Les soumises sont-elles devenues trop exigeantes envers les Dominants ?
En tant que soumise, je me pose cette question.
Il est normal d'être prudente, surtout dans le BDSM où la confiance est essentielle. Mais je me demande parfois si, à force de rechercher un Dominant qui corresponde à une longue liste de critères, nous ne passons pas à côté de certaines personnes.
Une autre question me vient également :
Tentons-nous vraiment de connaître le Dominant qui est en face de nous ?
Cherchons-nous à découvrir sa personnalité, ses valeurs, sa manière de vivre la relation D/s, ou nous arrêtons-nous parfois trop vite à quelques critères ou à une première impression ?
Bien sûr, la question vaut aussi dans l'autre sens : les Dominants prennent-ils toujours le temps de connaître la femme qui est en face d'eux, ou recherchent-ils parfois une soumise correspondant à une image idéale ?
Ce n'est absolument pas une critique. C'est une véritable réflexion que je me fais en tant que soumise, et j'aimerais beaucoup connaître vos avis.
Derniers sujets du forum
Un dominateur qui offre son soumis à un autre ? à un gang bang ? Ou à des inconnus, est ce du bdsm ?
Questionnement un peu intrusif inspiré d'une publication sur le mur G. Mais questionnement récurrent chez moi.
Que ressentent les personnes maso ?
Je note et j'observe dans mon interprétation, différents types et degrés de masochisme. (Ai-je tort ? Raison ? Les deux à la fois ? C'est pas vraiment le propos)
Personnellement, je me considère à peine comme masochiste. Parce que dans l'idée que j'en conçois, un(e) maso aime avoir mal. Vraiment mal.
Je me sens masochiste sexuelle et un peu masochiste dans la soumission. Bien qu'une récente expérience m'ait poussée à vivre une petite séance d'impact hors du lien D/s. Seul l'avenir et mes rencontres saura m'apporter des éclaircissements me concernant à ce propos.
Revenons à nos bobo (humour de qualité a revoir).
Je me demande souvent, ce que ressent une personne masochiste dans sa tête et dans son corps, quand il ou elle se fait mal. Ou vit une séance sado/maso.
Qu'est ce qui active ce besoin d'avoir mal à l'extrême ?
Qu'est ce que ça donne comme résultat (émotionnel, mental et sensitif) derrière ?
J'ai aussi observé que les hommes soumis vivent leur masochisme différemment. D'une manière encore plus "extrême" de mon point de vue.
D'autant plus quand ils sont bi ou homosexuels (quel est le rapport Gisèle ? )
Le rapport est que c'est une observation que j'ai faite et elle peut être erronée. Je me questionne simplement sur les schémas de pensées et de comportements que je ne comprends pas.
N'y voyez aucun jugement mais plutôt un nouveau "pourquoi" qui se balade dans ma tête et me permet de mieux comprendre l'espèce humaine.
Note : n'y voyez pas un manque de respect si je mets du temps à répondre. La vie, le temps, la disponibilité cérébrale...
Note 2 : Azhara, Novicetimide et Oérésie si vous passez par là.
Et puis si des maso du Murgé voient ce message, je suis curieuse de vos réponses.
Merci.
Dominer ou se croire supérieur ?
Depuis quelque temps, je me pose une question.
Pourquoi certains Doms ou Maîtres semblent-ils confondre domination et supériorité ?
Pourquoi certains pensent-ils que leur parole est forcément la bonne, qu'un avis contraire est une remise en cause de leur autorité, voire un manque de respect ?
Pourquoi, dès qu'une soumise ose exprimer un désaccord ou défendre son point de vue, certains le vivent-ils comme une insolence ?
Et que dire de certains premiers messages ?
« Bonjour chienne. »
« Salut salope. »
Sérieusement... depuis quand l'absence de respect est-elle devenue une preuve de domination ?
À mes yeux, une soumise reste avant tout une personne. Le respect ne devrait pas apparaître après plusieurs semaines de discussion ou uniquement lorsqu'une relation est installée. Il devrait être présent dès le premier bonjour.
J'ai parfois l'impression que certains utilisent le mot Dom comme un passe-droit : ils pensent avoir toujours raison, attendent qu'on acquiesce sans réfléchir et considèrent qu'un simple désaccord remet en cause leur statut.
Pourtant, j'ai aussi rencontré des Doms qui prouvent exactement le contraire. Des hommes capables d'écouter, de dialoguer, de se remettre en question, de respecter les limites et de ne jamais oublier qu'en face d'eux se trouve un être humain, pas un rôle.
Pour moi, un Dom n'a pas besoin d'humilier pour être respecté. Il n'a pas besoin de rappeler sans cesse qu'il est Dom. Son attitude parle d'elle-même.
Alors je vous pose la question :
Selon vous, pourquoi certains confondent-ils encore domination et supériorité ?
Est-ce une mauvaise compréhension du BDSM, un manque de confiance en eux, une vision dépassée de la domination... ou avez-vous une autre explication ?



