Parfois, j'aimerais leur dire, j'aimerais leur crier de s'aimer assez. De se tenir debout et éveillée.De poser un regard indulgent sur elles.De ne pas se voir à travers l'autre.D'apprendre à se voir, à s'écouter.Vraiment. Il est étrange ce mot quand on y songe.On colle le mensonge à la vérité.Parfois j'aimerais leur dire, j'aimerais les secouer. Il n'est pas possible de reproduire sans cesse un schéma et de ne pas assumer les conséquences.Conséquences d'enchaînements,de cons en séquence. Regardez.Écoutez.Non pas les belles paroles, Non pas les par-rôles,mais vous, que voyez-vous ? Qu'entendez-vous ?Une évidence de plus ou une évite-la-danse de plus ? J'aimerais leur dire, j'aimerais leur confier que le manque de confiance ça me connaissait. Si on avait dû lancer le prix de la connerie du relationnel, à une époque je vous aurais largement toutes détrônées. Ça me déglingue quand je vous lis vous détruire à répétition, déjà ça me renvoie à tous ces cons et puis, à ma propre bêtise. J'imagine parfaitement que la bien-pensance ambiante ne comprendra pas,mais je ne crois pas qu'on vous aide en soutenant inlassablement vos conneries. Promis, ce n'est pas le message d'une conne qui en rit.Il y'a un bon moment maintenant : J'aurais aimé qu'on me dise, qu'on me crie, qu'on me secoue, qu'on me confie...
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Benoît
Très belle correction et avec des marque
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07/03/26

Chélicère
J'ai zéro empathie, et je le vis bien.
Les valses se jouent à 1000 temps, en succession de lamentations / consolations au mieux sincères (mais à côté de la plaque en terme d'efficacité) au pire hypocrite (faut bien tenter de se placer) / résurrections spectaculaires. C'est beau. C'est con.
Et comme la redondance c'est gonflant, je pratique la diagonale et je repars à mon réel.
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07/03/26

ÉviDanse
Ton texte m'a perturbé je l'admets.
Déjà parce qu'il a plusierurs biais d'interprétations.
Peut-être qu'inconsciemment une part de moi s'est sentie visée.
Mais ce n'est pas le sujet.
Donc selon le ressenti qui m'est venu à la lecture de ton texte, voici ce qui en ressort.
Tes mots me font penser à ceux qui ont vécus la violence/la pauvreté/les addictions/la guerre/les échecs scolaires/la souffrance... et le prix à payer souvent lourd.
Avec cette volonté de préserver les autres. Surtout les personnes à qui on tient.
Il ne faut pas oublier que les leçons s'intègrent avec l'apprentissage et les erreurs.
Tu as cette réflexion aujourd'hui et ce recul parce que tu as appris de tes erreurs.
Il y a plein de parallèles possibles faisables. Mais surtout, certaines âmes/personnes ont besoin de répéter les erreurs pour mieux apprendre.
Avec le temps elles affinent remontent ainsi la pente.
D'autres n'y arriveront pas tout simplement. Je ne sais pas quelle est la part de choix là dedans et celle de la capacité à pouvoir. Ça restera une réponse de plus que je n'aurais pas.
Je peux me tromper, mais je pense depuis le temps, avoir compris ta sensibilité et ton empathie.
Peut-être parce qu'on se rejoint sur ces points, même si nous y réagissons différemment.
Je crois comprendre la "colère" (j'ai pas trouvé mieux là) et l'impuissance de les voir répéter les mêmes erreurs et parfois sombrer.
Et souvent, le meilleur accompagnement qu'on peut apporter c'est soutenir et laisser les autres apprendre de leur erreurs ou pas. C'est aussi se préserver soi même.
On ne peut ni aider ni soigner une personne qui ne veut ni de soin ni d'aide. Le travail doit d'abord venir des personnes concernées.
Tu vois par exemple, dans un autre genre, Benoît qui te laisse un commentaire ci-dessus te prouve que malgré son besoin d'évoluer, il n'en n'a pas la volonté. Donc c'est à toi de choisir si tu veux préserver ton énergie face à la connerie ou si tu veux refaire son éducation/lui mettre le nez dans sa merde (excusez l'expression) alors qu'il a manifestement décidé de rester là où il en est. Dans l'Ignorance.
Merci, parce que quelque part tu rajoute une graine à un sujet différent et plus personnel sur la notion de lâcher prise parental et je suis certaine que tu ne l'avais pas vu venir 😊
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07/03/26
Edité

