Après plusieurs semaines d’une séparation forcée qui m’avait semblé interminable, j'ai enfin retrouvé Maîtresse Elie.
Je m’étais préparé avec une attention presque rituelle, comme si chaque détail avait son importance. Mais rien n’aurait pu me préparer à l’effet de sa présence.
Tremblant, la main sur la poignée, je suis entré. À l’instant où je l’ai vue, assise souveraine dans son fauteuil, tout s’est brouillé, terrassé par le syndrôme de Stendhal. Il n’y avait plus que cette impression de vertige, comme si le monde s’était soudainement réorganisé autour d’elle.
Je me suis avancé sans vraiment décider de le faire, guidé par quelque chose de plus fort que moi. Naturellement, je me suis arrêté devant elle, dans une posture presque instinctive, empreinte de respect et d’abandon.
Elle a posé une main dans mes cheveux, dans un geste à la fois simple et chargé de sens. À partir de là, tout est devenu flou, un moment suspendu où je n’étais plus tout à fait moi-même. Il n’y avait plus de pensées claires, seulement des sensations diffuses, une présence, une voix et cette impression de me laisser complètement aller.
"Ne me résiste pas" avait-elle dit, simple rappel presque inutile de son pouvoir et d3 son emprise.
Ma tête plaquée contre son sexe, libre de toute lingerie, et avant même que je sorte ma langue, Maîtresse Elie m'a lavé du temps qui était passé, de l'attente et de la séparation. Une douche chaude et puissante qui m'a laissé luisant au sol.
Elle avait repris pleinement possession de son bien, de son dû.
Quand j’ai repris mes esprits, le silence avait remplacé sa présence.
Elle n’était plus là.
À la place, quelques signes discrets. Une indication et une tenue soigneusement préparée, comme les étapes d’un parcours que je devais suivre sans poser de questions. Encore un peu perdu, j’ai obéi, presque machinalement.
D'abord le body-string en dentelle. Ensuite les bas, accroché par une bande de satin. Et enfin un manteau long pour essayer de tout cacher.
À l’extérieur, tout semblait normal. Pourtant, je ne l’étais pas. Rien ne l'était. Dans le bus, j’avais l’étrange sensation d’être à découvert, comme si quelque chose en moi était devenu visible, lisible pour les autres, même si rien ne le trahissait réellement.
Puis je suis arrivé. Arrêt cathédrale. Tout un symbole.
Elle m’attendait, parfaitement à sa place, comme si rien n’avait été laissé au hasard. Un simple regard, un sourire et tout est revenu ; cette sensation d’être happé, encore une fois.
La suite appartient à ce moment, à elle et à ce qui ne se raconte pas.
Mais au réveil, il me reste une certitude, certaines expériences laissent une empreinte bien plus profonde qu’un simple souvenir.
Et ce matin je ne m'assois que difficilement.
Mais je suis heureux.
Heureux d'être aimé par une Déesse.
Heureux d'être accueilli dans son Royaume.
Heureux au quotidien de pouvoir la servir, de pouvoir l'honorer et de pouvoir la vénérer.
Dans l'album: Les photos du mur perso de Nicojedi
Dimension:
1200 x 1200
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Maîtresse Elie
Reconnue, vue, ta place est méritée. Ma putain reste ma propriété, où qu’elle soit, quoi qu’elle fasse 
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01/04/26

