trouvé de réponse.
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Alors, je me suis fixé un autre challenge.
Peut-être plus ambitieux.
Mais j'ai toujours eu le goût des défis :smile:.
Pas de demander à mon mec/Maître de se "déconstruire".
Il me convient parfaitement comme il est.
Mais de continuer de nous construire ensemble.
Lui avec moi, moi avec lui.
Comme nous le faisons depuis 3 ans et demi déjà.
Parce que si j'ai évolué grâce à lui, lui aussi a changé grâce à moi.
A force de nous frotter l'un à l'autre, et pas seulement lors de nos ébats nocturnes et parfois diurnes :smile:.
Mais parce que nous avons appris ensemble l'importance de savoir qui l'on est et d'où l'on vient pour pouvoir décider où nous voulons aller.
En hommes et femmes libres.
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Evidemment, ces réflexions n'engagent que moi.
Mme ROUSSEAU est libre de penser ce qu'elle veut.
Mais je n'aurais quand même pas voté pour elle :smile:.
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*Je recommence à rapatrier mes textes de fetlife enfin celleux que je préfére*
C'est toujours tellement touchy une relation D/s enfin moi j'ai toujours trouvé ça tellement touchy. Surement parce que toute ma vie, j'ai du obéir à des ordres. Des ordres genrés, des ordres religieux, des ordres d'attirances, des ordres de respectabilité, des ordres d'avenirs... Il fallait se respecter et envisager l'avenir. Mais que fais t-on quand aucun avenir ne nous intéresse ? Que fait-on quand on a pas envie de se respecter ? Que fais t-on quand on a en nous juste une colère sourde et indistincte qui nous tenaille le ventre. On désobéit je suppose. On apprend à désobéir jusque que ça en devienne absurde. Juste comme ça, par principe, par ténacité, par habitude. Alors oui les jeux d'obéissance ont toujours été difficile pour moi. Je ne suis pas venue au bdsm pour ça de toute façon. C'est juste un accident de parcours la soumission. "J'ai vu de la lumière" comme dirait l'autre... Il y a deux ans et demi après un événement traumatique j'ai choisi de me trouver un maitre et je le voulais plus violent que les autres, plus impitoyable. Parce que je voulais arrêter de sentir les choses, parce que je voulais que mes émotions soient étouffés dans une gaine de douleur, parce que je voulais que quelqu'un décide à ma place et n'être qu'une poupée entre ses bras. Juste en définitive parce que je me sentais pas la force de faire les choses et qu'à part gober des cachets je ne voyais pas bien quoi faire de ma vie.
C'est comme ça que j'ai rencontré sam, qui sa mysogynie et sa transphobie mis à part est quelqu'un que j'ai toujours trouvé assez fascinant. Il cherchait quelqu'un qui n'avait pas peur de perdre et j'ai toujours eu un grand amour pour la tragédie alors on s'est assez rapidement bien entendu. Récemment on m'a demandé quels étaient mes meilleurs souvenirs avec lui et je me suis rappelée de ce banc. Un lieu rituel qu'on avait instauré sur ma demande pour quand j'avais besoin de faire un point ou juste faire une pause dans le type de relation qu'on avait instauré ensemble, pour quand ça devenait un peu trop étouffant. C'étais juste en face de chez lui, entre deux rues désertes dévoré par le silence et l'ennui. Le lieu idéal pour parler de nous. Sans règles, sans protocole, juste deux personnes queer paumés qui cherchaient à donner du sens aux choses.
Je me souviens de ce jour, il me tenait par la main car j'étais pas capable de marcher toute seule. Il tapait toujours assez fort mais en même temps j'avais besoin de ça pour encaisser ma semaine, un nuage de douleurs pour dessiner un azur qui nous aurait donné envie de rêver. Et ce sentiment que t'es tellement défonce que tu pourrais t'évanouir la maintenant et peut être ne plus jamais te réveiller. Ce sentiment extatique d'être au bord du gouffre et de sentir le vide sous tes pieds.
Je sens le contact du banc sur mes blessures, c'est frais et apaisant. Il gèle. Après la chaleur de son sous sol, le froid a quelque chose de doux. C'est toujours moi qui commence à parler, une maniére pour moi de reprendre le controle et d'être à l'initiative des choses :
Merci pour la pause, j'en avais besoin.
