Valacasmodius
le 05/08/24
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31.07.24:Moulin Marquis
[M] Pour rendre à Anais ce qui lui appartient, la version originelle de ce texte a été écrite par elle, à ma demande, à partir de la photographie que je lui ai proposée et qui figure ci-dessous. Ce texte est le premier, d'un atelier d'écriture à quatre mains, où nous faisons le récit d'une journée partagée au Moulin-Marquis dans le Vercors.
1.Trajet
Enfin après une longue semaine sans vous voir, je vais vous retrouver. Je me lève tôt, excitée et impatiente de vous revoir. Je sais qu'il y aura punition mais je vous avoue essayer d'en faire abstraction. Je vérifie l'heure du rendez-vous plusieurs fois, bien que je l'ai déjà fait la veille, mets une alarme pour partir à l'heure. J'ai pour horreur d'être en retard, et je ne veux absolument pas l'être pour vous. Je vérifie une dernière fois ne rien avoir oublié et m'en vais à votre rencontre.
Je m'interroge sur le lieu, les attentes que vous aurez, mon attitude à y répondre au mieux et vous satisfaire, m'a capacité à supporter le fouet (il m'impressionne toujours beaucoup). Je vous avoue ne pas me considérer comme maso. Jusqu'à maintenant je voyais l'impact plus comme un "jeu", le terme n'est pas très joli, surtout quand on considère le BDSM comme un mode vie et pas seulement un jeu sexuel. Je ne prends pas spécialement de plaisir physique dans ces instants mais plutôt un plaisir, une satisfaction psychologique.
Vous arrivez, je m'empresse de prendre mes affaires et sors vous rejoindre. Je savoure votre baiser, je m'imprègne de vos mains sur moi, je retrouve votre chaleur. Je plonge mon regard dans le votre, vous donnant libre accès à mon âme. J'apprécie, et vous remercie Maître que vous me l'accordez. J'espère que vous y percevez mon excitation, mon désir de vous satisfaire, d'être à votre entière disposition, ma volonté de répondre à toute vos exigences avec gourmandise.
Avant de partir vous me faites porter un plug de votre confection. Une jolie petite perle noire. J'aime cette sensation d'être pleine par vous, pour vous. (Je l'ai d'ailleurs encore avec moi et me ferai une joie de le porter à chaque fois que vous me l'ordonnerez). Dans votre voiture, je veille à n'oublier aucune consigne, je pense à écarter les cuisses vous donnant un total accès à ma chatte. Déjà excitée que vous en disposiez à votre guise. Je profite, le temps du trajet, du paysage, il me renvoie à notre seconde rencontre, et ce lieu féerique que vous m'aviez fait découvrir, à cet instant hors du temps avec vous. Nos conversations sont un peu plus familières, je prends bonne note de tout, me rapprochant un peu plus de vous, vous connaissant, vous comprenant un peu plus à chaque instant. Je savoure votre main, vos doigts sur ma cuisse, fouillant ma chatte, m'excitant. Ce sentiment d'appartenance, qui m'empare un peu plus à chaque seconde. Je suis à vous mon Maître.
Nous nous arrêtons prendre un café, j'aime se genre de petite exhibition, le regard des gens, l'interrogation, la gêne et le doute de certains. pouvoir me tenir à genoux, à vos pieds devant tous mais je sais qu'il peut y avoir un fossé entre savoir, voir et comprendre et que ce public n'a pas l'ouverture d'esprit nécessaire à en comprendre toutes les subtilités...
Nous nous arrêtons un peu plus loin sur la route, un peu en retrait. La légèreté des instants précédents s'envole, votre mise en scène commence. Je sors vous me demandez de me déshabiller. A chaque fois cela me trouble, me gêne un peu. J'ai en horreur la nudité de mon corps. Le temps d'un souffle je me concentre uniquement sur vous, sur mon désir, mon besoin d'être vôtre, de vous satisfaire, quelque soit vos besoins, vos envies. Je m'exécute, me donne entièrement à vous. Je vous laisse m'inspecter. C'est comme s'il n'y avait plus rien autour, mise à part vous.
Je vois les chaînes, ces entraves que vous avez confectionnées. Leur signification m'inspire, m'anime... J'aime quand vous venez me lier main et pieds a vos chaînes, esclave du moindre de vos désirs. Je vous suce, affamé de vices, gourmande de perversions.
Je monte dans le coffre avant que vous m'y enfermiez pour reprendre la route. Seule avec moi-même, et votre fouet que je découvre. Excitée et stressée à la fois d’en sentir les caresses sur mon corps. La fraîcheur des chaînes de vos entraves me ramène à vous. Elles m'apaisent, je me sens complètement à ma place, votre propriété, votre soumise, votre chienne, votre esclave…
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Elena Ballerina
Très beau texte
J'aime 05/08/24
Bisoumis5600
Magnifique , merci
J'aime 05/08/24
Catmen
Un plaisir de lire ces textes érotiquement perverses...
J'aime 05/08/24