
🅷🅴🅻🅻
Sois belle et tais-toi.
Ne fais pas de bruit.
Un ogre dans ton lit.
Ne pleure pas.
Sois belle et tais-toi.
Mets-toi à genoux.
Tu n’es que pour moi.
Je prendrai tout.
Sois belle et tais-toi.
Enivre-moi.
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Asdepik
C'est... Puissant
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05/07/26

Balthazar Claës
Une troublante ambivalence
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05/07/26
Bonjour à tous,
Je me permets une question technique relative au fonctionnement de la rubrique "groupes", au cas où quelqu'un aurait la réponse.
Hier j'ai voulu déposer un texte que j'avais écrit ces derniers jours, et puis en me relisant je me suis rendue compte qu'il était très long (pas en nombre de mots, mais en nombre de lignes - au moins 6 pages...), donc j'ai préféré l'enlever pour ne pas polluer la page d'accueil du groupe.
D'où ma question: est-ce que l'item "articles" du groupe est utilisable (je vois que personne ne l'utilise - il y a peut être une bonne raison)
et, question subsidiaire, ce qui y est déposé est publié où in fine? (est-ce spécifique au groupe ou bien est-ce que ça redirige sur la rubrique articles générale ?)
2 personnes aiment ça.
Bonjour Sylvie35, à priori il n'y a pas de limite dans la taille des textes sur le groupe...
Maintenant, si le texte est très long, alors oui vous pouvez le publier dans la rubrique "articles", qui est le lieu par défaut pour les textes considérés comme des histoires. Il apparaîtra également en cartouche sur la page d'accueil du site, étant une nouveauté.
Je fais un petit retour d'expérience, pour ceux que ça intéresse.
Lorsque l'on publie dans la rubrique articles d'un groupe:
- Un encart apparaît effectivement sur la page d'accueil du groupe. C'est pratique pour publier un texte long sans avoir l'impression d'envahir la page d'accueil 😇
- Un encart apparaît également dans la rubrique "articles" générale.
- Par contre, l'article n'est pas référencé dans la liste personnelle (celle que l'on obtient en allant sur sa page personnelle et en cliquant sur l'icône "articles" personnelle). Je n'ai pas compris la logique sous-jacente (pourquoi le faire apparaître dans le général et pas dans le personnel - à la limite j'aurais mieux compris l'inverse) mais peut-être qu'il y en a une.
- Il n'y a pas non plus d'encart sur le mur perso (à moins de refaire un partage ou de mettre soi-même un lien).
Merci Diab. En fait je voulais parler de ce que je publie dans la rubrique articles du groupe, pas sur le mur général (je ne publie pas sur le mur général). Je mettrai un commentaire sur le forum dans le fil des échanges avec la modération - sans grand espoir d'avoir une réponse, mais on ne sait jamais.
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04/07/26
Au-dessus
de Davos,
berceau
des Young Leaders,
flottaient
trois Lunes.
Non de pierre.
Non de glace.
De métal.
Elles demeuraient
suspendues
par la science
des hommes.
Mais
ce qui est suspendu
n'est pas toujours
élevé.
Dans leurs flancs
de titane,
les maîtres
des consciences
dessinaient
l'âme
qu'ils voulaient
donner
au monde.
Ils nommaient cela
le progrès.
Ils croyaient
qu'un homme pouvait
être réécrit
comme un livre.
Ils enfermèrent
les pensées
dans le confort
du conformisme.
Ils imposèrent
à chacun
la manière juste
de parler.
Puis
la manière juste
de penser.
Enfin
la manière juste
de se souvenir.
Lorsqu'il ne resta
plus rien à imposer,
ils proclamèrent
le triomphe
du camp du bien.
On ne brûlait plus
les livres.
On apprenait
à leurs lecteurs
qu'ils ne les avaient
jamais compris.
On ne condamnait plus
les paroles.
Elles mouraient
avant d'être prononcées.
La peur
avait changé de métier.
Elle n'arrêtait plus
les hommes.
Elle habitait
leurs phrases.
Elle corrigeait
leurs silences.
Elle choisissait
leurs hésitations.
Chaque citoyen
surveillait son voisin.
Puis lui-même.
Enfin
ses propres pensées.
Les chaînes invisibles
sont les plus solides.
Un jour,
une femme
fut convoquée
dans la Lune rouge.
Ce jour-là,
on lui avait retiré
son Maître.
Ils croyaient
lui avoir tout pris.
Ils ignoraient
qu'on ne sépare pas
une source
de son eau.
Ce qui est choisi
demeure.
Ce qui est imposé
attend seulement
le jour
où il tombera.
