-- L’Aveugle Perdu --
Saurais-je percevoir cette l’humanité
Se laisse t-elle déjà être touchée ?
L’humanité n’est-ce pas là une idée
Et pas des mots, qui vont l’exprimer
Dilemme dès mes premières pensées
Dans un essai de trouver la clarté
Je ne la vois que s’éloigner, s’effacer
Son faible éclat s’estomper
Saurais-je voir l’essence même
De ce qui est humain sans problème
Dans des mots, un texte, présentés ?
Omniscient vitupérant les faussaires
A quoi bon cela serait nécessaire ?
Ni juge, ni lanceur de fusée d’alerte
Pour moi, ce monde fonce à sa perte
La poésie fut ma liberté, une découverte.
Saurais-je voir dans le noir ?
Dans un prétoire pour cauchemars ?
Saurais-je retrouver l’humanité dans la nuée
Des faussetés générées par artificialités ?
En perdrais-je alors ma quête de beauté
Dans la sérénité des ces sonorités libérées
Pour mieux s’enchaîner, se lier et tant exprimer
A trop chercher au lieu de savourer ?
A cette idée noire, je ne vois que désespoir,
Me sentant aspiré dans un trou noir
Où même la lumière de la pensée
Ne peut même pas s'échapper.
Alors quel avenir devant ces questions ?
Trop d'interrogations ? De cogitations ?
La clarté a été emportée par ce tourbillon.
Elle aussi avalée, dépassant son horizon.
Devenons des moutons, oublions tout,
Tout ce qui nous met sous écrous !
Il faut suivre le "Lapin blanc"
Pour s'éveiller et voir vraiment ?
Le "Dormeur doit se Réveiller"
Pour espérer enfin distinguer ?
Messie, prophète de la Vérité ?
Jamais, la beauté n’a pas de vérité.
Je ne veux pas en arriver à juger
La liberté par respect d'un principe inné
Celui de la présomption d’innocence.
Dénoncer avec insistance sans évidence ?
Et si comme un naïf, je suis le résultat
Des erreur du détecteur cette fois là ?
Et que ce n'est pas ça, que c'est une erreur :
Malheur des accusations, horreur des pourfendeurs.
Tantôt la vérité ne peut être dissimulée
Tant elle est d'une grossièreté d'incongruités,
Tantôt j'avoue mon émerveillement devant la beauté
Pour lire plus loin que ce n'est qu'artificialité…
Alors je me tais, parfois je vois, parfois…
Je ne vois pas évidemment à chaque fois…
J'oublie la raison, laisse mon instinct, mon intuition.
Pour juste une évasion, une simple belle évasion.
Une évasion prisonnier de l’artificialité
Une évasion emportée par les mots ciselés.
Je ne voulais que m’évader et rêver
Dans l’alchimie de l’art des mots révélé,
Je réalise que je ne suis qu’un aveugle perdu.
Cette réalité, cette révélation, vérités inattendues
Font de moi qu’un simple pendu déçu, foutu,
Qui pue de mes nausées, face à ce monde distordu.
Sanaephis
#texteperso
#poesiesansia
Dédicaces amicales à @Sylvie35 et à @Menu
Sur ce sujet de l'IA passionnément débattu
Voici le lien du débat qui m'inspira
Juste quelques mots et arriver là
https://www.bdsm.fr/forum/thread/10387/Discussion-avec-une-IA:-informer-ou-pas-?/?view=120717
Discussion avec une IA: informer ou pas ?
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