Nicojedi
le 18/03/26
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Il m’arrive parfois de réfléchir à ce que sont réellement les fantasmes. On les imagine souvent comme des échappées, des projections vers ailleurs, vers d’autres corps, d’autres visages ou d’autres possibles. Comme si le désir avait besoin de distance, d’inconnu, ou même d’interdit, pour exister pleinement.
Et pourtant, lorsque j’essaie d’explorer les miens, je me rends compte d’une chose troublante ; ils ne m’emmènent nulle part ailleurs. Ils ne me font pas fuir, ils me ramènent toujours au même endroit et à la même personne. À vous, Maîtresse Elie.
Ce n’est pas que je manque d’imagination. Au contraire, elle s’anime, se déploie, invente des scènes, des contextes et des nuances. Mais à chaque fois, sans que j’aie besoin de forcer quoi que ce soit, c’est votre visage qui apparaît, votre corps qui prend forme et votre présence qui s’impose. Comme si, au fond, mon esprit refusait toute substitution.
Il y a, dans cette constance, quelque chose qui dépasse le simple attachement. Vous n’êtes pas seulement celle que je désire. Vous êtes celle autour de qui mon désir s’organise. Celle qui en fixe les contours, le rythme et l’intensité. Sans que je n’aie jamais eu besoin de le formuler clairement, une forme d’évidence s’est installée. Je ne me projette pas à côté de vous, mais sous votre regard et sous votre autorité.
Mes fantasmes ne sont donc pas des échappatoires. Ils sont des variations autour de vous. Des façons différentes de vous voir, de vous (re)découvrir encore et toujours, de me placer, aussi, différemment face à vous, à genoux. Parfois plus audacieux en apparence, mais toujours guidé par cette même sensation, celle de vous appartenir un peu plus que je ne me l’avoue.
Et c’est peut-être là que réside le vrai vertige ; réaliser que le désir n’a pas besoin de se disperser pour être intense. Qu’il peut, au contraire, se concentrer jusqu’à devenir presque absolu. Qu’il peut même, parfois, prendre la forme d’un abandon consenti et d’une place que l’on accepte avec une forme de sérénité troublante.
Alors je ne cherche plus à comprendre si c’est normal, rare ou même raisonnable. Je constate simplement que, dans cet espace intime où l’imaginaire se libère, vous êtes partout. Et que loin de limiter quoi que ce soit, votre présence donne une profondeur inattendue à chacun de ces élans.
Mes fantasmes ne sont pas une fuite. Ils sont une preuve. Une manière silencieuse de dire que, pour moi, vous êtes à la fois le point de départ, l’horizon et aussi celle à qui, sans bruit, je me rends totalement, corps, cœur et âme.
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Maîtresse Elie
Ma putain est mon fantasme
J'aime 18/03/26
Nicojedi
J'ai la chance, l'honneur et le bonheur de fantasmer éveillé et de vivre avec mon fantasme Maîtresse Elie. Vous transformez tout rêve en réalité.
J'aime 18/03/26