
Sanaephis
-- Les Shamans, les Sages et les Haruspices --
De temps en temps, dans mes tourments nocturnes, j'entrevois mon enfance.
Sans vacarme, cris, révolte, juste dans un total silence.
La hache du boureau le coupe en tombant sur le billot,
Fait valser dans un saut l'âme du gamin, dans un seau et fin sans mots...
Les grands shamans omniscients de l'esprit dont ils ont tout appris,
Que je vois pour un chantier jamais fini, pour me ramener à la vie,
En grands gourous de la reconstruction des ciboulots démolis,
Reviennent évidemment à l'enfance, cette originelle 'insouciance bénie".
Quand elle n'est que champs de bataille et champs de ruines,
Les origines sont là et tambourinent illustrant leur doctrine !
Je me vois attribué de titres pathologiques glorieusement décernés comme des grades mérités,
Évidemment, toujours accompagnés de ces étiquettes affublées comme des médailles dorées.
Sigmund, puis sa fille Anna ; Mélanie Klein ou Françoise Dolto
Le tableau est fait, les haruspices ont bien lu dans mes boyaux chauds,
Lisant l'avenir, mon devenir, sans doutes, sûrs d'eux sans frémir,
À avoir tellement disséquer au couteau mon cerveau...
Le sang chaud me coule dans les yeux, totalement trépané,
Les méninges écartelées ouvertes comme par magie.
Qu'importe si on perd l'âme en route, elle est déjà damnée,
Ils ont lu mon encéphale, compris mes lobes et cortex pourris.
Retour vers mon futur, sans rock ni skateboard qui vole...
Je vole juste dans la salle durant ces séances folles.
C'est ma Grande Évasion devant la dérision de la déraison
Les Prêtes de l'esprit imposent leur calque vertueux pour ma guérison...
Automate cassé, présent physiquement, l'esprit absent
Je les entends, mais je m'en fous vraiment complètement
Je ris intérieurement : on n'offense pas ouvertement par opposition
Les shamans experts en lobotomie et trépanation en pleine commission !
Ton enfance était pourrie ? C'est foutu, t'es fini !
Pourtant mon cher Sartre a pondu quelques écrits
Sur l'existentialisme humaniste, j'y trouve là ma liberté,
Mes choix ! Rien n'est prédestiné ! Seuls mes actes forgent mon identité.
Quel danger d'oser braver les visions sacrées des haruspices :
Mauvaise esquisse d'auspices, on finit vite à l'hospice.
Alors, on acquiesce, baissant l'encolure sagement
Évitant ainsi la boucherie chevaline se rapprochant dangereusement.
Tous ces grands Sages, bien souvent pontifiants m'exaspérant
Ont évidemment ma dévotion pour ce privilège conséquent,
Toute ma gratitude de suppliant totalement déficient mentalement.
Conscient, inconscient, subconscient, un cas pour eux effrontément désespérant. Un cobaye excitant.
Les fers furent chauffés, à grands coups de cachets
Pour libérer mon âme torturée par ce passé refoulé, oublié
Mais bien ancré qui ferait qu'on me lit comme un botin bien organisé...
Autodestructeur : lié à l'enfance, solitaire : lié à l'enfance ! Cette Vérité décrétée !
Rébellion d'un esprit jamais soumis depuis tout petit
C'est ça qui m'a sauvé la vie, et les choix pris,
Mes actes librement pris ont forgé qui je suis,
Se cacher derrière la fatalité d'un passé gravé m'arrache des cris !
Mon enfance fut pourrie, mais loin d'un enfer maudit
J'ai grandi seul, me suis construit seul, forgé seul mon esprit
Des décennies plus tard, telle une prophétie on vous dit :
" - Votre enfance vous a modelé en grande partie pour le reste de votre vie..."
Évitons vive opposition, ne pas subir l'inquisition et ses décisions !
Devoir goûter encore aux cachets, fenêtres aux barreaux serrés...
