AVANT-PROPOS
En dehors de sa réputation sulfureuse, que sait-on du Marquis de Sade ?
Qu'il est né à Paris,le 2 Juin 1740,en l'hôtel de Condé, dans une vieille famille aristocratique de souche provençale, de grande noblesse. Qu'il fut écrivain,philosophe,et homme politique,longtemps voué à l'anathème,en raison de la part accordée dans ses écrits,à l'érotisme,associé à des actes de violence et de cruauté,qu'il passa pour cela,près d'une trentaine d'années en prison avant de s'éteindre le 2 Décembre 1814,dans l'asile d'aliénés de Charenton.
L'étude dédiée au site, a pour but de tenter d'éclairer le lecteur sur la portée littéraire de son œuvre,qui a évolué du 19 ème siècle à nos jours, avec le double souci d'un respect scrupuleux de la réalité historique, et d'une stricte neutralité dans l'analyse,tous deux indispensables,à la fourniture d'une base de réflexion,ouverte à tous (tes).
Elle se décompose en cinq articles à paraître, en vue d'en faciliter sa lecture, portant respectivement,sur la vie de l'homme,de son enfance à sa mort (I),d'un rappel de la période historique qu'il traversa (II), d'un exposé de ses différents écrits (III), de l'évolution du regard porté sur son œuvre (IV),et enfin de la place qu'il occupe,aujourd'hui dans l'univers du BDSM et de ses pratiques, accompagné,in fine,en annexe, d'une chronologie synthétique de sa vie. (V).
Détenu sous tous les régimes politiques (Monarchie,Révolution et première République,Consulat puis Empire), condamné à mort par contumace pour crime de "sodomie et empoisonnement", puis embastillé, de 1784 à 1789,libéré au début de la révolution.
Devenu secrétaire de la section des "Piques",de nouveau arrêté pour ses origines aristocratiques,il échappa de peu à la guillotine.
Interpellé sous l'Empire,en 1801, pour atteinte à la morale,il fut incarcéré sans jugement à la prison de Sainte Pélagie,enfin transféré,à la suite d'un nouveau scandale,à Bicêtre.
Il termina sa vie à l'asile de Charenton, dirigé alors par un homme de valeur, dénommé Coulmier.
Paradoxalement,le Marquis de Sade ne parut jamais devant aucun tribunal,considéré alors comme un prisonnier d'Etat,atteint de folie,et secouru par les demandes réitérées de sa famille.
Comble de l'ironie de l'Histoire,la détention de Sade, après la tourmente révolutionnaire,rappelle à tout point,le système aboli par la Révolution,des lettres de cachet de l'ancien Régime,dont avait été victime, un autre célèbre et sulfureux libertaire,le comte de Mirabeau.
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Elle est multiple, aux couleurs irisés parfois sombres
Elle se décline en pastel ou aquarelle de l'ombre
Elle est irréelle, intangible que l'on voudrait toucher du doigt
Elle est entière offrant son moi, livrant ses attentes et ses émois
Pas vraiment pure, elle n'en a pas besoin, c'est à travers ses failles
C'est à travers ses imperfections, que je le trouve ainsi, même canaille
Elle enflamme mes sens, me trouble par son absence, son autre vie
Elle parfum de mes rêves, ma passion, mes troubles envies
Elle femme d'ô, en voiles indécentes
Se donne, belle, librement
Je l'imagine, elle, sa peau
Nue sous mes mots
L'âme offerte, sa vertu
O, nous liées, inconnues
Je tisse mes propres entraves
Pour elle, pour un sourire suave
Peu soumise, me surprendre moi-même
Alors déraisonner et croire enfin que l'on s'aime
Douce folie charnelle, sarabande solitaire de mes nuits
Quand elle me révèle, incrédule, je soupire d'envies
Aspirant à la connaître, je reste longtemps éveillée, rêvant
Alors, je regarde ces mains, qui ne sont pas miennes qui la couvent
Envieuse, je génère l'utopie, consciente de cette folie que j'éprouve
Je voudrais la parcourir en douceur, caresser ses courbes de satin
Me fondre en elle, effleurer encore le velours de ses beaux seins
Sur les pages blanches, nous existe, par l'une, l'autre se sublime
Elle est femme multiple, aux teintes d'un mythe, illusion intime
Le 2 09 2019 fiction
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Il était largement midi lorsqu?elle se manifesta. J?en étais à mon cinquième café et la migraine ne battait toujours pas en retraite. J?avais eu le temps se sortir prendre le journal et d?acheter des croissants. J?étais donc plongé dans ma lecture des nouvelles du monde lorsqu?elle apparut dans l?escalier, pieds nus et vêtue de mon peignoir, son sac à la main. Ce n?était plus l?animal humilié de la veille. Au contraire, il émanait d?elle un air de fraîcheur inattendu, après une telle nuit. Coiffée et légèrement maquillée, un timide sourire aux lèvres, elle semblait aussi légère qu?une brise. Je me levais pour l?inviter à me rejoindre à table.