Elle se nommait
Ysideulte,
un prénom
que personne
n'avait jamais porté.
Elle semblait
plus fragile
qu'un rameau
au printemps.
Ils ignoraient
que déjà
naissait en elle
un souffle.
Un souffle
qui ne devait rien
à la colère.
Un souffle
qui ne demandait
aucune victoire.
Le souffle
de la résistance.
Ce souffle
n'était pas
le sien.
Il venait
de plus loin
qu'elle.
Les puissants
ne craignent pas
ce qui semble fragile.
Ils comprennent
la peur.
Ils comprennent
le désir.
Ils comprennent
l'ambition.
Ils ne comprennent pas
celle
qui préfère perdre
plutôt que trahir.
Ils oublient
que celle qui se soumet
librement
devient plus difficile
à gouverner
que celle
qui se croit libre.
Autour des Lunes,
des canons
veillaient.
Le fer
protège du fer.
Il ne protège pas
de la vérité.
On disait
qu'un être insaisissable
marchait
auprès d'Ysideulte.
Un pangolin fou.
Personne
ne l'avait vu.
Peut-être
était-ce un ange.
Peut-être
une machine.
Peut-être
une idée
qui ne voulait pas mourir.
Quelle différence
pour celui
qui ne peut
être atteint ?
La flèche
atteint le corps.
Le décret
atteint la foule.
Le mensonge
atteint la mémoire.
Mais rien
n'atteint
l'esprit
qui ne dépend
de rien.
Les maîtres des consciences
voulaient écrire
l'homme nouveau.
Ils ignoraient
que l'homme
n'est jamais
l'œuvre de l'homme.
Alors
la panique
parcourut les Lunes.
Les canons
cherchèrent
un ennemi.
Ils ne trouvèrent
que leur propre peur.
Le fer
sait frapper
le fer.
Il ignore
où demeure
l'esprit.
Quand Ysideulte
quitta la montagne,
deux Lunes
flottaient encore.
La troisième
avait choisi
la terre.
Pourtant,
la femme
n'avait livré
aucune bataille.
Elle ne portait
ni uniforme,
ni arme,
ni emblème.
Car la vallée
ne dispute jamais
avec la montagne.
Elle demeure.
Puis un jour,
la montagne
s’effondre
d'elle-même.
Ils avaient bâti
leur empire
sur l'obéissance
et la manipulation.
Elle avait bâti
sa vie
sur une promesse.
L'obéissance
cesse
lorsque disparaît
le manipulateur.
La fidélité
demeure
même dans l'absence
du Maître.
Ysideulte
se retourna
une seule fois.
Ce qu'elle vit
n'était pas
la chute
d'une forteresse.
C'était le poids
d'un mensonge
qui ne trouvait plus
de ciel
où demeurer.
Post-scriptum :
J’ai revisité, en optant pour un style très différent, un article que j’avais écrit il y a deux ans, intitulé « Les Lunes de Davos » (https://www.bdsm.fr/blog/9856/Les-Lunes-de-Davos/). Un texte né d'une lointaine résonance avec la philosophie du Tao.
L’histoire d’Ysideulte se situe dans un futur proche, au sein d’une société qui est une extrapolation d’évolutions sociétales récentes. Si ce texte a éveillé votre curiosité, vous pourrez découvrir le monde d’Ysideulte à travers mes articles précédents, dont la liste est ici https://www.bdsm.fr/sylvie35/blog/ (à lire de préférence dans l’ordre chronologique de leur publication).
13 personnes aiment ça.
Vous avez un univers riche et foisonnant 🙂 je vais me plonger dedans à mon rythme 😌 Au delà de cela, j’aime beaucoup cette forme de texte, que je trouve très « orale ». Merci 🙏
En apesanteur
Quand les portes se referment
Nous faisant quitter la terre ferme
En apesanteur, nos corps s’attirent
Et dans tes bras j’aime à me blottir
Dans cet espace exiguë, un nouvel univers
Nouvelle loi de la gravité entre nos deux bouches
Nouvel espace que remplit tes yeux verts
Cette alchimie qui remplit nos cœurs et qui anime ton corps farouche
Comme seuls au monde, nous créons notre paradis sur terre
Et croquons à pleine bouche la saveur de nos chairs
D’un même souffle, rythmé par nos hanches
La cabine semble se balancer, l’alarme s’enclenche
En apesanteur…
#photodunet
6 personnes aiment ça.
Merci pour ces mots remplis de la Douceur propre à celle de deux êtres qui s’attirent… avec toujours l’image qui va bien avec, bravo
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24/06/26
Et soudain le Vide. Le Silence.