Sachons être un bon mouton, en exaltation d'admiration
Pour leurs temps accordé, les décisions imposées, pour me sauver...
Mon existence trouve sa consistance via mes actes dans ce monde.
C'est loin d'être une pensée immonde, mais une liberté profonde !
Pourquoi ces combats acharnés métaphysiques dans mon esprit ?
Ont-ils raison quand on me définit sans me connaître comme "détruit" ?
Le placard montant jusqu'aux nuages ténébreux
Et ses tiroirs, et ses boîtes, et ses étiquettes et ses tampons...
Résumant d'un mot prodigieux, d'un classement insidieux si impérieux :
L'être que l'on est ? Brisons le placard ! Cassons le ! Cramons tout ! Brûlons !
La nuit s'évanouit lentement sous les rayons filtrant à travers les persiennes
Discrètement, l'aube se présentant presque timidement sur scène
Déjà j'entends le chant enjoué de quelques oiseaux matinaux
J'ai pas dormi, ai encore cogité sur des pensées torturées.
Dans cette campagne paisible, j'entends la nuits les cris,
Les explosions, les tirs, ces bruits : ces tsunami dans mon esprit
Ai-je au moins un vainqueur ? Freud ? Sartre ? Klein ?
J'en sais rien. Seule certitude, l'esprit est trop riche pour n'en garder qu'un.
J'en sais rien. Foutrement rien. Alors pourquoi une nuit à y penser ?
Argumenter, disserter avec les arcanes de mes pensées ! J'suis cinglé...
Développer des idées, chercher à les confronter, avancer, étayer...
Vaine quête nocturne solitaire d'une vérité qui revient chaque nuit me hanter.
- Souvenirs au grand air de vacances caniculaires -
Sanaephis
#texteperso
#poesiesansia
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La nuit venue, je vais
Paré de sa couleur de jais
Les trottoirs me portant
Toujours plus distant
Au cœur même de la nuit
Je te cherche partout là où je fuis
Ton ombre chassant la lumière crue des néons
Il est bien loin le parfum du maquis
Alors que résonnent en moi les notes du bandoneon
Je suis un marcheur de rêves
Marchant parmi les fantômes, sans trêve
Sur ce béton aride, mon cœur s’essouffle
Mais je danserai jusqu’à mon dernier souffle
« There is light somewhere »
#photodunet
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-- Encéphale Sépulcral Infernal --
J'ai mal. J'suis bancal. Plus rien dans le bocal.
Normal, pas forcément fatal, mais banal.
J'écris avec rage et souffrances les cris
De mon esprit qui viennent hanter mes nuits
L'incendie devant la sécheresse de mon cœur
Brûlé jusqu'à crever momifié, prend de l'ampleur
L'âme ne peut se consommer quant à elle
Elle a disparu, perdue dans mes tourments éternels
Ne crament comme la pinède landaise que mes neurones détraqués
Donc, finalement, ils ne vont pas vraiment me manquer...
Rien d'un supplice de Tantale, l'esprit dans son dédale
Juste brutale mygale en bacchanale cérébrale
Autant l'incinérer, prédateur pyromane nécrophage
Dans le sarcophage de mon cerveau en dépeçage.
Le crotale cannibale qui mord mon cœur
Torture tumorale intégrale au venin fatal
Ce récital fécal n'est que journal normal intestinal
J'suis bancal. Les cymbales dévalent mon esprit en rafale.
Bancal, mon encéphale, c'est un festival carcéral !
J'ai plus mal. J'ai plus de tête ! Finies tortures infernales.
- Cycle des Perditions des Émotions : Cordiale Escale Subspatiale -
Sanaephis
#texteperso
#poesiesansia
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Oui, je porte un masque
Celui-ci est peint
Ne trouvez vous pas qu’il sied à mon teint
Oh, rien de fantasque mais attention aux frasques
Et gare à la bourrasque!
