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Diab
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Sanaephis
-- Acronymo-blues , ce petit gars parti sans bruit -- Il était un petit bonhomme, gars usé par sa vie Pourtant pas si pourrie, si on oublie de sacrées parties Un quinqua qui n'a pas vu passer le temps filant. Toujours parti, toujours absent, et solitaire évidemment. Un petit gars qui bien-sûr ne peut en aucun cas etre moi ! On ne parle pas ainsi de soi, et lui, il a perdu toute voix Quand trop de fois, la Faucheuse le frôla d'un souffle sournois. Non, évidemment, ce gars, c'est pas moi, jamais je m'étalerais comme ca ! Écoutant les accords de blues en mini concert de Calvin Russell Jouer ce blues puis chanter "Soldier" , le petit gars envahit ma cervelle. L'esprit revit la folie, le stress, les tirs, la fumée et les cris Non, forcément et évidemment, jamais je ne pourrais être lui ! Drôle de vie d'un petit gars qui a vécu bien des cérémonies funéraires... Solitaire, maintenant seul dans sa vie, sur ça, il préfère se taire. Un petit gars, ce quinquagénaire, un jour, entra dans un autre univers. Toujours ce blues de Calvin Russell, mais là un autre morceau. Cette fois rappelant ses choix. Les notes me laissent sans voix, juste celle du petit gars : Il revoit écoutant "Crossroads" joué par Russell les carrefours de sa vie, Les choix pris, les voies choisies, ni aigri, sans nostalgie, juste cette apathie. Mon petit gars loin des gueulards à tout va, silencieux Disparut du bureau, sans qu'on le voit avant plusieurs jours. En haut, on savait, mais ne pas en parler c'est plus respectueux. Voici l'histoire de ce petit gars dont la vie allait prendre un autre tour. Il me l'a raconté devant un café, sans aucune émotion Ni pleurnicheries, viril il n'était pas ainsi de son vivant, Sans aversion, déceptions, cachant toujours ses cogitations, Avec sa voix neutre, ferme, calme comme si j'avais été chaque fois là : « Vous avez un P.T.S.D. O.K , j'suis épaté !? Ou en Français un T.S.P.T., O.K., toujours aussi aidé....! M'ont dit la C.P.A.M. par courrier plein d'humanité Et la M.D.P.H. dans une L.R.A.C., même forme déshumanisée... AMELI et Vital à faire en M.A.J. Car je suis categorisé, après deux C.EX Mais la C.A.F s'en mêle avec énergie aussi Avec attribution d'une A.A.H en plus de ma P.I. La D.G.F.I.P. déclenche investigations sur la C.S.G, R.D.S et C.R.D.S. De ma P.I. , donc B.S. à envoyer en Z.I.P. en vitesse Et copies expresses par DHL en pli en R.A.C. Rexpertises devant la M.D.T. pour l'A.L.D. à justifier. Voir si l'A.A.H peut sauter, mais je continue à bosser ? Mais faut expertiser ! Même sans A.M.E. et C.M.U. et A.A.H. non versée ! Remplir le Cerfa N35-429 en P.D.F. et au CEDEX envoyée posté ! Embarcation dans tempête force dix Je lance la balise A.r.g.o.s. aux abysses Je lance mon S.O.S., avant l'hospice Aucun préjudice dit le T.A. havre de justice Je rentre K.O. et vois affiché en gros H.S. Sur l'ascenseur par O.T.I.S., collé en vitesse. Le sol tremble, tout s'effondre, je suis enseveli Pas des gravas mais tous ces cris de gens en sursis. Assis dans mon lit, transpirant je ne vois pas des dossiers Mais des vies dévastées, des appels à l'aide désespérés. Un cauchemar, un de plus, la routine du P.T.S.D J'ai trop raté au C.A.PSY.V.I de séances ,trop débordé. J'ai rêvé depuis gamin de porter le béret rouge Dans mes tourments, je vois qu'entrailles qui bougent De ces corps déchiquetés, le rouge gicler partout Dans les visions de mes cauchemars je deviens fou. Ma soumise était excitée par mes tenues de combat Et ce béret rouge, moi j'y voyais que scènes d'horreur devant moi Alors interdiction de jouer au "Dom petit soldat" Quand j'ai vu mourir des frères à côté de moi. Pénitence ? Repentance ? Ou besoin de retrouver un sens ? Civil, paumé dans cette vie à gerber, nos belles cités Cachant la misère des oubliés, des délaissés Parqués loin dans les cités et quartiers ghettoïsés. Une évidence comme une roquette qui pète À trois mètres et te fait voler dans la tempête Une évidence pleine de sens. Finies guerres et violences Un autre combat social en souffrance m'a redonné un sens. Retrouver une autre violence, désabusée par cette ignorance Ces négligés qu'on veut oublier avec condescendance Septième année à voir Biarritz, sa jetset friquée Œuvrer de nuit, anonyme, dans les quartiers Bayonnais Deux coups de couteau en sept ans, c'est rien Mon corps et mon esprit sont restés dans ces pays lointains Mais mes cauchemars vont maintenant se balader....: Entre guerre, tirs, explosion et jeunes désœuvrés en train de me planter. Ma soumise a fini libérée, son collier coupé À quoi bon un mentor devenu un fantôme déjà crevé Je l'ai libérée de ma pestilence, ma putréfaction Mon esprit en décomposition, avec l'obsession de ma mission Un Maître respecte autant sa soumise qu'elle doit le vénérer Les responsabilités étaient miennes ne jamais l'oublier Comment sa soumise pourrait en confiance s'offrir à lui S'il son âme n'est que débris, son esprit détruit. » Voilà l'histoire d'un petit gars, atteint d'un de ces handicaps qu'on ne voit pas. T'as tes jambes ?!, t'as tes bras ?! Alors qu'est ce qui va oas chez toi ! Quatre-vingt pourcents des handicaps sont invisibles m'avait il dit... Il avait souri, espiègle, me fixant, : "Ne pas les voir, ca facilite bien la vie"...pas pour lui... Pas la sienne, mais taiseux, il restait muré dans ses longs silences Révélant son absence, reparti loin d'ici, dans les horreurs, cette récurrence... Il restait silencieux, disant seulement, "C'est le passé..." Mais il surgissait en lui, lui ne montrait rien mais remourrait à chaque remontée de son passé. Je change de musique, pour moins blues, plus nostalgique. Pourtant n'étant en rien mélancolique, mais cette autre musique Me rappelle ce petit gars silencieux, un quinqua pas si vieux Détruit à l'intérieur, sans jamais en parler avant de partir vers les cieux. Estas Tonne m'emporte par sa magie loin de mes réflexions, L'encens embaume sa fabuleuse improvisation "Fusion". Je revois mes années de Maitre jamais rassasié À aimer voir ma soumise affamée aimer se laisser dominer, emporter. Ai-je su profiter avec elle de cette fusion des corps, de nos esprits ? Pas de regrets pour le passé, il est ce qu'on en a fait pour partie. Les accords d'Estas Tonne font fusion avec l'encens me renvoyant le petit gars. Il a choisi son départ, c'était son choix, parti seul. Était-ce finalement moi ? Je me réveille cette fois là. Juste un cauchemar encore une fois. - Cycle des Perditions des Émotions : Acronymo-blues d'un petit gars - Sanaephis #texteperso #poesiesansia Pardonnez cette impertinence taquine envers des organismes sociaux qui ont mon respect (mon irritation coutoise aussi parfois) tellement cruciaux et même vitaux pour de plus en plus.