Elle ne fit que grignoter, le regard perdu, au-delà de la véranda, sur la végétation du jardin qui frémissait dans l?air tiède d?un dimanche de printemps. Nous avions sans doute besoin aussi bien l?un que l?autre, de ce calme.
Lorsqu?elle en fut à picorer du bout des ongles les miettes de croissant tombées sur la nappe, je compris qu?elle avait quelque chose à me dire.
- Désirez-vous un autre café ?
Elle grimaça puis, après un long soupir, elle se saisit de son sac à main et en extirpa divers objets qu?elle plaqua sur la table, juste sous mon nez. Il y avait là un fin collier de métal brossé muni d?un anneau, un plug de petite taille et l?alliance qu?elle portait la veille à l?annulaire. Mon étonnement lui tira un sourire ironique.
- Il reste une chose que je ne peux retirer seule. Il faudra m?emmener chez un pierceur. Le reste est remplacer selon vos désirs.
En prononçant ces derniers mots, elle baissa les yeux et les conserva ainsi presque tout le temps de la conversation.
J?étais stupéfié. Passent encore les mots étranges qu?elle avait prononcé la veille après que son mari l?ait scandaleusement perdue au poker, ils pouvaient être mis sur le compte du dégoût ou d?une légitime révolte. Mon intention avait toujours été de la raccompagner chez elle une fois l?affront digéré et de la remettre au mari auquel elle « appartenait », selon ses propres termes.
Je ne pouvais donc m?attendre à une telle entrée en matière. Pris au dépourvu, j?examinai ses offrandes – si le terme est adéquat – en feignant le plus grand intérêt. Le collier était fait d?aluminium, ce qui en expliquait la légèreté et la solidité. Il se fermait par l?arrière à l?aide de minuscules mollettes chiffrées. Au vue d?oeil, son diamètre correspondait exactement à celui du cou de ma pensionnaire. Le plug, en acier chromé, était de petite taille et avait la forme d?un cône allongé. Sa face externe était assortie d?une jolie pierre translucide aux reflets irisés. Une opale, sans doute. Quand à l?alliance, elle était d?acier, assez large, avec gravés en lettres dorées à l' intérieur : « esclave de », puis, en vis à vis « Mtr A ».
Je voulus interroger Sarah à la fois sur ces objets et sur la raison pour laquelle elle me les montrait, mais les mots me manquaient. Ce fut elle qui, les yeux toujours baissés, me tira d?embarras.
- C?est mon précédent maître qui me m?a imposé ces bijoux. Je ne peux plus les conserver depuis qu?il m?a perdue. C?est à vous de choisir ce que je dois dorénavant porter, si vous m?acceptez.
La réserve finale me fit tiquer. C?était la première fois qu?elle ouvrait une autre issue à notre improbable relation. Je pouvais refuser et la laisser partir.
- Mais dites-moi, de quoi parliez-vous lorsque vous avez évoqué la nécessité d?un pierceur ?
- S?il vous plaît, tutoyez-moi. Je ne suis pas votre égale.
- En ce cas, dis-moi pourquoi tu as besoin d?un pierceur ?