Le Vide du Vain. Comme une sentence.
Le Vide face au trop plein.
Le trop plein de mots, qui s’agitent
Là-haut, dans mon parc crânien,
Qui veulent coûte que coûte sortir
Et qui se trouvent face
A des réactions épizobiques
En masse
Postées en quasi-automatique
Je pensais d’ici être un espace
Où une fois posés
Mes mots auraient leur place
Prendraient leur liberté
Et qu’ils résonneraient …
Que dans la salace populace
Ils présenteraient
(Ego Ego) une certaine…. Classe.
Mais les « Doms » parlent tellement fort
Ils sont tellement nombreux (Merci Francis)
Que ces mots de mon for
Intérieur n’existent pas face à eux.
« A quoi bon qu’ils sortent? »
Susurre mon Ego, réaliste
« Laisse les donc derrière Ta porte »…
Pre et post scriptum, animal triste
#jparletoutseul
8 personnes aiment ça.
Beau texte, très beau texte, peut-être que c'est moi et mes circonvolutions solitaires cérébrales incessantes, mais j'ai ressenti solitude, souffrance, tristesse, dépit par trop de déceptions, à travers vos mots.
Votre écrit est magnifique et intense à lire.
Merci pour ce partage.
🙏🏻
Le mur devient celui
des lamentations
la réalité dépasse la fiction
et la qualité s'enfuit
Messieurs (surtout)
arrêtez de fantasmer
et le mur polluer
avec vos envies de tout
Plutôt que d'écrire d'une seule main
essayez de rester sereins
personne ne s'intéresse
à vos fantasmes express
Aussi, au lieu d'étaler
vos envies imagées
soyez créatifs et pensez
qu'avant le Q, il y a le QI,
pas vrai ? 😉
#penséedujour
9 personnes aiment ça.
Paradoxe, quand tu nous tiens,
jeux de mains, jeux après-demain
je ne sais plus qui est qui
et le doute me remplit
Toutes ces facettes
font que ce n'est pas la fête
j'ai un problème de positionnement
et à soi-même jamais on ne se ment
(normalement)
Alors j'ai la fibre de quoi ?
pour le savoir, il faudrait pratiquer
histoire de me repositionner
être raccord avec mon "moi"
je crois que j'ai besoin d'une aide
une soumise qui explore ça aussi
histoire de démêler toute cette merde
et qu'à deux on s'occupe des plis.
#réflexiondujour
#fetishoudom?
8 personnes aiment ça.
Coincés entre notre Ego et notre juge intérieur, on ne sait plus trop parfois où donner de la tête 🙃 joliment dit, en tout cas.
Le doute est le fardeau des esprits agiles
Face à un monde complexe, il est logiquement impossible d'avoir des certitudes absolues (ce n'est pas par hasard que le doute est le moteur de la méthode scientifique et de la sagesse).
Mais il ne facilite pas la vie...
A l'autre bout du spectre les personnes bouffies de certitudes possèdent des outils redoutables pour réussir en société et dans la vie privée: pas de questionnements, pas d'angoisse existentielle, une illusion de charisme qui trompe facilement les personnes qui se limitent à l'apparence (c'est-à-dire quand même pas mal de monde...).
Il y a des fardeaux dont on ne peut pas se débarrasser. Il faut apprendre à vivre avec. C'est à la fois un don et une malédiction. Après, c'est toujours pareil, on peut choisir de voir le verre à moitié vide ou à moitié plein. Avec un peu de chance, au moment où vous vous y attendrez le moins, vous croiserez la route d'une soumise sympa qui vous fera voir le verre à moitié plein.
-- Inspiration en Vadrouille, Gribouille en Quenouille --
Mon stylo bredouille
Mes mots cafouillent
Je barbouille de noir
Mes pages blanches avec espoir
Jamais je m'agenouille face au désespoir !
Mais mon cœur se verouille...
Il est noirci sous la rouille,
Tout tombe en quenouille ...
Et je gribouille comme une andouille
C'est plus fort que moi
Les pensées, les mots s'emparent de moi !
Des rimes partent en quenouille
Mon âme est un râle de gargouille
Mes vers merdouillent
Et c'est une sale tambouille
Cette indigeste ratatouille
Mais ne pas être une fripouille
C'est ce qui me reste dans ces vers d'arsouille
Je vadrouille, me débrouille, refusant menaces, et trouille !
Serein, en bon et fier pedzouille dans la gadouille.
