Mur de commentaires

Sanaephis
-- Les Visions Sauvages --
Où était-ce ?! Que ça cesse ! Quand je me réveille en stress ?
Faiblesse de l’âme égarée, perdue dans un passé en détresse.
J’aime la nuit, mes insomnies sont les compagnes de ces nuits infinies,
Mais si par malheur assoupi, mon esprit cède face aux hordes de mes démons maudits…
Le calme nocturne, ses lumières tamisées, ses bruits légers, feutrés
Sont alors dévastés, redeviennent ces déserts et ces montagnes desséchées
Endormi, le conscient devient cette folie inconsciente du subconscient
Tout n’y est que fracas, bruits hurlants, cris stridents et sang dégoulinant
Parfois, nulle nécessité de tomber assoupi, pour se faire emporter et dévorer
Dilatation du temps dans mon espace, quand seule une fraction dans la réalité
S’est à peine écoulée, mais les visions, les bruits, les sons, reforment une réalité,
Une réalité qui ne cesse de durer et hanter, surgissant avec une brutalité, pour tout dévaster
L’art de la comédie, le port du masque vénitien impassible, le ton neutre effacé
La voix maîtrisée, seul le regard peut vous révéler à un autrui plus aiguisé
Le silence est le refuge, ne pas parler, c’est pas oublier, c’est continuer à lutter
Seul, car qui peut comprendre les enfers sans y avoir lui aussi été, s’y être consumé.
Jérémiades et lamentations n’ont point l’occasion d'oser se présenter
Rien n’est montré. On ne laisse rien passer. Juste un « ça va » pour écourter
Éluder les curiosités à gerber, où les pitiés, qui n’attisent que la torture mortifère
Rien n’est à dire. On a rien à dire. On veut juste rien montrer, rester solitaire.
Sanaephis
#poesiesansia
#texteperso
5 personnes aiment ça.