Se détournant vers moi, elle avança légèrement le bassin et, tout en écartant ses cuisses, elle écarta les pans du peignoir afin de découvrir son entrejambe. La fente parfaitement épilée, prenait naissance haut sur son mont de Vénus. Sa vulve avait des lèvres charnues, au dessin parfait. Il en émergeait, à peine visibles, les pétales froissés et sensiblement plus sombres de ses petites lèvres. Mais ce qui attirait en premier le regard était l?anneau d?acier d?un diamètre et d?une épaisseur imposants qui traversait ses grandes lèvres, juste en dessous du clitoris.
- Il est soudé, je ne peux pas l?enlever, expliqua Sarah.
Il est impossible de décrire le trouble qui m?envahit. Le souffle me manqua. Elle dut percevoir la fêlure dans ma voix mais elle devina plus sûrement l?érection entre mes jambes, ou, du moins, le souci que j?avais de la dissimuler.
- Aimeriez-vous que je fasse quelque-chose pour vous, monsieur ?
J?étais à deux doigts de la basculer sur la table et de violemment la forcer. Une pulsion brutale me montait du ventre, un désir de la profaner, un instinct archaïque de domination.
Mais en la pénétrant, j'aurais satisfait à son projet plutôt qu?au mien, qui était, d?abord, de rester libre et ensuite, si les choses se présentaient favorablement, de lui imposer ma loi plutôt que de subir ses stratégies.
Si j?avais lu quelques romans au sujet de la domination et ressenti à leur lecture une intérêt inhabituel, si je les avais dévoré en dépit de leur trop fréquente fadeur littéraire, mon absence d?expérience était évidente. L?envie de dresser une femme m?était venue, à ces lectures, plus que d?autres tentations, mais sans que jamais les circonstances m?offrent de la concrétiser. Outrées, mes amantes successives avaient chaque fois refusé d?être seulement fessées et l?une d?elles avait rompu sur le champ en me traitant de pervers. J?avais donc relégué ces jeux à l?imaginaire et j?avoue m?être masturbé plus d?une fois en compagnie de semblables rêveries.
Sarah était adorablement belle et elle s?offrait avec un mélange de candeur et de malignité désarmant. Dressée ? Elle l?était déjà. Mais c?était à moi de la prendre, pas à elle de se donner.
Tandis que je recouvrais mes esprits, je surpris Sarah, toujours cuisses ouvertes, qui glissait le doigt sur la fente avec une langueur calculée, écartant à peine ses lèvres pour enfin s?attarder insensiblement sur le bouton de son clitoris. La poésie décrit exactement ce que sont les choses :
Piste fraîche sentier sous la pluie sur de la rosée
Allée des sueurs avenue des sèves jardin des humeurs
Festival de larmes gala de salives assemblée de mousses
Grappe d?éventails avalanche de plumes vivier de poulpes et de pulpes
Alors que je détachai brusquement les yeux de son entrejambe, je surpris le regard de défi qu?elle me lançait tout en suçant ses doigts luisants de cyprine. Elle soutint le duel.
Furieux, je la giflais.
Elle ouvrit grand la bouche, ses beaux yeux verts se brouillèrent tandis que sa main, incrédule, caressait la trace rouge sur sa joue.
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Parvenu dans l?étroit hall d?entrée de l?immeuble, ni elle ni moi ne chercha l?interrupteur par crainte, sans doute, de se découvrir à l'autre aussi embarrassé que lui. Je fixai obstinément sa silhouette qui ondulait devant moi, découpée par l'anémique éclairage du dehors. Elle avait enfilé sa courte veste de cuir et tenait un discret sac à main à l?épaule. Ses talons hauts claquaient sur le carrelage, battant la mesure de notre marche vers l?inconnu.
La porte d?entrée se referma sur nous comme un couperet, tranchant tout lien avec la pitoyable scène qui venait de se jouer et nous reléguant à la nuit. Nous nous fîmes face, enfin. Elle tenait la tête baissée, le visage dissimulé par ses mèches. D?une voix nerveuse, je demandai :
- Je vous dépose ?
- Oui.
- Où cela ?
Elle leva les yeux sur moi et ricana :
- C?est vous qui décidez.
- Je peux vous conduire chez vous, n?importe où. J?ai le temps.
- Je n?ai plus de chez moi. Chez moi, à présent, c?est là où vous déciderez.