Oh c'est le deal trésor. Et puis je t'ai fais suffisamment morflé pour t'accorder ça sans soucis je pense.
Il a la voix chaude, étrangement douce. Cela contraste tellement avec le reste. Parfois j'ai le sentiment que je pourrais tomber amoureuse de lui mais... Mais j'ai trop peur. Jamais je pourrais vivre ça h24. Pour le coté punk ça va mais mon coté walt dysney me manquerait trop. J'ai toujours eu un coté culcul la praline et c'est un coté qu'il n'aime pas.
Sam...?
Oui lilas je t'écoute
(Je souris) J'aime bien quand tu m'appelle comme ça.
Ca fait bizarre c'est sur mais je t'avais dis que je respecterais ça. Même si je comprend pas, je respecte.
Tu m'avais dis la dernière fois que tu me dirais comment tu es devenu dom ?
Il brossa sa barbe de trois jours d'un revers de la main l'air un peu embarrassé. C'étais rare qu'il manifeste une gène quel qu'elle soit et ça me rendait "avide" d'assister à ça. Il finit par dire en tendant les mains vers le lointain.
Je pensais que tu avais deviné depuis longtemps. Ca semble évident non ?
En fait je sais pas, on a rarement l'occasion de parler tu sais. Même si je te suis très reconnaissante pour chaque moment d'intimité que tu m'accordes.
Une bouche ça peut mentir tu sais ? C'est simple en fait, suffit de parler et d'aligner les mots. Mais un corps ça s'est différent. Je préfère laisser parler les corps.
Il avait en lui une espèce de douleur contenue en permanence. Comme quelque chose qui menaçait d'imploser d'une minute à l'autre. Au final c'étais la tout le problème de notre relation : on se ressemblait trop. Sa poésie sauvage faisait beaucoup trop écho à la mienne.
Oui mais en l'occurrence mon corps communique beaucoup plus que le tien. Je ne suis pas vraiment pas à mon avantage à ce niveau la...
Mais tu n'es pas venue me voir pour être à ton avantage non ?
Oui touché en effet. Carrément pas pour ça.
Je suis séropositif lilas.
C'étais pas le genre à faire des blagues et en même temps il avait dit ça d'un ton extrêmement calme. Son ex était décédé du vih, l'une des rares choses qu'il m'avait dit sur lui, ceci expliquait cela...
Je suis vraiment désolée. J'aurais du m'en douter oui et vraiment si j'ai été blessante par rapport à ça...
Il se mit à rire. A rire assez fort en fait, le genre de rire qui désarme, un rire qui vous donne envie de pleurer tellement on y sens la rage.
Tu vois c'est ce que j'adore avec toi. N'importe qui se serait mis en colère en entendant ces mots. Et toi tu es désolée ? C'est moi qui devrait être désolé...
Quoi parce que tu m'a pas dis quand on s'est rencontré ? Tu n'avais pas à me le dire c'est ta vie pas la mienne. Si les autres abrutis sont pas capable de se protéger c'est leur problème.
C'est pas ce qu'ils disent quand tu leur annonce. Souvent je me faisait insulter voir menacer tellement les gens étaient furax.
Qu'ils aillent se faire foutre avec leur "t'es safe" à tout bout de champ. C'est qu'un ramassis de classiste/raciste/validiste et j'en passe et des meilleurs. Eux safe ? Fais moi rire.
En fait être "maitre" ça éludait le problème. Je pouvais imposer mes règles du jeu. Et si ça plaisais pas ? Basta tu dégage !
Je comprend...
Je pense que dans ces moments la ou au final j'étais le plus à lui. Quand je sentais quels douleurs le traversaient. Mon masochisme ne s'est jamais limité à ces moments de jeu qu'on appelle bdsm, c'est aussi chaque fois que je sens une douleur me percuter, que je la reçois, que je l'écoute. Que je sens à quel point elle vit la quelque part et à quel point elle est jolie.