Si j’étais vous, je mettrai un casque
Mais comment deviner savoir quoi faire?
Tout cela ne me paraît pas très claire
Dois-Je je continuer à me taire?
Je sens que cela va finir vinaigre.
#photodunet #Humeurdusoir
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La petite peste
a voulu faire la maline
elle n'était pas en reste
pour la lui jouer fine
mais maintenant elle frémit
devant sa punition
c'est trop tard pour demander pardon,
cochonne qui s'en Daddy...
#inspirationdujour
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-- Pétard gueulard du boulard --
Perlimpinpin, abracadabra, et Deus ex machina
Ces verbatim pour sortir de mes rimes nullissimes
Pas de tsouin-tsouin qui frime dans ce que j'exprime.
Gueulera ? Gueulera pas ? Fatigué, épuisé, las.
Dominant gueulard ? Vu mon âge c'est trop tard !
Cas perdu de début de misanthropie dans ma bouilloire...
Écœuré des préjugés ! En est-un cette pensée ?
Mon boulard va exploser sous mon ton geignard paumé.
Révélation un jour ! Sacré tour pour un athée !
Ayant trop vu tuer, égorger, de tous côtés
Au nom de monodivinités genocidaires avérées
Je finirai sur un bûcher ou décapité, buté, mais jamais bâillonné.
Quelle révélation alors un impie blasphématoire
Dans ses écrits de crevard a t-il pu recevoir ?
Rien reçu ! Juste libéré pour une fois d'une pensée !
Navré de vous décevoir, voire de vous choquer à blasphémer.
Sa logorrhée ? Il va finir un soir par la torcher ?
Enfin la boucler, ce pleurnichard bavard ?
Crachoir nullard, sa révélation est un canular ?
Il est fatigué, mais il nous a vraiment emmerdés à gueuler !
Un soir, probablement une insomnie tard, dans le noir,
Tel un corbillard déboulant avec un gros gyrophare,
Je me suis dit simplement : je m'en fous !
Quel fou braillard devenu capitulard trop mou !
Je m'en fous, libre comme l'air, je n'existe pas pour plaire,
Encore moins satisfaire, me donner des grands airs
Jugé par des inconnnus pour qui je suis un inconnu ?
Est-ce là un espoir perdu ? Non, c'est leur liberté absolue.
Solitaire parmi les Douze Salopards, taulards
Bien trop tard j'ai compris le sens du mot liberté
Arrêter de chercher à plaire, bon chien devant sa mangeoire.
Tant qu'il reste du respect, j'accepte tout avec humilité.
L'éternité de l'immensité du déversoir à conneries...
Hier, fatigué, aujourd'hui complètement oublié .
Je m'en fous complètement, acceptant mon imperfection
Avec humilité, respect, ce fut ça ma révélation.
Abracadabra ! Tout ce charabia pour arriver à ça ?
Quel philosophie surpassant Kant, Nietzsche et Spinoza...
Je m'en fous, avec mon plus grand respect exprimé
Hier fatigué et écœuré, aujourd'hui l'envie de gueuler.
Ce vieillard scribouillard peut s'en vouloir de vous décevoir.
Il ne déclare, vieux grognard, de son écrit égrillard,
Avec respect sincère, qu'il n'en a que faire
De ces juges, ces inquisiteurs ! Laissez moi peinard ! !
Je serai jamais un Ronsard, à écrire des œuvres d'art
De la poésie comme j'aurais rêvé savoir la voir et avoir.
Fayard et Gallimard ne me mettront pas sur leurs comptoirs
Je me vois alors comme un sacré couillard veinard !
Hier blasé, que puis-je changer en une journée ?
Un mot peut parfois chambouler le monde entier
Jamais je n'aurais cette audace et cette prétention
Hier, ce matin, juste deux écrits emplis de mes émotions en perdition.