Dans la dépouille de ma pensée
Entourée de ces douilles mitraillées
Je reste sincère, sans embrouilles
Solitaire dont l'âme dérouille, dans cette patouille
Se libérer du Styx conduisant dans ses eaux
Vers les horizons délétères où rien beau, tout est faux.
Sérénité apaisée dans le silence assumé
J'ai retrouvé ma paix, à être dans un présent détaché
Et quand la méchanceté et calomnies, reviennent, chatouillent
Je pars, mon âme libre. Seul apaisé en vadrouille.
Rien ne vaut ces merdouilles mensongères
Rien ne vaut perdre son âme sur ces calomnies volontaires.
Je préfère être pris pour une andouille ! Libre, détaché,
Solitaire, mais jamais seul, entouré de la nature et sa beauté
Ne pas être un casse-couilles perdu dans son champ de panouilles.
Préférer rêver, écrire, sur les âmes qui se trouvent
Sans un mot, un simple regard unique le prouve :
Une fusion, une libération, sans magouilles.
Une compréhension, en silence des âmes gazouillent.
Alors même seul, je rêve, je gribouille
Mes humbles mots alignés comme une patrouille
Qui n'a rien d'organisé, qui part en couilles
Mais je reste moi, libre, l'âme en vadrouille.
Persuadé que les embrouilles malsaines délibérées
Ne sont volonté de blesser sans jamais écouter ni respecter. Les oublier.
Délivré, je suis heureux, seul, en paix, et si cela plaît : en andouille !
Je m'en bats complètement les couilles !
Je refuse le négatif, les méchancetés gratuites, ces embrouilles.
J'aime être seul, face à l'océan et mon esprit gribouille.
Je suis libre, solitaire mais serein, avec les vagues, l'inspiration grouille,
Ma vision du Mentor, du Pygmalion ? Utopie naive de nouille ?
Peu m'importe ! Les mots à foison fusent comme des douilles,
Mon âme se débarbouille dans la liberté de s'exprimer,
Mes pensées grouillent emportées par les flots enflammés.
Je suis libre.
Sanaephis
#poesiesansia
#texteperso
#euskalherria
#photoperso
4 personnes aiment ça.
Probablement au final une tambouille écrite bien lourde et indigeste.
Mes excuses.
Une envie, un besoin, soudainement qui chatouillent et hop, telle une grenouille, la bafouille gargouille dans un champ entre citrouille, fenouil sautés avec des andouilles en bon pedzouille fier libre et heureux, lâchant totalement l'esprit, les dépouilles, les blessures qui dérouillent , même pas crier "ouille" mais le plaisir de lâcher prise, oubliant merdouilles et magouilles et savourer avec malice ce pétage de douille !
🙏🏻😜
Prenez la journée de la sensualité,
et la majorité des commentaires
ne sont que vulgarité...
Quel enfer.
#sensualité
7 personnes aiment ça.
Est-ce étonnant?
Dès que c’est tétonnant
Ou qu’il y a un bout de chair
Beaucoup perdent vocabulaire…
J'aime bien voir des commentaires au ras des pâquerettes et des commentaires sans queue ni tête. Ça me donne l'impression d'être intelligente 😂 😂 😂
Bon, c'est vrai qu'à petite dose c'est marrant mais quand ça dépasse un certain seuil ça devient fatigant... Ceci dit je ne consulte presque jamais sur le mur général alors je passe certainement à côté de grands moments de poésie 😀
Personnellement, après une période volontaire silencieuse qui ne changera guère de toute façon, un chose n'a absolument pas changé pour moi : je ne lis ni ne parcours pas le Mur General.
J'évite tous jugements, je dirais donc que je ne suis pas fait pour celui-ci et ça me convient très bien ni trouvant pas d'intérêt humblement et aucun manque assurément.
Personnellement, chacun son truc.
Moi aujourd'hui, c'était les nouilles en ratatouille en vadrouille de pedzouille en quenouille ! 🤣😜
Et rêver de sensualité loin des charognards affamés....
🙏🏻
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21/06/26
-- Sensualité, Sexualité, Vulgarité --
Sensualité, mot si beau déjà dans ses sonorités !
Comment peut-il être aussi détourné, autant souillé ...
Pitié surtout pas lui ! Il incarne tant cette divine élégance,
Impalpable que même qu'il n'est pas aisé de lui donner sens.
Que la vulgarité viennent souiller et dégrader le jour dédié
À cette sensualité ne fait qu'illustrer toute cette difficulté
À lui donner un sens qui montrent sa subtilité.
Quand on n'est caricatures de ces Maitres patentés si assurés.