Il y eu un long silence après ça et peut être que ce jour la j'ai crié plus que d'habitude, j'ai encaissé plus qu'il n'aurait fallu, je me suis poussé plus loin que la raison ne voudrait. Pas pour se la jouer compétitive non, juste pour lui dire "Moi je te désire comme tu es et je te trouve joli comme tu es. Avec moi tu ne sentiras pas ce regard qui dit "ah désolée je savais pas..." et ce mouvement de recul, horrible et ignoble que certains se permettent."
Oui surement que ce jour la je lui ai dis je t'aime. Mais à ma manière avec la discrétion d'un corps qui gémis. Son langage à lui en somme.
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C’est LadySpencer, à l’occasion d’une conversation semi publique dans laquelle elle est intervenue, qui m’a fait réfléchir autour de ce thème.
Mon contradicteur n’ayant pas relevé le challenge, je me lance.
En même temps, je le comprends.
Pour un mec, il y a surtout des coups à prendre, compte tenu de nos exigences contradictoires concernant les hommes 😀.
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Dans le monde en général, et le bdsm en particulier, y-a-t-il seulement encore place pour cette approche surannée des relations entre les hommes et les femmes ?
Celui qui prétend dominer une femme peut-il, peut-il, doit-il se montrer galant envers elle?
N’est ce pas en contradiction avec son statut de dominant, qui décide, impose ?
Quant aux féministes nouvelle version, dans leur étrange inversion du sens des mots et des choses, la galanterie ne serait pour elles qu'une survivance haïssable du modèle patriarcal.
Ou au mieux une forme de sexisme "bienveillant", pire encore que le sexisme ordinaire, puisque insidieux.
Qui traduirait la volonté des mecs de nous maintenir dans une position d'infériorité, de nous infantiliser pour mieux asseoir leur domination, sous le couvert des attentions qu'ils nous témoignent.
Comme si l’égalité des sexes qu’elles revendiquent (moi aussi, mais pas toujours ni en toutes circonstances 😀) était antinomique avec la courtoisie désuète qui a longtemps prévalu dans les relations hommes femmes.
Beauvoir déjà s'inscrivait dans cette logique qui écrivait à ce propos dans Le Deuxième Sexe "au lieu de leur faire porter les fardeaux comme dans les sociétés primitives, on s’empresse de les décharger de toute tâche pénible et de tout souci : c’est les délivrer du même coup de toute responsabilité. On espère qu’ainsi dupées, séduites par la facilité de leur condition, elles accepteront le rôle de mère et de ménagère dans lequel on veut les confiner".
Gisèle Halimi également, que j'appréciais pourtant pour d'autres de ses combats, quand elle disait rejeter la galanterie comme une forme de domination masculine "parce qu’elle est dissymétrique, inégalitaire".
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Mon éducation « bourgeoise » (que je ne vois pas comme une tare, la connerie existe dans toutes les classes sociales et au global je ne me trouve pas plus conne que certain(e)s autres 😀) fait que que pour ma part je demeure sensible à ces attentions du quotidien.
Sans y voir ce que certaines abhorrent.
Une « infériorisation » de la femme.
Qui devrait être « protégée » par l’homme, en contrepartie de sa soumission et de la reconnaissance par elle de son rôle prééminent.
Je n’ai nul besoin d’être « protégée » par quiconque.
J’ai appris à me défendre seule.
Mais j’ai toujours apprécié que mes copains de facs, et mon mec désormais se sentent obligés de me défendre quant on m’importune.
Même si je n'ai jamais dupe déjà à l’époque qu'ils poursuivaient parfois un autre objectif que celui de voler à mon secours 😀.
Auquel il m’est arrivé de réserver une suite favorable.
Et agréable pour chacun de nous 😀.
Aujourd’hui, je suis soumise à mon Maître.
Et je le revendique.
Comme je revendique d’être son égale dans la vie.
Mais j’apprécie aussi que dans les gestes du quotidien, il se comporte en « galant homme ».
Que ce soit toujours lui qui ouvre et referme pour moi la portière de la voiture.
Même si je conduis aussi bien que lui (enfin, presque, l'essentiel des rayure et des bosses à sa bagnole étant quand même de mon fait 😀.)
