Suspendue en l'air, où l'être n'est qu'illusion,Comme le bateau de Thésée, noué de cordes neuves,Elle existe en n'existant pas, libre dans sa prison,Gravité défiée, pourtant lourde de rêves.Le miroir contemple l'absurde, reflet de l'irréel,Où le soi se divise en deux, comme le chat de Schrödinger,Vivant et mort dans ce lien qui unit et qui sépare,Paradoxe d'Épiménide : "Cette suspension ment vrai."Elle monte en tombant, Zénon rit de son immobilité,Infini divisé en noeuds, où le mouvement s'arrête net,Captive libérée, dans l'éternel instant figé,Et le bambou murmure : "L'univers est un noeud gordien."Photographe piégé par son oeil, observateur observé,Shibari socratique, où savoir c'est ignorer tout,Paradoxes hurlants dans un silence assourdissant,Et l'humour philosophique délie l'âme en un éclat fou.---Ma soumise allotei dans ma corde à l' @AntreDesVices .
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