Azhara
Chélicère 🤣🤣🤣.
Là il n'y a rien à redire, on est loin du politiquement correct !
Merci d'avoir placé " à côté de la plaque en terme d'efficacité ". C'est autant la répétition de schémas destructeurs que j'interroge que sa réception par l'entourage...
Et, c'est un avis tout personnel mais votre (soi-disant ?) zéro empathie me paraît ici beaucoup plus bienveillante que la plupart des discours bien lissés qui se veulent aidants sans même se rendre compte qu'ils participent grandement à la destruction...
Merci de vous être arrêtée par ici. Ça change !
Bien à Vous deux.
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2
07/03/26
Edité

Onemoon
J’aime ce « evite la danse » ce pas de côté qui n’est plus dsns le rythme, ce sa-bot qui décrit a la place 🙏Azhara
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07/03/26

Azhara
ÉviDanse,
Déjà, j'ai hésité hier avec le "évidence/évite-la-danse", je ne voulais pas que ça prête à confusion avec ton pseudo. Je trouvais juste que ça servait mon texte et que ça allait parfaitement avec le "vrai-ment" utilisé juste avant.
Personne n'est visé directement même si j'ai mes sources d'inspiration (multiples et je m'y inclus).
J'aime beaucoup ton passage sur la possibilité de remonter ou non. En avons-nous tous les capacités, le choix, les possibilités ?
Je n'ai pas la réponse non plus Et ça me fait penser à une phrase que Bey et moi détestons : " quand on veut, on peut ".
Uniformiser des actes en imaginant que nous avons tous les mêmes ressources me paraît totalement ridicule.
Cependant, on a tous une part de responsabilité, selon moi... que ce soit l'auteur, la " victime ", l'entourage.
Ainsi, quand on voit inlassablement ici des répétitions à court, moyen et long terme de relations toxiques qui se laissent envahir par de l'émotionnel au détriment du factuel ; je ne crois pas qu'il soit sain de toujours se ranger auprès de la personne en souffrance, sans pointer du doigt que si elle est dans cette situation, c'est qu'elle l'induit certainement. (De manière souvent inconsciente.) Le soutien et l'aide, selon moi, c'est aussi dire quand une personne déconne, quand un comportement est incohérent.
Alors oui, grand oui, de prime abord, ça ne peut fonctionner que si la personne accepte d'être aidée et de farfouiller en elle.
Mais, parfois, c'est mon cas, je crois aux déclencheurs extérieurs.
Avant Bey', je sortais de plusieurs relations désastreuses, j'avais conscience de mon manque d'estime de moi, je voulais m'en sortir mais honnêtement c'était plus facile de remettre la faute sur les autres.
Bey' m'a sacrément secoué, ce n'était pas facile, il m'a mis le nez dans ma merd* (je suis solidaire je reprends ton expression affreuse) l'a remué au point que la puanteur est devenue insupportable, elle ne me quittait plus.
C'était violent, c'était dur, c'était chamboulant.
Sortir de mes schémas, c'était sortir de ma zone de confort. C'était accepter une rupture totale avec la victimisation.
Alors, au-delà de la capacité de tout à chacun de vouloir s'en sortir ou non, je crois qu'on a tous une part de responsabilité à ne pas faire passer du caca pour du chocolat... (je m'en vais répondre à Benoit, du chocolat ou de la merde, peu importe...)
Ta fin est magique. Bon courage !
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07/03/26
Edité

Azhara
Benoît, oui oui je suis une vilaine fille qu'il faut punir.
Mon Maître, le plus beau, le plus merveilleux, le plus génial de tous, mon évidence de toujours adore que je le provoque pour me donner une déculottée méritée.
C'est tout à fait nos leviers motivationnels.
Je ne vous remercie pas.
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2
07/03/26

