Je lis certains échanges, et je me demande parfois où on en est. Le BDSM, c'est un langage. Un langage qu'on apprend, qu'on affine, qu'on partage. Il y a une grammaire : "le consentement, la confiance, le soin. Il y a une respiration : l'avant, le pendant, l'après."
Là, je vois des discussions qui ressemblent à des records. On parle de ce qui est rare, impressionnant, presque repoussant. Comme si la pratique se réduisait à une performance technique. On parle de corps, pas d'êtres humains. On surenchérit. On va toujours plus loin, plus profond, plus risqué. Mais on ne parle plus de lien. On ne parle plus de l'autre, comme une personne. Juste comme un support à expérience.
Je ne dis pas que c'est mal. Je dis que ce n'est plus du BDSM. C'est autre chose. Une fascination pour l'extrême, détachée de toute dimension affective. Sans rituel, sans symbolique, sans la moindre trace de ce qui fait la beauté de cet univers : la construction de quelque chose à deux.
Je ne suis pas un donneur de leçons. Je suis juste quelqu'un qui croit que la transgression est un acte choisi, qui mène à la liberté. Et que la dépravation, c'est une dérive qui mène à la dépossession. Le BDSM, pour moi, c'est un espace de construction. Pas de destruction.
J'ai l'impression qu'on est en train d'oublier ça, ici. Pas tous, mais certains. Et je tenais à le dire, calmement, sans mépris. Juste pour rappeler qu'on peut aller loin sans se perdre. Et que ce qui compte, ce n'est pas ce qu'on fait, mais comment on le fait, et avec qui.
Je pense aux nouveaux venus, ils débarquent dans l' abjection...
Voilà. C'était dit.
#CapOuPasCap
Divine Maîtresse, J'aime être honorée et Mon plaisir est de te faire souffrir pour te mener au sommet de tes désirs.
Ma grande satisfaction est ta dévotion ainsi que ton abandon à mes sublimes pieds .:.