Sensualité, sexualité, de quasi homonymes pour résumer,
Signifiant bien cette méprise trop de mise, cet amalgame
À quoi bon chercher à distinguer la finesse, richesse de ce mot ciselé
Quand malheureusement, ce sont caricatures et manichéisme qui sont le drame.
La sensualité c'est ce souffle qui vient éveiller, captiver, l'âme.
Impalpable, il est crucial, et saura illumer la femme
Par cette émanation naturelle vibrante et envoûtante
Vous renversant, d'un regard, une posture, d'une présence éblouissante.
Sanaephis
#texteperso
#poesiesansia
#photodunet
#sensualité
4 personnes aiment ça.
« Ce n’était pas mon bras qu’elle cherchait mais un bras. Ce n’était pas ma chaleur qu’elle cherchait mais une chaleur. J’étais gêné d’être que moi » #HarukiMurakami
J’aurai pu mourir pour toi
Tu es partie vivre sans moi
Les ombres dansaient autour de moi
Comme une nuée de corbeaux
Attirés par le charnier qu’était devenu mon cœur
Il m’a fallu du temps pour revenir à la lumière
De multiples nuits blanches et de nombreuses prières
Pour que la douleur d’hier, cette chère équipière
Devenue si familière ne veuille bien changer d’air
Amour et haine sont de puissantes chaînes
Que depuis trop longtemps je traîne
Fini de ressasser cet océan de peines
Écrit à l’encre de mes veines
Aujourd’hui, je choisis, enfin, qui je peux être
À créer mon propre chemin et de nouveau naître
Un nouveau coeur qui porte en lui une tempête
Celle qui nettoie le passé pour que le présent puisse être
#photodunet
4 personnes aiment ça.
Encore les mots justes… Pour moi, la poésie est l’art de passer des émotions en mots. Vous y arrivez, à nouveau.
- La fille invisible -
Elle marchait au bord du monde,
sans bruit,
sans plainte.
Les regards passaient à travers elle,
comme le vent à travers la brume du matin.
Quand elle était encore une toute petite pousse,
à peine sortie du sommeil des graines,
les autres herbes dansaient ensemble sous le vent.
Elle restait seule.
Toujours seule dans la cour de récréation,
ignorée, invisible.
Les années passèrent.
Voyant que les oiseaux se rassemblaient en nuées,
elle apprit à imiter leurs chants,
mais elle ne les comprenait pas.
Voyant que les feuilles bruissaient toutes de la même façon,
elle força son propre bruissement.
Comme l'eau épouse la forme des rives,
elle épousait la forme des attentes.
Elle apprit les mots qui faisaient sourire,
les passions qui faisaient hocher les têtes,
les gestes qui permettaient de traverser la foule
sans être rejetée.
Mais tous ces efforts l’épuisaient.
Le soir,
lorsque le monde s'endormait,
elle sentait en elle
une forêt immense.
Des sentiers inexplorés.
Des étoiles.
Des questions plus vastes que les océans.
Des trésors que personne ne demandait à voir.
Alors elle refermait doucement la porte.
Et le lendemain,
elle redevenait le reflet attendu.
Les hommes admirent souvent
ce qui fait du bruit.
Ils regardent les cascades.
Ils célèbrent les éclairs.
Mais la profondeur d'un lac
ne se mesure pas à son tumulte.
Ainsi passèrent de nombreuses saisons.
Silhouette discrète, transparente.
Nul ne soupçonnait
le continent caché sous la brume.
Puis un jour,
au détour d’un chemin tortueux que rien ne laissait prévoir,
elle rencontra un homme.
Il ne portait ni couronne,
ni certitude.
Simplement,
il avait appris à regarder.
Là où beaucoup contemplaient les vagues,
il cherchait la source.
Lorsqu’il la regarda,
elle baissa les yeux.
car elle avait compris,
qu’elle n’était plus invisible.
La confiance est née d'un souffle partagé.
L'invisible s'est fait lumière, sans jamais s'exposer.
L’homme lui dit que la lumière était là depuis toujours,
et qu’il avait simplement écarté le voile.
Car ce qui nourrit le monde
grandit souvent dans l'ombre,
et les trésors les plus vastes
aiment les lieux où personne ne pense chercher.
Le vrai Dominant ne s’impose pas par la force,
ni par la manipulation.
Le vent ne cherche pas à convaincre les arbres.
Il passe,
et pourtant tous s’inclinent.
En croyant en son être, en aimant sa différence,
il lui a offert la voie pour quitter sa tanière.
Et si un jour un cruel destin sépare leurs chemins,
elle marchera dans la vie, habitée de sa présence,
car la force qu’il lui a insufflée est immense.