Asdepik
Merci pour ce texte @Azhara, car il me parle beaucoup. Cela me renvoie à mon propre passé, durant lequel j'ai fait passer les autres avant moi, leur bien-être avant le mien, même (et surtout) ceux qui ne le méritaient pas.
Je crois que c'est ça mon côté maso : malgré le constat régulier de la situation et mes envies de sortir de ce cercle destructeur, je n'ai jamais vraiment réussi à bouger ni à guérir de ces blessures.
J'ai maintenant plus d'un demi-siècle et je commence seulement à prendre conscience de tout ce gâchis existentiel, avec son cortège de regrets, colère et dépression liés au fait de ne pas pouvoir rattraper le temps perdu.
Chaque jour est une nouvelle brique de reconstruction, heureusement que nous avons un peu de résilience en nous pour arriver à en rire (jaune) et avancer malgré tout...
C'était 3615 MyLife, merci de m'avoir lu (et désolé pour l'incursion mais il fallait que ça sorte).
Sinon pour la mise en page, je crois que la manip est "shift+entrée" si vous voulez des sauts de ligne propres.
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3
07/03/26

sissy666
"Quand on veut on peut" ...
Coodgueule traduction : " Quand JE veux Tu peux"
Réponse à générer à cette IA :
- Quand tu veux je "peu"
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1
07/03/26

CathyO
Au diable la mise en forme, je n'ai jamais eu le courage le livrer le fond de ma pensée en lisant de nombreuses interventions, vous le faites parfaitement Azhara, merci pour elles.
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07/03/26

driver34
magnifisue couleur
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07/03/26

Azhara
Asdepik, bonsoir et merci pour vos confidences. Déjà parce que je trouve ça courageux de les partager avec nous ici et en plus ça élargit mon esprit. Instinctivement, je ne pensais pas aux hommes en écrivant.
Peu importe que ce soit tardif, (ça rejoint Clo aussi qui comme moi trouve qu'elle a mis du temps à vraiment s'aimer...) du moment que vous avez envie de ne pas réitérer les mêmes bêtises, ça devrait pouvoir se faire ^^.
Je vous le souhaite sincèrement.
Ne vous inquiétez pas, vous n'êtes pas le seul à raconter votre vie, je le fais plus ou moins régulièrement.
(Je suis beaucoup sur téléphone et mon problème a enfin fini par se résoudre. Merciiiii)
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07/03/26

Azhara
Sissy666, exactement ! Bien trouvé
CathyO, je vous remercie. J'en avais besoin... et je ne m'attendais pas à cette réception.
Conducteur34. Passionnant cet apport. Merci.
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07/03/26

Azhara
Quand ça tangue... go ! Onemoon
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07/03/26
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Azhara
Bey' merci... j'aime beaucoup, notamment, ce fameux " se placer systématiquement en victime c'est plus confortable ", ça me rappelle un de nos premiers échanges. Bim ! 
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07/03/26
Edité

sylvie35
Je viens de découvrir qu'en cliquant sur la photo sur le mur des amis ça redirige sur le mur général. On en apprend tous les jours 😇. Du coup je vais commenter ici pour ne pas faire bande à part.
Texte intense, mélodieux, et à fleur de peau !
Je crois que beaucoup éprouvent ce genre de sentiment, mais à des degrés divers, et réagissent différemment.
Pour ma part, il y a eu des périodes où, sans même parler des autres, je me serais bien mise des baffes à moi-même en me disant "ça suffit les conneries maintenant!". Comme dit mon Maître, parfois la meilleure solution c'est un bon coup de pied au cul, mais ça on ne peut pas le faire à soi-même, à moins d'être d'une grande souplesse.
Globalement, j'évite de me mêler des affaires des autres (même si parfois ça m'arrive d'intervenir ponctuellement). On peut dire que c'est comme regarder quelqu'un se noyer et ne rien faire, mais l'image est exagérée, car il n'y a généralement pas de danger imminent, juste un gros gâchis à long terme. Et puis, quand bien même on sauverait la personne, si on sait qu'elle a 99% de probabilité d'y retourner, à la fin on se dit "qu'elle se démerde". Je ne pense pas que ce soit un manque d'empathie. Au contraire je crois que j'en ai trop et je dois me protéger car je sais que je peux très vite prendre les choses à cœur et en être affectée si je ne fais pas attention.
J'ai travaillé pendant plusieurs années dans un environnement presque exclusivement féminin, et tout ce qui est histoires de filles, j'en ai bouffé jusqu'à l’écœurement. Ça m'a bien vaccinée. Certaines ont été pas loin de me faire péter les plombs avec leurs histoires à la con. De vrais boulets...
Ca n'empêche pas de donner un avis, voire un conseil (bien que je me méfie de ce mot), quand la personne est demandeuse et a envie d'écouter. Mais sinon, c'est souvent beaucoup d'énergie, voire d'énervement, pour rien.
Moi je remercie Benoît pour avoir magnifiquement illustré ce texte (en fait il faut consulter le mur perso pour bien saisir l'ampleur du problème). Lui donner des conseils, c'est comme jeter de la matière dans un trou noir: ça engloutit tout, même la lumière, et jamais rien n'en ressort.
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08/03/26

