Tendre Pervers
par le Il y a 4 heure(s)
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On entend souvent dire que la frustration est l'apanage du soumis, une laisse invisible qu'on tend pour le maintenir sage et bien aligné dans le cadre. C'est vrai, pour beaucoup, la privation sert à ça : canaliser, contenir, faire patienter pour mieux dompter.

 

Mais de l'autre côté de la barrière, chez un profil ultra-pervers, instinctif et carrément tordu, la dynamique est radicalement inversée.

 

Si je vide mes couilles, tout s'effondre. Un orgasme, et le soufflé retombe instantanément : mon cerveau bascule en mode "vanille", mes pulsions s'évaporent et je redeviens "sage". Sauf que ce calme-là, je n'en veux pas. Je m'affame par choix. J'ai envie d'avoir faim, de cultiver ce manque tout en sachant que mon repas est garanti quand je le veux. C'est bien là toute la différence.

 

La rétention, ce n'est pas une punition ou un manque : c'est mon carburant pur. C'est cette pression permanente dans le bas-ventre, ce haut voltage en circuit fermé qui me maintient sous tension toute la journée. Parfois, en y pensant, je me dis que certaines scènes — comme un mec qui se frotte contre les jambes ou le visage de sa soumise — sont tellement barrées qu'elles en deviennent presque rigolotes. Et alors ? Je suis un putain de psychopathe, un mec chelou, mais c'est exactement ce que je suis, et j'aime ça. Je veux être aimé pour qui je suis, sans filtre ni costume propre sur soi.

 

En ne lâchant rien, je nourris mon regard, mes obsessions, mes scénarios et cette perversion qui fait que je le reste quasiment tout le temps. Je fais ce que je veux en osmose avec cette délicieuse frustration volontaire. Sauf qu'aujourd'hui, célibataire et seul, cette discipline a un prix : je me frustre exprès pour garder cette inspiration intacte, mais putain, c'est douloureux quand il n'y a personne en face pour recevoir l'impact. C'est la mauvaise frustration qui s'ajoute à la bonne, celle de porter ce feu tout seul en attendant que ça prenne corps pour de vrai. Pourtant, même si cette solitude brûle, je sais exactement où je vais.

 

Quand je lâcherai enfin avec ma future, je veux que ce soit l'amour à l'état pur qui prenne le relais, un amour en mode extrême. Passer d'un nuage de haute tension à un autre tout aussi intense, un espace de calme, de relaxation et de grand bien-être partagé. Pas une douche froide qui éteint tout, mais un atterrissage en douceur dans un bon délire complice.

 

Il faut aussi comprendre une chose sur ma façon d'être : derrière mon apparente distance, ce côté lunaire où l'on pourrait croire que je suis ailleurs ou détaché de ce que j'organise, tout est en place, tout est exact. Je suis aussi chaud qu'un soleil, mais je n'ai pas besoin de l'étaler à chaque seconde pour qu'il brûle. Et quand la routine de l'extrême s'installera, il n'y aura plus l'ébullition brouillonne des débuts, mais des puissances progressives, parce que chez moi, la cuisine ne ferme jamais ses portes.

 

Ce tripotage quasi permanent, ces attouchements, ces caresses et ces malaxages de chair à longueur de temps, ce n'est pas un appel au sexe. C'est de la gourmandise pure, une gloutonnerie tactile qui me sert à nourrir ma propre frustration et à entretenir la chaudière sans jamais court-circuiter le système.

 

Quand je décide enfin de lâcher, la quantité et la texture répondent à ce que j'ai envie de lui faire ingurgiter ou recevoir au fond d'elle. Elle me verra taper ma queue contre la table, la serrer dans ma main ou l'écraser contre le mur dans une rage de bête, vibrant comme un chien fou. Mais je reste le seul maître du timing, le fou qui contrôle sa propre folie.

 

Et qu'on ne s'y trompe pas : entrer en elle, ce n'est jamais une routine ni un simple plan cul. Si elle me laisse pénétrer son vagin, c'est qu'elle accepte qui je suis et de m'appartenir. Je ne vais pas la baiser le premier jour, j'ai besoin de l'analyser, de la ressentir naturellement — c'est mon cerveau qui tourne en mode automatique, jusqu'à m'en fatiguer parfois, s'il existe d'autres hommes faits comme moi, ce qui n'est pas garanti.

 

Pour moi, le cul est là pour la symbolique et pour lui signifier qu'elle est une enculée, la bouche fonctionne comme une deuxième chatte, mais le véritable trou de l'amour, c'est la chatte. Quand je l'exigerai, elle devra se masturber ou faire son show devant moi pour honorer mon excitation, sans rien attendre d'autre en retour, chienne qu'elle est, façonnée par les autres et soumise à mon bon vouloir. Je lui apprendrai à manipuler ma queue comme il se doit, je ferai d'elle la reine esclave de ma tuyauterie. Quand j'enfonce ma semence en elle, c'est un acte total. Elle m'a ouvert son intimité et son cerveau avant même de m'ouvrir son corps : elle est à moi. À force d'être traversée et souillée par ces fluides, son corps en redemande : sa flore vaginale s'habitue à cette agression, à recevoir ce sperme décomposé par son acidité, mais ses muqueuses finissent par l'exiger encore et encore.

 

Pour elle, vider son maître est un privilège, et mon sperme comme ma queue ont une valeur sentimentale évidente — même si je lui offrirai aussi des mensurations massives, des flots d'éjaculation, quitte à nager en elle, à racler ses parois pour être serré du gland, tourner dans sa vulve et frapper au plus profond. Je veux ma grosse pute habituée aux queues, et je l'assume dans un exhibitionnisme sentimental et pervers qui me fait bander de mon propre esprit et de toutes ces saloperies à l'intérieur.

 

Et quand la sève monte pour exploser, je profite de ce moment court, intense, entre jouissance et douleur. Je lui crache les pires saloperies en pleine figure, au creux de l'oreille, pour sceller ce "bienvenue en enfer". Au moment de l'éjaculation, je me fige dans une quasi-paralysie, la serrant de toutes mes forces contre moi comme un prédateur qui ne veut plus jamais lâcher sa proie.

 

En attendant, garder ma semence, c'est garder le pouvoir sur ma propre perversion. C'est ce qui m'interdit d'être sage.

 

 

Soyez la première personne à aimer.