Anxiété mon ennamie.
Maintenant que je sais te nommer...
Je te vois partout.
Tu m'accompagnes.
Me tenant la main parfois.
Par peur de l'abandon sans doute.
Jalouse de toutes ces mains qui font contrepoids pour me permettre de supporter ta présence.
Tu me chuchotes doucement, m'encourage au silence.
Et plus je te sens, plus je m'exprime.
Allant d'une paire d'oreille à une autre paire d'yeux pour ne pas rester à huis clos.
Parce que, oui.
Notre couple est toxique.
Si toi ça te va, moi pas.
Moi j'aime rire, m'esclaffer bruyamment.
J'aime rêver et danser.
Baiser aussi, mais ça c'est une autre histoire.
Moi, j'aime me sentir légère et j'aime la lumière dans mon noir.
Pourtant, je ne te hais point.
C'est juste que parfois, le poids de ta présence est si lourd que ça en devient douloureux.
Il suffit alors d'un mot, d'une image ou d'une parole pour que tu prennes une ampleur démesurée, qu'habituellement tu ne prendrais pas.
Aujourd'hui malgré les rires, les coeurs, les voix et les mots, tu es là.
Tu as une source de nourriture qui va te permettre de m'accompagner quelques temps en continu.
Soit.
Je suis armée et j'appelle à l'aide ces autres mains quand il faut.
Tu sais, celles qui font contre poids...
Mais aujourd'hui, c'est décidé, j'arrête la course !
Pour quelques heures, je me pose.
C'est toi et moi contre le reste du monde.
Affalée dans dans mon cocon.
Dis-moi.
On dort, ou tu veux discuter ?
Holà attends !
Avant ça, faut d'abord que je montre un bout de peau.
Tu vois ? Je m'exhibe même pu.
T'es pire qu'un gosse.