Azhara
Bonjour Sylvie,
Ahhhh ça rejoint ÉviDanse et Clo qui ne souhaitent pas dépenser d'énergie dans des combats voués à l'échec...
Dans un sens je comprends totalement le recul que vous prenez pour vous protéger.
Mais, je sais que vous ne fréquentez pas le mur général, du coup je me permets de replacer un contexte qui vous permettra peut-être de mieux comprendre mon besoin de vider mon sac.
Ici, régulièrement des femmes postent leurs exploits et déboires avec systématiquement le même principe :
- rencontre du meilleur Dominant tout est merveilleux. Évidence au bout de 24heures (j'exagère à peine) blablabliblabla...
- doutes
(- re-merveille ou pas)
- séparations
Vous multipliez cette configuration x fois et à intervalles plus ou moins réguliers pour quelques unes d'entre elles.
J'avais pris le parti de zapper mais...
Certaines personnes, elles, ne zappent pas et on assiste alors à une compassion dégoulinante et certainement calculée (ce sont beaucoup des hommes qui commentent) où ces femmes sont forcément des victimes... et on a un seul son de cloche : celui-ci.
Alors, plutôt que de mettre un avis sur des publications personnelles, j'ai préféré montrer une autre vision des choses de manière générale. Le but n'étant pas d'incriminer, ni d'attaquer, ni même conseiller qui que ce soit directement. Je suppose, cependant, que certaines se reconnaitront, libre à elles de bien lire mes mots et d'en faire quelque chose ou non.
Je comprends totalement votre partie sur les " histoires de filles." Et pourtant je reste bien une femme avec son lot de bêtises (aussi important que celui des hommes hein) qui aurait dû se mettre des claques à une période. (J'ai adoré ce passage, ça m'a fait sourire et ça a résonné^^)
Je vous remercie pour vos mots ici...
(Concernant Benoit, j'ai, quasi à tous mes posts avec des marques, ce genre de commentaire. J'ai essayé au début d'expliquer notre vision, en vain. A présent, je préfère m'en amuser mais ne pas plus développer
)
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08/03/26
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sylvie35
Effectivement, il me manquait une partie du contexte 🙂
Cela m'aura donné l'occasion de parcourir un peu le mur général. Sur le forum et dans le groupe féminin il y a eu également quelques histoires similaires et assez lunaires. Je préfère en sourire (je sais, ce n'est pas gentil, mais bon...).
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08/03/26

SœurClo
Y'en a un peu marre d'être gentil Sylvie35 😉
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08/03/26

ÉviDanse
"Déjà, j'ai hésité hier avec le "évidence/évite-la-danse", je ne voulais pas que ça prête à confusion avec ton pseudo. Je trouvais juste que ça servait mon texte et que ça allait parfaitement avec le "vrai-ment" utilisé juste avant."
Parfois je me dis que je fais pas mal chier (mais quel vulgarité ! ) avec ce pseudo �
Mais rassure-toi, je ne me serai pas sentie concernée comme ça. Toi et moi avons d'autre moyen de se dire les choses, qu'en passant par le murgé. C'est plus mon inconscient, chez qui ça a genéré des echos du passé.
"une phrase que Bey et moi détestons : " quand on veut, on peut ".:
Je me place à vos côté si tu veux bien. Tu utilises la phrase exacte. Nous sommes loin de tous avoir les mêmes ressources. Et ça dépend de tellement de facteurs.
Je suis d'accord avec toi sur les déclencheurs extérieurs. J'ai tendance à parler de graines pour ma part. Parce qu'il est aussi question de timing. Et je pense que tu l'as bien saisi.
Une personne qui n'est pas prête à faire un travail sur elle n'entendra rien. En revanche quand elle sera prête, les graines commenceront alors à germer. Du moins c'est ce que j'ai vécu.
Et j'ai la sensation (expérience personnelle encore) que la vie met sur ton chemin des personnes, des situations qui ont des choses t'apporter si tu ouvre les yeux.
Bien que ton BeLuiMême ait remué (merci pour la solidarité verbale) tout ça en toi, tu étais en état et en capacité de le laisser t'accompagner.
Finalement au fond et en surface je crois qu'on est d'accord.
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08/03/26
Edité