Sur ce, elle se détourna brusquement et ses talons hauts résonnèrent à nouveau, sur le macadam, tandis qu?elle s?éloignait en direction du boulevard. Cette fille ne m?appréciait pas, c?était évident, mais je la rattrapai en quelques foulées, inquiet de la voir s?aventurer dans un quartier peu sûr.
Parvenu à son niveau, je calais mon pas sur le sien. Les éclairages des vitrines caressait sa silhouette selon un rythme irrégulier. Sans insister, je saisissais ce qu?ils me révélaient d?elle : ses yeux verts intenses, son nez droit un peu long, ses pommettes hautes, sa poitrine arrogante… Elle ne portait pas de soutien-gorge, c?était déjà ça...
Sans que nous en ayons décidé, nous nous retrouvâmes devant ma vieille voiture garée rue G*. J?ouvris pour elle la portière côté passager et fis le tour pour prendre le volant.
- Alors, où dois-je vous emmener ?
Elle me fixa si intensément que je suspendis mon geste et laissait la clef dans la portière.
- Ne soyez pas idiot ! Vous m?avez gagnée, je suis à vous. Faites de moi ce qui vous plaît mais, par pitié, cessez vos manières.
Sans attendre ma réponse, elle s?engouffra côté passager.
- J?oubliais, je m?appelle Sarah.
Je démarrai et pris la direction de mon petit pavillon de banlieue.
La route est assez longue pour rejoindre L*. Luttant contre la fatigue, je roulais prudemment en veillant à éviter les chauffards et les patrouilles de police. De son côté, Sarah somnola bientôt, se tassant peu à peu dans le fauteuil et laissant sa robe, à mesure qu?elle se retroussait, révéler au dessus des bas des cuisses admirables, d?une blancheur nacrée. Pourquoi ne pas la toucher, une fois, une seule, sentir le soyeux d?une peau nue, la tiédeur de son sommeil, la délicatesse d?un corps assoupi… ? Et puis non, bien sûr. On ne fait pas ça.
Une demie-heure plus tard, je me rangeai devant mon domicile. L?aube pointait. J?avais besoin de boire un verre.
Sarah, elle, était à présent tout à fait endormie. Je dus l?extraire doucement du véhicule, en veillant à ne la réveiller qu?à moitié, et la contraindre à marcher pour traverser le jardinet puis escalader les trois marches, un bras par-dessus mes épaules et ma main soutenant sa taille. Elle n?était pas si lourde.
Elle s?affala dans mon lit. Je lui ôtai sa veste et ses escarpins puis je rabattis la couverture sur elle, en toute pudeur. Je déposais mon peignoir et une serviette de bain à ses pieds. D?ici le lendemain, j?avais le temps de vider un verre ou deux.
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Ce fut comme si un sortilège avait pétrifié la pièce et tous les personnages présents. Les visages et les corps se figèrent, on ne perçut plus le moindre son, pas même celui d?une respiration. Le néon au dessus de la table figea la scène dans une pose irréelle.
Il fallut qu?au bout d?un temps infini, il relève les yeux vers moi, tandis que les cartes tombaient de sa main, pour que ses yeux éteints et son visage vidé de son sang avouent sa défaite. Je regardai les autres joueurs, tous aussi pâles et débraillés. Personne ne s'aventura à la moindre approbation. Les lois du jeu ne comptaient plus. Ce n'était plus une question de hasard et d'argent, mais celle d'une vie. Il n'y eut que sa femme, tout a fond de la salle, à se lever de l?accoudoir du fauteuil sur lequel elle s?était posée. Après avoir vidé son compte en banque il y avait deux semaines de cela, son mari avait perdu sa montre et sa voiture de sport le samedi précédent, il venait à présent de la jouer et de la perdre.
Il se leva difficilement en s?appuyant sur le tapis vert. À l?extrémité de ses doigts gisait la paire d?as avec laquelle il avait espéré se refaire. Col déboutonné, cravate défaite, pantalon froissé, il titubait à demi. Personne ne lui apporta d'aide. Il n'avait pas seulement perdu une partie, il s'était perdu lui-même. C?était la scène finale d?un film désemparé. Comme au cinéma, on attendait que la lumière se rallume et que chacun quitte la salle pour rentrer chez lui, vaguement satisfait. Mais c?était bien autre chose et plutôt que de satisfaction il s'agissait plutôt d'une honte confuse dont on ne savait que faire. On s'évitait.
