L’odeur du cuir huilé et de la sueur féminine saturait déjà l’air quand il referma la porte derrière elle d’un coup sec. Elle n’eut pas le temps de respirer. Sa main large lui empoigna la nuque, la plaqua violemment contre le mur froid du vestibule, et sa voix grave, presque professorale, lui caressa l’oreille comme une lame :« À genoux, salope cultivée. Montre-moi si ton esprit est aussi trempé que ta chatte. »Elle obéit, les genoux claquant sur le parquet ancien. La robe noire qu’elle avait choisie avec soin glissa jusqu’à sa taille sous les doigts impitoyables qui la retroussaient. Pas de culotte. Bien sûr. Elle savait. Ses seins lourds se tendirent sous le tissu, les tétons déjà durs comme deux petites insultes offertes. Il glissa deux doigts entre ses lèvres inférieures, les écarta sans ménagement, et constata avec un rire bas le filet brillant qui coulait déjà le long de sa cuisse.« Écoute-toi. Ce bruit obscène… ce petit clapotis honteux. Une agrégée de philosophie qui mouille comme une chienne en chaleur dès qu’on lui parle mal. »Il enfonça deux doigts d’un coup, profondément, courbant l’index pour racler ce point précis qui la faisait toujours perdre pied. Elle gémit, un son rauque, presque animal, qui contrastait avec les citations de Bataille qu’elle avait osé lui envoyer plus tôt dans la journée. Il les retira, luisants, et les lui enfonça dans la bouche sans prévenir. Elle suça, les yeux levés vers lui, humides de défi et de désir.Il la releva par les cheveux, la traîna jusqu’au salon où les cordes de chanvre attendaient sur la table basse, soigneusement lovées comme des serpents patients. En quelques gestes précis, presque chirurgicaux, il lui lia les poignets dans le dos, puis les coudes, forçant sa poitrine à se bomber outrageusement. Les seins gonflés, veinés, pointaient vers le plafond. Il pinça un téton entre ses ongles, le tordit lentement en observant le rouge qui montait à ses joues, le tremblement de sa lèvre inférieure.« Tu te souviens de ce que tu m’as écrit ? Que tu voulais qu’on te viole l’âme avant le corps. » Il sourit, cruel et beau. « Ce soir, je vais te faire jouir en te démontrant que ta liberté n’était qu’une illusion bien rédigée. »Il la pencha sur le dossier du canapé de cuir, cul offert, jambes écartées par ses genoux à lui. Le premier coup de ceinture claqua, sec, mordant. Elle cria. Le deuxième lui arracha un sanglot. Au cinquième, sa chatte ruisselait littéralement, gouttant sur le parquet en petits bruits obscènes. Il passa deux doigts sur la marque rouge qui fleurissait sur sa fesse, puis les enfonça de nouveau en elle, les faisant aller et venir avec une lenteur calculée, presque savante.« Sens-tu comme ton corps me trahit ? Tes parois qui se contractent, affamées, autour de mes doigts ? Ton clitoris qui pulse comme un petit cœur sale ? »Elle haletait, le front pressé contre le cuir, l’esprit noyé. Il la retourna, la fit s’agenouiller de nouveau, et sortit sa queue épaisse, veinée, déjà luisante de pré-sperme. Il la frotta contre ses lèvres, lentement, comme on caresse une relique.« Ouvre. Et ne respire pas. »Il s’enfonça jusqu’au fond de sa gorge d’un seul coup de reins. Les larmes coulèrent, son mascara ruissela. Il resta là, immobile, savourant les spasmes de sa gorge qui se contractait autour de lui, puis il commença à baiser sa bouche avec une régularité professorale, tenant sa tête comme un objet. Les bruits étaient dégoûtants, magnifiques : glouglous humides, hoquets, salive qui coulait sur son menton et tombait en filaments sur ses seins martyrisés.Quand il la sentit au bord de l’asphyxie, il se retira, la releva, et la jeta sur le lit. Il lui écarta les cuisses jusqu’à l’extrême, attacha ses chevilles aux montants, et la regarda un long moment. Offerte. Ruisselante. Tremblante. Intellectuelle réduite à un trou palpitant.Il s’enfonça en elle d’un coup brutal, jusqu’aux couilles. Elle hurla de plaisir et de douleur mêlés. Il la pilonna sans pitié, une main serrée autour de sa gorge, l’autre pinçant son clitoris gonflé entre deux doigts. Chaque coup de reins faisait claquer ses couilles contre sa chair trempée. L’odeur de sexe emplissait la pièce, lourde, animale.« Jouis, ordonna-t-il d’une voix basse, presque tendre. Jouis en sachant que tu ne m’appartiens plus seulement ce soir. »Son corps se cambra violemment, ses parois se contractèrent autour de lui comme un poing, et elle jouit en criant son nom, un orgasme si violent que son esprit sembla se fissurer.Il continua, impitoyable, jusqu’à ce qu’elle sanglote de surstimulation. Puis il se retira, se plaça au-dessus de son visage, et déchargea longuement, épais, sur sa langue, ses joues, ses yeux fermés.Quand il eut fini, il se pencha, essuya d’un pouce un filet de sperme sur sa lèvre inférieure et le lui fit avaler.« Demain, à la conférence sur Lacan, tu porteras cette robe… et rien dessous. Et quand tu parleras de désir et de manque, tu sentiras encore mon foutre couler le long de tes cuisses. »Elle sourit, brisée, radieuse, et murmura d’une voix cassée :« Oui, Maître. »Et la dernière chose qu’elle entendit avant qu’il éteigne la lumière fut son rire bas, presque affectueux :« Bien. Parce que ce n’était que l’échauffement. »
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