********
Post-scriptum:
Malgré les siècles qui nous séparent, la voix de Lao Tseu résonne en moi comme un écho contemporain. Il m'a offert une boussole anachronique mais essentielle, qui a infusé et dessiné ma vision du monde, qui m'a apporté du sens et du réconfort dans les moments de doute et de solitude, jusqu'à ce que par un incroyable coup de bol je rencontre celui qui voyait l'invisible et qui allait changer ma vie.
En filigrane, je me suis librement inspirée du style de Lao Tseu… et, par petites touches, de ma propre histoire.
14 personnes aiment ça.
Un beau texte très intime et aux références assumées et inspirantes, merci 🙏
J'ai aimé me laisser porter , leger, par le souffle apaisant de vos mots. Et cette évolution de soi grâce à celui qui sait lire et voir l'âme, sa beauté, sa vérité.
Très beau texte.
Merci pour ces précisions qui vont me pousser à aller du côté de chez ....Lao Tseu.🙃😉
Un immense merci à vous Sylvie35 d'avoir partager ces mots ici. Et toutes mes félicitations.
✨️🙏🏻
Je n'avais pas saisi l'inspiration... le texte est tout simplement sublime. Je l'ai lu en saveur umami. Doux et profond, piquant et suave avec plein de petites notes qui se complètent et s'équilibrent. Bref j'aime. Dans un registre où je ne vous ai jamais lu.
L'écriture vous va si bien, ou vous allez bien à l'écriture, je ne sais pas !
Et comme Sanaephis ça me donne envie de farfouiller...
Merci beaucoup 🧡
Comme beaucoup d’œuvres issues d'un lointain passé, celle de Lao Tseu est énigmatique et, pour autant que je m'en souvienne, d'un abord difficile, mais elle contient, au détour des chapitres, des réflexions très profondes qui ont résonné en moi lorsque je les ai lues dans ma jeunesse.
Je me suis inspirée de l'esprit et du style, plus que de la lettre. J'ai pensé que l'histoire de la fille invisible s'accorderait bien avec sa philosophie, que j'espère ne pas avoir trop trahie, et notamment l'un de ses thèmes récurrents: les transformations positives ne viennent pas nécessairement de l'acquisition d'une qualité nouvelle, mais de la découverte d'une richesse qui était présente depuis le début, mais qui restait ignorée.
Transposé dans l'univers bdsm, cela conduit à voir le Dominant pas nécessairement comme celui qui cherche à tout contrôler, planifier, contraindre, quitte à éloigner la personne soumise de sa propre nature, mais comme celui qui soulève le voile qui cachait la lumière et dont l'exemple montre la voie. Je ne me souviens plus de la formulation, mais dans l'idée il écrivait quelque chose comme: "le plus grand maître n'est pas celui qui vous impose qui devenir mais celui qui vous aide à cesser d'oublier qui vous êtes".
Merci infiniment pour ces précisions qui rendent la lecture de votre texte encore plus intéressant, intense, vibrant, intime et profond.
J'apprécie personnellement votre conception et vision du "Mentor", un guide, un Pygmalion qui libère au lieu d'étouffer.
Merci à vous pour ces précisions intéressantes.
🙏🏻
Je suis une femme de e35 ans qui cherche une jeune soumise a l'esprit ouvert d'esprit mais obéissante .:.
-- Cliquer ! chère Sylvie, et ....oser ensuite ! --
Et après avoir cliqué ,continuez, ne pas s'arrêter ! Osez !
Savourez alors ce laisser aller qui vite va vous enivrer ,
Cette liberté de l'esprit se déployant littéralement
Ouvrant les portes des mots largement vers cet infini grisant.
Pour le plaisir de l'évasion à travers eux,
Porté par eux, vers des horizons fabuleux
Ou parfois ténébreux, dans des noirs oppressants
Seul avec son esprit dans un esquif dans un ouragan.
Un simple plaisir de jongler entre sonorités
Rimes croisées, embrassées, enlacées
S'envoler vers son univers à soi , libre, léger
Porté par de simples mots qui nous font voyager.
Âme et esprit s'unissent dans cette frénésie libératrice
Où le stylo ne suit plus le flot de l'inspiration créatrice
Un voyage, une catharsis, une simple pensée mais ciselée,...
Chacun a sa liberté, c'est là la beauté de ces textes partagés.
Certains sibyllins se nimbent d'un mystère certain
Par pudeur, ou plaisir de l'allégorie et son sens lointain
Certains font échos en nous et nous touchent profondément
Qu'on les relit secrètement, les yeux émus rougeoyants
Un univers de modestie sans quête de trophées, mais accepté tel qu'on est, sans juger.