Se trouvant devant sa femme, il lui caressa lentement le visage d?une main qui tremblait comme celle d?un vieillard. Elle détourna les yeux pour ne pas croiser les siens. Réflexe de pudeur plutôt que de dégoût ou bien, plus sûrement, mélange des deux à la fois. Il était trop tard, à bout de ressources il l?avait jouée et venait de la perdre contre une quinte flush. Pendant qu?il lui glissait son alliance dans la main, quelque chose se dénoua. Le mépris qu'elle lui portait se lisait avec une telle évidence que tous en furent gênés. Il se traîna jusqu?à la sortie et, dans un silence opaque, on entendit la porte se refermer sans bruit. La nuit allait s?achever, elle venait d?engloutir sa dernière proie.
Les autres joueurs suivirent, se saluant furtivement, sans les habituelles congratulations et promesses de revanche. Personne ne songeait à s?éterniser.
Il ne resta que nous, elle et moi, dans un espace vide où flottaient des odeurs de sueur et de tabac froid. Elle se tenait debout, gracieusement posée sur la jambe droite, sa veste de cuir négligemment tenue d?un doigt par-dessus l?épaule. Je ne l?avais pas vraiment observée jusqu?alors. Son visage piqueté de taches de rousseur disparaissait presque sous les volutes de sa chevelure rousse. Elle avait un air mutin, rebelle, indépendant qui ne correspondait pas à celui d?une femme-objet ou même soumise. Elle n?était vêtue que d?une petite robe noire abusivement courte sur des bas et des escarpins de la même couleur. Elle avait teint ses lèvres d?un rouge profond. Au ras de son cou, scintillait un collier de fausses perles. L?étrangeté de son corps tenait au contraste entre les formes excessivement féminines de son buste et l?étroitesse de ses hanches. On aurait cru à l?assemblage de deux corps différents, l?un masculin, l?autre féminin. Ses fesses rebondies et le galbe de ses jambes dissipaient rapidement cette drôle d'impression.
- On y va ? me fit-elle d?un ton morne.
Je hochai la tête et la suivis.
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Elle se préparait à sortir. Je suis entré dans la salle de bain. Elle se maquillait devant le miroir du lavabo, elle avait passé la petite robe noire qui la moulait si étroitement et s?arrêtait au milieu des cuisses, juste en dessous de la limite des bas.
Je m?assis sur le rebord de la baignoire.
- Tu la retrouves à quelle heure ?
- dans dix minutes.
- Où ça ?
- On commence par prendre un verre, après je ne sais pas, ça dépend d?elle... »
Jamais je ne l?avais vu aussi belle. Je glissai ma main sous sa robe. Elle ne portait rien en dessous. Sa fente était trempée.
Son reflet dans le miroir me décocha un sourire.
- Ne m?attends pas, fit-elle en me déposant un baiser sur les lèvres avant de disparaître dans un courant d?air.
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Dis moi que tu me désires encore
Que j'en respire le souffle de tes mots
Sur ma chair, inhalant l'odeur de ton corps
Laisse-le s'enflammer, à l'appel de tes maux//
Pose tes mains, là, sur mes hanches
Presse un peu plus fort. Elles se déhanchent
Mes fesses se cambrent sous la badine
Je me livre à toi, insolente et taquine//
Dis moi encore des mots, susurre-les, là
Au creux de mon oreille, faisant appel à mes sens
Tes mots forts, soufflés, qui subliment mon indécence
Ceux qui éveillent en moi, tant de désordre, tant d'émois //
Laisse glisser tes doigts, là dans ma chevelure
Attrape ma tête, je veux sentir cette puissance
La force de ton désir, sur mon derme, pose ta griffure
Brûlante, que je m'abandonne en accord, tout en aisance//
Le 4 aout 2019
Pour toi mon A
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Un horrible cauchemard
Il y a bien longtemps, dans une lointaine galaxie...
