"Retour aux sources"
Le BDSM, aujourd'hui, c'est un produit.
Un loisir. Un "lifestyle" qu'on expose sur les réseaux sociaux, qu'on consomme en ateliers, qu'on étiquette en cases.
Le BDSM ne sert plus à libérer. Il sert à divertir.
Ce n'est pas une libération. C'est un déguisement.
On a fait de la soumission une fantaisie et de la domination un simple jeu de rôles interchangeables.
Et pendant ce temps-là, on a oublié ce que c'était que de transgresser.
Parce que le BDSM, à l'origine, ce n'était pas une pratique de bien-être. On parlait de péché. D'enfer. De damnation.
Et c'est dans cet espace-là que le BDSM a pris sa force : comme une révolte.
C'était une attaque contre l'ordre moral, contre l'Église, contre la famille, contre ce qui tenait le corps et l'âme sous clé.
Aujourd'hui, la morale catholique a reculé. On ne va plus en enfer pour avoir pris du plaisir. Mais une autre morale a pris sa place, tout aussi rigide, tout aussi castratrice.
Aux origines de la pénitence, il y avait l'idée que le sexe était tellement condamnable devant Dieu que chacun et chacune devait expier ses pensées obscènes par la prière en boucle. Ou l'auto-punition physique.
Quand je parle de "pénitente", je remets en avant l'idée des origines du BDSM. Je parle de femmes qui ont honte.
Je ne peux pas utiliser le mot "BDSM" pour décrire ce que je fais.
Parce que ce mot a été vidé de son sens.
Il est devenu un produit.
Un catalogue de pratiques.
Un contenu pour réseaux sociaux.
UNE LISTE DE DIVERS JEUX.
Je n'ai eu qu'une seule partenaire IRL pendant 24 ans. Et très peu en virtuel peut-être une dizaine..
Je fais un retour aux sources originelles : une TRANSGRESSION PERSONNELLE DE SES PROPRES INTERDITS.
Oui Il y a des femmes qui portent une honte.
Elles ont appris à se taire, à sourire, à faire plaisir sans jamais parler de leurs vrais désirs. Elles ont une part d'ombre et qui ne savent pas forcément qu'elles sont bridées.
Il leur faut une rencontre avec elles-mêmes, à travers la confidence sur leur enfance, leur éducation, leur rapport à la mère et au père.
Un Dom m'a dit récemment que je lisais la collection Arlequin.
Ils ne savent pas de quoi je parle.
D'ailleurs ils s'en foutent, eux c'est juste des pratiques sexuelles déguisées.
Et leurs soi-disant soumises sont des SOUMINA (des dominantes déguisées en soumises.)
Ils ne sont Dom que par une demande de la partenaire, qui d'ailleurs parfois change de rôle et "Monsieur" devient le soumis.
Quand on parle avec ce genre de créature, elle n'a pas de tabous, pas de honte. Juste des injonctions. Et le Dom est à sa botte, ou c'est "Next" comme elles disent..
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Ils détestent en cœur le film 50 nuances de Grey avec raison, mais Anastasia est une pénitente, cette fille est progressivement libérée et ne multiplie pas les partenaires .. elle repousse ses limites.. elle a honte. Et se mord la lèvre quand elle repense à ce dont elle a été capable la veille..
[ Merci pour Ton like... Montre que tu te reconnais.]



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