Je termine mon déca sur le comptoir, laisse un pourboire
Je pars, rejoins ce monde bizarre, mon écrit fini
Comme un pétard de mon cafard, devant cette vie,
Dérisoire histoire, blafard soir de lassitude, triste defouloire.
- Cycle des Perditions des Émotions : Gueuler -
Sanaephis
Hommage à Azhara qui m'a donné envie de me lâcher, libérer mes pensées torturées, sans jamais souhaiter quiconque offenser, mais écrire avec humilité et respect.
Mais gueuler !
Suis-je mieux, soulagé ? Pas gagné ni assuré.
Mais un instant de liberté dans mes mots gribouillés.
#texteperso
#poesiesansia
5 personnes aiment ça.
-- Fatigué d'un monde desséché --
Fatigué de ces hypocrisies de fidélité surjouée
Quand de clic en clic, c'est pire qu'un supermarché
Fatigué que tout ne soit plus qu'une comédie déshumanisée
Une Comédie Humaine parfaitement informatisée
Fatigué des divas perchées et des fakes pulluler
Des discours lunaires déphasés et autres puérilités
Fatigué les profils rédigés par IA vantant cérébralité
Quand ensuite on ne sait pas aligner un mot, même parler...
Fatigué de ces soumises cachées si bien tarifées
Que j'en ris à pleurer tellement cet univers est dévoyé
Fatigué, j'écoute Mylene Farmer chanter pour oublier :
"C'est une belle journée, je vais me coucher..."
- Cycle des Perditions des Émotions : Fatigue -
Sanaephis
Hommage à Asdepik dont son texte fort m'a inspiré ces quelques mots.
#texteperso
#poesiesansia
#improsansretoucher
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J'ai souri... Et j'ai repensé à plusieurs de mes textes, dont un que j'avais partagé sur le mur g' et peu liké ahaha.
Amstramgram pic et pic et colégram
Ame sans trame, elle pèse combien en grammes ?
Le poids de vos mots en noyade débile ?
La légèreté de vos fantasmes en désert d'île ?
Corail cramé dans une pataugeoire
Immensité de l'océan,
aveuglée.
Profondeur ravagée.
Prêtez-moi un masque grossissant,
Pour naviguer dans
Les marées polluées.
Amstramgram pique et pique et colle et gramme
J'pèse pas l'eau
Je décolle des dépôts
Trop peu salés
Pour ne pas sombrer
sous vos flows...
Si jamais ce partage vous paraît trop egocentré et décalé par rapport à votre propre écrit, je le comprends parfaitement. J'avais aussi écrit sur le "pestacle" mais je n'ose jamais partagé sur ce groupe même si j'en suis une lectrice assez assidue.
Merci à Vous et aux autres d'oser.
J'aime cette écriture. Elle est vous. Vos émotions, vos ressentis, vos sentiments, joie et colère, lassitude et désespoir. Tout cela à travers vis mots. De quel droit me permettrai-je de juger autrui quand il offre ses écrits en partage, en réponse à un de mes post spontané écrit d'un trait comme un cri de rage. C'est moi qui vous remercie pour ce partage et l'enrichissement des échanges. Vous y apportez un magnifique point de vue personnel poétique.
Quand à vous juger "égocentrée" dans vos écrits ? NON ! Au contraire, exprimez vos émotions, déceptions, rages, espérances ou jouissances.
Qui suis je pour prétendre juger autrui quand en plus il m'offre un écrit de lui ? De plus, je pense , je le reconnais même être un roi du spleen megalo, un kaiser (Keyser Söze) de l''écorché géocentré sur ses tourments intérieurs. Je suis un égocentré confirmé patenté , cas désespéré qui plus est, obnubilé à chercher tant à décrypter qu'à exprimer, éternel insatisfait de mes mots gribouillés, un parfait exemple de l'égocentré perdu dans ses pensées tourmentées, ses réflexions torturées et ses visions dévastées.
