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Lotilia
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Histoires courtes portant sur le BDSM et le fétichisme

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Coralie
**La Plage des Péchés** Coralie n’avait jamais été une âme ordinaire. Dès son arrivée sur la plage, elle savait que ce lieu porterait un nom bien plus évocateur que celui qu’on lui donnait : *la Plage des Péchés*. Ici, sous le ciel étoilé et le murmure complice des vagues, elle devenait une créature de la nuit, une femme-objet qui s’abandonnait sans retenue aux plaisirs interdits. Chaque soir, alors que les derniers rayons du soleil s’éteignaient derrière l’horizon, Coralie se transformait. Elle quittait ses vêtements de jour, ces habits qui la contraignaient, pour glisser dans des tenues qui épousaient ses courbes, qui la révélaient sans pudeur. Des robes transparentes, des bas résille, des talons qui s’enfonçaient dans le sable comme des griffes. Elle était une offrande vivante, une invitation silencieuse à la débauche. Sa maîtresse, une femme au regard d’acier et aux lèvres toujours peintes de rouge, veillait sur ces nuits fiévreuses. Elle observait, dirigeait, punissait ou récompensait, selon son bon vouloir. Coralie adorait ce jeu de pouvoir, cette danse où elle n’était plus qu’un corps à disposition, un objet de désir qu’on utilisait, qu’on partageait, qu’on brisait pour mieux le reconstruire. Les hommes arrivaient un à un, attirés par des rumeurs, des murmures, ou simplement par la vue de cette silhouette qui se mouvait comme une sirène sous la lune. Ils ne posaient pas de questions. Ils savaient ce qu’ils venaient chercher : une nuit de chair, de sueur, de gémissements étouffés par le bruit des vagues. Coralie les accueillait avec un sourire carnassier, ses yeux brillants de malice et de soumission feinte. Les ébats commençaient toujours de la même façon : un regard, une caresse, puis la chute. Coralie se laissait prendre, dominer, posséder. Elle aimait la sensation des mains sur sa peau, des bouches avides, des corps qui la pressaient contre le sable encore tiède de la journée. Elle était une déesse païenne, une prêtresse du plaisir, et cette plage était son temple. Parfois, sa maîtresse intervenait, ordonnant des positions, des jeux, des humiliations qui faisaient monter le désir comme une marée montante. Coralie obéissait, savourant chaque instant, chaque frisson, chaque douleur qui se transformait en extase. Elle n’était plus une femme, plus un être pensant. Elle était un corps, un instrument, et cette liberté la grisait. Et quand l’aube pointait, quand les premiers rayons de lumière caressaient sa peau marquée par les morsures et les griffures de la nuit, Coralie se relevait. Elle regardait la mer, le sable piétiné, les traces de ses péchés éphémères, et elle souriait. Elle savait qu’elle reviendrait. Toujours. Car la Plage des Péchés n’était pas un lieu. C’était une partie d’elle-même, un refuge où elle pouvait enfin être ce qu’elle était vraiment : une femme-objet, une créature de la nuit, libre dans sa soumission, puissante dans son abandon. Et demain, sous la lune complice, tout recommencerait.
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Marc Nancy
Un récit très excitant
J'aime Il y a 7 heure(s)