Qu’il porte systématiquement mes bagages, et sans même se plaindre de tout ce que j'emporte à chaque fois 😀.
Que quand nous sortons, c’est toujours lui qui le premier entre dans le resto.
Quand bien même nous ne fréquentons pas habituellement de bouges justifiant qu’il s’assure avant de me laisser entrer que je ne risque rien.
Que s’il nous arrive de prendre un escalier, il l'emprunte toujours en premier.
Pour que son regard ne soit pas attiré par ce qu’il pourrait voir de mes hanches ou d'autres parties de corps.
Et ce bien que ma nudité lui soit plus que familière 😀.
Qu’il m’offre sa veste chaque fois que j’ai froid et des fleurs sans raison particulière.
Alors, oui, j'apprécie que mon mec se montre galant en toutes circonstances.
Son comportement vis à vis de moi fait sourire certaines de mes copines, mais je ne suis pas dupe.
Puisque ce que je sens surtout de leur part, c'est une forme d’envie, de jalousie 😀.
Parce que moi j'y vois non du sexisme de sa part, mais une acceptation et une appréciation de nos différences.
Qui traduit quelque chose de plus profond chez lui.
Une élégance innée.
Identique à celle dont il fait preuve quand il manie la cravache.
L’élégance de ses sentiments vis à vis de moi :smile:
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Aux premiers jours de l’automne de l’an 1717,
Une nuée épaisse et sombre coulait lentement depuis le bourg de Saint-Lambert jusqu’à venir lécher les prés salés bordant l’estuaire, presque à l’étouffer et la priver des dernières bribes de la timide lumière du soir. L’astre incandescent qui dominait le domaine ces derniers mois avait définitivement perdu de sa force, il s’était terni, trainant désormais péniblement son teint pâle au-dessus d’un horizon harassé. Assise à l’abris d’une haie touffue, depuis longtemps dépouillée de ses dernières mûres par les enfants du domaine, Élisabeth s’emplissait à pleines bronches de cette fraicheur humide, comme défiant la nature. A quelques pas les bêtes paissaient encore, dans la pénombre qui les grisait petit à petit, enfin libérées des pesants tombereaux qu’elles avaient charriés des semaines durant.
L’effervescence des semaines de vendanges était désormais achevée, rangée au rang d’émouvants souvenirs que bien peu garderaient en mémoire, pressés de se remplir à nouveau de la vacuité de leurs existences. Derrière les épais murs des chais, le jus noir épuisé par ses incessants bouillonnements avait enfin acquis un peu de quiétude. Coulant doucement depuis les rondes cuves de bois ou au travers des grilles des pressoirs, il était enfin venu se blottir contre la tendre paroi des barriques qui le bercerait durant les longs mois d’hiver. De tout cela, ni elle ni aucune femme ne savait rien, ou si peu. Ce que les hommes voulaient bien en raconter, tout au plus, des récits de phrases simples et bercées d’une ignorance crasse. Elle soupira.
Derrière un petit bosquet, à quelques centaines de pas, la frêle silhouette d’un carrelet se détachait de plus en plus péniblement de la noirceur grandissante de l’estuaire silencieuse. Le fragile bâtiment de bois, posé sur ses jambes graciles, avait depuis quelques semaines gagné un rang prestigieux. Jadis simple cabane de pêcheur aux mœurs rugueuses, il était devenu temple, cathédrale sacrée que la simplicité de son architecture protégeait d’un paganisme furieux, un refuge à la brillance de ce qui ne saurait être vu par des yeux aveugles. C’est là que chaque soir depuis une orageuse nuit d’août, Nicolas, venait se repentir des vicissitudes de sa condition, là que sous l’obscurité naissante, Élisabeth confessait un à un chaque pêcher, lavait méticuleusement l’âme de son jeune nobliau, lui imposant autant d’épreuves qu’elle lui dispensait d’enseignements. Un soir la cabane suspendue au-dessus des flots battants, comme une aorte au cœur de la campagne, ne servait que de point de départ à une excursion aux teintes initiatiques. Un autre c’est derrière le secret de ses planches vermoulues qu’Élisabeth guidait le jeune comte au plus profond de lui-même. La belle vigneronne ignorait encore le temps dont elle disposait pour mener à bien sa mission, mais elle savait ce qu’elle lui imposait. Un jour Nicolas devrait porter haut la renommée du domaine et il serait seul, de leur aventure dépendait tant de choses.
