Qui suis-je, bordel…
En moi sommeillent quatre entités. J’en deviens schizophrène.
Le bon, l’ange, la brute et le truand…
En moi sommeillent quatre entités. J’en deviens fou.
Celui qui dit que tu dois pleurer de douleur,
l’autre qui dit que c’est pour ton bien,
celui qui dit que "stop", c’est "stop",
et le dernier qui dit que tout ça ne rime à rien.
Et moi, pauvre con, je les entends discuter entre eux comme si je n’existais pas.
Je suis perplexe.
Tant de choses que tu m’as dites impossibles, et que tu as faites.
Tant de choses que tu ne voulais pas, et que tu as exécutées.
Je ne sais plus.
Suis-je trop dur ? Pas assez ?
Vais-je trop loin ? Ou pas assez ?
Je veux te voir rire, pleurer, implorer, dire merci, être épanouie… et apeurée.
Tss… je ne sais plus.
J’aime t’entendre gémir de douleur, mais aussi me dire merci de ne pas être allé trop loin.
J’aime te voir te tortiller de plaisir autant que d’appréhension.
Je suis perdu entre cette envie narcissique de te faire du mal.
Et celle de te donner du plaisir.
J’aime te contraindre, t’obliger, te soumettre à ma volonté.
D’un autre côté, je maudis d’être tomber sous ton charme.
La femme que tu es. Celle qui est douce, débrouillarde, intelligente, spontanée, combative et bien d'autres qualités.
Ça me contraint, m’oblige à une sorte d’obligation de résultat.
Je me pose un milliard de questions.
Suis-je "trop" ? Ou pas assez ?
Suis-je celui qu’elle attend ?
Je maudis être tombé sous ton charme,
car chaque geste que je fais est pour toi, pour ton plaisir.
Je ne veux pas te perdre.
Je ne veux pas être une énième déception pour toi.
Qui suis-je, bordel !
Et surtout… suis-je le connard qu’elle attend ?
Molly34