Je ne dirai qu'un mot (après cette logorrhée) :
Merci.
Vouloir être payée
pour montrer son popotin
est-ce l'effet pervers
de l'effet salaire ?
#lesfessesàlair
#derien
#penséedujour
6 personnes aiment ça.
Popotin Bien malin Qui saura se montrer Et votre sourire éveiller
-- Les dernières gouttes de sang --
Il pleut sur mes mots des larmes de sang chaud
Mon corps desséché n'a depuis longtemps plus rien à verser.
D'où tombe cette pluie mélangée à ce sang ?
Depuis quand les nuages saignent ? Les cieux agonisant ?
Ça ruisselle sur mon front, brûle mes yeux
Véritable acide, ma vision se trouble, et disparaît
Plus rien , juste cette pluie de sang dans le néant ténébreux
Reste à lâcher-prise, laisser couler, être emporté.
Sanaephis
#poesiesansia
#texteperso
3 personnes aiment ça.
-- Le Cycle des Saisons d'une Vie --
À l'hiver glacé, je suis né, prématuré condamné,
Une année où il avait tant neigé,
Couvrant la noirceur d'une société déjà viciée
Dans laquelle j'allais devoir exister.
Au printemps, je n'étais qu'un insouciant
Rêvant autant d'aventures que de feux ardents
Dans des premiers amours adolescents
Mais on vit, devore, cette vie à pleines dents.
À l'été, mon existence s'est desséchée
Perdant toutes mes espérances en l'humanité
Dans les montagnes, les rochers, les déserts,
Voyant tomber des frères, pour des voix guerrières
À l'automne, j'ai enterré seul ce qu'il restait de vie dans mon cœur :
Je suis mort ce jour-là, dans le déchirement de la douleur.
Fuyant la vie, cochard zombie dans cette société honnie,
Jusqu'à trouver la paix, ma Voie vers la Paix Intérieure et l'Harmonie.
Viendra bientôt vite l'hiver de nouveau pour moi
Clôturer définitivement ce cycle des saisons cette fois,
D'une vie qui aura été ce qu'elle fut : solitaire, tout sauf routinière,
Rien d'extraordinaire, on n'est poussière, de passage sur cette terre.
Quel mystère mon karma m'ouvrira en nouvel univers ?
Mériter les retrouvailles ? Réentendre son rire si beau ?
Réunis à jamais sous un ciel de bonheur extraordinaire ?
Un tel karma doit être mérité... Est-ce là un espoir trop haut...?
Ou crever, décomposé, bouffé, par des saletés de vers.
Enterré, oublié, six pieds sous terre, misérable solitaire.
Même pas un proche ! Encore moins le moindre ami :
Je finis mon passage ici, attendant l'allali, partant dans l'oubli.
Sanaephis
(Mes excuses pour le premier texte posé
Que j'ai effacé me sentant trop dévoilé :
Il est des sujets que je ne peux évoquer.
Retravaillé, plus secret, j'essaie de republier)
#poesiesansia
#texteperso
3 personnes aiment ça.
Les points de suspension dans les conversations ici…ou ailleurs…
Ça vous est déjà arrivé
De patienter
Face à l’apparition
Des trois points de suspension…?
Ces petits points qui dansent
À gauche de l’écran …
Réponse à une question
En cours d’élaboration…
Patienter sans rien faire,
Juste regarder
Leurs mouvements sans rien faire,
Hypnotisé…
J’ai toujours la sensation
De me sentir tout con
Pendant cette attente …
Moi qui prône la patience…
Ces trois point me torturent
Me plongent en extase contemplatoire
Couper l’écran, m’en exclure
Est mon seul échappatoire…
11 personnes aiment ça.
"les 3 petits points qui sautent" comme je les nomme pour ma part.
A l'image de mon esprit qui saute sur place, comme celui d'un enfant qui attend que son parent finisse de régler la note pour une friandise.