Je dors du sommeil du juste (pléonasme pour un Maître). Mon adorable corps dénudé en partie couvert par celui de ma soumise, elle aussi en tenue d'Eve. Presque devrais-je dire: elle ne porte que son collier de chienne. A ma main, la laisse que je ne quitte pas de la nuit. A animal pas encore totalement dressé, point trop de liberté ne faut.
Puis l'horreur commence. Au petit matin, regardant son Maître endormi la soumise entreprend de caresser la partie de son anatomie faisant honneur à la gente masculine. En véritable machine de guerre, l'objet du désir, aussitôt en branle se met. Jusque là rien d'anormal, cela lui arrive 5 ou 6 par jour (les mauvais jours). Mais voilà, la soumise audacieuse non contente d'avoir démultiplié le volume de l'engin se met en devoir de le goûter. Soit dit en passant quel manque de mémoire, elle l'a déjà fait plusieurs fois la veille encore. Et la voilà qui sans autorisation caresse, léchote, suce et aspire sans vergogne l'objet du délit. D'initiée! Ses talents ne sont pas à remettre en cause, pourquoi donc s'entraîner en pleine nuit ?
Le pire arrive alors, ce qui est souvent le cas avec les soumises désobéissantes. La chienne se met alors en devoir de chevaucher son pauvre Maître désarmé, profitant honteusement de son sommeil! Et la voilà qui, lui tournant le dos, suprême insolence soit dit en passant, s'empale sur cet engin admirable, chevauchant -pour l'instant- impunément son Maître trop confiant. Et la gourmande monte et descend, et va et vient... En sueur, elle se retourne, lèche la joue de son Maître pour reprendre son infernale sarabande de l'autre coté ! Quelle impudence. Imprudence aussi... Toujours sans ordre! Manquerait plus qu'elle jouisse.
Elle ajoute encore pire à sa désobéissance : elle commence à gémir de plus en plus fortement au risque de réveiller son infortuné propriétaire qui goûte un repos pourtant amplement mérité. Egoïstement elle n'en n'a cure. Dans son sommeil, le malheureux, sans doute un peu somnambule caresse ses adorables seins. Geste machinal tout au plus.
Un degré de plus dans l'horreur : la chienne, pour l'heure encore avide de chibre turgescent, se soulève et pose le sublime gland à l'entrée de sa rosette. Me croirez-vous au non, dans mon abominable cauchemar elle s'empale tout de go, d'un coup, au risque de blesser le malheureux. Et la voilà qui s'agite, reprend de plus belle ses va et viens. Aucun respect pour le fatigue du Maître, une véritable honte. Celui-ci, dans un état semi-comateux essaye vainement de se libérer en enserrant ses mains autour du coup de la chienne. Peine perdue. Tel un Pitbul au contraire ça l'excite encore davantage si c'était possible! Et là le drame, elle jouit. Oui vous avez bien lu cher lecteur effondré, l'insolente jouit sans autorisation... Elle crie, le corps secoué de spasmes, puis rejouit, et rejouit encore prolongeant horriblement le malheur de son Maître...
Le calme est revenu sur les lieux du drame. L'homme n'a pas ouvert les yeux, pas certain de ce qui vient de se produire : cauchemar ou terrible réalité? La chienne enfin apaisée se désolidarise ( joli terme non?) de son Maître, et sans doute par mauvaise conscience et pour se faire pardonner lui lèche le visage, puis le sexe qu'elle doit bien nettoyer. Le malheureux prenant conscience de l'horreur qui vient de s'accomplir se pose mille questions: qu'a-t-il raté dans son éducation? Ses collègues Maîtres lui adresseront-ils encore la parole? Les soumises ne verront-elles pas désormais en lui un être faible? Un sentiment de honte le submerge. Dans un premier temps il voulait cacher cet événement dramatique, mais il comprend vite que pour exorciser un traumatisme si profond, il doit s'ouvrir et en parler, tentant de capter une main compatissante, une oreille attentive. Non pas de pitié mes amis, juste de la compassion et un soutien moral sans faille, voilà ce que j'attends de vous pour me remettre.
