Puisque nous sommes le 14 et qu'il y a encore des traditions...Lecteur, mon ami inconnu et intime, dans ta grande miséricorde pardonne les élucubrations inutiles qui suivent. Mais il est tôt et j’avais envie de jeter quelques mots ici. Hier je flottais sur les profondeurs. Je ne sais si tu connais cette attente. On est là, un peu miséreux, on se sent insignifiant. Incomplet. L’attente sur l’onde bleue. Les minutes passent comme des heures. Vient alors une vague au loin, qui se détache des autres sans qu’on sache vraiment pourquoi elle ondule et roule avec cette promesse : l’apesanteur. Elle va vite. Être prêt. Pas de deuxième chance. Quand elle est à quelques mètres, l’attraper. Précis, juste le bon mouvement. Ni trop tôt, ni trop tard, juste le bon moment. Prendre sa vitesse, se redresser et piquer dans la pente sans réfléchir. Se hisser sur ses sommets pour plonger à nouveau et rester le plus longtemps avec elle. Parce qu’elle nous complète et que toutes ces secondes valent une vie. Attraper cette vague, c’est comme attraper la main d’une femme. C’est comme cette nuit dans ce cercle troglodyte parisien où j’ai exercé mon pouvoir de petit roi soleil devant une cour silencieuse et observatrice. Je me souviens parfaitement de ce moment. Elle est devant moi, debout dans un corset de reine, bas et chaussures vernis. Son nom gravé sur un médaillon argenté se balance au bout de l’anneau d'un collier de cuir noir qui souligne la finesse de son cou. Je suis assis sur un fauteuil, on nous observe. Son entrecuisse est accessible, disponible, je n’ai qu’à déplier le bras pour, du pouce et de l’index, pincer ses lèvres comme si je le fermais. Mes yeux plongent dans les siens alors que je formule doucement mes exigences. Ma cour observe, attentive, elle ne perd pas une miette du spectacle qui se joue sur le parquet de bois, de l’incongruité de cette femme à l’allure fière et qui pourtant s’abandonne aux impératifs d’une voix qui lui murmure: ‘tu te mets à quatre pattes, tu marches tout autour de la pièce et tu reviens prendre ta place, debout entre mes cuisses’ Elle obéit, se met à genoux, pose ses mains sur le plancher et se fraie un chemin au pied de cette assemblée observatrice. Elle reprend place entre mes jambes. Je lui caresse le sexe comme une récompense avant de le « fermer » à nouveau et de murmurer : ‘tu traverses la pièce, poses tes deux mains sur le mur de pierre à côté du miroir, tu te penches en avant, te cambres, creuses ton sexe de l’index en comptant jusqu’à cinquante et tu reviens à ta place’ Lentement, elle se retourne, gagne le mur opposé, prend la pose décrite, introduit la main entre ses cuisses et se fouille. Ma cour observe le cérémonial, je surprends des mains enfouies furtivement dans des pantalons, je perçois des regards sans équivoque, j’observe. Elle reprend sa place entre mes cuisses, ma main reprend sa place sur son sexe et ma voix reprend ses psalmodies. Il y a eu sept exercices. Sept vagues parfaites…
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Jardinenfriche
Oh mais la vague aurait-elle emporté le haut de monsieur Jones?
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2
14/07/24

Silla
On ne peut que remercier alors cette vague. Les torses nus sont mon point faible 😉
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4
14/07/24

kalina
Différentes vagues pour les surfeurs mais pas seulement...
En lisant vos textes, je pense à une vilaine, je fais erreur surement .
Silla j'apprécie les torses mais surtout le ventre plat chez les hommes.
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1
14/07/24

Monsieur Jones
@kalina et @silla , bon et bien me voilà prévenu 😬
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1
14/07/24

SweetJulie
Hmmmm! J’aime tout de ce post :-)
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2
15/07/24
Edité

Monsieur Jones
@sweetjulie, je suis ravi que cette petite houle intérieure vous inspire.
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1
15/07/24

Jardinenfriche
Sous votre plume Monsieur Jones, cela semble couler comme de l'eau de source..
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1
15/07/24

Monsieur Jones
Je suis un vieux loup de mer !😉
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1
15/07/24

Jardinenfriche
vieux... pas si vieux que ça vu le corps..
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15/07/24

Monsieur Jones
le sport entretient la mécanique...
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2
16/07/24

Jardinenfriche
quelle modestie...
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16/07/24
Edité