Une lumière hésitante apparu derrière les planches du petit carrelet. Élisabeth se releva, et se mit en marche, le pas décidé et le cœur battant.
Derrière la vieille porte ajourée de la petite cabane suspendue, l’unique pièce baignait dans la lueur vacillante d’une chandelle reposant sur son bougeoir, posé à même le sol. Au centre de la pièce, le jeune Comte était agenouillé, tournant le dos à l’entrée, simplement vêtu d’une chemise blanche. Il semblait attendre, paisible. Pourtant, depuis le chambranle, Élisabeth pouvait sentir battre chacune de ses artères, le sang cognait comme des tambours, résonnant contre les parois de la cabane. A mesure que ce rituel s’était institué entre eux, la jeune femme avait appris à lire cette discrète symphonie. Elle en comprenait maintenant chaque accord, des douces harmonies de la joie, aux intenses envolées de l’exaltation, du tumulte de l’excitation au son rauque de la crainte. Elle pouvait en sentir la moindre nuance, parfois même leurs dissonances ou leurs contradictions. Plus étrange encore elle mesurait à quel point certains de ses mots ou de ses gestes pouvaient résonner des jours durant dans le vacarme des veines de son obligé. La poitrine d’Élisabeth se gonflait chaque soir à cet instant précis, elle adorait cet avant, cet instant si particulier où elle se nourrissait de lui, comme un succube aspirant la vie de ce corps à sa merci, pouvant décider si elle comblerait ou non les aspirations dont elle se pourléchait, ou au contraire si elle l’emmènerait loin de ces suppositions ou bien de ses peurs les plus profondes. Ce soir c’est son excitation qu’elle ressentait par-dessus tout, et cela faisait déjà plusieurs jours que malgré son silence, les tambours frappaient de plus en plus fort. Jamais son jeune protégé ne le lui aurait dit, il se gardait bien de ce genre de confessions, encore trop contrit par son éducation puritaine. Un jour, elle en rêvait, il lui hurlerait ses vices, ignorant qu’elle en savait déjà tout. Mais ce n’était pas encore l’heure, et elle ne lui donnerait pas ce qu’il espérait, pas ce soir.
Élisabeth pénétra dans le carrelet, couvrant le Comte de son ombre qui s’étirait jusque sur la paroi de planches, finement ajourées.
— Bonsoir mon Comte.
— Bonsoir Madame, répondit-il simplement, tentant de faire taire les émois qui l’électrisaient depuis qu’il avait perçu la présence de la jeune femme sur le pas de la porte.
— De quoi avez-vous rempli votre journée, mon bon Monsieur ?
— De comptes et de chiffres, hélas, Madame. J’ai du supporter les bavardages de Monsieur l’Intendant tout le jour.
Élisabeth soupira, puis s’approchant du jeune homme, apposa une caresse rassurante sur son échine.
— Allons, allons, ces heures là sont derrière-nous. Comment les choses se passent-elles dans nos chais ?
— J’ai goûté les vins ce matin-même, et il semble bien que vos conseils pour retenir les ardeurs de Monsieur l’Intendant aient porté leurs fruits. J’ai trouvé les vins plus puissants que jamais auparavant, et leur toucher très fin.
— J’aimerais tellement que vous m’y introduisiez.
— Mais comment, vais-je faire cela ? s’offusqua le jeune Comte.
— Allons, allons, je suis sûr que vous saurez accomplir ce prodige. Et puis n’êtes-vous pas le maître des lieux ?
Il resta silencieux un instant. Faisant comme à son habitude taire l’empressement qu’il avait à son endroit et qu’il jugeait par trop indécent. Élisabeth le savait, elle aussi s’efforçait de ne rien montrer de tout ce que cela lui inspirait. Jamais elle ne s’était sentie, ainsi, belle et désirable jusqu’au fond de ses pupilles. Se lasserait-il un jour de la regarder ainsi ? Pourvu que ces temps n’adviennent jamais.