Une torture qui quand l'échange prend la tournure que l'on espère, devient un délice extrême.
Quoi que, le jeu de la conversation, comme une chasse dans laquelle proie et chasseu.r.se s'inverse encore et encore, comme les femmes d'un même feux qui cherchent à fusionner.
1,2,3 petits pois
1,2,3 dansent devant moi
1,2,3 ces mots de toi
1,2,3 répondent à quoi?
-- Élégie de l'aphasie --
Un frisson d'effroi me transit, cette lecture m'a ébloui !
Suis-je en pleine amnésie ou schizophrénie?
Tant vos maux dont les mots percutent mon esprit,
Résonnent dans les maux de ma folie, où les mots me fuient,
Quand je ne sais même plus qui je suis,
Fantôme errant dans les enfers des ténèbres de mes nuits
Je me fuis, haï par mes mots pourris, maudit sous mes cris.
Ma poésie honnie, n'est que mots sans vie
Alignés dans une lamentable comédie,
Comédie d'une vie, nécrologie d'une élégie.
Les mots me fuient, l'inspiration m'a trahi elle aussi !
Dans mes mots creux qui résument le récit d'une agonie,
Seuls les maux ravagent mon esprit, apostasie de ma vie
Même pas un cri, même pas un bruit, je suis parti.
Sanaephis
Merci à MarqueDeposee et sa poésie
Qui m'ont inspiré cet humble écrit, ce récit.
#poesiesansia
#texteperso
7 personnes aiment ça.
Un récit résonnant avec perfection l'état d'esprit qu'est le mien.
Que dis-je ?
L'état d'esprit qu'est le nôtre, tant les interlignes semblent être jumelles.
Pas de nouvelle inspiration pour moi, puisque l'esprit qui m'habite ne semble vouloir sortir de son sommeil qu'en présence de sa muse ô combien absente ces derniers temps.
J'ai tant de choses à dire, mais les mots ne viennent plus.
Les maux eux sont bel et bien là.
La sensation de ne plus être là, dans ce monde qui me plaît tant.
En dehors avoir sans cesse l'impression de gêner les personnes qui me sont proche.
Toujours l'impression d'être de trop.
Toujours l'impression de ne pas êtres assez.
Les maux sont couchés ici.
Les mots que j'aimerais dire ne viennent toujours pas.
5 personnes aiment ça.
Ô combien votre récit m'a ébloui et inspiré l'humble texte qui suit.
Vos mots ont percuté mon esprit telle la violence d'une pandémie :
Ces mots qui fuient, ne reste que maux et leur récit ...
Votre texte est une féerie de poésie reussie, divine élégie.
Encore grogui, je n'ai qu'un mot : merci ! Et tant de maux au pilori de mon aphasie.
Votre réaction me touche beaucoup, merci d'avoir pris le temps de l'exprimer joliment.
Les morts de faim,
c'est comme les moustiques,
c'est surtout en été
qu'ils viennent faire chier
vulgaires et hautains
harcelant d'une seule main
l'autre sur leur engin
aucun respect pour rien
ils nuisent grandement
au réchauffement diplomatique
en espérant à coup de trique
jouer les princes charmants
rendez service aux gens
et retournez dans vos toilettes
vous soulager un bon coup
et tant qu'on y est vous faire mettre
vous êtes le cancer du BDSM
à propager vos métastases
alors allez crever quand même
bande de gros nazes.
#coupdegueuledujour
8 personnes aiment ça.
Percutant comme une bonne droite métaphorique et toujours avec, dans les mots de l'auteur cette révolte contenue et maîtrisée dont on entrevoit pourtant la force avide de se déchaîner totalement.
J'adhère, qui plus est, totalement au sujet évoqué, avec presque trop de respect pour ces gros porcs (je plaisante évidemment car le texte est parfait).
Félicitations et merci pour ce partage.
