Nicojedi
le 11/04/26
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Appartenir.
Ce mot porte en lui une ambiguïté que peu comprennent vraiment. On y projette de la douceur, de la fusion et une forme d’abandon presque apaisant. Beaucoup n'y veront qu'un jeu sexuel. Et cette vision n’est pas fausse, enfin pas totalement.
Mais elle est incomplète, très incomplète.
Car appartenir, dans sa vérité, contient autant de chaleur que de dureté.
J’appartiens à Maîtresse Elie. Pas 2h par jour, pas uniquement le soir dans le lit.
Ce n’est ni une image, ni un rôle et encore moins un jeu. C’est une réalité vécue, continue et structurante. Une évidence choisie et consentie mais surtout assumée sans interruption.
Il y a une face douce à cette appartenance.
Celle du lien.
Celle de la confiance absolue, qui permet de se remettre entièrement entre les mains de l’autre sans crainte de se perdre. C’est un apaisement profond, ne plus avoir à porter seul le poids des décisions, ne plus être enfermé dans ses propres limites et savoir que quelqu’un guide, cadre et décide.
Dans cette douceur, il y a les rituels. Répétés, précis et presque silencieux. Ils structurent le quotidien, donnent un rythme et une stabilité. Ils sont des repères et des preuves concrètes de ce lien. Ils ancrent l’appartenance dans le réel.
Il y a aussi le don.
Un don total, qui dépasse le simple geste.
Un don cérébral. Orienter ses pensées, anticiper et réfléchir en fonction d’elle.
Un don physique où on offre son corps, sa présence et son énergie.
Un don psychologique. Accepter de s’ouvrir, de se rendre vulnérable et de faire confiance pleinement.
Dans cette dimension, appartenir est fluide. Presque naturel.
Mais il y a l’autre face.
Plus dure. Plus exigeante. Impossible à ignorer.
Appartenir, ce n’est pas confortable.
C’est une discipline permanente. Il n’y a pas de pause. Pas de moment où l’on dépose ce que l’on est devenu. Même dans la solitude, même dans le silence, l’appartenance reste là, inscrite en profondeur.
Il y a des jours où cela pèse.
Où les rituels ne sont plus des repères mais des obligations. Où le corps fatigue. Où l’esprit résiste. Où l’ego se rappelle, questionne et conteste.
Et c’est là que tout se joue.
Continuer malgré l’inconfort.
Se rappeler que ce don n’est pas conditionné par l’envie du moment. Qu’il est total ou qu’il n’est pas.
Appartenir, c’est accepter d’être façonné.
Corrigé.
Recadré.
Parfois poussé au-delà de ce que l’on aurait choisi seul.
Le don cérébral devient une exigence. Abandonner certains réflexes et accepter que sa propre logique ne soit pas prioritaire.
Le don physique devient contrainte, effort, fatigue et répétition. Le corps devient un outil tenu et discipliné.
Le don psychologique devient épreuve pour traverser le doute sans rompre, rester stable quand l’intérieur vacille et accepter de ne pas toujours comprendre immédiatement.
Appartenir, c’est tenir.
Tenir dans la douceur mais surtout dans la difficulté.
Et c’est précisément cette dualité qui donne à l’appartenance sa profondeur réelle.
Car la douceur seule serait illusion.
Et la dureté seule serait vide de sens.
C’est l’équilibre entre les deux qui transforme.
Je ne disparais pas en appartenant.
Je me redéfinis.
Je deviens plus aligné, plus précis et plus conscient de ma place et de ma fonction dans ce lien.
Et au cœur de tout cela, il y a une vérité simple.
Appartenir, ce n’est pas s’effacer.
C’est choisir, chaque jour, dans le confort comme dans la tension, de se donner entièrement.
Appartenir, pour moi, c'est jouir de la vie au sein du Royaume de Maîtresse Elie.
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Maîtresse Elie
Une réalité très bien écrite, pleine de sincérité, de sagesse et de courage. Cette dualité est un réel équilibre que je m’applique à te transmettre avec bienveillance et douceur et tu l’appliques avec ténacité et détermination. Ta fidèlité inébranlable, et ta rébellion parfois assumée font de toi un soumis parfait. Une alliance entre liberté et persistance. Ta constance doit être soulignée. Nous restons ancrés dans nos idéaux main dans la main. Je t’aime Sabine ma putain 2665.png
J'aime 11/04/26
Nicojedi
Merci de m'avoir révélé à moi-même, Maîtresse Elie et de me permettre de m'élever à vos pieds, dans votre Royaume.
J'aime 11/04/26