— Viendrez-vous aux fêtes de la Saint-Martin, Madame ?
— Mais je n’avais pas encore prévu de me passer de vos services très cher ! Il me semble donc inutile de revoir les termes de votre servage, fit-elle mine de s’offusquer.
Le Comte ne put retenir un rire espiègle, elle lui rendit un sourire qu’il ne put que deviner.
— Abaissez donc cette chemise, s’il vous plait. Elle me semble bien inutile, lui intima-t-elle d’une voix douce.
Il s’exécuta, désormais à demi nu, seule son intimité se trouvant simplement couverte du voile pudique de la fine étole de lin blanc. Doucement elle initia quelques courbes du bout de ses ongles, pourtant assez courts, sur la peau blanche et douce de son amant. On eut dit qu’elle dessinait dessus, suivant avec délicatesse les courbes de son corps, dessinant collines et vallons formés par ses muscles qui s’étaient tendus à son moindre contact. En agronome avertie, elle découvrait le terrain, en détectant les moindres mouvements, préparant son labeur avec application. Vint alors le temps des labours, elle appuya plus fermement, plus profondément, le griffant en stries parallèles comme on tire des sillons avant de semer. Un travail précis, méticuleux, juste assez fort pour permettre aux graines de la luxure de s’y épanouir, un ouvrage bien plus sûr qu’un négligé semis à la volée, pas trop profond non plus, qu’aucun de ces germes ne s’y voit étouffé. Par endroit le corps du Comte semblait tressaillir, se crisper sous la griffure, quelques gémissements qu’il retenait entre ses dents, refusant encore de les lui offrir, s’y dissimulaient de plus en plus mal. Plus Élisabeth imprimait ses marques dans la peau de Nicolas, plus elle ressentait les vibrations et les résistances que sa peau tendue lui répercutait. Elle se remémorait les paroles de son père qui lui avait conté dans sa jeunesse la manière dont on doit ressentir la terre qu’on laboure, la façon dont on doit selon le besoin accepter que sa force vous repousse ou au contraire s’employer à la contraindre encore plus fort pour l’attendrir, la discipliner. Un parfum de terre fraichement remuée, mélange d’odeurs salines et de senteurs acidulées d’humus, lui revenait en mémoire, comme le doux effluve d’une petite pâtisserie blonde, elle aussi parcourue de stries, qu’un autre dirait mieux que quiconque quelques siècles plus tard.
A mesure que son labeur avançait, les doigts d’Élisabeth s’enfonçait plus fermement dans la peau de Nicolas, elle le sentait l’accepter peu à peu, se laisser aller. Sa chair devenait plus douce plus accueillante, il s’accommodait de ce travail profond, et ses gémissements toujours aussi contenus portaient désormais bien plus les atours de râles de plaisir, bercés d’un laisser aller vaporeux. Enfin, il était prêt, désormais réceptif et libéré de ses carcans. Élisabeth se saisit alors du bougeoir non loin d’elle. Sa main guidait la flamme presque contre la peau de l’objet de son désir, éclairant d’une chaude lumière les stries rouges qui lardaient son dos. Au passage de la flamme, elle sentait le jeune homme lutter contre ses tressaillements, elle se délectait autant de ses réactions intempestives, qu’il tentait pourtant de dompter, que de l’abandon à ses désirs et qu’il lui offrait. Elle le trouvait beau, si frais. Sa candeur l’émerveillait.
Après avoir longuement admiré son œuvre, comme si elle voulait le faire redescendre, lui imposer de dévaler la montagne avant de l’obliger à la gravir à nouveau, elle souleva le bougeoir, plongeant à nouveau le corps de Nicolas dans une semi-pénombre. Elle inclina la bougie, laissant tomber une minuscule goutte de cire sur la base de sa nuque. Il sursauta, laissant échapper une sorte de jappement. Elle se retint de rire, parcourue d’un plaisir indicible remontant depuis son intimité même.
— Allons, mon beau, tout doux, tout doux, lui murmura-t-elle, en lui caressant délicatement le sommet des épaules.
Elle laissa tomber une deuxième goutte, entre ses omoplates cette fois. Il retint son gémissement.
