#0

Je réalise que j’ai une certaine attirance pour la soumission, même si je n’ai encore aucune expérience.
Ce n’est pas quelque chose que je prends à la légère, donc je préfère comprendre ce que ça implique avant d’aller plus loin.
Pour ceux et celles qui ont de l’expérience, comment avez-vous su que c’était réellement votre place ?

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ShibariRiggerAtHome
#1
Quand j'ai commencé à y prendre du plaisir ... et seulement à ce moment là. Donc au bout de 3 ou 4 ans ? Entre tout ce que j'ai appris: apprendre à faire face comme peur, à apprendre à avoir confiance en mon ancien Maître et à l'inverse que lui comprenne ce qu'il me plaîsait, ça demande, en fait, beaucoup de temps. Et au début, ça a été très dur car j'ai découvert qu'entre les vidéos porno et la réalité, on ne voit pas les problèmes de fourmillement, de chaleur, de douleurs physiques, des ordres contradictoires, plus penser comme le Maître, du travail à faire sur mon propre corps (pas de ventre + sport), comprendre les attentes et envies du Maître, etc.
Donc, au début, je croyais avoir complètement râté ma vocation car c'était dur. Au bout de quelques années, j'ai adoré et je me suis dis "je suis parfaitement à ma place". Et puis, j'ai du déménager à la fin de mes études. Aujourd'hui et depuis 2 ans, je commence à attacher les gens, je suis mariée et mon mari est tout sauf un Maître et j'y ai encore plus de plaisir et je n'ai plus tellement envie de faire la soumise. Compliqué :)
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Olivier
#2
Je reçois souvent des novices
On commence doucement et puis on voit si celà leur plaît.
il faut faire une discussion de quelques minutes cool avant la session surtout un débriefing cordial après

Difficile de savoir si cela vous plaît avan d'essayer  
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CourtisaneSM
#3
Difficile à savoir et à juger je trouve. S'il y a une chose de sur poir moi c'est l'après : quand cela n'est plus et que je me rend compte que j'étais vraiment heureuse d'être ainsi malmenée. C'est idiot, un ego trop fort et pas assez de simplicité et d'humilité. 
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sylvie35
#4
Je n'ai pas d'expérience de la soumission en clubs ou soirées, seulement de la soumission en privé, mais comme je lis, observe, et cogite beaucoup (parfois trop) je me permets de donner mon avis (qui n'engage que moi, et qui est forcément biaisé et subjectif).

Le concept de soumission en bdsm couvre un spectre très large et à mon avis la première étape est de bien identifier le type de soumission qui vous attire. 

Le terme "soumission" est un mot-parapluie qui abrite des réalités psychologiques et comportementales radicalement différentes selon le contexte et l'engagement des partenaires. Il ne s'agit pas tant d'une différence de degré que d'une différence de nature. 

D'un côté on a la soumission "de séance" ou ludique (Le Jeu), par exemple dans un cadre de clubs, de soirées, ou de séances ponctuelles. La soumission est alors vécue comme une expérience cathartique ou un jeu de rôle. La personne soumise cherche souvent un lâcher-prise mental ou une décharge d'endorphines. Parfois une exploration sensorielle.

D'un autre côté on a la construction d'une structure relationnelle de long terme. On crée un nouvel "ordre social" privé autour duquel s'articule la vie des deux partenaires. C'est souvent fusionnel: pour les deux partenaires c'est un lien d'attachement profond et continu. Pour la personne soumise, le sentiment d'appartenance est puissant et motivant. 

Le spectre est donc très large et derrière le même mot se cachent des mécanismes psychologiques très éloignés (on peut bien sûr avoir des situations intermédiaires entre les deux cas que je viens d'évoquer).

Il est d'ailleurs fréquent de voir des malentendus quand deux personnes ne sont pas au même endroit du spectre: en forçant le trait, on peut avoir le cas où l'une cherche un simple divertissement du samedi soir, tandis que l'autre cherche un ancrage profond et une direction de vie. C'est ce que j'ai observé dans les discussions privées. C'est ce que j'observe également dans les discussions publiques: souvent les prises de bec proviennent du fait que les gens n'ont pas le même référentiel, ne donnent pas le même sens aux mots. 

Concernant le déclic, pour ma part c'est en lisant des témoignages qui m'ont parlé. Mais je pense que j'avais ça en moi, instinctivement, et qu'il ne manquait que le révélateur. Ensuite, si on cherche une relation de long terme, il faut avoir de la chance. Un gros coup de bol et on trouve la bonne personne avec laquelle on se sent bien et avec laquelle on peut construire ce type de relation en confiance. Et sinon, eh bien tant pis, on met ça en arrière-plan, on s'abstient de déprimer car de toute façon ça ne résoudra rien, et la vie continue. C'est quand je ne cherchais plus vraiment, après avoir découvert que j'avais un super-pouvoir - celui de n'attirer que des blaireaux 😂 - que finalement la chance a tourné. 
Dernière modification le 23/04/2026 20:14:29 par sylvie35.
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