Il parlait d'une faille, béante , qui jamais ne se ferme.
Jusque dans les entrailles, ardente ,sans y mettre un terme .
Le temps a beau passer mais c'était juste hier .
Son âme fracassée de trop nombreuses prières.
Il continuait de vouloir a ce qu'elle puisse rev'nir ,
Chaque minute dans le noir et sans pouvoir fuir.
Il attendait ce jour a rouvrir les yeux.
Et puis a rester sourd a l'avenir pernicieux.
Mais le temps lacérait ses espoirs de l'instant.
Pour autant condamné a prévoir le serment.
Celui d'aller tout droit sans plus se retourner,
Encore combien de fois ,se regarder tomber ?
Il s'en relèvera , il le faut ,maintenant plus le choix.
Portera au plus haut , avançant,la dernière de ses croix.
On efface jamais rien et on oublie jamais.
Mais le passé s'abstient de nous faire avancer.
On relève la tête et on regarde la vie ,
Devenir un poète ,chasser ses insomnies.
Plus on écrit a vif , plus on efface nos stigmates,
Ceux saisis sensitifs , qu'on dégage avec hate .
On s'exécute alors, pendu a chaque fin de nos phrases,
On repercute, encore ,a nu celles qu'on apprivoise.
Sans pouvoir respirer mais en chassant les maux.
L'espoir sans s'essoufler de recracher ce flot.
La main délivre l'ame et consume les regrets.
Demain vivre sans drame et je présume en paix.
~S~