— Ainsi, vous aimeriez donc que je sois de la fête ?
Attendant qu’il commençât à formuler sa réponse, elle choisit cet instant précis pour incliner à nouveau la bougie et troubler sa réplique.
— J’en serais si heureux, grogna-t-il, électrisé par la si fugace brulure.
Une petite goutte, moins visqueuse et plus salée celle-là, venait de perler au coin de son œil. Élisabeth souriait, s’enivrant de son propre plaisir.
— Vous oseriez donc vous promener mon bras ? interrogea-t-elle, mutine, en laissant s’affaler une autre goutte de cire, plus grosse celle-là.
— Je ne saurais en choisir une autre que vous, confessa-t-il après avoir réprimé le cri que le fluide surchauffé cherchait à lui extirper.
— Je ne sais pas, je ne suis pas convaincue, dit-elle, en versant cette fois une importante quantité de cire au centre du dos de son amant.
Il ne sut retenir un hurlement cette fois, alors que le liquide blanchâtre aux reflets incertains dévalait en coulée avant de se figer en atteignant le creux de son dos.
De nouveau elle passa une main tendre sur sa nuque, le rassurant de sa voix la plus suave, tout en la serrant puissamment.
— Tout doux, mon beau.
Il s’ébroua imperceptiblement, comme pour se donner la contenance nécessaire pour affronter d’autres assauts cuisants. Pas question pour lui de céder aussi facilement, si le faire souffrir devait être son plaisir, alors qu’il en soit ainsi, il ne s’y soustrairait pas.
Une autre coulée de cire s’affala contre son épaule, se partageant comme deux rivières autour d’un delta, l’une dévalant contre son pectoral et l’autre se jetant comme une cascade vers son flanc déjà lardé de traces rouges. Le blanc opalescent venait désormais ça et là croiser les lignes vermillon sur le fond orangé et vacillant de sa peau éclairée par la flamme. Qui sait si en d’autres temps, on n’eût pas pris cela pour une œuvre artistique ?
— Aurais-je votre entier dévouement donc ? insista-t-elle plus durement, en laissant à nouveau un long filet brulant s’écouler jusque sur les fesses de Nicolas.
Il acquiesça dans un cri nourri de larmes. Elle saisit ses cheveux et le tira violemment en arrière puis l’embrassa goulument, forçant le passage de ses lèvres avec sa langue puissante et conquérante. Ayant conquis son objet elle se retira et murmura à son oreille.
— Vous viendrez donc me chercher à deux heures de relevée, devant ma demeure.
Puis elle relâcha sa chevelure, déposa le bougeoir à ses pieds, saisit sa serpette à sa taille et s’appliqua méticuleusement à retirer chaque trainée blanchâtre pétrifiée. La lame glissait lentement le long de sa peau, risquant à chaque instant de la fendre dans un irradiant flot incarnat, Nicolas tremblait.
— Ne bougez-pas ! intima-t-elle.
Elle prit tout le temps nécessaire à son œuvre, se nourrissant encore de la peur de son objet vivant. Comme il était docile désormais. Son ouvrage achevé, Élisabeth s’assit à la gauche du jeune Comte et l’enlaça tendrement. Sans fard et dépouillé de sa nature, il posa négligemment sa tête sur l’épaule de sa vigneronne, reine parmi les reines, et ferma les yeux. Ce soir encore il n’avait rien dit du désir charnel que la vigneronne lui inspirait, il lui devenait pourtant si lourd de porter ce fardeau. Ce chancre de désir le rongeait au plus profond de ses entrailles. Dût-il en supporter encore d’avantage, il était résolu à l’affronter, attendre qu’elle soit prête et qu’elle le désire également. Naïveté touchante, car Il ignorait le feu qui brulait à moins d’une coudée de son cœur, sous les jupons de sa chère Élisabeth.
Ainsi se poursuivit une soirée tendre et lascive entre les deux amants. Une soirée suspendue au-dessus du long cours noir de la Garonne, bercée de ses clapotis langoureux contre ses berges accueillantes. Dans deux jours, tout le village résonnerait d’un vacarme bien moins apaisant, l’une des fêtes les plus importantes de l’année se préparait.
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