C'est presque un boudoir feutré de l'esprit, ouvert à tous sans guichet d'entrée.
Juste des rimes à peine murmurées tel un souffle qu'on aime à se partager, laisser s'envoler.
Laisser les mots jouer, les rimes valser et les vers chanter, selon chacun, son envie, sa liberté.
Hommage au post de Sylvie35
PS : le titre n'est volontairement pas à l'impératif, mais ce sont bien des infinitifs, qui eux ne donnent pas un sens impérieux imposé et autoritaire , ce qui était le sens recherché : oser telle une invitation et pas comme un ordre.
#poesiesansia
#texteperso
Sanaephis
5 personnes aiment ça.
Merci Sanaephis. Je ne maîtrise pas l'art des mots comme les poètes qui publient ici, et m'aventurer sur ce terrain m'intimide beaucoup. Mais parce que l'invitation était trop belle pour être déclinée, j'ai décidé de me prêter à l'exercice. J'avoue être à des kilomètres de mes compétences habituelles, c'est très imparfait, mais cela vient du cœur.
C'est parfait ! Justement car vous avez osé laisser votre cœur s'exprimer.
Je vous remercie énormément pour votre réponse et surtout pour votre participation, ce texte fut un plaisir à lire entre vous et Lao Tseu, portant ainsi sa propre histoire et sa personnalité.
Merci à vous de vous être prêtée à ce qui était une amicale boutade et taquinerie de ma part.
Je vous remercie, et je vous félicite !
🙏🏻
Ce groupe est une pépite.
Chapeau aux contributeurs/contributrices.
Jusqu'à récemment je pensais qu'il fallait être coopté pour pouvoir s'y inscrire et être notifié des nouvelles publications. Alors qu'il suffisait de cliquer...
11 personnes aiment ça.
Merci à vous pour ces quelques mots déposés ici
Où de véritables plumes sont un pur bonheur exquis,
Un voyage en soi, en son propre esprit,
Quand on les lit, les relit, les savourent ébloui ,
Ou parfois un voyage loin vers des contrées infinies.
Certaines sont une découverte de paradis inouïs,
D'autres une invitation introspective des esprits,
De leurs maux et de leurs cris dans les froids de la nuit,
De la solitude de la vie, des pensées à la variété infinie,
Totalement exprimées avec rage et frénésie ou alors d'un calme infini.
Toujours dans cette beauté des mots écrits, pensés et ciselés par l'esprit.
On aurait dit que tu étais tombée du ciel
Poussières d’étoiles providentielles
Me laissant le regard hagard
Mais ce n’était pas le hasard
Nous avions rendez-vous
Tu ne le savais pas encore
Mais ce soir et jusqu’à l’aurore
Nous ferons d’une étincelle éclore
Un brasier de passions multicolores
Et lorsque arriveront les rayons de l’aube
Et que sa lumière, ton corps, enrobe
Alors de cet instant figé pour l’éternité
Au moment où sommeille encore la cité
Nous respirerons d’un même cœur
Et je te garderai en moi sans peur
…
#photodunet
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Et le Silence se fit à la troisième, quatrième lecture…. Pour accueillir ces mots. Merci de les avoir posés ici🙏
De par la plume l’encre se couche,
Entre les dunes, comme le levant du vent qui touche,
C’est une caresse, une tendre ivresse,
Entre les mots du temps, perdus parfois, revus cent fois,
Il est leurre, qu’on s’y croirait, ne voyant plus l’heure comme qui dirait,
Suspendu entre les cordes, ou les souvenirs s’accordent,
Comme une mélodie, qui nous rappelle a la vie,
Car elle n’est pas finie !
C.O
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Elle préférait s'amuser toute seule
se faire plaisir d'un coup d'un seul
jouir de souffrance, c'est beau
car oui elle était pleinement maso
Tout ce qui griffe, mord ou gratte
elle a toujours grande hâte
de bien loin s'aventurer
dans ses fantasmes discrets
Serait-elle auto-suffisante ?
On peut dire qu'elle est sa propre amante
nul besoin d'un mâle pour la contenter
car elle sait mieux que quiconque en jouer
Ces moments sont une forme de lutte intérieure
qu'elle finisse en joie ou en pleurs
qu'importe, elle remportera la victoire
celle d'avoir exploré l'autre côté du miroir
Très à l'aise dans cette dualité,
elle sait très bien s'auto-gérer
quel beau chemin dichotome,
Moralité : "Cilice pacem, para bellum."