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Du bout des doigts
Je survole sa peau
J'effleure le duvet de soie
De son corps en repos
Geste tendre contraire
Au plaisir ennemi
Je ne voudrais soustraire
Sa silhouette endormie
Ma main devenue caresse
Les contours de son ombre
Sensuelle en sa paresse
Dans cette nuit en décombre
Une douce essence se love
Parfum suave inattendu
Etranger à cette alcôve
Dans les creux détendus
De la belle allongée
Le temps parait suspendu
Je voudrais tant prolonger
Ces secondes, ces minutes
Mais déjà s'en va la trêve
La douceur à la lumière
Naissante du jour qui se lève
Abandonne la garçonnière
La pression de sa peau blonde
Sa poitrine menue et ferme
Suffisent pour que je succombe
A la chaleur de son épiderme
Le 09 07 2019 fiction
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Dépose un baiser sur mes lèvres
Juste au-dessus du rouge à rêves
Qui colore ma bouche d'audace
Et attise mes désirs fugaces //
Dépose un baiser sur mon cou
A la naissance de mon pouls
Qu'il ruisselle en larmes salées
Dans les sillons de mes pensées //
Du rouge à rêves là, sur mes mains
Qui cache croquis et dessins
Sous des promesses de plaisir
De découvertes à venir ... //
Si tu déposes comme une flamme
Un dernier baiser sur mon âme
Je ferais fondre sous tes caresses
Mes rêves rouges que je confesse //
Dépose un baiser sur mes doutes
Tout en douceur, au compte-gouttes
Et laisse mes rêves s'épanouir
Dans le carmin de leurs désirs //
Le 08 07 2019
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Vous m’avez donné la forêt, vos mains sur ma nuque, dures comme la pierre sous les miennes, et votre queue impérieuse, plus dure encore que vos mains et la pierre, qui m’éventre à l’ombre des pins. Votre grondement agacé pour me faire taire quand mes gémissements deviennent cris et couvrent les cigales outrées. Et votre rire de gosse quand nous avons trouvé l’antre des fées.
Vous m’avez rendu la poésie brutale de l’injure, quand votre bouche sale me chuchote des horreurs et que j’en redemande. Je suis à vous. Votre pute. Votre chienne. Et je porte ces titres avec l’orgueil du sang royal. Sa pute. Sa chienne. Sienne. Poésie de la chair, comme vos râles quand je parviens à vous faire jouir, quand vous acceptez enfin de vous abandonner, un peu, vous aussi. Ils réveillent mon désir comme si vous ne m’aviez pas encore touchée, comme si vous n’étiez pas déjà en train de me violenter, de me ravager. Et quand je m’en souviens ensuite, quand je les convoque dans mes solitudes rêveuses, ils m’incendient plus violemment que cette canicule qui n’en finit pas.
Vous m’avez donné la fierté de marcher à votre bras, de m’asseoir à vos pieds en public, et la joie féroce de la vôtre, de fierté, quand j’ai su tenir ma place.
Vous m’avez donné un collier. Un collier de cuir noir, large, odorant, animal, rien de fanfreluche, rien qui pourrait être confondu avec un bijou, rien qui pourrait dire autre chose que ce qu’il dit. Vous m’avez donné un collier qui dit : Ma chienne. Mienne.
Vous m’avez donné de vous. Un peu plus à chaque fois. Tout à l’heure, quand nous reposions entre deux étreintes, en sueur, sales, mon corps douloureux et ravi, le vôtre brûlant et tendu encore, vous m’avez murmuré : « j’ai confiance en toi ». De tous vos compliments, celui-ci a déchiré mon ventre. J’aurais voulu vous mordre, vous étouffer contre moi pour ne pas pleurer. Je n’ai pas pleuré. J’ai fermé les yeux. Moi aussi, mon Maître, j’ai confiance en vous. Quand vous promenez sur ma peau vos lames ou vos lanières, qu’elles sifflent et glissent si près de mon visage, quand vos doigts s’enroulent autour de ma gorge à m’en soulever, ou fouillent mes intimités sans tendresse, bouche, sexe, fesses, quand vous vous frayez de force un passage où je ne sais pas encore vous accueillir, quand vous me giflez, me crachez sur la bouche, me menacez, riez, puis me bercez contre vous en me couvrant de mots doux, quand je vous laisse, éperdue, faire ce que vous voulez de moi, j’ai confiance en vous.
