Quelle différence faites-vous entre une limite et un tabou ?
Dans les discussions autour du BDSM, certains mots reviennent régulièrement : limites, interdits, tabous...
Mais mettons-nous réellement tous la même chose derrière ces termes ?
Pour vous, quelle différence existe entre une limite et un tabou ?
Une limite est-elle quelque chose que l'on ne souhaite pas pratiquer aujourd'hui, mais qui pourrait éventuellement évoluer avec le temps, la confiance, l'expérience ou la personne avec laquelle nous construisons une relation ?
A l'inverse, un tabou représente-t-il quelque chose de profondément ancré, que l'on ne souhaite ni pratiquer, ni explorer, ni même envisager de remettre en question ?
Ou faites-vous une distinction totalement différente ?
Une limite peut-elle être temporaire ?
Peut-elle évoluer naturellement au cours d'une relation ?
Et surtout, lorsqu'une personne exprime une limite, considérez-vous qu'un Dominant peut chercher a comprendre ce qui se trouve derrière, en discuter avec elle et éventuellement lui proposer de l'explorer progressivement ?
Ou estimez-vous qu'a partir du moment où une limite est exprimée, elle ne doit jamais être questionnée tant que la personne elle-même ne décide pas de revenir dessus ?
Et qu'en est-il du tabou ?
Est-ce précisément ce qui marque une frontière absolue : « ceci ne se discute pas et ne se négocie pas » ?
Je me demande également si ces notions sont réellement universelles.
Ce que l'un appellera une limite pourra peut-être être considéré comme un tabou par un autre. Et quelque chose qui semblait autrefois totalement impossible peut parfois évoluer avec les années, tandis que certaines frontières restent définitivement les mêmes.
Finalement, la différence se trouve-t-elle dans la pratique elle-même ou dans la signification que la personne donne a son refus ?
Et dans votre propre conception d'une relation D/s :
Quelle différence faites-vous entre une limite et un tabou ?
Vos limites peuvent-elles évoluer ?
Et existe-t-il chez vous des tabous sur lesquels vous considérez qu'un Dominant ou une personne soumise ne devrait tout simplement jamais chercher a négocier ?
Avis des Dominants comme des soumis(es) bienvenus.
Derniers sujets du forum
""le mot tabou vient des langues polynésiennes (tapu). Il désigne ce qui est interdit, sacré, intouchable — non pas par une loi écrite, mais par une croyance collective. C’est une règle qui ne s’explique pas, elle s’impose. Elle est transmise par la communauté, par les ancêtres, par la morale ambiante.
Le tabou n’a pas besoin de tribunal. Il se suffit à lui-même. Il est inconscient — on le porte sans savoir pourquoi.
La limite, elle, est choisie (ou du moins, elle peut l’être). Elle vient d’une conscience de soi, d’une connaissance de ce qu’on accepte ou non. Elle est négociable, évolutive, et elle peut être nommée.
La limite dit : « Je ne veux pas ça, maintenant. »
Le tabou dit : « On ne fait pas ça. Point. »""
Texte aidé par Deepseek.
Bonjour
Je recherche une personne (soumise)qui aime se laisser guider, avec qui construire une complicité authentique autour d’une relation BDSM.
"Retour aux sources"
Le BDSM, aujourd'hui, c'est un produit.
Un loisir. Un "lifestyle" qu'on expose sur les réseaux sociaux, qu'on consomme en ateliers, qu'on étiquette en cases.
Le BDSM ne sert plus à libérer. Il sert à divertir.
Ce n'est pas une libération. C'est un déguisement.
On a fait de la soumission une fantaisie et de la domination un simple jeu de rôles interchangeables.
Et pendant ce temps-là, on a oublié ce que c'était que de transgresser.
Parce que le BDSM, à l'origine, ce n'était pas une pratique de bien-être. On parlait de péché. D'enfer. De damnation.
Et c'est dans cet espace-là que le BDSM a pris sa force : comme une révolte.
C'était une attaque contre l'ordre moral, contre l'Église, contre la famille, contre ce qui tenait le corps et l'âme sous clé.
Aujourd'hui, la morale catholique a reculé. On ne va plus en enfer pour avoir pris du plaisir. Mais une autre morale a pris sa place, tout aussi rigide, tout aussi castratrice.
Aux origines de la pénitence, il y avait l'idée que le sexe était tellement condamnable devant Dieu que chacun et chacune devait expier ses pensées obscènes par la prière en boucle. Ou l'auto-punition physique.
Quand je parle de "pénitente", je remets en avant l'idée des origines du BDSM. Je parle de femmes qui ont honte.
Je ne peux pas utiliser le mot "BDSM" pour décrire ce que je fais.
Parce que ce mot a été vidé de son sens.
Il est devenu un produit.
Un catalogue de pratiques.
Un contenu pour réseaux sociaux.
UNE LISTE DE DIVERS JEUX.
Je n'ai eu qu'une seule partenaire IRL pendant 24 ans. Et très peu en virtuel peut-être une dizaine..
Je fais un retour aux sources originelles : une TRANSGRESSION PERSONNELLE DE SES PROPRES INTERDITS.
Oui Il y a des femmes qui portent une honte.
Elles ont appris à se taire, à sourire, à faire plaisir sans jamais parler de leurs vrais désirs. Elles ont une part d'ombre et qui ne savent pas forcément qu'elles sont bridées.
Il leur faut une rencontre avec elles-mêmes, à travers la confidence sur leur enfance, leur éducation, leur rapport à la mère et au père.
Un Dom m'a dit récemment que je lisais la collection Arlequin.
Ils ne savent pas de quoi je parle.
D'ailleurs ils s'en foutent, eux c'est juste des pratiques sexuelles déguisées.
Et leurs soi-disant soumises sont des SOUMINA (des dominantes déguisées en soumises.)
Ils ne sont Dom que par une demande de la partenaire, qui d'ailleurs parfois change de rôle et "Monsieur" devient le soumis.
Quand on parle avec ce genre de créature, elle n'a pas de tabous, pas de honte. Juste des injonctions. Et le Dom est à sa botte, ou c'est "Next" comme elles disent..
.
Ils détestent en cœur le film 50 nuances de Grey avec raison, mais Anastasia est une pénitente, cette fille est progressivement libérée et ne multiplie pas les partenaires .. elle repousse ses limites.. elle a honte. Et se mord la lèvre quand elle repense à ce dont elle a été capable la veille..
[ Merci pour Ton like... Montre que tu te reconnais.]
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