#inspirationdujour
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Rules, Fetish and Pain...
soyez motivé pour vous aventurer dans de nouveaux territoires et découvrir l'étincelante noirceur de vos désirs .:.
-- Accepter avec sérénité variétés des vérités --
Les jugements sont trop souvent les fléaux de notre temps
Alors évitons de juger, mais sachons écouter et respecter posément.
Extinction de son partage de cette ardente passion pour la lingerie ?
Disparition de ses mots portés par le feu de la passion sur l'univers d'un art infini ?
Liberté absolue de divulgation et de ses choix de discussion.
Léger sentiment de déception devant son choix de silence en décision.
Un respect évidemment pour sa liberté, mais elle restera, de toutes ses facettes, cette fusion,
D'une passion pour la lingerie, d'une époque Art Nouveau et sa fascination.
Je ne dirai rien. Juste en moi l'émotion, la sensation que tous ne verront pas cette richesse,
Restrictions et freins disparaissent quand cette allégresse l'emportait avec ivresse
Son univers, son monde, sous silence, sous terre, et ses passions ?
Tout ceci resterait à jamais dans l'ombre ? Avec la consternation de cette occultation...
Respect de sa décision, mue par autant ébullitions, désillusions que déceptions...
Mais..., souvenirs remontant avec délectation de nos discussions enflammées sur ses passions...
La vie est faite de décisions, nous sommes la somme de nos actes et choix.
Mais une voix qui s'éteint, c'est autant une liberté à respecter que tristesse à la fois.
La pensée appartient déjà au passé et qu'importe qu'elle n'ait pas apprécié.
J'ai aimé écrire persuadé de ni l'exposer ni dévoiler sa vie, sa réalité,
On écrit porté par la pensée spontanée qui vient avec les mots jouer et danser,
Aucunement pour pavaner, se vanter et mépriser, offusquer ou blesser.
Sérénité devant l'assaut des ordres péremptoires qu'elle vient énoncer :
M'ordonner pour exister ? Vouloir s'imposer sous l'illusion d'avoir été trop exposée.
A cette lecture faite, sans rien juger, ma pensée quitte alors déjà l'instant présent
S'en allant sereinement au gré des vents , vers mémoire et souvenirs plaisants.
Accepter qu'elle n'ait pas aimé, respecter de ne pas être apprécié.
Qu'importe, on ne joue pas une comédie, un rôle, pour être encensé.
L'instant présent vous révèle à vous même, à prendre avec humilité et sérénité ; ou à savourer.
À peine ressenti, il a déjà fui, déjà plus du présent, mais déjà du passé. Restant réalité ou vite oublié ?
Accepter les variétés des pensées qui dressent ces portraits des vérités plus ou moins sensées des personnalités,
Avec sérénité, humilité, sans se sentir rabaissé, s'en détacher, mais sans les ignorer, pour toujours avancer.
Sanaephis
2026-03-20
#texteperso #poesiesansia
#bijouxartnouveau
#libertedexpression
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Vos mots véhiculent une forte charge émotionnelle. Je n'ai pas les clés pour l’interpréter correctement, mais peu importe, on se laisse porter par les mots, et c'est un beau voyage. J'y ai vu davantage une démarche de conciliation intérieure qu'un état de paix et de sérénité pleinement atteint. Acceptation et regrets cohabitent, s'opposent, et la sérénité, objectif idéal, que l'on ne peut jamais totalement atteindre, apparaît comme le cadre dans lequel un juge de paix tente de les réconcilier.
Dans l’écho de ton silence,
Grande est ton absence.
Mes lèvres, en cadence,
Murmurent ton nom
Comme une évidence
Pour que tu l’entendes
Dans tous ces courants d’air
Je ne peux plus me taire
Dis moi : pour te plaire,
Que devrais je faire ?
Avant que je ne désespère
Au dessus de la poussière
A chercher la lumière
J’essaie d’y voir clair
Ne pas rester en arrière
Parfois le nez en l’air
Fuyant toute cette colère
Sans direction, j’erre
Seul à contempler la mer
Là où se jettent toutes mes prières
#photodunet
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Viens Bébé, suis la lumière
À genoux, tu feins la prière
Nous avons de l’amour à brûler
Et à la nuit, comme des loups, hurler
Juste toi, moi…et le ciel étoilé
Ce soir, tous les mystère seront dévoilés
Dansons au rythme des battements de ton coeur
Viens Bébé, écoute ton cœur et ton corps
Dansons à perdre haleine
Oublies toutes tes peines
Viens Bébé, éteignons la lumière
Pour mieux enlacer la nuit entière
#photodunet
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