J’ai confiance en vous.
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L'homme aux couilles bleues
Il était une fois, dans un lieu de perdition, que forcément la morale réprouve (alors moi imaginez donc)...
Dame Hydréane et moi dans vaste et chaud jacuzzi, nous nous embrassions voluptueusement. Alentours, un couple faisait de même puis se rapprochait doucement, certainement portés par l'onde induline. Ce qui devait arriver, arriva, un instant d'inattention et me voici bécotant une fort douce et jolie blonde qui embrassait merveilleusement. Ma soumise n'était pas en reste gratifiant son nouveau compère en CDD de quelques caresses dont elle avait le secret. Emerveillé celui se plongea dans le piège habituel tendu par ma Douce, ses insondables yeux noisettes. Ebloui, il pensa à voix haute : « elle a de vrais yeux de coquine ...! ». Lâchant une seconde la langue de ma voisine, j'ajoutai : « tu vois ma Douce, quand on est bien élevé, on ne dit pas salope, mais coquine ! ». Fard de ma belle Hydréane que je vis à peine, hapé à nouveau par des lèvres voraces.
Un peu plus tard, ma soumise s'adonnait à nouveau à des pratiques aussi lubriques que libidineuses, ce qui n'était pas sans me gêner, mais bon, je prenais sur moi comme souvent. Entre son tempérament exhibitionniste et son âme délicieusement décadente, j'étais vernis. Bref, celle-ci faisait une démonstration convaincante de ses capacités buccales à son Maître. Par son talent autant que sa plastique irréprochable attirés, quelques voyeurs des 2 sexes observaient attentivement la divine scène. La Belle, vorace, autant que par son ouvrage accaparée ne s'en souciait guère.
Aussi lorsque l'un d'eux, plus aventurier que les autres osa s'approcher de plus près, s'adonnant ce faisant à un plaisir onanique, la soumise ne s'en troubla pas. Redoublant même étrangement d'ardeur à la tâche ... Le mâle (pour l'instant heureux) s'activait de plus belle. Le Maître satisfait de sa soumise, se mis en demeure de la besogner sérieusement. Celle-ci ne s'en plaignit nullement, entamant comme à son habitude ses jolies vocalises, faisant passer comparativement la voix de La Callas pour celle de Jane Birkin (généralement quittant Paris je retrouvais la pleine mesure de l'ouïe aux alentours d'Auxerre). Notre voyeur impénitent, se rapprochait doucement du petit volcan cette fois proche de l'éruption…
Dans un esprit confraternel autant que de Noël, le Maître intima à sa Douce l'ordre d'aider le quidam à se soulager en caressant les bourses de celui qui, dans un premier temps, vis cela comme une bénédiction; d'évidence la belle ne se fit point prier, obéissant à ce type d'ordre avec une bonne volonté qui ne cessait de m'émerveiller. Innocemment (on non?), la soumise se saisit des testicules du malheureux (cette fois …) les broyant gentiment dans sa petite main étrangement musclée pour l'occasion. J'entends encore ces mots «aaaahhhhh, doucement !!!» . Ce qui ne manqua pas de déclencher un début de fou rire du Maître autant que de la soumise. Quelle perverse! Le handicap de ce dernier était pour autant bien supérieur, suivant le sage adage qu'il est plus difficile de tendre le bras que d'écarter les cuisses (NDLR : philosophie paternelle). Avez-vous déjà tenté de maintenir une érection dans ces conditions ? (Les Dominas équipées de god-ceinture n'ont pas le droit de jouer).
Dans un effort quasi surhumain, reprenant son sérieux, le Maître y parvint pourtant et se remis avec autant de volonté que l'application à la tâche, déclenchant assurément l'admiration de tous (voir l'envie pour certains…), enfin au moins de sa Belle. Celle-ci avait par ailleurs adoucit sa caresse, ce qui entraîna un effet immédiat sur son fan, momentanément entre 2 eaux. Libéré, le pauvre se retira en se tenant néanmoins étrangement les bourses… J'aurais parié qu'elles étaient bleues dans la pénombre du lieu ...
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