Un texte au tempo de mitrailleuse lourde qui emporte le lecteur sur ce rythme endiablé révolté magnifiquement exprimé.
Toujours un immense plaisir de vous lire Asdepik.
Encore merci. 🙏🏻
Ça tourne depuis quelques mois.
Disparu l’effet escompté.
Ça tourne loin de tes bras.
Ivre de vouloir encore étouffer.
Dans ma tête, tout vire au bord d’Hell.
Égarée dans cette quête irréelle.
À quel moment frôle-t-on la folie ?
Entravée aux barreaux de son lit ?
Gémissante sous les coups de ceinture ?
Lascive à chaque nouvelle posture ?
Reste-t-il encore quelque chose à expier ?
Partir… ou ne plus savoir rester ?
10 personnes aiment ça.
Le choix de s'oublier ou de risquer de se perdre, un véritable enfer
La dépression me guette.
Je guette des pressions 🍻
5 personnes aiment ça.
Encore un jour qui se lève
À la recherche de la fève
Tous au taquet ces "Messieurs"
Rien qu'une bande de dalleux
Marre de tous ces abrutis
Qui se croient tout permis
Élever la vulgarité au rang d'art
Est l'apex de ces crevards
En chasse derrière leur écran
Ils miroitent de toutes leurs dents
À scroller, morts de faim
Avec la bite à la main
"Viens petite, je vais te montrer"
Des mots choisis pour mieux leurrer
Doms en carton, aucune émotion
Et leur respect, à l'affût dans le pantalon
Tout fout le camp, c'est pas étonnant
Un peu d'éducation, ça ne mange pas de pain
Mais trop de pseudoms sont intolérants
Au respect et au baise-main
Monde pourri par une poignée de cons
Essayer de changer ? Non, sans façon
Reste plus qu'à espérer un peu
Que les proies ouvrent les yeux... 🎶
#lachansondujour
7 personnes aiment ça.
Merci, mise en vers, la réalité en devient-elle moins cruelle?
Ou plus belle?
Mettons ces imposteurs à la poubelle...
Magnifique texte ! Quel cri, quelle rage, quelle sinistre réalité si bien décrite. Admiration pour cette puissance dans ces mots et l'harmonie de révolte personnelle et de force intérieure maîtrisée et sereine. Un très beau texte. Tout mon adhésion déjà à l'idée développée. Toute mon admiration pour cet écrit d'une telle puissance et d'une vision si réelle à la fois. Merci pour une nouvelle fois un texte qui m'a percuté l'âme par sa force, sa beauté et laissé pantois. Merci infiniment à toi pour ce partage. 🙏🏻
Dimanche blanc
Comme la fumée
Celle qui s'infiltre dans nos poumons
Aidée par le vent
Le manque d'oxygène
Le déni
Les oiseaux au sol
L'attente
Le répis du vent qui impacte les autres
L'urgence qui s'éloigne de soi et se rapproche des autres.
L'attente
Le sac prêt
La reprise
L'inquiétude
Les évacuations
Les proches qui partent tout court
Ceux qui changent de refuge, encore
L'espoir d'une pluie
Rien.
Si... 5 minutes de gouttes qui tombent en vain
La reprise
Le vent
La fumée
L'angoisse
La peur des enfants
L'attente
Le sac prêt
L'impuissance
L'espoir
L'espoir que ça s'arrête
La gratitude pour ceux qui luttent.
L'attente
L'espoir
13 personnes aiment ça.
Ce n’est sans doute pas grande chose, mais je vous envoie plein de courage dans ces moments pas faciles à vivre 😔
Le bruit de succion
en rythme lent,
les battements
du coeur brûlant ;
C'est ça l'osmose
l'apothéose,
dans un silence
assourdissant.
#inspirationdujour
4 personnes aiment ça.
"Le chemin se fait une fessée à la fois."
#méditationdujour
#petitscarabée
8 personnes aiment ça.

















